HAL9000-Computer
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4 - Très bien
L’histoire de deux marginaux fauchés qui montent à Paris avec des personnalités bien différentes voire contradictoires, c’est ainsi que l’on peut résumer le synopsis de ‘Marche à l’ombre’. Ca sent bon les années 80, la BO française est bonne (le titre de Renaud est trop absent malheureusement), le film a vieilli certes mais raconte toujours une histoire d’actualité avec des évolutions majeures depuis. On se demande comment Michel Blanc arrive à réaliser en même temps que de jouer un rôle principal sur le terrain tellement son interprétation est crédible. Il arrive à faire de l’humour bien noir tout de même, étant hypocondriaque donc menteur invétéré et mal en point physiquement. Gérard Lanvin a ici un de ses rôles les plus réalistes, protecteur et dur à cuire mais aussi sentimental en tant que musicien doué attachant et amoureux. En fait, c’est surtout François (Lanvin) qui porte les aléas du duo sur ses épaules et s’occupe de Denis (Blanc) tant bien que mal. Grande dénonciation contre les conditions de vie des SDF et clandestins, on peut plutôt y voir un road movie lent et statique qui n’offre que peu de solutions (à part une fin en eau de boudin qui essaie de donner un certain espoir auquel on ne croit pas). En réalité, ce film est très complet : il montre les évolutions qui ont eu lieu envers les marginaux ainsi que d’autres facettes dans une vision plus globale (Paris vu de cette manière fait un peu peur), des touches d’humour (l’Africain pilote est cool à bord de sa R12, les spots dans le métro, la scène de paranoïa de Blanc après un joint). Malgré tout, il en reste affecté par le temps, la situation au squat parait répétitive, rien n’est nuancé, les seconds rôles manquent de profondeur (sauf pour Sophie Duez, magnifique sous tous les plans).
Ajoutée le 12 sept. 2011 à 00h45
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