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    J'accuse
    note moyenne
    3,8
    3468 notes dont 547 critiques
    répartition des 547 critiques par note
    145 critiques
    250 critiques
    97 critiques
    25 critiques
    12 critiques
    18 critiques
    Votre avis sur J'accuse ?

    547 critiques spectateurs

    Jerome Ganneau
    Jerome Ganneau

    Suivre son activité Lire ses 8 critiques

    3,0
    Publiée le 20 novembre 2019
    " J'accuse" de notre Roman Polanski ( sacré Roman ! ) on est clairement pas au niveau de ses précédentes œuvre et encore moins du " pianiste " comme j'ai pu le lire sur certaines critique presse. Le problème c'est que ça va affreusement vite , et si on connais pas bien tout faits historiques de cette affaire et bien on est vite largué et on suit tout ça comme un enchaînement de dialogue démontrant l'antisémisme de notre cher armée française du 19eme siècle . Reste les scènes de procès qui sont cool ( j'aime les scènes de procès dans les films ) mais trop expedié . Reste les acteurs pas dingue mais qui font le café et on obtient au final un film très générique mais pas inintéressant. Mouais ...
    Mick1048
    Mick1048

    Suivre son activité 87 abonnés Lire ses 81 critiques

    4,0
    Publiée le 13 novembre 2019
    Attendant impatiemment - ou non - que cette critique surfe sur les polémiques diverses et variées concernant son réalisateur sujet à la controverse, toi, lecteur, seras heureux d'apprendre que le rédacteur de ces modestes lignes n'en fera mention au-delà. Celles-ci semblent toutefois nécessaires compte tenu de l'ampleur de la polémique entourant la sortie du film. Cependant, il n'importe guère de s'étendre sur la question en cet instant précis puisqu'il s'agit ici de critiquer son nouveau film ; nouveau film qui, de plus, est un objet cinématographique fort intéressant. Tout le monde a plus ou moins connaissance de ce qui s'est avéré être une des plus grosses iniquités du siècle dernier : Alfred Dreyfus, officier juif dans l'armée française, aurait prétendument délivré des documents secrets à l'Empire allemand dans un contexte particulièrement propice à l'antisémitisme. Suite à ces suspicions, il fut condamné pour espionnage et intelligence avec l'ennemi en 1894 suite à l'enquête du Général Picquart, persuadé de sa culpabilité et de sa trahison envers l'État. C'est ainsi que débute «J'accuse» : par le déshonneur, par l'humiliation en place publique d'un homme parfaitement innocent. Drôle de mise en scène compte tenu du réalisateur derrière ses images : par cette scène d'exposition, Polanski ne se mettrait-il pas en scène lui aussi? à méditer. Dans tous les cas, cet incipit brillant nous plonge adroitement dans cette atmosphère grisâtre et particulièrement froide, triste reflet du sort réservé à Dreyfus qui ne fut aucunement épargné durant toutes ces années de conflit. Conflit qui fut incarné par une figure majeure de l'armée : Picquart, fraîchement nommé en tant qu'investigateur en chef contre Dreyfus, conduisit ce dernier tout droit vers son funeste destin. Et la prison. Mais, à la découverte du «petit bleu», doublé par sa persévérance sans faille, Picquart se rendit compte de l'innocence de l'accusé et voulut rétablir la vérité à son sujet. Mais à quel prix? S'en suivit un affrontement politique qui s'étala durant plus de douze années. Le long-métrage fait le choix de s'attarder sur le personnage incarné avec brio par Jean Dujardin. Ce choix narratif est logique puisque Picquart est le personnage central du film, tout comme il l'a été durant toute l'affaire. Un personnage pivot qui incarne la fierté et les convictions mais aussi le doute et la remise en question. Sa limite se trouve cependant au fait que le long-métrage s'attarde peut-être trop lourdement en remontant trop loin dans les origines du personnage, ancrant dès le début le long-métrage dans une petite lourdeur malvenue. Le calme avant la tempête... Personne n'était vraiment prêt pour une telle tension narrative, le tout sur les notes graves d'une nouvelle bande originale magistrale par Alexandre Desplat - qui signe assurément sa meilleure composition de ces dernières années. Les séquences de dialogues, d'enquête, de tribunal s'enchaînent avec une fluidité impressionnante et nous laisse abasourdis quant à l'inaction de l'armée et de ses généraux à cette époque, prête à nous pour ne perdre un semblant de crédit. Les personnages révoltent, agacent, nous questionnent nous-même sur la condamnation si rapide d'un innocent. Voilà tout le propos du film : comment une telle condamnation a-t-elle pu être permise avec si peu de preuves? Le long-métrage est doté d'une grande force car il résonne encore aujourd'hui, les institutions judiciaires françaises jugeant à tour de bras des dossiers devenus trop nombreux. Nous assistons, impuissants, à une négligence invraisemblable, qui, cependant, continue de perpétuer de nos jours. Encore une fois, l'âme du réalisateur traverse le film, sans pour autant y faire le lien directement. Mais ne nous y trompons pas : le réalisateur désormais âgé de 86 ans ne met pas en scène ce métrage pour rien. Les règles morales bafouées, la honte et le dégoût passés, l'Homme reste cependant au cœur du récit. Comme dit ci-dessus, le métrage s'attarde sur Picquart et son enquête «retour-en-arrière» afin d'établir la vérité vraie concernant l'affaire, sur la remontée de l'affaire jusqu'aux mains de Émile Zola qui publia dans l'Aurore son fameux article, article éponyme du film. Mais il est également question du principal intéressé : Dreyfus lui-même, incarné par un Louis Garrel transcendant, bouleversant, terrassant d'émotions l'écran à chaque fois qu'il y apparaît. Une telle force d'incarnation tient du génie. Ce qui n'est en revanche pas le cas pour Emmanuelle Seigner qui frustre, compte tenu de son talent, son rôle de petite femmelette assez énervante ne lui rendant pas forcément hommage. À noter cependant que toutes les autres interprétations sont de haute volée. Enfin, dans un élan de satisfaction extrême, le long-métrage se conclut brutalement : le bonbon était trop savoureux pour durer éternellement. Il en résulte néanmoins un long-métrage complet, strident et très soigné sur cette affaire qui bouleversa la République Française en son temps et qui continue à passionner. Un formidable hommage humain pour ce qui se révèle être sans doute le dernier film de son réalisateur. Par ailleurs, l'âme de Polanski flotte à travers le long-métrage, que ce soit à travers ses personnages, la composition de ses cadres, sa manière si particulière de faire ses films, sans pour autant s'y imposer totalement. La patte du réalisateur y est mais son esprit et ce qu'il tente de retranscrire à l’écran de son histoire personnelle reste au second plan afin de ne pas alourdir et vulgariser le récit. Pour conclure, les fervents défenseurs du réalisateur et les plus ouverts d'esprits considéreront à sa juste valeur ce long-métrage d'une très grande qualité. Les autres, voilés par des convictions trop fortes - non négligeables pour sûr, le trouveront moins qualitatif. Cette altération du jugement du métrage est plus que dommageable compte tenu de la qualité que propose «J'accuse», un grand film historique, aussi accablant, nerveux que formellement brillant dans son analyse et dans sa narration. À voir sans hésitation aucune. 16/20
    Caine78
    Caine78

    Suivre son activité 832 abonnés Lire ses 6 873 critiques

    3,0
    Publiée le 12 janvier 2020
    J'avais prévu d'écrire un long monologue sur la question d'aller voir (ou pas) « J'accuse » en salles, avant de changer d'avis : j'ai vu le film au cinéma, vous connaissez donc mon point de vue sur le sujet. Maintenant, parlons septième art, pour changer. J'avoue que j'attendais probablement plus du film, ce qui s'explique surtout par le manque d'émotion qui s'en dégage. Froid, pour ne pas dire glacial, le résultat, voire le plaisir s'en ressentent légèrement, même si ce sont des choix manifestement volontaires de la part de Roman Polanski. On peut les discuter, mais au moins sont-ils toujours cohérents : celui-ci suivra, de bout en bout, le lieutenant-colonel Marie-Georges Picquart, avec ce que cela implique : l'affaire, l'affaire et rien que l'affaire. Celle-ci nous est ainsi expliquée en long, en large et en travers, si bien que pour moi, qui avais d'immenses lacunes sur le sujet, sa vision s'est avérée éminemment instructive et enrichissante, le réalisateur n'ayant en rien perdu son talent pour raconter une histoire avec beaucoup de densité, si bien que je ne me suis jamais ennuyé, cet incroyable épisode de l'Histoire de France et ses nombreux rebondissements se suffisant presque à eux-mêmes pour nous captiver. Ce choix du « tout pour l'affaire » a néanmoins quelques limites : la société aussi violemment que profondément divisée sur le sujet est tout juste évoquée, à peine plus pour le rôle crucial joué par Émile Zola (ou d'autres, pas même cités). Elles sont toutefois compensées par les scènes de procès, remarquables, et le soin apporté par Polanski dans tous les domaines : décors, costumes, reconstitution générale, et surtout sa saisissante représentation du Pouvoir et de l'Armée, tous incarnés par d'excellents seconds rôles. Mais c'est clairement la prestation de Jean Dujardin qui marque le plus fortement les esprits : il est absolument brillant de bout en bout, peut-être la plus belle de sa carrière. À défaut d'être enthousiaste, voilà un film m'ayant à la fois appris beaucoup de choses sur un chapitre fondamental de notre pays tout en offrant une œuvre cinématographique de belle facture : un titre important de cette année 2019.
    velocio
    velocio

    Suivre son activité 350 abonnés Lire ses 2 132 critiques

    4,0
    Publiée le 29 novembre 2019
    Pour la nuit des temps, l'affaire Dreyfus sera une énorme tache pour notre pays et pour son armée. C'est ce que montre le film de Polanski, un film centré sur la personnalité de l'officier Marie-Georges Picquart, qui, bien que se revendiquant antisémite, a fait tout ce qu'il a pu, en prenant des risques personnels, pour que l'innocence du capitaine Dreyfus soit reconnue lorsqu'il a eu en main les preuves de cette innocence. Le film est peut-être même trop centré sur lui, mais qu'importe ! La mise en scène du film est une grande réussite et la tension qu'on ressent est permanente. Beaucoup de flashbacks dans le film, mais Polanski a eu l'intelligence de recourir à un procédé qui est passé de mode : annoncer le début et la fin des flashbacks par un léger flouté de l'image. Heureusement pour les spectateurs ! Bien évidemment, l'armée française en prend pour son grade (sic) : elle l'avait bien cherché . Heureusement, il y avait le colonel Picquart pour sauvegarder l'honneur de l'armée autant que faire se peut, face à une ribambelle de généraux et de sous-fifres préférant laisser croupir un innocent dans l'île du diable plutôt que de reconnaître qu'ils avaient trompé volontairement la justice ou qu'ils s'étaient trompés. Dans ce film dans lequel une seule femme, la maîtresse de Picquart, a un rôle important, on trouve une bonne partie des comédiens de la Comédie Française, les rôles principaux étant tenus par Jean Dujardin (Picquart), Grégory Gadebois (Henry), Emmanuelle Seigner (la maîtresse de Picquart) et Louis Garrel (Dreyfus). Je me dois de reconnaître que Jean Dujardin et Louis Garrel, qui, d'habitude, ne font pas partie de mon Panthéon personnel, sont excellentissimes dans ce film.
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

    Suivre son activité 213 abonnés Lire ses 2 869 critiques

    5,0
    Publiée le 1 janvier 2020
    “J’accuse” est le titre d’un article rédigé par Emile Zola au cours de l’affaire Dreyfus et publié dans le journal “L’aurore” le 13 janvier 1898 sous la forme d’une lettre ouverte au Président de la République Félix Faure. En 1894, l’officier français juif d’état-major Alfred Dreyfus fût accusé à tort d’avoir livré des documents à l’Allemagne et condamné à l’emprisonnement à perpétuité sur l’île du Diable en Guyane française. Outré par ce verdict scandaleux, Zola n’hésita pas à intervenir en s’exposant personnellement à des poursuites en cour d’assises. 125 ans plus tard, le réalisateur Roman Polanski s’empare de l’affaire et met en scène une oeuvre poignante centrée sur le personnage du commandant Marie-Georges Picquart qui découvrit le réel espion de l’Allemagne, le commandant Ferdinand Walsin Esterhazy. Il comprend également que toute sa hiérarchie sait que Dreyfus est innocent. Malgré les pressions et menaces, Picquart va se battre pour rétablir la vérité. Au-delà de son aspect historique, le “J’accuse” de Polanski fait écho à sa propre vie. Accusé de violence sexuelle, le cinéaste voit en cette histoire la détermination à nier des faits et être condamné pour des choses qu’il n’a pas faite. Chacun sera libre de penser ce qu’il veut sur Polanski, mais personne ne pourra nier le fait qu’il fait partie des meilleurs réalisateurs de son temps. Il délivre ici un récit historique passionnant grâce à une maîtrise du suspense et des mots. Il s’entoure d’acteurs incroyables avec une mention à Jean Dujardin qui excelle dans la sobriété et la justesse. “J’accuse” est un film poignant et instructif. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
    MediaShow
    MediaShow

    Suivre son activité 79 abonnés Lire ses 271 critiques

    4,0
    Publiée le 19 novembre 2019
    « Il faut savoir dissocier l’artiste de l’homme » - Malgré la polémique du moment sur le réalisateur, je suis allé voir ce long-métrage. Malgré un dénouement rapidement expédié, Roman Polanski nous offre un thriller historique poignant et marquant autour de l’affaire Dreyfus. La reconstitution historique est formidable aussi bien sur la trame narrative que sur la mise en scène. Sans oublier un casting brillamment mené par le talentueux Jean Dujardin ! à voir ! Mon article >> https://bit.ly/2COX1nQ (sans spoilers).
    andika
    andika

    Suivre son activité 76 abonnés Lire ses 304 critiques

    4,5
    Publiée le 30 novembre 2019
    J'Accuse est l'adaptation du roman historique D. de Robert Harris et ce qui fait le sel de cette histoire, c'est qu'elle suit le point de vue du personnage de Marie-Georges Picquart, chef du renseignement de l'armée française, qui va mettre à jour la supercherie concernant Dreyfus. Pourtant, on présente le personnage au début, lors de la poignante scène de dégradation de Dreyfus, comme un antisémite notoire. Et pendant tout le film, on sera confronté à la banalité de cet antisémitisme. Qui parfois est clairement et explicitement assumé, d'autres fois sous-jacent. De sorte qu'on entend des horreurs, comme cette réplique d'un militaire qui se félicite qu'autrefois, on livrait des chrétiens au lion, et que le progrès consistait dorénavant à leur livrer des juifs. Mais au fur et à mesure de l'enquête, l'intrépide Picquart va se rendre compte de sa méprise. Jean Dujardin dresse ici un personnage érudit, courtois, séducteur, et surtout, un homme qui a soif de justice. Plus que l'affaire Dreyfus, il s'agit ici de disséquer cette organisation qu'était l'armée française à la fin du 19ème siècle. A l'apogée de la IIIème République, on surnommait cette armée la Grande Muette. Armée forte mais militaires privés de droits civiques, étant forcés de se taire. Et ce silence devient pesant lorsqu'il doit couvrir l'injustice. Et toute la substance de l'affaire Dreyfus, c'est bien entendu le bruit qu'elle occasionnera ! Tout le monde en parlait, y compris l'armée. Et là, cela révèle les Justes ! Ceux qui sont en quête de vérité. Polanski n'a pas son pareil pour mettre en scène ces ignominies d'alcôves dans l'armée française. Dans des réunions, des têtes à têtes où l'on complote, ou l'on ment. Avec des plans assez serrés, restreignant le cadre et captant bien l'obscurité de ces pièces avec une photographie glaciale. La caméra est mobile et permet de faire vivre l'histoire. Le montage est également habile en alternant l'enquête dans le présent et les flashbacks, correspondants le plus souvent à des souvenirs de Picquart. Le recours à de nombreux acteurs de la Comédie Française permet de faire revivre cette langue de la fin du 19ème siècle avec beaucoup d'authenticité. Ils détiennent une partie non négligeable de notre patrimoine littéraire en jouant constamment les classiques du théâtre, et pour recréer une telle époque, ils s'avèrent très utiles. Sans parler de tous les fantastiques costumes, à commencer par ces sublimes uniformes. Enfin, parlons ici d'Alfred Dreyfus, joué par un Louis Garrel tout en retenue et dignité. On ne pouvait pas faire plus bel hommage à cet homme qui n'a jamais cherché sa notoriété et qui n'était mu que par son honneur et l'amour de sa patrie. Malgré tout ce que l'armée lui a fait, il a toujours continué à aimer son pays, jusqu'à servir sous les drapeaux durant la Première Guerre mondiale. Même si à terme, son honneur a été lavé, l'injustice, elle, n'a pas complètement été réparée. C'est tout ce qui ressort de la scène finale entre Picquart et Dreyfus, où le second se plein de ne pas avoir obtenu le grade qu'il méritait. Une fin douce amère, comme d'ailleurs la narration de ce film, qui ne s'attarde pas trop sur le procès de Rennes ni sur la réhabilitation et qui brusque un peu sa conclusion. Que reste t-il de l'Affaire Dreyfus en France de nos jours ? Je crains parfois qu'il n'en reste pas grand chose tant l'antisémitisme reste présent. Et pire encore, tant certaines personnes ne savent pas de quoi il s'agit. C'est pour cela qu'il convient de continuer à faire du bruit pour toute cause qui est juste.
    Michel C.
    Michel C.

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    4,5
    Publiée le 17 novembre 2019
    En dehors de toute polémique - la justice s'en chargera... - extraordinaire réalisation ! Les interprétations de J Dujardin notamment, mais de tous les autres excellents acteurs sont parfaites !! Je suis abasourdi par certaines réactions ultra, et franchement cela renforce le plaisir que m'a donné ce film. Costumes magnifiques, ainsi que les décors sublimes. Bref un super bon film comme on en veut plus souvent. Désolé pour les autres !! **
    garnierix
    garnierix

    Suivre son activité 46 abonnés Lire ses 168 critiques

    4,0
    Publiée le 22 novembre 2019
    Magnifique fresque d’époque, sur la réalisation de laquelle il n’y a rien à dire, sinon conseiller aux jeunes réalisateurs de s’en inspirer. L'auteur ayant 86 ans, c’est admirable. Synopsis : le film relate l'affaire Dreyfus qui a fracturé la société française pendant plus de dix années autour de l’an 1900. Mais c’est finalement l’histoire d’un homme qui n’est pas Dreyfus, c'est celle de l’un de ses ex-accusateurs (un certain Picquart, joué par Dujardin), menacé dans son honneur et dans sa vie, car il est coupable de s’intéresser à la vérité. Le film est donc en même temps un thriller, où se mêle espionnage et conspiration. Et un thriller original, parce que nous avons oublié les méthodes des services secrets d’antan, saturés que nous sommes par les histoires d’espionnage (notamment américaines) d’aujourd’hui, qui sont saturées de technologies de pointe. Quoi qu’il en soit, c’est un film qui nous parle aussi du monde fracturé d’aujourd’hui, en nous plongeant dans le monde de cette pauvre Troisième République française (à l’époque la fracture était entre dreyfusards et anti-dreyfusards). Côté acteurs, Jean Dujardin est excellent, Vincent Grass aussi ; les autres, c’est correct, mais sans plus ; Melvil Poupaud surjoue, et Louis Garrel qui joue Dreyfus aussi. A.G.
    Grégouch M
    Grégouch M

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    4,0
    Publiée le 5 décembre 2019
    Une oeuvre forte sans parti pris. Une virtuosité pour nous simplifier un moment fort et complexe de l'histoire de france. Une belle galerie de personnages sombres, dans l'ère du temps de cette époque trouble ou le patriotisme et les valeurs de l'armée régissent les valeurs de l'état francais. Une vraie plongée historique brillante.
    T-Tiff
    T-Tiff

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    4,0
    Publiée le 1 décembre 2019
    "J'accuse" est une reconstitution minutieuse de l'Affaire Dreyfus par Roman Polanski. Le cinéaste a choisi de présenter l'affaire au travers de l'enquête mené par le Colonel Georges Picquart, incarné par Jean Dujardin. Celui mène avec brio le film, prouvant une nouvelle fois qu'il est tout aussi à l'aise dans la comédie que dans des films plus sérieux comme celui-ci. La première partie du film ressemble presque à un policier, où le Colonel accumule progressivement les indices menant à découvrir l'innocence de Dreyfus. La seconde partie montre les différents procès dans un contexte d'antisémitisme, qui est parfaitement représenté à l'écran. Le film est de manière général un bon portrait de la France et de Paris à la fin du XIXème siècle, introduisant quelques personnages ayant joué un rôle dans l'Affaire tels qu'Emile Zola ou Georges Clemenceau. "J'accuse" est parfaitement orchestré, très intéressant pour comprendre dans le détail l'Affaire Dreyfus qui a rongé la France.
    Jonathan P
    Jonathan P

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    4,5
    Publiée le 30 novembre 2019
    Oui j’ai vu » J’accuse » de Roman Polanski. Je comprends parfaitement que cela soit insoutenable à l’idée de voir où entendre parler du film. Du bien sûr aux nouvelles accusations à l’encontre du réalisateur. Évidemment au départ l’intérêt principal était le fait historique, que je connaissais vaguement. Mais aussi pour son casting impressionnant et il faut dire que j’aime beaucoup la filmographie de Polanski. Et pourtant j’avais de quoi être déjà refroidie, car j’avais profondément détesté son précédent film, « D’après une histoire vraie » découvert à Cannes en 2017 hors compétition, peut-être le pire film de ce dernier à l’heure actuelle. J’accuse est tout simplement implacable, impressionnant. Une écriture chirurgicale un sens du découpage et du montage époustouflant. La droiture de Jean Dujardin est magnifique de grandeur et de ténacité, sont plus beau rôle. Comme » Le Pianiste », » J’accuse » est une leçon de cinéma, qui mérite d’être montré aux plus grands nombres. Pour l’histoire et pour le cinéma. Boulevardducinema.com
    ELizabeth V.
    ELizabeth V.

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    5,0
    Publiée le 7 décembre 2019
    Un bonheur de retrouver l'univers de ce cinéaste avec ce souci du détail de la reconstitution historique et les nuances psychologiques. La scène d'ouverture est un grand moment de cinéma. Hallucinante recomposition des services secrets d'un régime moribond qui s'enferre dans ses erreurs plutôt que de se réformer et court ainsi à sa perte. Dujardin impeccable dans une composition inédite. Un très bon Polanski, à voir plutôt en salles, pour savourer la richesse de l'image !
    soulman
    soulman

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    4,5
    Publiée le 9 décembre 2019
    Passionnante de bout en bout, cette oeuvre de Polanski, la première en France à s'intéresser à cette histoire fameuse qui divisa la France de l'avant dernier changement de siècle, est remarquable dans sa reconstitution, sa mise en scène sobre et épurée et sa direction d'acteurs parfaite (Dujardin est étonnamment convaincant dans un rôle où on ne l'attendait pas). Encore une fois, le cinéaste polonais prouve sa maîtrise à traiter un "grand" sujet, après "Le pianiste", lui qui aura réussi souvent admirablement dans les genres les plus variés, au cours d'une carrière longue de plus de cinquante ans.
    gaetan1.arnould
    gaetan1.arnould

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    3,5
    Publiée le 18 novembre 2019
    Comme beaucoup, j'hésitais un peu à aller voir ce film à cause de l'affaire Polanski... et je ne regrette pas. Les rouages de la machination contre Dreyfus par l'armée sont relatés dans le détail et rendent le film passionnant. Quelques bémols néanmoins : l'aspect médiatico-politique de l'affaire n'est que peu traité, le personnage de Dreyfus est finalement quasi absent du film et les conséquences post-affaire sont expédiées en trois scènes. Malgré ces défauts (qui laissent ouverte la possibilité d'un autre traitement cinématographique de l'affaire), ceux qui sont intrigués et curieux par cette affaire majeure de notre histoire contemporaine doivent aller voir ce film.
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