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Les Premiers, les Derniers
note moyenne
3,4
852 notes dont 126 critiques
9% (11 critiques)
39% (49 critiques)
26% (33 critiques)
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Votre avis sur Les Premiers, les Derniers ?

126 critiques spectateurs

Fritz L

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4,5
Publiée le 02/02/2016
S’il fallait évoquer la personnalité de Bouli Lanners, un mot viendrait de suite à l’esprit : protéiforme ! Voilà quelques années déjà que sa présence plane avec force sur le cinéma européen, en tant qu’acteur (il peut et a presque tout joué), réalisateur mais aussi en tant qu’homme (ses interviews sont toujours un sommet de franc parler dotées d’un humour bourru mais désopilant). Ce charisme tient à sa personnalité, à son indéniable charme, mais surtout à une qualité que tous revendiquent, mais dont peu dispose, le talent ! Avec « Les premiers, les derniers », il propose, tout autant qu’il impose, un genre cinématographique qui n’avait pas encore trouvé ses fondements, le film pré-apocalyptique ! De mémoire, on pense à « Take shelter », ou encore « Les fils de l’homme », mais qui se placent sur le dérèglement psychologique ou déjà au niveau du domaine de l’anticipation. Ici, nous sommes au crépuscule d’une civilisation au bord de l’implosion. Laquelle ? Elle n’est pas définie, même si évoquée. Sociétale (toute forme de vie « normale » semble avoir déserté les lieux), sociale (loi du talion avec ses «gangs », sécurisation à outrance), morale (plus de limites, pouvoir de l’argent…) ou encore spirituel (l’action semblant avoir pris le pas sur l’esprit)… on perçoit un monde moribond, à la limite du putride. Cette fable acerbe sur la peur, sur nos peurs, sera pourtant révélatrice pour nos deux baroudeurs (Lanners et Dupontel sont géniaux !) d’une autre voie, plus sereine et quelque part pérenne. Ce microsome qui évolue dans cette zone de non droit, n’est pas sans rappeler la trame d’un western. La symbolique y est forte par son double sens, d’abord parabolique (ce que nous vivons actuellement) mais aussi reposant sur l’espoir (du chaos renaît toujours le meilleur). Ainsi, chacun y trouvera une espèce de rédemption, une clé pour avancer (vaincre la vieillesse, la cupidité, se ranger du côté de la vie…). Bouli Lanners, par cette elliptique vision de ces deux affranchis du système, se fait visionnaire. Son extrapolation politique et sociale, repose autant sur la métaphysique (la réalité équivoque entre les protagonistes et leur environnement) que le mystique (qui se résume par le titre, mais aussi une présence christique ou celle des « innocents » qui seront les déclencheurs…). Il signe là un scénario incandescent et particulièrement intelligent. Et lorsque l’on évoque la vision, elle ne passe pas uniquement par le seul pouvoir du récit et des mots. La mise en scène est acérée et vive, renforcée par un aspect visuel, jouant également sur une antinomie de plans, oscillant entre aubes et crépuscules (la photo, les cadrages et le découpage sont surprenants et très souvent jubilatoitres). Quant à la bande originale aux accents à la Ry Cooper, à ces décors naturels angoissants et le reste de la distribution (mention particulière à David Murgia, Michael Lonsdale et Suzanne Clément), ils ne font que renforcer subtilement l’habillage du film, contribuant à en faire une œuvre personnelle totalement aboutie, fascinante et profondément originale.
Laurent C.

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4,0
Publiée le 31/01/2016
Mon Dieu que le Belgique est sinistre : une campagne froide, à perte de vue, des usines désaffectées où se cachent des corps momifiés et des cerfs sauvages, des entrepôts glacials sont les ingrédients principaux de ce drôle de film "Les premiers les derniers". Si l'étrangeté habite la fiction, elle n'en demeure pas moins cohérente dans la résolution finale. Les personnages, aussi attachants que désopilants, traversent ce monde glauque, à la manière d'un road-movie, voire d'un western moderne en plein cœur de l'Europe. Le récit accompagne deux agents privés qui ont pour mission de retrouver un téléphone portable, pour le moins spécial, provisoirement dans les mains d'un couple de SDF, handicapés mentaux. Ainsi, le réalisateur décline au milieu de ces quatre êtres hors norme, toute une série de portraits loufoques et inquiétants. On pense évidemment au fameux "C'est arrivé près de chez vous" qui mettait en scène dans un cynisme assumé, une galerie de personnages graves et drolatiques. Ici, la spiritualité sinon la poésie dominent. Le réalisateur, malgré les apparences, ne cherche pas à dérouter ses spectateurs. Il les entraine dans un univers étrange, où rien n'est vraiment sérieux, mais pour autant rien n'est non plus dérisoire et désinvolte. "Les premiers les derniers" est un film qu'il faut s'efforcer de regarder jusqu'au bout, parce que le bien et la lumière finissent toujours par surgir dans la grisaille humaine.
Benoit G.

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4,5
Publiée le 31/01/2016
Personnages émouvants, attachants et drôles, paysages magnifiques. Le jeune couple fugitif, particulièrement la jeune femme, m'a beaucoup ému.
isabelle b

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4,0
Publiée le 30/01/2016
De superbes paysages plats de Beauce avec ses entrepôts, ses silo, ses usines aux airs désaffectés. Un ciel nuageux, une lumière grise et jaune. Des intérieurs petits et sombre. Une Suzanne Clément impeccable comme d'habitude. Une histoire de poursuite et de recherche qui amène les personnages à se croiser tandis que le spectateur est le seul à démêler les fils de l'intrigue.
Nicolas T.

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3,0
Publiée le 30/01/2016
Un film atypique...au rythme lent voire très lent...des beaux moments les scènes avec Mickaël lonsdale notamment...mais avec des moments d'ennui...les deux acteurs principaux sont très bon...
Anne M.

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4,0
Publiée le 29/01/2016
Quelque part au milieu de nulle part, en Belgique, dans une vaste plaine hivernale, détrempée, grise, jonchée de ruines industrielles, d'entrepôts de motels et restaurants de routiers. Parfois une éclaircie illumine l'ensemble. Bouli Lanners sait mettre en valeur ce paysage dévasté et lui donne la dimension des espaces américains, avec leurs routes interminables. L'histoire, elle met 3/4 d'heures à démarrer. Seul bémol que je mettrai dans ma critique. Ensuite les chemins empruntés par le scénario sont plutôt réjouissants et les deux chasseurs de primes se révèlent au spectateur petit à petit. Un indice sur eux qui ne trompe pas, c'est leur petit chien. Ce film est une bonne surprise, je trouve, un genre de western aux personnages décalés.
Adrien B.

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3,5
Publiée le 28/01/2016
Voila un film atypique et original quelque peu décalé porte par un excellent duo d acteurs. Il y a une véritable atmosphère qui se cree des le début et du coup des le début on rentre dans l univers de Bouli Lanners
dubtekos

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5,0
Publiée le 28/01/2016
Un superbe film esthétiquement magnifique et une réalisation des plus soignée. Poétique, mystique mais en même temps réaliste. Le choix des décors est fabuleux. Avec peu d'acteurs et un casting au petits oignons, le film nous projette dans un univers transcendant.
cylon86

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3,0
Publiée le 28/01/2016
C'est dans des plaines désolées et bercées par le vent que Cochise et Gilou, deux chasseurs de primes sont sur la piste d'un téléphone portable. Celui-ci, contenant une vidéo compromettante pour leur employeur, a été volé par Willy et Esther, un couple de marginaux persuadés que la fin du monde approche. Et ce n'est pas la Beauce mise en scène ici qui nous fera penser le contraire ! En quelques plans de paysages et de gueules de cinéma, Bouli Lanners nous plonge dans son univers. On pense au western et à ses codes mais au final, le cinéaste s'éloigne des rednecks et des duels au revolver pour se centrer sur une mélancolie omniprésente, balayant le film de bout en bout. Une mélancolie qui nous parle mais qui n'est pas dénuée d'espoir car il y a encore de la bonté dans les personnages. Un peu lent, parfois déconcertant dans le traitement de ses personnages, "Les Premiers, les Derniers" a au moins le mérite de proposer un univers de cinéma bien particulier où un humour un peu décalé et où des trognes de cinéma (Lanners lui-même, Albert Dupontel, Michael Lonsdale, Max von Sydow, Serge Riaboukine) côtoient de superbes paysages dans une ambiance de fin du monde pas si oppressante que ça. Singulier et atypique, voilà un film traversé par de jolies fulgurances, dispensant au final une belle ode à l'espoir et à la vie.
Christian G

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4,5
Publiée le 27/01/2016
Magnifique, formidables acteurs et la Beauce du Loiret est bien triste, mais le coeur des gens est chaud, a ne pas louper comme tt les films ou apparaissent Lanners ou Dupontel, un César peut-etre ? non je dec....
ocelot

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3,5
Publiée le 18/03/2016
Très très bon film de Bouli Lanners: images formidable, histoire captivante et acteurs géniaux, à voir !
raphaello2

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2,5
Publiée le 06/03/2016
Je suis fan de Bouli Lanners et d'Albert dupontel, mais pour faire court je dirais que comme le pays de Brel et de Bouli, j'ai trouvé ce film plat...irrémédiablement plat....
papalou

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3,0
Publiée le 13/02/2016
Photographie à la werner clair obscur , et avec des gueule à la Jérôme bosch... Des hommes fatigués bouli lanner et Michael Lonsdal très très fatiqué.... Et aussi un couple à l'amour totalement irraisonnée ...et des méchants arme jusqu'au dents....et un décor fantastique....excellent décor des ligne de l'aerotrain orleans paris monorail mythique.... Un western, des armes des hommes, une vrai ambiance!
stanley

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3,5
Publiée le 13/02/2016
Les premiers, les derniers est une réussite sur le plan formel. Une mise en scène inspirée : une sublime photographie, des plans larges assumés, une lumière magnifique, le choix de lieux judicieux ... Le film s'inspire ainsi de certains westerns, de David Lynch (la référence à Une histoire vraie est prégnante), voire de Bruno Dumont, la métaphysique retranchée. Bouli Lanners a bien choisi l'écran large ce qui magnifie cette balade dans de si beaux et grands espaces. Notons, les excellentes qualités d'interprétations de tous les acteurs de ce film. Max Von Sydow et Michael Lonsdale ne font pas que de la figuration ; leurs personnages gardent tout leur mystère alors que ces stars savent aussi prendre un certain recul. Seul défaut du film, celui d'hésiter entre plusieurs pistes thématiques, souvent effleurées mais avec talent et sans emphase. Si le scénario parfois se perd un peu, Les premiers, les derniers reste, ce qui est très rare dans le cinéma français, un film de genre réussi dont des questions restent toujours ouvertes, un film comme embué dans ses paysages ravagés et abandonnés.
SamuelOTook

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4,0
Publiée le 08/02/2016
Un peu lent peut-être, mais si le rythme était différent, pas sûr que toutes les qualités de ce film ressortirait : une ambiance d'une belle mélancolie, et des personnages caractérisés comme il faut. Un vrai coup de coeur que ce film de Bouli Lanners, avec beaucoup de scènes marquantes. Notamment ces images de plaines de la Beauce, avec des routes, des champs, le béton de l'autorail, ça et là quelques habitations, le tout sous un ciel gris. Et puis, aussi, ces personnages qui se trimballent, comme errant dans ce paysage, des deux personnages principaux, joués par Albert Dupontel, classique, et Bouli Lanners, touchant, aux deux jeunes marginaux qu'on apprend à nous faire apprécier, en passant par de très bon seconds rôles, des gueules du cinéma francophone, Michael Lonsdale, Max Von Sidow, Suzanne Clément, Serge Riaboukine et Lionel Abelanski...Et, last but not least, dans ce monde près de l'apocalypse, le personnage joué par Philippe Rebbot, dont on apprécie toutes les apparitions. Une musique fort agréable de western, et nous voilà embarqués. Curieux des rebondissements, et apprenant à apprécier l'humanité des deux compères, des deux amoureux, de la femme et des deux vieux. Le film porte un regard aussi sur la mort, et, un peu l'amour. On sent une oeuvre sincère.
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