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La Peur
note moyenne
2,5
181 notes dont 42 critiques
12% (5 critiques)
12% (5 critiques)
29% (12 critiques)
24% (10 critiques)
19% (8 critiques)
5% (2 critiques)
Votre avis sur La Peur ?

42 critiques spectateurs

traversay1
traversay1

Suivre son activité 484 abonnés Lire ses 3 036 critiques

2,5
Publiée le 16/08/2015
Le prix Jean Vigo, sorte de Goncourt du cinéma, a l'habitude de couronner des auteurs exigeants et assez peu grand public (Bozon, Dumont, ...). Damien Odoul est dans la continuité de ces cinéastes dont le style et la vision ne souffrent pas de concessions commerciales. La peur est une illustration de la guerre de 14 au travers de l'expérience d'un poilu qui la traversera la trouille au ventre. Parfois hyperréaliste, souvent distancié par l'omniprésence d'une voix off, le film est puissant dans ses descriptions de la boue des tranchées mais impose un formalisme littéraire qui passe mal avec ce texte parfois ampoulé ou confus déclamé dans un registre théâtral qui sonne parfois faux. On perd aussi en chemin quelques pistes narratives seulement survolées (la relation avec la fiancée) Bizarre, aussi, parmi des "gueules" convaincantes, d'avoir confié le rôle principal à un acteur au physique moderne que l'apparence (la coiffure) décridibilise. Pour évoquer la Grande Guerre, on ne trouvera pas plus proche de la vérité que Les croix de bois (1931).
Cazimir
Cazimir

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0,5
Publiée le 26/01/2017
Ce n'est pas une daube, car on sent qu'il y a de la maîtrise technique quant à l'image... Mais simplement une nullité quant aux décors, les costumes, le jeu d'acteurs. On n'y croit pas depuis le début, petite liste très loin d'être exhaustive des erreurs, certaines monumentales : - deux jeunes gens de 18-19 ans couchent ensemble - dans une chambre s'il vous plaît, pas dans le foin -, sans être mariés... nous sommes en 1914, pas en 2014... m'ouais... ; - les soldats traversent la Champagne couverte de champs en friche ... en 1914 ... la France du nord était presque entièrement couverte de cultures... ; - on apprends que la Champagne est plate, mais plate... et de vignes ? ... point !... ; - certains soldats en Champagne - mais pas tous ! - portent au collet comme n° de régiment le n° 106 ... celui de Genevoix, lequel régiment était entre la Vaux-marie et les Eparges en 1914-1915 - ridicule : on a juste copié ce que l'on a vu dans le téléfilm "Ceux de 14" - qui lui est TRÈS réussi - sans se poser la moindre question ... des débiles ?...c'est cela, oui, vraiment... ; - ... et ils ont dès 1914 des bandes molletières, bleu alpine... ben voyons ; - parfois - parce qu'ils sont jeunes et fatiguent vite sans doute ? - ils sont transportés en camions ... en 1914 ! ... délirant ; - ils cantonnent dans des baraquements en bois, en janv. 1915 : non, les soldats cantonnaient dans des villages, des granges, etc. ; - l'officier (aux épaulettes rouges : ha, ha ha !) salut à la manière américaine, pas française : ç'a y est, on a sombré dans le ridicule, juste en-dessous du Titanic ... surtout les conseillers historico-militaires dont je ne veux même pas connaître les noms, et qui doivent se terrer dans une tranchée vers le Yukon ... pour se faire oublier, à tout jamais ... morts de honte... sans aucune excuse ... il fallait me demander : même en tant qu'amateur, je ne pouvais que faire mieux ! Même chose pour l'adjudant dans la scène finale qui salut encore à l'amerloque ; - beaucoup de barbus parmi les gradés, même en attente dans les cantonnement de l'arrière... or l'époque était plutôt glabre : les barbus c'est 1870, pas 1914. Les poilus l'étaient (poilus) quant ils restaient en première ligne ... ; - on est ni dans l'armée US, britannique (y compris canadienne) ni allemande, et pourtant les sous-officiers ne cessent de crier même au cantonnement ... ridicule pour ce qui est de l'armée française ; - dès 1915, ils ont des fusils Berthier modèle 1916... passons... ; - tout un troupeau de chevaux morts, entre les lignes de tranchées, sans même de harnais... un troupeau de mustangs en vadrouille peut-être ? ; - il n'y a pas d'usage de lance-flamme avéré avant 1916 par les Allemands autrement que dans le secteur de Verdun ... c'est pas grave ... ; - ... et l'herbe sur un sol saturé d'eau ? : elle brûle ... du napalm ? ; - reconnaissance dans un secteur de repos en 1917, dans les tranchées, notre héros avec un soldat de l'armée britannique (canadien) et cantonnement également avec des britanniques... le tout sans fusil bien sûr, casque en bandoulière, ah, non, le soldat britannique porte un casque Adrian (?!)... et comment croire que la coordination franco-britannique allait jusqu`à mêler les simples soldats pour des missions ?...; - beaucoup de décors de sapins ... typiques du nord de la France sans doute... ; - à l'arrière on porte le casque, mais 1/2 seconde après en première ligne, sous les bombardements, le képi suffit bien ... ; - ça gueule vraiment beaucoup dans ce film ... si le réalisateur était déjà venu en France (voir P.S., plus bas), il aurait peut-être remarqué que ce n'est pas en France comme au Canada, y compris le Québec, ou les USA - dans les films - ... on rigole fort, mais on ne gueule pas ... (en fait sans doute pas, car on se doute bien que que quelqu'un qui fait saluer un officier français comme un américain ne l'aurait pas noté) ; - en 1917 : notre héros n'a absolument (un miracle) pas de cicatrices de ses blessures de 1915 ... mais ça le démange quand même par là : lamentable... (maquilleuses en grève ce jour-là ?); - le Sergent de 1915 est passé en 1917 Maréchal des logis (ah, ah, ah !), et porte les galons d'Adjudant... que du bon, que du bon... ; - par contre, il faut reconnaître que les uniformes sont recouverts de boue de façon réaliste, même s'il en manque parfois (l'adjudant pataugeant dans la boue, les bandes molletières impeccables...)... ; - beaucoup d'acteurs n'ont pas des têtes vraiment française : l'infirmière, le prêtre (barbu : pourquoi ?) par exemple ... mais bon, vu le reste, ce n'est qu'un détail ; - etc, etc, etc. Et puis il faut ajouter que les images ne sont pas là pour simplement, (très) bêtement illustrer le film... non, elles sont le film. Je suis de ceux qui pense qu'en se documentant suffisamment il est possible de reproduire les décors et les costumes d'époque (idem pour le vocabulaire). Pour la guerre de 1914-18, la documentation est depuis longtemps colossale... donc aucune excuse pour une telle paresse, pour un tel travail bâclé ! Bref, un film ridicule tellement les producteurs et réalisateurs ont pris peu de peine de s'intéresser à la France et à la guerre de 14-18. Mieux vaudrait faire des films sur d'autre sujet... (de plus, ils ont beaucoup projeté le Canada sur la France ou le contraire...). On dirait des Américains filmant la France (c'est toujours bidonnant) ... de la part de Québecois (voir P.S. plus bas) ... quelle déception ! Et ça a reçu le prix Jean Vigo ... alors tout est perdu (c'est à désespérer) : un César d'accord, une palme à Nice, c'est suffisamment mauvais pour le mériter. Mais le prix Jean Vigo, merde, quand même ! A oublier ! Cazimir. P.S.: et voici le pire : c'est un film franco-canadien, le metteur en scène est français, le producteur (JPG) aussi ... aucune, aucune, aucune excuse !
conrad7893
conrad7893

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5,0
Publiée le 13/01/2017
Magnifique film sur les atrocités de la guerre 14/18 et l'horreur des tranchées d'après le récit d'un jeune poilu à travers les lettres envoyées à sa fiancée. Ce film est fort, dur, réaliste, sans concession avec de nombreuses scènes insoutenables. Le film est centré sur le vécu et les conséquences psychologiques chez ces hommes qui ont tout vu.La peur au ventre ils ont avancés. le seul bémol pour moi est la qualité sonore lors des dialogues, parfois inaudibles. Sinon l'acteur principal Nino ROCHER avec son regard intense est convaincant. (je trouve également qu'il a un air de raphael personnaz) sinon bravo aux autres acteurs dont la plupart sont amateurs et notamment à Pierre-Martial Gaillard dans le rôle de "nègre" . A voir pour le souvenir et pour le réalisme
Aude V.
Aude V.

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4,5
Publiée le 14/08/2015
Comment Filmer magnifiquement la guerre, la peur, la folie, les lumières , les odeurs et les bruits....Magnifique et pudique comme ces acteurs: film rare et précieux
Fritz L
Fritz L

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4,5
Publiée le 16/08/2015
Comme ce fut le cas en 2014 avec « Mange tes morts », le Prix Jean Vigo 2015 vient à nouveau récompenser un film aussi audacieux que courageux, « Le peur » Audacieux parce qu’il faut l’être vraiment pour se hisser en bonne place dans une filmographie sur le conflit 14/18 qui semble avoir traité les aspects essentiels. De Kubrick (« Les sentiers de la gloire ») à Renoir (« La grande illusion ») en passant par Tavernier (« Capitaine Conan », « La vie et rien d’autre ») mais aussi Dupeyron (« La chambre des officiers ») ou encore Serge Bozon (« La France ») ce sont tour à tour les déserteurs, combats d’honneur, vie à l’arrière du front ou la souffrance qui furent mis en exergue. On se souvient même de la version édulcorée et guimauvesque de cette guerre avec la pathétique « Joyeux Noël de Christian Carrion. « La peur », s’impose d’office comme le film qui vient traduire la souffrance à l’état brut, aucunement magnifiée, ni exacerbée, simplement le reflet d’âme d’un soldat qui peu à peu perd pieds face à cette traumatisante réalité. Courageux parce que Damien Odoul s’approprie le sujet et confronte ses souvenirs de lecture, de peinture, de cinéma qu’il intègre dans le récit lui conférant une vision très personnelle et renforçant toute son authenticité. Il fait aussi appel sur le sujet à notre propre mémoire. On pense à « Thomas l’imposteur » de Cocteau sur le côté licencieux, aux horreurs et lumières d’un Otto Dix, à des scènes de genre d’un Rémy Cogghe (le cabaret au début du film) à Wilfried Owen… Mais « La peur » est avant tout une œuvre de contraste, à l’image de ce conflit où l’horreur et la mort côtoyaient une vie qui perdure, pour laquelle chacun se battait avec ses propres armes, au front, comme à l’arrière. Cette dichotomie est constante dans le film aussi bien à l’image (monochromie pour les combats et luminosité excessive pour la vie « civile ») qu’au niveau du son ou de la musique (vrombissante ou mélodieuse selon l’action). Le constat est identique sur un point de vue plus psychologique, le « héros » sombre et avec lui sa pensée et sa vision de choses. Avec ce cheminement de la peur au ventre, peu à peu l’âme se noircit pour ne devenir qu’une chose informe et désincarnée. Tout dans ce film participe à creuser le malaise, infliger la vérité et réveiller notre conscience sur un conflit que l’on imagine plus autrement que comme une carte postale sépia où le poilu représente le valeureux héros propret, occultant l’épouvante et les angoisses qui le tenaillaient ! « La peur », dans ce sens, est un film choc, plus vrai que nature. Le choix de comédiens amateurs est d’ailleurs intelligent car il vient renforcer cet état d’urgence et cette candeur bafouée, On accuse le coup, on se racle souvent la gorge et on n’en sort pas indemne.
Richard L.
Richard L.

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1,0
Publiée le 17/08/2015
Le sujet était intéressant: montrer l'horrible boucherie que fut la guerre de 14/18. Hélas le metteur en scène nous impose un pensum à force de vouloir que le spectateur se rentre bien dans la tête ce que fut la grande guerre. On retiendra les canonnades qui occupent l'essentiel du film, le jeu outré des acteurs que j'ai trouvé très médiocres, l'absence de scénario crédible..... Vous ne perdrez rien en ignorant ce film.
Julien D
Julien D

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2,5
Publiée le 17/08/2015
Un siècle plus tard, la première guerre mondiale reste un traumatisme dont la France a du mal à se remettre, et ce film, récompensé par le prix Jean Vigo, en est la meilleure preuve. Comme souvent le prix récompense une œuvre s’éloignant des sentiers battus du cinéma commercial, et c’est ici la façon extrêmement littéraire dont est adaptée est le roman épistolaire de Gabriel Chevalier qui fait de La Peur un film austère et trop peu réaliste. Quel dommage en effet que cette narration déclamatoire sous forme de voix-off vienne constamment interférer avec cette reconstitution particulièrement minutieuse de ce qu’ont pu être ces quatre années de guerre vue par le prisme d’un jeune soldat. Trop lettré et trop propre sur lui par rapport à ses compagnons, ce personnage perd en réalisme, et inévitablement en empathie, tandis qu’avance son récit et que la mise en scène va peu à peu se montrer uniquement illustrative de cette lecture en faisant l’impasse sur la plupart des pistes d’intrigue qu’elle entame (peu des personnages secondaires sont approfondis) et en se perdant entre ses propres lignes temporelles.
JR Les Iffs
JR Les Iffs

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1,5
Publiée le 28/10/2017
Mal filmé, mal réalisé, acteurs faibles, souvent inaudibles (ils ne savent pas articuler !), décors minimum, ce film est un ratage, malgré la bonne volonté de ses auteurs. Une voix off insupportable.
kevinsolstice
kevinsolstice

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2,0
Publiée le 26/09/2016
A force d'expliquer la peur plus que de la montrer, Odoul a du mal nous faire entrer dans son univers, certes poétique mais dénué de tension. Reste de belles idées et un acteur principal assez saisissant, Nino Rocher, avec sa gueule teinté de charisme et d'innocence.
black B.
black B.

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1,5
Publiée le 12/03/2016
Un des pires films que j'ai vue ces 3 dernières décennies.. et j'ai 25 ans.C'est dommage les acteurs récitent leur texte avec tellement peu de conviction, c'est a se demander si ils étaient payé, et le réalisateur a aucun moment ne dit, non la tu joues comme un poireau on la retourne.. C'est triste parce que certains visuels sont extrêmement bien réussi, les soldats traversants des champs de cadavres enfumés par les braises sont filmé avec une réelle technique. Malheureusement c'est loin de faire le contre poids tellement le reste est ridicule est nous casse toute l'immersion. 1.5/5 Pour les visuels
pfloyd1
pfloyd1

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1,5
Publiée le 18/02/2016
La peur? Je pense que le réalisateur a voulu faire un très beau film sur les courageux soldats français de la première guerre (14-18), montrant l'enfer des tranchées et le quotidien des ces jeunes patriotes insouciants. Malheureusement, l'effet recherché est complétement raté. Ce ne sont pas les obus tirés et les trop rares images de la "boucherie" qui relève cette histoire presque ennuyeuse. Ne vous attendez pas à voir des batailles rangées, on ne voit pas l'ennemi à l’écran (si une fois), on n'entend que la voix narrative du personnage principal perdu dans l'enfer de cette guerre, entre souvenirs de sa chérie et fraternité collégiale . La trame est plate, il ne se passe pas grand chose en fait, et puis les acteurs ne semblent pas à leur place. Un bon sujet mais une immersion ratée.
Philippe Lucas
Philippe Lucas

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2,5
Publiée le 15/08/2015
Le roman de Gabriel Chevallier ( Clochemerle ) était captivant. L'un des plus grands témoignages du front, du vécu pur jus. Il fut toutefois mis à l'écart car le héros-narrateur y avouait sa peur de tous les instants et répondait de celles de ces camarades. La peur qui tétanise mais peut vous soulever à tout moment et vous changer en bête immonde, en tueur enragé... Peu à peu cette peur devient familière, routinière, sorte de copine encombrante... Ceci dit, merci aux hommes d'aujourd'hui pour leur effort de mémoire et ne surtout pas leur reprocher d'être nés cent ans plus tard, eux aussi, un jour, seront des aïeux que l'on saluera. mais d'un chapeau tiré moins bas tout de même... P.L
leprofessionel
leprofessionel

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3,5
Publiée le 15/08/2015
'la peur', un film de guerre, a l'echelle de l'homme, sondeur de l'ame humaine (le parti pris de la voie off y est pour bcp). Il decrit parfaitement la condition du soldat dans les tranchees : Point d'assaut heroique, point de corps a corps choregraphique dans ce film anti guerre, juste la misere, les bombardements, l'attente, le froid, la faim... Et bien sur la peur. Peur que le film essaye de nous transmettre, il y reussit assez bien, meme si on aurait aimé davantage ressentir l'angoisse et l'oppression vecue par les soldats. Les decors et costumes sont parfait (je passerai le fait de trouver des fusils berthiers m1916, fin 1914...). Le scenario se montre assez plat et monotone, mais c'est a l'image de cette guerre... Bref, un film de guerre assez atypique, bien loin des productions classiques americaines, ce qui fait tout son attrait.
kristin75
kristin75

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4,0
Publiée le 14/08/2015
Damien Odoul a le mérite de faire des films comme on en voit peu dans le cinéma français. Et de s'attaquer à des sujets aussi rarement traités. Donc un réalisateur à voir et à soutenir.
Valéry H.
Valéry H.

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5,0
Publiée le 14/08/2015
On est dans les tranchées et on ressent réellement la peur qu'avaient les poilus. Film à ne pas rater. Dommage qu'il soit programmé dans peu de salles. spoiler:
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