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    Lifeboat
    note moyenne
    3,8
    238 notes dont 48 critiques
    15% (7 critiques)
    35% (17 critiques)
    27% (13 critiques)
    21% (10 critiques)
    2% (1 critique)
    0% (0 critique)
    Votre avis sur Lifeboat ?

    48 critiques spectateurs

    Gamecube
    Gamecube

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    4,0
    Qui a dit que "Lifeboat" était une oeuvre mineure d'Alfred Hitchcock ? Au contraire, ce film incomparable a tout d'un grand. Dans un huis-clos saisissant de réalisme, neuf naufragés se retrouvent confrontés à l'isolement le plus total. Face à cette situation extrême, ils vont aller au bout d'eux-mêmes, repousser leurs limites et dévoiler peu à peu leur véritable personnalité ainsi qu'une partie de leur intimité. Magnifique performance de la part du Maître qui, en diversifiant les prises de vue, réussit une prouesse : alors que la caméra ne décolle pas du radeau pendant une heure et demie, jamais il ne suscite l'ennui chez le spectateur, plus que jamais au coeur du récit. Le processus d'identification à ses personnages, héros malgré eux en dépit de leurs défauts et de leurs faiblesses, joue à plein. Ce qui se révèle indispensable à la mise en place du suspense cher à Sir Alfred, maintenu du début à la fin et entrecoupé de scènes plus légères comme le traditionnel caméo, inattendu et hilarant. Tous les personnages sont extrêmement bien interprétés par des acteurs au diapason. Sans oublier la part de réflexion et d'analyse du cinéaste sur les conflits qui ravagent le monde, alors que la Seconde Guerre Mondiale bat son plein. Tout ceci, associé à la qualité du décor - notons que le film a été tourné en studio, ce qui ne se ressent pas une seconde -, force l'admiration et contribue à ancrer cette oeuvre dans la liste interminable des bijoux hitchcockiens. Un bijou malheureusement sous-estimé, à n'en pas douter...
    Julien D
    Julien D

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    3,5
    Le concept de filmer un huis-clos à ciel ouvert et en pleine mer, directement adaptée d’une nouvelle de John Steinbeck, pouvait sembler, en 1943, être un défi difficilement relevable, tant sur un plan technique que scénaristique. Et pourtant, cette œuvre injustement méconnue d’Alfred Hitchcock réussit son double pari notamment grâce un travail ingénieux sur les décors maritimes et la justesse des dialogues et les opinions très divergentes des survivants concernant le fait de garder à bord un ennemi nazi -une thématique toutefois mieux abordée dans Un taxi pour Tobruck-, une intrigue que l’actualité de la sortie du film a rendu d’autant plus pertinente. Le talent du réalisateur britannique pour maintenir un suspense efficace du début à la fin de ces films contribue encore une fois à rendre celui-ci palpitant.
    Pierre PORTOLANO
    Pierre PORTOLANO

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    4,0
    Ce n'est pas evident de reussir un film dans un si petit espace mais le scenario et la relation entre les personnages en font un très bon film...
    Mike G.
    Mike G.

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    3,0
    Une scène de théâtre ou un huis-clos, où des personnages d'horizons différents sont contraints de survivre ensemble et d'arrêter de s'appeler par leurs noms et de commencer à utiliser les prénoms. C'est le pitch de Lifeboat, qui, rapidement, ne se sert que de prétexte à cette embarcation de survie pour livrer son véritable sujet : les hommes entre eux, face à la mort. Si nous avons bien entendu toutes les étapes presque codifiées de cette lutte pour la survie (problème médical, tempête etc.) cela n'est qu'une toile de fond, la vraie forme du film résidant dans les relations entre ces hommes et ces femmes. Par ailleurs, le véritable ennemi du film est finalement un nazi qui supplante la nature dans le rôle d'antagoniste immoral. Comme souvent dans le cinéma du début des années 40, la seconde guerre mondiale est dans toutes les têtes, et surtout dans celles des scénaristes. La problématique étant presque une blague de mauvais goût : Six américains et un allemand sont sur un bateau de survie, que se passe-t-il ? En réalité il faut reprendre les choses du début, si bateau de survie il y a c'est parce qu'un sous-marin allemand a coulé un navire rempli de civils américains. Et parmi la poignée de rescapés nous avons donc un des membres de l'équipage du sous-marin (ayant lui aussi sombré). Tout le propos du film réside donc dans une histoire de lutte morale, de bonne conscience, d'actes et de conséquences, où l'allemand devient l'objet de toutes les attentions : certains veulent le couler une bonne fois pour toute, d'autres lui tendre la main, et ses aptitudes de marin aguerri n'arrange rien aux débats, puisque d'une manière où d'une autre : le tuer revient à se condamner soi-même. C'est donc une petite société qui se forme sous nos yeux, chacun a son rôle prédéfini, chaque couche sociale étant représentée : on se contredit, on se crie dessus, on se courtise, on se murmure, on s'embrasse, on chante, on joue, on se ment, on se tue... Bref, toutes les facettes de la société sont disséminées à chaque coin du bateau. Les personnages sont, dans l'ensemble, de braves types qui essaient de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour retrouver le chemin de la terre ferme. Des fantômes du passé planent sur toutes les têtes, comme une étape de transition à franchir pour chacun d'entre eux pour devenir quelqu'un d'autre. Et à mesure que le temps passe et que le désespoir s'immisce dans les esprits de nos protagonistes leurs âmes se dévoilent. Les visages qui sont au début des façades, de simples noms, se découvrent au fur et à mesure, rythmés par les pertes matérielles épisodiques. Les personnages se mettent finalement à nu, vidés de tout secret, et c'est alors que le message du film devient plus clair, plus contestable aussi : les allemands ne sont pas des hommes, mais le fruit d'une nature imparfaite. Difficile d'adhérer à une telle radicalité, mais compte tenu de l'époque il est difficile d'être trop sévère (même si j'avoue qu'un des derniers discours fait froid dans le dos). Hormis ce bémol idéologique, cette traversée de l'océan est très plaisante à suivre, nous avons un peu de tout : de la romance, de l'humour, de la manipulation... et on ne s'ennuie une seconde devant ce film « catastrophe » qui ravira sans aucun doute tous ceux que les films de survie font kiffer (moi le premier). En plus de ça, malgré le cadre limité au bateau, à la mer et au ciel, nous avons une multitudes de très beaux plans, souvent métaphoriques, qui nous représente bien l'immensité de l'océan : noir et tumultueux ; symbole de la société humaine. Lifeboat n'est certes pas un film indispensable mais c'est une œuvre assez originale dans la filmographie d'Hitchcock pour mériter le détour.
    Adrax
    Adrax

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    4,0
    Un film injustement sous-estimé, car il déborde de qualités. Premièrement, il parvient à faire passer, grâce à des acteurs inspirés, une bonne heure et demi sur les quelques mètres carré d'un canot de sauvetage sans pour autant que l'on s'ennuie. Il faut cependant admettre que les adeptes de l'action à tout rompre devront passer leur chemin: "Lifeboat" n'est pas "la Mort au Trousses". Deuxièmement, il jouit d'une esthétique tout à fait réussie (un huis-clos en plein-air, quelle bonne idée) et contient une bonne dose de suspense et de tension malsaine. Enfin, ce pourquoi John Steinbeck renia ce film à l'époque, il n'est pas dénué d'ambigüités morales, et peut conduire à toute une réflexion. Le capitaine nazi recueilli sur le canot (joué par le très bon Walter Slezak), à la fois monstre amoral et surhomme, est placé face au cliché des Américains dans le leur diversité, diversité qui pourrait faire leur force, mais qui met ici en exergue leur fébrilité. Autrement dit, c'est un des rares films "de propagande" à éviter le manichéisme: le maître Hitchcock n'aime pas rester dans les cadres, dans les codes. C'est là son génie. Bien sûr, le film n'est pas parfait et le rythme est inégal ; mais par son esthétique, et rien que pour voir le genre déboussolé par un cache-cache incessant entre le bien et le mal, il mérite réellement d'être vu.
    Estonius
    Estonius

    Suivre son activité 222 abonnés Lire ses 1 025 critiques

    3,0
    Un Hitchcock atypique puisqu'il s'agit d'un film de propagande pour l'entrée en guerre des Etats-Unis. En ce qui concerne le déroulement dramatique, on regrettera une ellipse assez peu claire (avant que l'allemand se mette à ramer); quelques lourdeurs (le coup de la boussole cachée, une seule fois suffisait, ou le bracelet dont on se doute bien qu'il va rester dans l'eau ainsi qu'une fin qui nous laisse sur notre faim. Quant à la galerie de personnages, le réalisateur peine à éviter la caricature, Malgré ses défauts ça reste intéressant et le jeu désabusé de Tallulah Bankhead est assez remarquable. Un Hitchcock mineur, on va dire, mais tout à fait consommable.
    QuelquesFilms.com
    QuelquesFilms.com

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    3,5
    Comme la plupart des films du réalisateur britannique, Lifeboat apparaît comme un étonnant mélange d'aspirations que François Truffaut résume ainsi dans Le Cinéma selon Hitchcock : "Son oeuvre est à la fois commerciale et expérimentale..." Le côté expérimental, ici, tient dans le genre même du film, un huis clos "ouvert", qui a nécessité de nombreuses prouesses techniques et surtout une grande science de la mise en scène, avec une préparation spécifique : l'histoire a été presque entièrement storyboardée, pratique inhabituelle à l'époque. Autre fait peu banal pour un film de studio : il n'y a quasiment pas d'accompagnement musical, afin de privilégier les bruits de la mer. Le côté commercial, c'est l'histoire : une situation dramatique exceptionnelle, qui captive immédiatement ; des personnages archétypaux et très variés (une journaliste plutôt b.c.b.g., un ouvrier communiste, un chef d'entreprise, une infirmière...), pour que chacun s'y retrouve ; des questions à portée universelle (doit-on apporter secours à son ennemi ? peut-on lui faire confiance pour servir un intérêt commun ?). Tout cela engendre des tensions, des suspicions, des cas de conscience, avec en toile de fond l'enjeu de la survie du groupe. Sans atteindre des sommets, la formule est efficace. Avec un zest d'humour et de cynisme bienvenu.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    3,5
    Comme beaucoup de ses confrères réalisateurs américains ou émigrés d' Hollywood, Hitchcock apporte sa contribution à l'effort de guerre. Original comme souvent celui qui n'est pas encore devenu le maitre du suspense donne une vision tout en nuance des rapports entre belligérants évitant le manichéisme militant des productions habituelles du genre où l'ennemi nazi est quasiment assimilé au diable. Le grand Alfred aidé de John Steinbeck et de Ben Hecht pour l'écriture du scénario réunit sur un même canot de sauvetage huit rescapés du naufrage d'un paquebot et le commandant du sous-marin allemand responsable de leur perte et montre comment les circonstances peuvent unir des forces qu'à priori tout oppose notamment les intérêts de classe. Mais il se sert aussi du commandant (Walter Slezak) pour tenter d'expliquer comment le pragmatisme cynique du militaire allemand assimilé à son peuple lui a permis d'asseoir une domination sans partage sur l'Europe. Entièrement tourné en studio le film manque pour le moins de crédibilité notamment à propos de l'environnement de panique qui entoure un naufrage dont Hitchcock autrement préoccupé se moque comme d'une guigne avec une Tallulah Bankhead en manteau de vison qui semble davantage concernée par son maintien et le badinage que par sa survie. On est à priori loin des canons du film catastrophe que l'on connait aujourd'hui mais si l'on y regarde plus attentivement, Hitchcock toujours précurseur en dessine les grands principes notamment par les caractéristiques diverses de la petite communauté savamment étudiée et par les différentes étapes qui nous conduisent au dénouement final. Nous sommes à la fin de la guerre quand le film est réalisé et Hitchcock passe en filigrane le message que l'union des forces alliées qui aurait permis d'arrêter plus tôt la progression de la barbarie nazie a manifestement trop tardé. On est certes loin de la maîtrise totale dont le maitre fera preuve dès les années cinquante mais on peut prendre un réel plaisir à ce huis clos baroque. A noter enfin la ressemblance assez frappante de Tallulah Bankhead avec l'actrice française Caroline Cellier.
    Legid
    Legid

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    3,0
    En pleine 2e guerre mondiale, Hitchcock sort de son style habituel pour s'essayer au huit clos. Suite aux torpillage d'un bateau par un sous-marin nazi, les rescapés vont se retrouver sur un canot de sauvetage et vont tenter de survivre. Comme tout huit-clos, l’intérêt repose sur les relations entre les personnages. Si ceux-ci sont bien caractérisés et bien joués, Hitchcock ne réussi pas à insuffler une tension dans les situations ou les dialogues pour obtenir une efficacité dans sa narration comme il y a arrive avec ses thrillers. Le film manque donc un peu d'efficacité et s'il se suit sans déplaisir ou ennui, il n'est pas particulièrement captivant. Un Hitchcock correct mais pas aussi marquant que d'autres de ces films.
    Benoit R
    Benoit R

    Suivre son activité 336 abonnés Lire ses 5 435 critiques

    3,0
    Réaliser au début des années 40, alors que la Seconde Guerre Mondiale est encore d’actualité, Alfred Hitchcock réalise un film aux antipodes de ce qu’il avait pu réaliser auparavant. Avec Lifeboat (1956), il nous livre un film de propagande, en noir et blanc et entièrement tourné en studio, il réalise un huit clos passionnant et trépidant. On se retrouve plongé en plein cœur de la guerre 39/45, où un navire américain est coulé par un sous-marin allemand. Un canot de sauvetage arrive à s’extraire des décombres et au fil de l’intrigue, des rescapés refont surface. Parmi eux, un marin allemand, naufragé lui aussi, essaye de ce faire une place au sein du groupe. Entre haine et méfiance, Hitchcock, comme à son habitude, laisse planer le mystère, les entourloupes et autres manigances. Un huit clos en pleine mer qui mérite le coup d’œil, ne serait-ce que pour la distribution et la richesse des trucages présents dans le film ! Une réalisation qui a tout de même décroché trois nominations aux Oscars en 1944, dans les catégories Meilleur réalisateur, Meilleur scénario et Meilleure photographie noir et blanc.
    BlindTheseus
    BlindTheseus

    Suivre son activité 85 abonnés Lire ses 2 564 critiques

    2,5
    Selon Hitchcock le sabotage est pire qu'un meurtre et c'est ce qu'on peut vérifier dans ce polar de guerre ayant peu vieilli, avec aussi tout le long une propagande unilatérale allemande plus qu'évocatrice.
    Parkko
    Parkko

    Suivre son activité 69 abonnés Lire ses 2 020 critiques

    2,0
    Après avoir vu All is lost de J. C. Chandor je me suis embarqué dans un autre film qui se passe sur un petit bateau : Lifeboat. Bon, en général j'adore Hitchcock, mais là je le trouve un peu loupé. Je ne sais pas à quoi cela est du. Pourtant l'idée de base est vraiment sympa : des naufragés se retrouvent sur un bateau de survie. Et parmi eux, se trouve un nazi, celui là même qui les a torpillé ! Mais le film ne marche pas. En fait, je le trouve mal écrit, les rebondissements, les dialogues, j'y crois pas. Et puis je trouve que les acteurs jouent mal. Ca sonne terriblement faux. Ca me choque moi les réactions qu'ils ont, tout, c'est complètement improbable. Après il reste ce pari de filmer uniquement sur ce petit bateau, et il y a des moments où la tension marche plutôt bien, mais c'est vraiment un mineur dans la filmographie de ce très grand metteur en scène.
    SATSANGA
    SATSANGA

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    2,5
    Alfred Hitchcock réalise là un huit clos maritime intéressant mais inégal dans la durée . Certaines scènes sont plutôt réussies alors que d'autres ont l'air bâclées, ce qui donne l'impression que le film avance toujours sur un faux rythme . C'est loin d'être mauvais dans l'ensemble mais le maître du suspense fera beaucoup mieux dans ses futures réalisations . Correct mais sans plus .
    ludovic-50
    ludovic-50

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    3,0
    Lifeboat à scénario plutôt originale car l'histoire se déroule sur cette océan dans un radeaux de sauvetage ou l'on découvre un groupe de personnes essayant de survivre après le naufrage de leur navire. Les personnages se croisent, s'affrontent au jeux de cartes, se détestent ou s'aiment. Chacun essaye de survivre et les personnages sont confrontés à cette situation délicate. Bien que l'histoire en elle-même soit passionnante, le film est un peu plat comme cette étendue d'eau, on assiste certes à quelques scènes d'actions par moment comme cette tempête qui prend soudainement par surprise ce petit groupe mais il faut le dire c'est un peu ennuyant, cela manque de rythme et d'énergie, dommage parce que les acteurs sont globalement intéressants et que l'histoire n'est pas désagréable.
    this is my movies
    this is my movies

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    4,0
    A. Hitchcock, le maître du suspense, orchestre un huis-clos maritime avec brio, narrant l'histoire de quelques survivants d'un bateau de marine marchande, coincé en plein mer avec à leur bord un des marins du sous-marin qui a coulé leur bateau. Film sur la survie, ce film noir est aussi une étude de moeurs qui dresse le portrait de quelques personnalités composant la société de l'époque. Acide, noir, caustique, le film fait preuve d'une belle maîtrise de la mise en scène tandis que les acteurs s'avèrent excellents. Les rebondissements sont nombreux tandis que le film avance de plus en plus vers les recoins les plus sombres de l'âme humaine, posant certaines questions pertinentes au spectateur. Dans sa dernière partie, le film se rappelle qu'il est aussi un film de propagande (c'est toujours très particulier de voir un film de l'époque se terminer par un message patriotique et/ou un pub pour acheter des bons de guerre) et le happy end est un peu dur à avaler mais ça reste en l'état un très bon film du Maître, hautement recommandable. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
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