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    Maryland
    note moyenne
    2,7
    950 notes dont 128 critiques
    répartition des 128 critiques par note
    11 critiques
    26 critiques
    38 critiques
    33 critiques
    17 critiques
    3 critiques
    Votre avis sur Maryland ?

    128 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

    Suivre son activité 2651 abonnés Lire ses 1 410 critiques

    4,5
    Publiée le 5 octobre 2015
    "Maryland" concentre toute la puissance et tout l'impact de ce film sur Matthias Schoenaerts, en faisant de ce personnage un sujet particulièrement passionnant ! L'histoire, le scénario n'ont ici à la limite qu'une importance limitée et assumée, en servant de décor ou de prétexte à l'étude de cet être ravagé, laminé par son expérience de soldat revenu du combat... Le procédé qu'utilise la réalisatrice pour nous emmener dans son mental et ses dérives est particulièrement ingénieux et efficace ! En effet, toute la première approche fait en sorte de rendre ce personnage torturé, angoissé, paranoïaque au possible tout en maintenant une tension au plus haut point pour le spectateur qui entre à fond dans ce fonctionnement... La manière de filmer, la musique, les sons mettent en place un univers oppressant et inquiétant sans que l'on se doute de quoi que ce soit ! Tout cela monte crescendo avec la deuxième partie où se confirme le danger pressenti ! Vincent apparaît alors encore plus complexe, son malaise, ses obsessions et ses démons prenant corps effectivement et maintenant à juste raison... Toute la violence contenue jaillit alors sans limite, avec toute la hargne et la douleur extrêmement bien palpable, jusqu'à frémir d'effroi, en s'accrochant dans son fauteuil... L'effet est très impressionnant et Matthias Schoenaerts est tout simplement transcendé par son interprétation ! Quel acteur complètement en phase avec ce rôle difficile ! Pour l'accompagner, Diane Kruger en épouse en perte complète de repères et d'illusion, ramenée à un statut de femme fragile, dépossédée se son statut social, est parfaitement dans le moule. Là aussi, Alice Winocour vise juste et nous offre un second portrait intéressant à observer et à analyser ! Au bout du compte, même si tout passe par ces deux personnages laissant la véritable intrigue de côté, la réalisatrice a réussi un tour de force en nous imprégnant d'un véritable sentiment de danger imminent, en faisant grimper l'adrénaline cran par cran, tout en étant à l'unisson de ce couple protecteur/protégée avec toute l'ambiguïté qui s'en dégage ! Du cinéma original sur tous les plans, qui ne se perd pas dans un trop plein de direction comme trop souvent... Incisif, essentiel et efficace !
    Quentin V.
    Quentin V.

    Suivre son activité 55 abonnés Lire ses 77 critiques

    4,0
    Publiée le 3 octobre 2015
    Drôle de sentiment qui fut le mien à la sortie de la projection de Maryland. Le film est un drame efficace, porté par un Mathias Schoenaerts toujours très impressionnant dans ces rôles de mecs amochés, épais et nerveux (bon attention quand même, après Bullhead et De rouille et d'os, c'est déjà le troisième rôle, à ma connaissance, similaire !). Je regrette en revanche la trop petite exploitation du rôle de Diane Kruger (mon dieu qu'elle est belle :D) qui s’apparente plus à un second rôle. Je suis partagé entre deux interprétations autour de ce film : la première, la plus terre-à-terre, consisterait à croire à tout ce qui nous est montré à l'écran. A savoir un militaire un peu cabossé par ses missions qui se retrouve affecté à la protection de la famille d'un homme d'affaire un peu obscure sur fond de trafic d'armes et de prise illégale d'intérêt. On rajoute par dessus cela des tentatives d'enlèvements et on a presque un film d'action. Bref un scénario tout cru qui n'irait pas chercher midi à 14h en somme. Mais il y a, selon moi, une deuxième lecture possible. A savoir que, et la réalisation centrée sur le personnage de Vincent (Mathias Schoenaerts), vient un peu appuyer cette hypothèse : on est constamment entre réalité et délire psychotiques du protagoniste principal. Le film démontre que Vincent est dans un état de détresse permanent après son retour de mission. Il se shoot avec des anxiolytiques, est sujet à de la paranoïa, à des acouphènes stridents qui viennent d'ailleurs perturber et déranger le spectateur. Niveau immersion dans la peau du personnage, on est au top. Et jusque une bonne grosse moitié du film, on ne peut pas dire si tout ce qu'on voit est dans sa tête ou simplement réel. spoiler: On commence à se poser des questions après la première tentative d'enlèvement. Juste après cet événement, on n'aperçoit pas les corps des deux assaillants que Vincent arrive à abattre froidement. La suite, au commissariat, trouble un peu plus l'intrigue, les policiers ne font pas du tout référence à l'agression et aux agresseurs, ce que ne manque pas de remarquer Vincent, et soumet la question à Jessie (Diane Kruger) qui ne lui répond pas, comme si elle ne pouvait pas comprendre de quoi il parle, puisque c'est dans sa tête, vous me suivez ^^ ? . Ainsi toute la seconde partie du long métrage est teintée d'un doute. Tout ce que l'on voit est-il bien réel ? spoiler: A nouveau, cette fois dans la maison, lorsqu'il tue le dernier des kidnappeurs, il le supprime d'une manière un peu radicale en lui éclatant la tête à de nombreuses reprises sur une table basse en verre. Cette dernière ne se brise pas (pourtant, vu la violence des chocs...) et une fois l'assaillant exécuté, le cadrage de l'image ne laisse plus apparaître le corps, Vincent regarde sa main droite, ensanglantée et meurtrie, alors que l'on voit clairement qu'il se sert son avant bras pour asséner les coups. La scène finale vient encore un peu plus jeter le doute. Elle laisse libre court à l'imagination et l'interprétation du spectateur. Pour moi ce film semble donc un peu plus profond qu'il n'y paraît. Peut-être que je me fourvoie totalement dans l'interprétation que j'en ai eu. En tout cas, bilan plutôt positif pour ma part, j'ai passé un agréable moment, la réalisation est juste, l'ambiance outrageusement pesante, la musique, signée Gesaffelstein est au poil. Allez-y et faîtes vous votre avis :)
    Regis D
    Regis D

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    3,5
    Publiée le 3 octobre 2015
    Parfois j'aime sans pouvoir l'expliquer, je me dis que c'est surement la preuve d'une bonne réalisation. Donc va pour cette raison mais en creusant, j'en ai trouvé d'autres. L'ambiance du film pourrait lasser mais je m'y suis plu, fans cette sorte de tension malgré le vide de ce film. Le son y est pour qqchose, notamment Gesaffelstein. J'y ai découvert le titre Aleph, depuis il tourne en boucle dans ma tête. Et aussi, Mathias Schonhaerts qui est pas mal du tout ici. Après, j'aimerais voir un film dans lequel il aurait du texte, huhu. Mais vous pouvez y aller tranquille.
    traversay1
    traversay1

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    3,5
    Publiée le 5 octobre 2015
    Après Augustine, Alice Winocour est partie dans une toute autre direction avec Maryland qui combine une violence américaine et un intimisme français (schématiquement dit) dans un thriller paranoïaque où le scénario, peu consistant et clairement opaque (!) importe moins que la tension qui s'installe dès les premières minutes. Le rôle principal a été écrit sur mesure pour Matthias Schoenaerts qui peut exprimer toute son animalité blessée. Le personnage de Diane Krüger n'est guère épais, en revanche, mais le film est véritablement centré sur ce soldat/garde du corps traumatisé par la guerre. Il y a peu de scènes d'action dans Maryland mais leur caractère choquant et dévastateur démontre une maîtrise très rare chez un(e) cinéaste français(e). Stylisé à outrance, surtout dans ses premières minutes, le film se concentre sur les relations ambigües entre le protecteur fragilisé et son "otage" malgré elle. La manière viscérale qu'à la réalisatrice de filmer le stress dans une histoire qui tient à peine debout a quelque chose de fascinant dans sa chorégraphie singulière.
    selenie
    selenie

    Suivre son activité 1588 abonnés Lire ses 4 877 critiques

    4,0
    Publiée le 2 octobre 2015
    Second long métrage pour la réalisatrice du remarqué "Augustine" (2012), qui change radicalement d'univers. Où du moins en apparence, car la réalisatrice appuie particulièrement sur une thématique commune à son premier film, soit l'incapacité à maitriser son corps. Finalement Alice Winocour signe là l'anti-thèse de "man of Fire" (2004) de Tony Scott, un garde du corps qui s'investit personnellement mais où l'action est remplacée par les effets psychologiques et inversement.
    Gérard Delteil
    Gérard Delteil

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    3,5
    Publiée le 1 octobre 2015
    Matthias Schoenaerts donne à lui seul une intensité particulière à ce thriller intimiste. La réalisatrice a le bon goût de nous épargner des flashes back qui expliqueraient son traumatisme, comme on le voit si souvent. Un seul regard de Schoenaerts en dit beaucoup plus long. Voici donc une tentative de revisiter le thème du garde du corps amoureux de la femme qu'il doit protéger. Ce film comporte de véritables morceaux de bravoure, comme la réception dans la propriété du marchand d'armes libanais. Il ne tient pourtant pas complètement ses promesses car la dernière partie est nettement plus conventionnelle que la première. La faute en incombe sans doute au scénario peu imaginatif. La réalisatrice semble d'ailleurs s'en être désintéressé au profit des seules relations entre ses deux principaux personnages. C'est dommage, car le film perd assez vite de son originalité. Quelques rebondissements et surprises auraient été les bienvenus. Diverses incohérences et invraisemblances nuisent aussi à la crédibilité d'un thriller auquel il ne manque pourtant pas grand chose pour être un petit bijou du film noir.
    elbandito
    elbandito

    Suivre son activité 228 abonnés Lire ses 883 critiques

    4,0
    Publiée le 10 octobre 2015
    Matthias Schoenaerts est le point central de ce thriller contemporain à l’atmosphère pesante et implacable. Sur fond de techno envoutante, la caméra d’Alice Winocour ne lâche par l’acteur un instant, ce qui permet au spectateur de s’immerger avec fascination dans ce danger latent mais pourtant invisible qu’il perçoit. Diane Kruger lui donne la répartie avec brio, en femme d’un richissime homme d’affaires libanais. Au cœur de "Maryland", somptueuse villa de la côte d’azur sous haute surveillance, le scénario est relégué au second plan. Les raisons qui poussent ces mystérieux assaillants à investir les lieux demeurent inconnues. Seule compte l’expérience immersive et la paranoïa croissante jusqu’à l’explosion finale du héros, et la réalisatrice fait preuve d’un réel talent pour filmer l’animalité de cet acteur hors normes dans cet espace sécurisé étouffant.
    dominique P.
    dominique P.

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    5,0
    Publiée le 3 octobre 2015
    Un vrai chef d'oeuvre angoissant, palpitant, prenant, troublant, inquiétant... J'ai adoré ce film qui m'a scotchée sur mon fauteuil. La musique également est très bien, très planante. C'est l'histoire d'un militaire revenant d'une mission qui est affecté, tout d'abord, à la sécurité d'une soirée donnée par un trafiquant d'armes libanais milliardaire puis à la sécurité de la femme et de l'enfant dudit trafiquant. La première partie est courte (quand on nous présente le personnage du militaire puis quand il assure la sécurité de la soirée). La seconde partie qui tient les 2/3 du film est la plus intéressante car on suit avec passion tout ce qui se passe. La femme et l'enfant du trafiquant d'armes est donc seule avec son employée de ménage et ce militaire donc. Il va assurer sa sécurité et c'est rien de le dire car effectivement spoiler: des ennemis du trafiquant vont suivre et vouloir (je pense) kidnapper la femme et l'enfant. Tout est parfait dans ce film : réalisation, interprétation et musique.
    Septième Sens
    Septième Sens

    Suivre son activité 60 abonnés Lire ses 762 critiques

    3,0
    Publiée le 1 octobre 2015
    Les œuvres de cinéastes se suivent et se ressemblent, c’est certain. Dans Maryland, Alice Winocour reprend des thèmes qui jalonnent ses derniers films. Ses personnages, bien que très différents, ressemblent aux figures féminines d’Augustine ou Mustang (dont elle est co-auteure). Déposséder de leurs corps et en marge d’une société qui ne veut pas les reconnaitre, tous ses anti-héros sombrent dans un combat intérieur permanent. Avec son précédent travail, une jeune femme souffrait d’hystérie à la fin du XIXème, maux encore inconnus pour l’époque. Aujourd’hui Vincent, un ancien militaire, connaît des troubles de stress post-traumatique. Si ce sujet a déjà été traité, et de très belle manière, par d’autres longs-métrages (Brother et American Sniper pour les plus récents), la cinéaste prend le parti pris de l’organique. Filmé à la première personne, Maryland ne comporte aucune voix off. Toutefois, l’intégralité des scènes ne sont perçues que d’un seul point de vue : celui de cet homme qui n’a plus d’identité propre. Véritable armoire à glace ayant déjà démontré dans le passé que son physique était sa plus belle qualité (Bullhead, De rouille et d’os), Mattias Schoenaerts justifie une nouvelle fois son talent pour faire parler son corps à sa place. Face à lui, Kruger sait tout aussi bien jouer de sa plastique sensuelle pour susciter le désir, et l’interdit. La singularité de son rôle tient de son caractère paradoxal qu’elle manie avec brio, grâce à une interprétation à la fois puissante et très fragile. Les couleurs bleues électriques du générique ne trompaient pas, la réalisatrice a voulu mêler froideur et esthétisme à travers sa narration. En ressortent des ralentis stylisés extériorisant la détresse contagieuse de Vincent de façon nerveuse et appuyée. Mais ce film, et c’est dommage, ne se concentre pas exclusivement sur la paranoïa de cet individu. La toile de fond politique tissée en arrière-plan aurait pu être plus aboutie, ou traitée différemment. Elle ne représente finalement qu’une excuse pour expliquer ce huis-clos anxiogène, mais néanmoins envoûtant.
    Pauline_R
    Pauline_R

    Suivre son activité 156 abonnés Lire ses 398 critiques

    3,5
    Publiée le 5 juillet 2015
    J'avais beaucoup aimé le premier film d'Alice Winocour (Augustine) et, même si c'est un genre très différent, j'ai aussi aimé celui-ci, même s'il comporte quelques longueurs. On oscille entre drame psychologique et thriller de manière assez fine et prenante ; tout le film est vu au travers des yeux du personnage de Matthias Schoenaerts dont on a souvent l'impression d'être dans la tête, de vivre les névroses et la parano. Le film comporte certes quelques invraisemblances mais cela ne nuit pas à sa compréhension ou sa qualité. Matthias Schoenaerts, de tous les plans, est formidable, sans doute son meilleur rôle depuis De rouille et d'os.
    ffred
    ffred

    Suivre son activité 585 abonnés Lire ses 3 145 critiques

    5,0
    Publiée le 2 octobre 2015
    Pour être honnête, je ne m’attendais pas à ça. Je n’avais pas vu la bande-annonce. Et j'avais en tête le premier film d'Alice Winocour, Augustine, qui ne m'avait pas vraiment emballé. Mais j'aime beaucoup Diane Kruger et Matthias Schoenaerts, seule raison donc qui m'a poussé vers la salle. L'acteur belge est une fois de plus formidable. Le film a été écrit pour lui et cela se voit. Il est de quasiment tous les plans, merveilleusement filmé. Sa performance, sans en avoir l'air, est d'une grande justesse. Contenue, introvertie, autant que fiévreuse et à fleur de peau. Pour le coup, il éclipse totalement sa partenaire, dont le rôle est bien moins épais. Mais qui prend de l'importance à la fameuse scène clef de l'agression dans la voiture. C'est là d'ailleurs que le film bascule dans une autre dimension. Jusqu'ici il se passait peu de choses. La mise en place d'une ambiance et de personnages, aux contours pas très définis, sur un rythme lancinant. A partir de là, tout s’accélère. Montant crescendo dans la tension et l'angoisse, Winocour nous scotche à notre siège dans un huis-clos étouffant et moite, suintant de violence et de sensualité. Jusqu'à une dernière scène, magnifique, improbable ou obligée, laissant la porte ouverte à plusieurs dénouements possibles, entre fantasme et réalité. Alice Winocour frappe donc fort dès son deuxième film. Maryland est finement écrit, drame intimiste sur fond de géo-politique et de magouilles financières (dont finalement, comme le personnage de la femme, on se fout), et mis en scène avec une élégance et une maitrise de chaque instant. Tout cela ne serait sans doute rien, donc, sans la présence magnétique et imposante d'un Matthias Schoenaerts impeccable. Diane Kruger a moins à défendre mais s'en sort très bien, sans oublier l'excellent Paul Hamy, (sexy) acteur à suivre. Certains vont crier à l'exercice de style et à une froideur sans âme, mais pour moi, Maryland est l'une des réussites majeures du cinéma français cette année. Et ce qui gâte rien, c'est visuellement splendide. Efficace, beau, prenant, troublant, fascinant. Une excellente surprise, aussi inattendue que réjouissante.
    Ricco92
    Ricco92

    Suivre son activité 76 abonnés Lire ses 1 201 critiques

    4,0
    Publiée le 26 mai 2015
    Pour son second film, Alice Winocour livre un polar tendu et réaliste très réussi. Elle arrive à évoquer le traumatisme et la paranoïa causés par la guerre et la corruption du pouvoir politique sans transformer son œuvre en pensum moralisateur. De plus, elle nous permet d'assister à une belle confrontation d'acteurs entre Diane Kruger et surtout Matthias Schœnaerts qui nous livre une brillante prestation toute en subtilité et en force. En outre, la réalisatrice s'offre de bonnes scènes d'action renforcées par leur réalisme. spoiler: A cela s'ajoute l'intelligence d'avoir su résister (à l'exception du dernier plan un peu regrettable) à la tentation d'une romance entre le garde du corps et sa cliente malgré une tension sexuelle palpable : Maryland n'est pas Bodyguard. Malgré une fin un peu baclée spoiler: (on ne saura jamais exactement pourquoi cette famille est victime de tentatives de meurtres, à part le fait que cela est lié au trafic d'armes) , Alice Winocour signe un polar très crédible et palpitant qui n'ennuie à aucun moment.
    Léa A
    Léa A

    Suivre son activité 31 abonnés Lire ses 63 critiques

    4,5
    Publiée le 2 octobre 2015
    Bon, il faut le dire tout de suite, ce film est un chef d’oeuvre. Pourtant, c’est une histoire banale qui, bien entendu nous rappelle le mythique Bodyguard. Mais aujourd’hui, Kevin Costner a de la concurrence… Matthias Schoenaerts crève l’écran en homme d’action torturé, si bien que les spectatrices s’agrippent à leur siège pour ne pas traverser l’écran et lui arracher son jean. Les dialogues sont très limités, durant tout le film, car tout passe par le regard et la présence des personnages. Le simple regard que pose, un instant, Vincent sur Jessie suffit à dire le désir qu’il éprouve pour elle. Une électricité s’installe entre les deux protagonistes, tenant le spectateur en haleine, à la limite de la frustration. (... Suite sur mon blog !
    Sylvain P
    Sylvain P

    Suivre son activité 131 abonnés Lire ses 1 156 critiques

    3,5
    Publiée le 1 octobre 2015
    Maryland, belle demeure de la Côte d'Azur, est habitée par un homme d'affaire libanais et sa jolie femme. Lorsque l'homme part pour ses affaires illégales, Vincent, un homme à peine revenu d’Afghanistan et encore post-traumatisé, va assurer la sécurité de sa femme et de son fils. Délire paranoïaque et réalité sordide se mêlent sans vraiment se dissocier. Avec de splendides images et sur la musique aérienne de Gesaffelstein, Alice Winocour signe un thriller glacial, avec peu de personnages mais diablement efficace. Cinéaste à suivre.
    pierre72
    pierre72

    Suivre son activité 95 abonnés Lire ses 365 critiques

    3,0
    Publiée le 1 octobre 2015
    Matthias Shoenaerts au cinéma, c'est une présence musculeuse qui remplit l'écran. Ici, dans "Maryland", il est un soldat revenu entier d'Afghanistan, mais démoli dans sa tête. Il abuse de substances pas catholiques, possède un petit arsenal chez sa maman et pour combler son ennui tout comme ses fins de mois, travaille comme vigile lors de soirées mondaines chez de riches personnalités. Sujet à de longues habitudes guerrières, il est toujours aux aguets, la narine frémissante, la main prête à dégainer le poing ou le flingue. Le hasard veut qu'il aille garder la femme d'un riche business man pour lequel il avait déjà surveillé une soirée et remarqué quelques agissements louches. L'épouse esseulée suite à un voyage en Suisse de son époux, se révèle très jolie, désirable. Malgré les allures de forteresse de la propriété, les supputations par le garde du corps d'un danger potentiel se révèlent exactes et la violence va faire irruption. Entre deux coups de pétards, Vincent (le garde du corps, qui se fait appeler Vince, plus viril) pas insensible aux charmes de cette femme, se prend à rêver d'un possible amour bien illusoire avec cette jolie blonde diaphane en jogging... Je suis un peu partagé sur ce film. Visuellement c'est réussi mais le doute persiste sur le fond. Plusieurs pistes sont offertes au spectateur, mais aucune n'est réellement aboutie. On peut y voir le portrait d'un soldat fracassé par la guerre, une illustration policière de la lutte des classes et de son fossé quasi infranchissable, un polar plein de testostérone voire une histoire d'amour où Kruger et Schoenaerts jouent un remake de King Kong à la sauce thriller. Pour les plus intellos, les thèmes de l'enfermement et du déferlement de la violence animale peuvent être aussi une entrée. Cette multiplicité peut surprendre, mais est du au fait que la réalisatrice nous projette complètement dans la tête de ce soldat qui a bien du mal à comprendre ce qui se passe autour de lui. Il sent qu'il y a du danger, des méchants qui rodent mais sans saisir leurs buts et leurs raisons. Nous non plus dans notre fauteuil, on ne comprend pas bien. Le propos divague un peu mais c'est sans doute ce mystère qui rend les scènes de violence encore plus spectaculaires et terriblement efficaces. Pour cela, on ne peut que féliciter Alice Winocour pour sa mise en scène punchy, même si quelques invraisemblances viennent un peu gâcher l'atmosphère énigmatique du film, tout comme la musique, surjouant les scènes d'action, fait souvent passer en arrière plan un très joli travail sur le son. La fin sur le blog
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