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Downsizing
note moyenne
2,2
1076 notes dont 217 critiques
6% (13 critiques)
11% (23 critiques)
19% (42 critiques)
24% (53 critiques)
19% (41 critiques)
21% (46 critiques)
Votre avis sur Downsizing ?

217 critiques spectateurs

Audrey R.

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4,5Excellent
Publiée le 16/01/2018

J'ai beaucoup aimé ce film car je le trouve le personnage de Matt Damon assez naïf et très attachant, puis le film donne un beau message d écologie sans prétention.

Gueye I.

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3,0Pas mal
Publiée le 16/01/2018

Sans être le (plus grand) film de l'année, l'idée est néanmoins assez originale et le film est divertissant.

Armand R.

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4,5Excellent
Publiée le 17/01/2018

Un très bon film, qui expose différentes facettes de l'humanité. Identifier cela nécessite un minimum de prise de recul que bien des "critiques" ici n'ont manifestement pas fait preuve ici. Spoiler: Habitués au blockbusters bien manichéens, le public subirait-il un "downsizing" intellectuel...? La question se pose là.

benoitG80

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4,0Très bien
Publiée le 11/01/2018

« Downsizing », un bon film d’anticipation d’Alexander Payne, assez déroutant par les multiples thèmes abordés et toutes les directions dans lesquelles il va ! C’est sans doute par cet aspect pourtant intéressant du fait de toutes les surprises réservées, que cette réalisation originale pourra décevoir certains. Face à ce monde de petits lilliputiens, il y a apparemment un décalage entre ce que l’on veut nous montrer et nous amener à réfléchir, et les très grandes attentes du spectateur qui au vu de la miniaturisation spectaculaire espérait voir justement du vrai spectaculaire ! Pourtant si l’on gratte un peu cette histoire, celle d’un homme et de son choix personnel, c’est tout un tas de pistes qui vont être proposées, à savoir, l’écologie, le problème des déchets, la société de consommation et l’appât du gain, les classes sociales, la place de l’homme dans la société et l’image qu’il se renvoie personnellement. Tout cela forme un tout, finalement indissociable, auquel le concept de départ ne nous prépare pas, mais qui malgré la multitude d’idées, peut-être un peu brouillonnes, va devenir de fil en aiguille assez intrigant et plutôt bien analysé avec un bon scénario et ceci, grâce aussi au jeu du tout petit Matt Damon à contre emploi et un peu penaud dans sa nouvelle existence, mais qui se débrouille ici bien mieux qu’un grand ! Alors en effet malgré l’idée de départ, le rapport à l’échelle grand/petit est vite délaissé malgré quelques trucages fort bien trouvés, car une fois dans cette communauté « Leisureland », l’homme a recréé un monde à son identique, quasiment tel que celui qu’il a quitté avec les mêmes besoins et les mêmes erreurs à la clé ! C’est donc plus sa confrontation à lui-même et à sa nouvelle vie qui nous préoccupe ici ! Tout repose alors sur l’observation de son comportement, sur ses aspirations et ses espérances, sa reconstruction avec un nouveau travail, un nouvel intérieur, de nouveaux voisins dont surtout un sacré numéro... À ce titre, Christoph Waltz est fabuleux dans sa façon d’être, dans ses propos et ce regard dévorant qu’il arbore tel un prédateur ! Les rebondissements sont plutôt inattendus et nombreux, là aussi nous emmenant dans des situations surprenantes qui font cheminer notre héros au sens propre comme au figuré... Moins une comédie, ou un film d’anticipation pure, mais davantage une fable qui invite à la réflexion sur le rôle et l’avenir de l’homme sur Terre, sur l’intérêt de s’enrichir et de se préserver, d’autant plus que vu le contexte social et politique actuel, Alexander Payne est ici un véritable agitateur, et ça tombe bien afin de réveiller nos consciences endormies ! La fin en prenant en compte la prise de possession de notre « grand petit héros »,, est bien la preuve que seul l’instant présent est à vivre pleinement ! Alors, franchement un petit sit down dans un bon fauteuil en vaut la peine pour découvrir en grand ce fameux « Downsizing » !

rinakety

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3,0Pas mal
Publiée le 11/01/2018

Je ne me suis pas laissé démonter par les mauvaises critiques et suis quand même aller le voir. J'ai bien fais et ai passé un bon moment. Il est clair que tout n'est pas parfait dans ce film mais ça met en relief pas mal de travers du genre humain. L'histoire aurait plus être exploitée dans tous les sens. Vu que je n'attendais rien, je n'ai pas été déçue.

closer444

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4,0Très bien
Publiée le 11/01/2018

Alexander Payne surprend en revenant avec cette fable humaniste moderne qui traite de multiples sujets d’actualité de manière acerbe et objective par le biais d’un postulat science-fictionnel. Et quel postulat ! Celui du rétrécissement humain est en effet prompt à de nombreuses idées et variations et s’avère ici en tous points passionnant. Alors on est très loin de « Chérie j’ai rétréci les gosses » ou « Ant-Man » mais on verse plutôt dans une critique de l’American Way of Life assortie d’un constat éclairé des problèmes de surpopulation et environnementaux. Et tout cela est impeccablement emballé dans l’univers de la comédie. Payne traite habilement ses sujets écornant, non sans ironie, le mode de vie consumériste à l’américaine puis sonnant adroitement l’alarme dans une seconde partie plus amère en forme de cri d’alerte sur l’avenir de l’humanité. Ce qui est surprenant c’est que « Downsizing » fonctionne en plusieurs strates, comme un mille-feuille dont on découvrirait les couches au fur et à mesure de l’avancement de l’intrigue. Des couches distinctes au niveau spatial qui découpent le film en simili chapitres selon l’évolution morale et psychologique du personnage principal interprété par Matt Damon. En cela, on est constamment surpris par les revirements de l’intrigue. D’abord, la mise en place est pertinente, démontrant parfaitement les problématiques actuelles rencontrées par note monde. Ensuite, on est émerveillé par le procédé de miniaturisation subi par les volontaires. On entre dans un univers merveilleux où le metteur en scène explore bien visuellement les possibilités de son pitch. Le monde de Leisureland où vivent les personnes qui ont été réduites est stimulant et tout à fait pertinent. Puis arrive le personnage de la réfugiée vietnamienne qui fait basculer le film dans une toute autre direction, judicieuse et jubilatoire. On découvre, toujours surpris, l’envers du décor et la répétition du schéma mondial actuel avec le fossé entre riches et pauvres. Enfin, la dernière partie versée dans l’écologie surprend de nouveau en filant vers la Norvège et flirtant avec l’aspect fin du monde. Le scénario est donc intelligent, maîtrisé et toujours étonnant. Le film est peut-être un tantinet trop long et un moment en creux apparaît en milieu de bobine, mais cet incroyable personnage de jeune vietnamienne vient redynamiter « Downsizing » de la meilleure des manières, campé par une incroyable Hong Chau. C’est elle qui nous réserve les moments les plus émouvants mais aussi les plus drôles, aidé dans ce dernier domaine par l’impayable Christophe Waltz. Visuellement, Payne nous gratifie d’une mise en scène de niveau correct mais il surprend surtout par sa direction artistique. Le décorum et les gadgets mis en place tout comme la réussite des effets spéciaux en marge de la miniaturisation sont impressionnants et se fondent admirablement avec le sujet. Le rétrécissement est donc traité sous un jour nouveau et plus adulte ici, en proie avec l’actualité, de manière peut-être moins ludique qu’attendue mais tout aussi exaltante et il parcourt des pistes narratives passionnantes. Enfin, Matt Damon excelle comme jamais dans ce rôle de quidam, de parfait boy next door qui change de vie. Il trouve là peut-être son meilleur rôle entouré par une distribution de seconds couteaux drôles et bien campés. Une excellente surprise dans tous les sens du terme. Plus de critiques sur la page Facebook Ciné Ma Passion.

Chris58640

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3,5Bien
Publiée le 14/01/2018

« Downsizing » est un film qui prend un peu le spectateur en traitre. Si l’on en croit le pitch, la bande annonce et l’affiche, on pense se retrouver devant un pur film « d’Entertainment », plein d’humour, d’effets spéciaux et tout le tralala… Sauf que c’est mal connaitre Alexander Payne. Il propose ici plus une fable post moderne qu’un blockbuster à la « Chérie j’ai rétrécis les gosses » ! Il offre un film assez long (plus de 2h15), plutôt bien tenu, avec une musique assez présente mais agréable, sans temps mort et sans (trop de) fioritures. Tout n’est évidemment pas parfait, son film connait un petit trou d’air dans son dernier tiers, avec la partie « norvégienne » de l’intrigue, qui tire un peu en longueur et qui flirte avec la mièvrerie et la leçon de morale écolo baba-cool. Mais dans l’ensemble, et même si son travail de réalisateur n’est pas flamboyant ou super créatif, il tient son film, la séance passe bien malgré la durée, on sourit beaucoup, il y a des scènes quasi parodiques (comme celle avec Laura Dern et Neil Patrick Harris), et des scènes plus dures, quand Paul découvre l’envers du décor de sa jolie petite ville aseptisée. Le scénario va décevoir les amateurs de grosses comédies US car il est moins question dans « Downsizing » d’adaptation à la vie minuscule (avec ce qu’elle peut comporte de spectaculaire, et aussi de périlleux) que de quête de sens et difficulté à faire des choix de vie. C’est sur, c’est moins spectaculaire, ce n’est pas non plus très original comme thème de fond, mais c’est un questionnement universel qui nous touchera tous un jour ou l’autre : cette vie que nous vivons (peu importe notre taille ou notre cadre de vie) est-ce vraiment la vie que nous voulions vivre ? Paul, qui envisageait une vie d’aisance et d’oisiveté avec la femme qui aime, se retrouve seul, dans un monde plein de richesses mais qui ne donne pas plus de sens à sa vie que le monde des difficultés économiques qu’il vient de quitter. Sur ce point le film est clair et assez pertinent : le monde minuscule est « vendu » par ses promoteurs uniquement sur des arguments économiques (et un vague prétexte écolo pour se donner bonne conscience) mais ça ne suffit pas à remplir une existence. Spoiler: C’est en faisant la connaissance d’une jeune vietnamienne handicapée, qui vit dans uns sorte de bidonville bien caché, qu’il comprend que, grand ou petit, la société produit toujours des pauvres. Le monde minuscule reproduit le monde normal, c’est inévitable et c’est ainsi que les sociétés humaines fonctionnent de puis la nuit des temps. Il s’étonne de le découvrir mais en tant que spectateur, on est moins surpris que lui. Le parcours initiatique que Paul entreprend à partir de ce moment avec la jeune Ngoc Lan Tran n’est certes pas original et même un peu cousu de fil blanc, mais il a le mérite de contrebalancer le cynisme de la société qui l’entoure. Spoiler: On a même à la clef le début d’une romance assez inattendue entre deux personnalités très différentes en apparence. Le scénario fonctionne assez bien selon moi, si l’on excepte la partie norvégienne de la fin qui fait un peu trop dans le baba-cool et la leçon de morale écolo à la mode scandinave. La toute fin est plus équilibrée, ni « happy-end » ni « fin du monde », douce-amère comme je les aime, peut-être juste un tout petit peu trop brutale. On peut quand même déplorer que « Downsizing » offre surtout l’histoire d’un parcours individuel alors que Payne aurait pu élargir le champ en évoquant plus qu’il ne le fait les problèmes politiques ou sociétaux que la cohabitation entre deux société posent. Il effleure le sujet, avec le type dans le bar au début ou les infos télévisées que Paul regarde, mais ça ne va pas plus loin et c’est un peu dommage. Un petit mot que le casting pour finir, où Christoph Waltz (que j’adore) cabotine un max en truand serbe magouilleur et jouisseur (une vraie caricature !) et où Matt Damon tient le rang qui est le sien sans en faire des tonnes, au contraire. Mais toutes stars qu’elles sont, elles sont quasiment éclipsées par Hong Chau. Ce petit bout d’actrice trouve ici le rôle d’une femme hors du commun au charisme inattendu, au dynamisme contagieux, dotée d’un bon sens en acier trempé, elle est à la fois l’atout humour, l’atout charme et donne du corps au message de fond de « Downsizing ». Evidemment d’un point de vue marketing, c’est Matt Damon qui se retrouve seul sur l’affiche mais c’est bien le couple Damon - Chau qui le porte sur ses épaules, un couple si peu assorti en apparence, et au final si attachant. En résumé, Si « Downsizing » est un film qui prend un peu le spectateur à contrepied, c’est pour mieux l’interroger, un peu maladroitement parfois, sur des choses essentielles. Sans être un chef d’œuvre, « Downsizing » est un bon film, une bonne séance de cinéma plus subtile et intelligente qu’on ne l’aurait supposé de prime abord.

ZeJL

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3,5Bien
Publiée le 15/01/2018

Les critiques sont un peu dures avec ce film. Il a déjà l'avantage d'avoir un scénario original ce n'est ni un remake ni une suite et ça change des films sf actuels. Matt Damon et C Waltz sont parfaits dans leur role, on ne s'ennuie pas (en dehors de la fin), c'est même parfois drole (mais attention le film n'est pas une comédie). Et cette fameuse fin (enfin dernière demi-heure) alors il est possible qu'à force de lire partout que la dernière demi heure était ratée je m'y sois préparé mais si au final elle n'est pas transcendante il n'y a pas non plus à crier au scandale, le film prend une direction plutot écologiquement pessimiste mais qui se tient. Bref allez vous faire votre propre idée il y a des chances que vous passiez un bon moment.

Ansé S.

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4,5Excellent
Publiée le 15/01/2018

une vraie surprise! un bon moment passé à regarder ce film qui change des soupes de blockbuster. À mon avis, les mauvaises notes viennent de gens qui s'attendait à un truc d'action sans trop de fond, là il y en a. L'univers de ce film est d'ailleurs tellement riche que plein d'autres histoires pourrait être raccontés sur ce concept. bref, à regarder

le cinéphile en colère

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4,0Très bien
Publiée le 14/01/2018

Un très bon film à voir mais qui est très dense. Peut être trop. Spoiler: Le prétexte écologique pour rapetisser qui est en fait une fin pour gonfler son patrimoine économique, la nouvelle technologie qui bouscule l'économie et accroit la pauvreté des tailles normales, la réduction qui ne change rien au concept des riches et des pauvres, la secte qui croit en la fin de l'humanité et bien d'autres encore. Tellement de thèmes abordés, tellement intéressants, mais qui ne sont pas traités à fond et c'est un tantinet dommage. Le film a une connotation humoristique tellement géniale. Ça fait tellement du bien d'avoir de l'humour fin et pas gras. Alexander Payne êtes vous un américain raffiné ? Les acteurs sont très bons. Mention spéciale à Matt Damon que je n'avais jamais vu dans ce registre tragi-comique. La scène de la fête sans spoiler est à mourir de rire. Sa tête. Il est excellent. Un film intelligent, bien foutu et qui ne donne pas de leçon moralisatrice sur l'avenir de l'humanité. L'humain est beau et vraiment très con, rien de plus ! Les critiques basses, contrairement à d'autres, ne m'étonnent pas trop. Ces derniers temps, dans le registre de la SF, nous bouffons du Disney à tout les râteliers avec leur Marvel, LucasFilms et consort. Le Downsizing de l'intellect.

Ikimashoo

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4,0Très bien
Publiée le 15/01/2018

J'ai beaucoup apprécié Downsizing. L'idée est bien sûr très originale et la mise en scène est si bien faite, qu'on souhaiterait presque qu’une telle technologie existe vraiment. Maintenant, il y a clairement deux parties dans le film et il est vrai que la seconde partie s'en va un peu dans tous les sens. Le réalisateur à souhaité aborder plusieurs thèmes, dont l'écologie, le sens de la vie .. Il le fait bien, aidé par des acteurs inspirés. Seulement, je pense que nous étions nombreux à souhaiter qu'il y ait une bien meilleure confrontation, mis en perspective entre le monde des petits et des grands. Beaucoup d'idées auraient pu être exploitées, comme l'ont dit d'autres spectateurs : Statut social des humains miniaturisés, dangers liés à leurs tailles vis à vis des humains Grands, aux insectes, aux intmpéries..., l'urbanisme... Ceci dit, ce film est un trés bon divertissement

Anne Houlès

Suivre son activité 9 abonnés Lire sa critique

4,0Très bien
Publiée le 11/01/2018

Absurde, original et plutôt bien réalisé. À regarder et apprécier sans comparaison. Ce film apporte un bol de fraîcheur et d'originalité sans conteste.

Free Spirit

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4,0Très bien
Publiée le 13/01/2018

Film délicieusement original que j'ai picoré avec beaucoup de plaisir... Il faut dire aussi que les 4 derniers films que j'ai vus étaient sur la thématique de la guerre^^... Que l'on soit pour ou contre la prise de conscience du danger écologique, ce film a le mérite d'interpeller et nous amène à réfléchir: la scène où les protagonistes déambulent dans un bateau en Norvège est vraiment celle qui incite de manière poétique à nous poser les bonnes questions quant à la survie de l'espèce humaine. Le message de prise de conscience pour la cause écologique jalonne tout le film mais toujours avec tact et sans faire dans le toomuch... La miniaturisation de l'espèce humaine est scientifiquement et cinématographiquement construite et c'est ce qui rend ce film et le message véhiculé parfaitement crédible: La séquence où l'on voit les humains fraîchement miniaturisés être "ramassés à la spatule" ne ternit pas cette crédibilité, elle lui ajoute une poésie à la fois drôle et fine... Enfin, le film connaît un nouveau souffle avec la présence lumineuse de l'asiatique! Quelle actrice! Quel jeu! Quelle fraîcheur! Elle donne une nouvelle couleur au film sans le déteindre et apporte au tableau des nuances d'humanité et d'authenticité absolument savoureuses et qui font du bien. Retenez son nom! Bravo Madame! Matt Damon au top mais elle lui pique la vedette vous verrez! Bref, allez-y ce film original est cathartique!

nicolas t.

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4,0Très bien
Publiée le 11/01/2018

Sur un scénario original, une critique acerbe et juste de la société consumériste américaine. Effets spéciaux au service d'une vraie réflexion. Acteurs au top. Une vraie réussite.

RayManzarek

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4,0Très bien
Publiée le 10/01/2018

Spécialiste des portraits intimistes et tendres d'une Amérique en constante introspection, Alexander Payne, avec "Downsizing", réalise un projet qui lui tenait à coeur depuis presque une décennie. Le postulat de départ, beaucoup plus ambitieux que ce à quoi nous avait habitué sa filmographie, voit Matt Damon rétrécir en quête d'une existence meilleure et plus confortable. Résumé les thématiques de "Downsizing" mériterait plusieurs paragraphes. Réponse scientifique aux problèmes écologiques, poursuite perpétuelle d'un certain rêve américain qui ne cesse de se renouveler ou encore capacité de l'être humain à reproduire constamment les erreurs du passé, le nouveau film de Payne est une fable d'anticipation fournie qui ne prend pas le temps de s'attarder sur chacun de ses sujets pour mieux se concentrer sur Paul, son personnage principal. Interprété par Matt Damon dont c'est ici, sans doute, l'un des meilleurs rôles, Paul est l'archétype de l'américain moyen aux grandes aspirations et c'est là que le film rejoint les précédents du metteur en scène, comme un espèce de conclusion à cette longue quête initiatique en plusieurs volets. En nous montrant différentes sociétés n'ayant véritablement pour vecteur commun que l'égocentrisme et la recherche du confort matériel, "Downsizing" nous rappelle à nos devoirs les plus sains en suivant les différentes rencontres que fait Paul. On pourrait reprocher au film de ne pas aller plus loin dans la chronique sociale ou de ne pas réellement prendre parti lorsqu'il s'agit de confronter différentes parties de la société qui ne sont pas logées à la même enseigne mais ce serait perdre de vue que le film se concentre sur un homme perdu au milieu de dynamiques qui le dépasse. Et même si le cinéma de genre ne semble pas être la tasse de thé du metteur en scène de "The Descendants", on s'amuse tout de même devant un défilé d'idées visuelle privilégiant la sobriété et les couleurs douces au sensationnalisme graphique trop souvent inhérent à ce genre d'oeuvres.

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