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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "The Birth of a Nation" et de son tournage !

Qui est Nat Turner ?

Le film relate l'histoire de Nat Turner, esclave afro-américain né en 1800 et mort pendu en 1831. L'homme avait conduit une révolte sanglante et extrêmement violente en août 1831. Turner est décrit à l'époque comme un criminel sanguinaire. Il sera capturé dans son comté de Southampton en Virginie, jugé et condamné à mort. Son action révolutionnaire a malheureusement mené les autorités à voter des lois encore plus restrictives envers les esclaves.

Premier long

The Birth of a Nation est le premier film réalisé par le comédien Nate Parker. Il a investi 100.000 dollars de son propre argent dans ce projet qui lui tient particulièrement à coeur. L'acteur souhaite en effet de le porter à l'écran depuis 2009, date à laquelle il a commencé à en écrire le script :

"Ça a été un processus solitaire, il m’est même arrivé de penser que je n’en verrais jamais le bout, mais cela fait partie du prix à payer lorsqu’on veut non seulement réaliser un film mais également faire bouger la société", confie le metteur en scène.

Un titre, deux mondes

The Birth of a Nation a le même titre que le classique mis en scène en 1915 par D.W. Griffith, Naissance d'une nation. Nate Parker a souhaité utiliser le même titre afin de dénoncer la vision raciste du film de Griffith qui faisait notamment passer les membres du Ku Klux Klan pour des héros et les noirs pour des brutes sanguinaires.

"Nat Turner s’est mû en leader en dépit d’incroyables obstacles. Dans la culture populaire, l’esclavage est
souvent traité à travers des histoires de souffrance et de persévérance, mais l’histoire de Nat Turner est bien plus que cela : c’était un esclave mais également un rebelle qui s’est élevé contre l’injustice. Son histoire devait être racontée avec sincérité, elle est incroyablement pertinente et témoigne de l’aspiration à la paix raciale dans ce pays. Pour moi, intituler ce film The Birth of a Nation était une manière de me réapproprier ces mots, de réparer une injustice et de transformer ce titre en source d’inspiration. Il soulève une question que nous devons impérativement nous poser si nous voulons réussir à surmonter cette épreuve ensemble, en tant que nation : lorsque l’injustice frappera à notre porte, la combattrons-nous de toutes nos forces ?", interroge Nate Parker.

Polémique autour de Nate Parker

The Birth of a Nation faisait partie des films-événements de la rentrée américaine et avait de sérieuses chances de cartonner aux Oscars 2017. Mais une sombre histoire de viol vieille de 17 ans est venue ternir la réputation de son réalisateur/interprète Nate Parker, compromettant l'avenir du long-métrage. Les faits remontent à 1999, époque où le comédien était étudiant à l'université de Penn State. Avec un ami, Jean Celestin, il aurait abusé sexuellement d'une jeune étudiante de 18 ans, ivre et inconsciente. Si Parker a été acquitté en 2001, son ami a quant à lui été condamné et l'affaire a été résolue grâce à une compensation financière s'élevant à 17.500 dollars pour la victime. Malgré l'acquittement, le doute a toujours plané sur la culpabilité de Parker, d'autant plus que la jeune femme s'est suicidée en 2012 après un long parcours du combattant pour surmonter la dépression et son stress post-traumatique dû aux abus sexuels subis. Si l'acteur s'est exprimé sur le sujet, se disant dévasté et rappelant son acquittement, l'académie des Oscars a déclaré qu'elle retirait son soutien au film. À noter que Jean Celestin est également le co-scénariste de The Birth of a Nation avec Nate Parker. Affaire à suivre.

Inspiration Braveheart

Pour Nate Parker, Nat Turner est une sorte de version afro-américaine de William Wallace, le héros de Braveheart de Mel Gibson, qui a uni ses compatriotes écossais contre leurs oppresseurs à une époque où tout le monde pensait que c’était impossible. À noter que le réalisateur a sollicité les conseils de grands cinéastes comme Steven Soderbergh, Spike Lee et Mel Gibson dans le but de mener à bien son projet. Bien qu’il ait grandi en Virginie, non loin de l’endroit où Nat Turner a mené son insurrection, Nate Parker n’a jamais entendu prononcer son nom à l’école :

"J’ai entendu parler de lui à travers des murmures et par les membres de ma famille. C’était comme si on essayait de conjurer l’esprit même de la rébellion. Ce n’est qu’à l’université, où j’ai étudié l’histoire afro-américaine, que j’ai réellement appris qui il était. Je me suis alors demandé comment il était possible que j’ignore son histoire alors qu’elle s’était déroulée à deux pas de chez moi", s'insurge le cinéaste.

Documentation

Nate Parker a commencé par lire plusieurs livres soigneusement documentés : The Fires of Jubilee: Nat Turner’s Fierce Rebellion de Stephen B. Oates, professeur d’histoire à l’université du Massachusetts, The
Rebellious Slave: Nat Turner in American Memory du professeur d’histoire Scot French, et The Southampton Insurrection publié en 1900 par William Sidney Drewry, un ouvrage rare basé sur des entretiens avec des témoins vivants :

"L’histoire est à portée de main si on se donne la peine de s’y intéresser. Nat Turner est souvent considéré comme une figure « controversée », mais il ne l’est à mon sens pas plus que bien d’autres personnalités américaines. Le Président Truman, par exemple, et bien d’autres, ont pris des décisions controversées qui ont coûté la vie à de nombreux êtres humains au nom de la paix", explique le cinéaste.

Eduquer les jeunes

L’un des objectifs de Nate Parker est d’éduquer les générations futures grâce à la création du programme scolaire baptisé The Birth of a Nation, destiné à initier le dialogue avec les enseignants et les élèves des lycées et universités privés et publics des États-Unis à travers, entre autres, l’élaboration de programmes scolaires, le développement professionnel et l’organisation de conférences éducatives. De plus, la série de conférences nationales intitulée « The Birth of a Nation: Slavery, Resistance & Abolition » et créée en partenariat avec l’American Library Association et l’United Nations Remember Slavery Programme, est accessible aux enseignants, aux étudiants et au grand public.

Oeil pour oeil

Nate Parker n'a pas édulcoré le combat de Nat Turner ; il a dû par exemple accepter le fait que ce dernier prenne des vies humaines. Il commente :

"Il est important de se souvenir que les seules armes auxquelles il avait accès étaient l’épée et la hache. Peut-être que s’il avait vécu à l’ère de Twitter, il n’aurait pas eu à recourir à la violence. Il n’a fait qu’utiliser les outils dont il disposait alors. S’il avait eu un compte Facebook, nous aurions eu affaire à un autre genre de révolution. Mais le contexte était tout autre et la Bible stipulait très clairement qu’il fallait qu’il « coupe la tête du serpent »", précise le réalisateur.

Tournage dans le Vieux Sud

The Birth of a Nation a été tourné en seulement 27 jours dans l’étouffante mais luxuriante Savannah, en Géorgie, où les vestiges du Vieux Sud ont permis aux acteurs et à l’équipe de remonter le temps et de s’imprégner de l’atmosphère de la période antérieure à la guerre de Sécession. Nate Parker est allé encore plus loin en demandant à ce qu’il n’y ait aucun portable sur le tournage et en insistant pour filmer
dans de véritables anciennes plantations où la présence des fantômes du passé est aujourd’hui encore perceptible :

"Je tenais à ce que les acteurs soient transportés, qu’ils remontent le temps et que nous soyons tous plongés dans l’atmosphère de la Virginie des années 1830", indique Nate Parker.

Nat Turner et la Bible

Le cinéaste Nate Parker explique comment le pasteur Nat Turner a utilisé la Bible comme bras armé de sa révolte :

"C’était l’unique ouvrage qu’il possédait, son seul outil. J’imagine qu’il y a vu un livre rempli d’histoires de gens qui se sont élevés contre l’oppression et qu’il s’est demandé quel était le message que Dieu voulait lui faire passer à travers ces récits. La seule réponse possible était qu’il devait prendre le parti des opprimés. Dans la Bible, Dieu est toujours du côté des opprimés, ce qui signifie que les esclavagistes étaient du mauvais côté. Je trouve intéressant que le livre qui était censé le soumettre soit celui-là même qui l’ait libéré et poussé à s’opposer aux injustices qui leur étaient faites, à lui et aux autres opprimés."
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