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Ce sentiment de l'été
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note moyenne
3,8 236 notes dont 43 critiques
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43 critiques spectateurs

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vincentasc

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3,0Pas mal • Publiée le 17/02/2016

Ce n'est pas un film désagréable. Loin s'en faut. Tout en langueur. Il ne s'y passe rien. Mais rien. Suites de scènes qui se veulent lourdes de sous-entendus mais qui gardent une certaine légèreté de ton. Pourtant le miracle opère et on ne s'ennuie jamais sans comprendre pourquoi. La douceur des personnages ? Leurs sentiments ? L'été ? La musique Tout cela a la fois. Film sensible comme une balade folk d'un autre âge.

Pauline_R

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4,5Excellent • Publiée le 16/02/2016

Un énorme coup de coeur pour ce film d'une justesse bouleversante, dont on ressort les larmes aux yeux mais aussi le sourire aux lèvres. Je ne trouvais pas forcément la bande -annonce attractive d'où une plus qu'agréable surprise en voyant ce film à la thématique compliquée à aborder (le deuil) mais qui est ici traitée avec une délicatesse infinie et une finesse de tous les instants. Il ne sombre jamais dans le pathos, reste pudique tout en réussissant à émouvoir, si ce n'est même à prendre aux tripes, malgré quelques longueurs, en particulier dans sa partie "new-yorkaise". Les acteurs et actrices sont tous d'une grande justesse, du premier au plus petit rôle. Anders Danielsen Lie, déjà impressionnant dans Oslo, 31 août, confirme son talent pour apporter mélancolie et sensibilité à ses personnages alors que Judith Chemla est confondante de naturel.

elbandito

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4,0Très bien • Publiée le 21/02/2016

En plein cœur de l’été, Sasha, 30 ans, meurt soudainement. Alors qu’ils se connaissent peu, son ami Lawrence et sa sœur Zoé se rapprochent, partageant difficilement leur peine due au poids de son absence. Trois étés, trois villes, Berlin, Paris et New-York seront le théâtre de leur retour à la lumière, portés par le souvenir nostalgique de celle qu’ils ont tant aimée. Comme inondées d’une lueur nostalgique, ces trois villes, personnages de l’histoire, sont magnifiées par la caméra de Mikhaël Hers, qui parvient à faire ressentir ce lien indicible qui unit les personnes après un deuil. Ce miracle est aussi accompli par l'acteur norvégien, Anders Danielsen Lie, magnétique, et la française Judith Chemla, si fragile.

Laurent C.

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4,5Excellent • Publiée le 20/02/2016

Berlin, un matin d'été comme les autres. Ida se réveille, elle est légèrement repoussée par Lawrence, son compagnon, qui peine à se lever, elle se douche, elle emprunte un parc baigné de soleil, elle travaille dans un atelier d'art où elle étale des couleurs sur des motifs arabesques, elle repart en fin de journée, chargée de ses œuvres, et elle tombe dans le même parc qu'elle avait traversé le matin. Arrêt cardiaque. C'est ainsi, dans ce crépuscule du quotidien, que "ce sentiment de l'été" commence. L'été va se poursuivre, pendant trois années, à Paris, à Annecy, puis à New York. Toutes les villes que le réalisateur filme sont baignées de la même lumière, parfois un peu pluvieuse, mais surtout, elles sont belles de ces ciels immenses, barrés d'immeubles ou d'eau. Michaël Hers réalise un film absolument magnifique. Son regard s'attache à quatre personnages, Zoé la sœur d'Ida, Lawrence, l'amant, et les parents. Autour d'eux, gravitent des constellations de personnages, comme des fantômes, tant le deuil est difficile à faire, tant le recommencement de l'existence tarde à venir. Puis, doucement, au fur et à mesure des étés qui s'écoulent, ils reprennent vie, dans un sentiment que cet été là sera le bon. La force du réalisateur réside dans le regard qu'il porte sur ses personnages. Il n'y a pas de pathos, pour autant, la vérité du deuil dans ce qu'elle a d'universelle et de brutale, est profondément ancrée dans la caméra. La sobriété, qui n'est jamais ennuyeuse, accompagne nos héros, vers toujours un peu plus de clarté. On pense à cette amie newyorkaise qui confie à Lawrence qu'elle ne se sent nulle part chez elle, et le spectateur sait à ce moment que c'est de lui-même dont il s'agit. "Ce sentiment de l'été "(toute la beauté du titre se niche dans le mystérieux "ce") est un film sur la nécessité de vivre, du moins de survivre aux séparations terribles qui parcourent chacune de nos vies, qu'elles soient amoureuses, familiales, amicales ou géographiques. En quelque sorte, le cinéaste réalise ici une balade sur l'exil dont il faut, à tous les coups, sortir, pour continuer de vivre.

momo M.

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4,0Très bien • Publiée le 18/02/2016

film très touchant qui parle du deuil, du temps qui passe. C'est beau et mélancolique, porté par de jeunes acteurs formidables. Nous sommes transportés, 3 étés dans 3 villes, Berlin, Paris, New york, et l'on suit le retour à la vie des 2 personnages qui se rapprochent avec toujours le fantôme de la défunte entre eux.

Steven Merlier

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4,5Excellent • Publiée le 17/02/2016

vu en avant premier car contacter par une agence de com pour la promo du film ! En plus dans le cinéma du ventre Pompidou ! Le film réussi de rendre le sujet lourd et triste de la perte d un être cher en film lumineux et joyeux ! En effet on suit sur trois période et trois lieux different deux personnes l amant et la soeur de la femme decede ! Le film c est leur envie de vivre qui ressurgit ! Le film est tres minimaliste dans sa forme peu de dialogue , très epurer de choses futiles que font les films la plupart du temps ! On a la une oeuvre très poétique avec des plans des grandes villes Berlin , Paris , new York trop beau , un petit encart a Annecy avec de superbe image de montagnes au loin. La nature très présente dans le film ! Une vraie réflexion et reconstruction ! Les acteurs sont t bon, la réalisation divine

Spe64

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4,0Très bien • Publiée le 11/10/2015

Le décès soudain traité de très belle façon, sans aucune lourdeur ni pathos. Un rapprochement entre le compagnon et la soeur de la défunte pour s'entraider vers un retour à la lumière sur plusieurs années. Un jolie film au travers 3 pays avec une belle photographie et de belles couleurs pour un vrai moment de cinéma.

lucilla-

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 23/02/2016

C'est magnifique. Délicat, juste, d'une infinie tristesse et d'une infinie beauté, ce film est un bijou. Et Anders Danielsen Lie, incroyable incarnation de la mélancolie et de la sensibilité, est au delà de tout éloge ! Tout concourt à vous étreindre le cœur et à vous hacher menu avec calme et douceur. Remarquable!

alcast

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4,5Excellent • Publiée le 25/02/2016

Quel beau moment de cinéma avec ces personnages si bien campés. Des ambiances radicalement différentes entre Berlin, Paris et NY si bien rendues. Bravo et merci

BERENICE21

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4,5Excellent • Publiée le 24/02/2016

Ce deuxième film de Mikhael Hers (Memory Lane) s’ouvre sur une journée de la vie de Sasha, une sérigraphiste française installée à Berlin, où elle partage la vie de Lawrence, un écrivain et traducteur américain. La caméra nous dévoile quelques moments du quotidien de la jeune femme. On la voit s’éveiller (péniblement), prendre sa douche, enfiler un t-shirt, travailler, fumer une cigarette avec une collègue… Gestes anodins, comme ceux qui rythment nos propres existences. Anodins en apparence seulement, car elle ne les fera plus : sur le chemin qui la ramène chez elle, elle s’effondre dans un parc, foudroyée par un mal dont on ne nous dira rien. Mais la cause est en fait de peu d’importance. Ces premières scènes, muettes, suffisent en effet à tisser un lien indéfectible entre elle et nous. Son souvenir ne nous quittera pas, par empathie – la mort peut tous nous saisir ainsi, brutalement, sans que nous ayons pu préparer notre départ, dire adieu à ceux que nous aimons – et l’intimité que nous avons partagée avec elle dans ses derniers instants, dont sont exclus son compagnon et sa famille. Son visage, sa silhouette, sa démarche, son expression à l’instant précédant son malaise, formeront le filigrane mental de l’histoire… Sasha incarne la paradoxale présence de l’absence. Peu d’œuvres ont su rendre à ce point ce sentiment singulier, que seul le travail de deuil peut progressivement, si ce n’est effacer, du moins rendre supportable. « La douleur du deuil renvoie à la douleur de l’amputation de quelqu’un ou de quelque chose qui faisait partie de nous », note Cécile Séjourné. « Amorcer un travail de deuil n’est ni remplacer ni oublier le membre manquant, encore moins laisser le temps s’écouler sans s’occuper de la cicatrisation en cours, mais au contraire se mobiliser pour panser sa blessure ». Il faudra trois étés à Lawrence pour accomplir ce processus, pour d’abord accepter la perte de Sasha, se laisser ensuite traverser par les émotions liées à sa disparition, et enfin pouvoir reprendre le chemin de la vie, c’est-à-dire « remplacer la perte par une présence intérieure », selon la formule de Janine Pillot. Le premier été, à Berlin, est celui du désespoir, de la mise en retrait du monde. Le deuxième, à Paris – et Annecy – est l’étape de l’errance émotionnelle, mais également de la vie en train de palpiter à nouveau : ayant dépassé l’acmé de sa souffrance, le jeune homme recommence à aller de l’avant, même s’il s’attache encore à garder une proximité avec la défunte, notamment par la quête d’un chimérique bonheur – et réconfort – que pourrait lui procurer son amitié-amoureuse avec la sœur de Sasha, Zoé, qui lui ressemble physiquement. Le troisième, à New York, amorcera sa renaissance – il aura alors apprivoisé l’absence. Trois étés, donc, mais aussi trois villes, trois pays… Ce parcours vers l’ouest est, pour le héros, comme pour les conquérants du Nouveau monde, synonyme de nouvelle vie, de nouvelle chance. Etre heureux ne s’accompagne plus d’un amer sentiment de culpabilité. « Le lien à l’autre est intériorisé. La sensation du manque si dévastatrice et si douloureuse du début s’estompe et l’endeuillé peut enfin s’investir progressivement dans d’autres relations, se risquer à de nouveaux attachements. Il reprend goût à la vie, s’autorise à vivre pleinement au lieu de seulement survivre ». Le final ne respecte pas la trajectoire d’une comédie romantique. Normal, Ce sentiment de l’été est à l’image de la vie : si nouvelle relation il y a, pour Lawrence, ce n’est pas celle qu’il avait fantasmé dans le trouble de sa peine. Ce trajet émotionnel, psychologique et spirituel est rendu visuellement par la délicate photographie de Sébastien Buchmann (Memory Lane, La guerre est déclarée, Main dans la main), où se succèdent, dans une sorte de sfumato, les ombres de la nuit berlinoise (à l’image de la sidération provoquée par la mort de Sasha), les couleurs vives des paysages annéciens (reflets du chaos intérieur inhérent au travail de deuil) et la lumière mélancolique des soirées new-yorkaises (où « la douleur initiale se transforme en douce peine »)… Pour incarner Lawrence, Mikhael Hers fait appelle à Anders Danielsen Lie, découvert en feu follet évanescent, dans le chef-d’œuvre de Joachim Trier, Oslo, 31 août. Là encore, on peut apprécier sa grâce fragile et bouleversante, à laquelle s’accorde si bien la douceur infinie de Judith Chemla…

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