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L'Avenir
note moyenne
3,2
1147 notes dont 144 critiques
6% (8 critiques)
24% (35 critiques)
34% (49 critiques)
21% (30 critiques)
10% (14 critiques)
6% (8 critiques)
Votre avis sur L'Avenir ?

144 critiques spectateurs

dagrey1
dagrey1

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3,0
Publiée le 08/04/2016
"L'avenir", signé Mia Hansen Love est un bon film dans le registre de la comédie de moeurs. Prenant comme personnage Nathalie (Isabelle Huppert) professeur agrégée de philo dont la vie connait un certain nombre de changements majeurs après la cinquantaine: maladie de sa mère, séparation d'avec son mari qui a une maîtresse, enfants quittant le nid pour d'autres horizons... Un film vérité dans lequel tout le monde pourra un peu se reconnaître comme le cinéma français sait bien en faire. On est ému, on sourit, on s'interroge....comme dans la vie... L'interprétation des acteurs est très juste tant Isabelle Huppert, toujours très authentique qu'André Marcon ou Edith Scob, le tout filmé le plus souvent dans le Paris des Buttes Chaumont ensoleillé.
Maxence!
Maxence!

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4,0
Publiée le 07/04/2016
L'histoire banale d'un couple de professeurs qui se séparent peut-elle faire un film? Oui car cette femme qui passe d'un temps de sa vie à un autre peut rappeler à chacun son histoire, que le bonheur est fait d'espoir, que la vie n'est ni misérable ni exaltante mais tout simplement la vie et qu'il appartient à chacun d'y trouver son chemin.
Daniel C.
Daniel C.

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4,0
Publiée le 09/04/2016
Si l'on aime Isabelle Huppert, et c'est mon cas, alors on peut savourer sa prestation. Elle est la figure centrale de cette comédie dramatique. Comment se débrouille-t-on d'une séparation ? Qu'est-ce qui précipite la mise à jour d'une liaison ? Si ce n'est pas dans les cris et la fureur, se séparer est-il moins déchirant ? Le personnage de Nathalie, qu'incarne Isabelle Huppert, est celui d'une femme déterminée, qui affronte les épreuves sans s'économiser la tristesse qu'elle éprouve. Liberté rime-t-elle avec solitude ? La philosophie offre-t-elle des billes pour comprendre comment affronter l'existence ?
cyclo86
cyclo86

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4,5
Publiée le 20/04/2016
Encore un film très sensible de Mia Hansen-Love... "Mes enfants sont partis, mon mari m'a quitté, ma mère est morte, je n'ai jamais été aussi libre de ma vie ", proclame l'héroïne. Voire. Le film, heureusement n'en fait pas la démonstration. Bien que les personnages soient des professeurs de philosophie, il évite d'être un film à thèse. Comment continuer à vivre ("Après quarante ans, une femme est bonne à être jetée") ? Et même, qu'est-ce que la vie ? Le films n'apporte pas de réponse, mais ouvre des pistes. Les jeunes qui vont s'installer en communauté dans le Vercors montrent en tout cas qu'on peut changer de vie... On passe de la Bretagne au début à Paris puis dans le Vercors. Très belle utilisation du décor (maritime, urbain, montagnard), et acteurs parfaits. Pas pour amateurs de films d'action toutefois.
Laurent C.
Laurent C.

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4,0
Publiée le 09/04/2016
En l'instant d'une vie, elle perd tout : sa mère, son éditeur, son mari, sa maison de bord de mer, ses certitudes, et certainement la joie débonnaire qui la caractérise. Tel est le destin tragique de Nathalie, une enseignante de philosophie parisienne que nous dépeint Mia Hansen-Love. La réalisatrice a failli prendre le risque, sinon la maladresse, de son avant-derniers film "Un amour de Jeunesse" qui ne manquait pas de talent, mais se complaisait dans un regard très parisien, bourgeois et donc décalé par rapport aux communs du mortel. Ici, la réalisatrice emprunte le chemin de la désinvolture, de l'ironie et de l'humour pour décrire cette situation tout à fait remarquable d'une femme, et d'un homme, qui perdent tout alors qu'ils s'étaient promis un amour éternel. "Le père de mes enfants," sans doute la plus grande œuvre de la réalisatrice, retraçait avec torpeur sa propre séparation avec son conjoint producteur, cette fois, elle donne un ton léger, sensible à une histoire qui aurait pu verser dans le mélodrame total. Isabelle Huppert porte magnifiquement ce rôle de femme lettrée. Elle n'en rajoute jamais des émotions, ce qui donne au film un ton proprement mélancolique et tendre. D'ailleurs tous les acteurs sont à leur place, dignes d'un rôle qui exige de la rigueur, de la minutie dans la gestualité et de la beauté dans les yeux. On regrettera peut-être la représentation pour le coup stéréotypée et figée des lycéens d'Henri IV, qui sont des gamins studieux, intellectuels jusqu'à l'écœurement, bobos avant l'heure et en total contradiction avec la réalité d'un grand nombre de jeunes-gens de notre époque. Cela ne fait que raffermir un sentiment de fracture entre un monde que manifestement Mia Hanse-Love ne connaît, celui des classes moyennes qui composent notre pays, et son propre univers. Mais ce léger défaut ne faillit en rien dans ce film qui brille de sobriété, de douceur, de légèreté et de profondeur à la fois. C'est une histoire de vie et de douleur, comme cela peut arriver à chacun de nous, mais aussi d'espoir, s'agissant notamment de l'appréhension du passage des années et de la solitude amoureuse. Voilà donc un joli film à savourer pour longtemps.
Tchi Tcha
Tchi Tcha

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4,5
Publiée le 09/04/2016
Cinquième long métrage, écrit et réalisé par la grande et sensible Mia Hansen-Løve, la cinéaste âgée de 35 ans, filme Isabelle Huppert avec délicatesse et sensibilité. Inspirée de ses parents, professeurs de philosophie, l'histoire nous promène à travers une palette de sentiments et de réflexions avec une modestie enivrante. Un ours d'argent à Berlin et le prix de la presse à Valenciennes valident le talent et la grâce de ce film.
poet75
poet75

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4,5
Publiée le 09/04/2016
Il est des cinéastes dont on pressent, dès leur premier film, qu'ils ne nous décevront jamais et qu'on demeurera toujours curieux de découvrir les nouveaux jalons de leur art. Ce fut le cas, en ce qui me concerne, lorsque je vis, en 2007, le premier long-métrage d'une réalisatrice au nom suggérant des origines nordiques (danoises en l'occurrence), Mia Hansen-Løve. Son film ne se contentait pas d'être muni d'un beau titre évocateur (« Tout est pardonné »), mais il était d'ores et déjà réalisé avec beaucoup de finesse. Il touchait juste. Depuis lors, d'oeuvre en œuvre, le talent de la cinéaste qui, comme certains de ses illustres prédécesseurs, avait collaboré en tant que critique aux Cahiers du Cinéma, s'est, en effet, confirmé. Voici à présent que paraît son cinquième film et, autant le dire d'emblée, il me semble que c'est son meilleur à ce jour. Pour chacun de ses films, Mia Hansen-Løve a puisé son inspiration dans sa propre histoire ou dans celle de ses proches et c'est encore le cas pour ce film. Ce sont, en l'occurrence, ses propres parents qui lui ont servi de modèles. Ils étaient tous deux enseignants en philosophie, mais le père plutôt kantien et passionné de philosophie allemande (Schopenhauer, Nietzsche) et la mère plutôt rousseauiste et aimant également Descartes, Platon et Socrate, ce qui donnait lieu, explique la réalisatrice, à des débats passionnés et à « des scènes cocasses à la maison ». Cette ambiance studieuse, ces discussions et ces disputes philosophiques, on les retrouve tout au long de « L'Avenir », film tout entier habité, possédé même, par les débats d'idées. Nathalie, la professeure de philosophie incarnée admirablement par Isabelle Huppert, comme son mari Heinz (André Marcon) sont des passionnés chez qui les livres tiennent une place privilégiée. Les étagères de leur domicile en sont remplies. Et on disserte, et on expose, et on s'affronte volontiers, en effet, sur le plan des idées philosophiques. Mais comment faire un film avec de la philosophie ?, se demandera-t-on à juste titre. Ne risque-t-on pas de se morfondre d'ennui ? Non, pas de crainte à avoir, au contraire ! Le film n'a rien d'austère et les débats d'idées dont il se fait l'écho n'ont jamais rien d'aride. Mia Hansen-Løve a pris grand soin de lier étroitement les idées philosophiques à la vie des personnages et, en particulier, à celle de Nathalie. Le film ne se complaît pas dans les ratiocinations de philosophes, il leur donne du poids et de la valeur en les incarnant. Ce n'est pas un film uniquement conceptuel qu'a conçu la réalisatrice, fort heureusement, c'est aussi un film charnel. L'une des premières scènes du film donne le ton : on y voit Nathalie corrigeant des copies d'élèves qui ont dû disserter sur la question suivante : « peut-on se mettre à la place de l'autre ? ». La question bascule presque aussitôt sur le terrain pratique quand l'on découvre que Nathalie est en charge d'une mère (jouée par Edith Scob) âgée, dépressive et fantasque. Quand on enseigne la philosophie, quand on se passionne pour les grands penseurs de l'humanité, est-on mieux armé pour affronter les turbulences de l'existence ? Telle est la question sous-jacente à tout le film. Pour Nathalie, il s'agit non seulement de prendre des décisions concernant le bien-être de sa mère (la mettre ou non dans une résidence pour personnes âgées), mais il s'agit aussi de se confronter aux nouvelles orientations de la maison d'éditions avec qui elle collabore et il s'agit surtout de supporter la souffrance infligée par un mari qui lui déclare soudain qu'il fréquente une autre femme et qu'il a décidé de la quitter. Les apparences, une fois de plus, sont trompeuses : elles laissent supposer que Nathalie supporte stoïquement et sereinement toutes ces vicissitudes. Elle semble n'en être que peu affectée. Tout l'art de la réalisatrice, Mia Hansen-Løve, c'est de suggérer, à l'aide de signes discrets, qu'au fond il n'en est rien. Un lied de Schubert vient à point nommé pour le révéler tout comme la citation d'une des « Pensées » de Blaise Pascal lue pendant des obsèques ou, plus simplement, les larmes versées, la nuit, dans une chambre d'une maison du Vercors où elle est accueillie par un de ses anciens élèves : il ne faut pas se fier à l'impassibilité apparente de Nathalie. Si, en digne philosophe, elle sait se comporter avec retenue, les petits signes égrenés par la réalisatrice suffisent à révéler que son for interne n'est pas pour autant dénué d'émotions, bien au contraire. Et cette émotion, quelques scènes la rendent parfaitement perceptible et la communiquent aux spectateurs. Si, comme l'écrivait Montaigne, « philosopher, c'est apprendre à mourir », mais pour mieux apprécier le cadeau de la vie, alors le film tout entier de Mia Hansen-Løve est irrigué de philosophie en acte, et c'est passionnant. La mort est signifiée dès l'entrée en matière du film qui montre certains de ses protagonistes en visite à la tombe de Chateaubriand (au Grand Bé près de Saint-Malo), elle l'est aussi spoiler: par la mort effective de la mère de Nathalie en cours de récit et même, lors d'une des dernières scènes, par la vision d'un personnage lisant un livre ayant pour titre « La Mort » (un ouvrage de Vladimir Jankélévitch). Mais si le film prend en compte la réalité de la mort, c'est manifestement pour mieux souligner, par contraste, le bouillonnement indéfectible de la vie. La philosophie n'a que faire de l'immobilisme, elle est par esssence mouvement, ce qu'indiquent parfaitement de nombreuses scènes du film : on y voyage et on y bouge beaucoup, on y circule en bateau, en train, en voiture, on y marche, on s'y baigne, etc. Et l'on y est constamment interpellé par des désirs de vivre (et de vivre à l'excès) : si Nathalie a déjà bien des années de philosophie derrière elle, son métier d'enseignante et ses relations privilégiées avec un de ses anciens élèves l'obligent à réviser et à reformuler sans cesse sa pensée et à la préserver de la stagnation. Ses élèves en sont bien conscients, ils savent qu'ils ont affaire à quelqu'un sur qui compter et l'une des belles scènes du film nous montre quatre d'entre eux demandant à Nathalie sa participation au site internet qu'ils veulent créer (un site dédié à la philosophie bien sûr). Mais la vie ne se signifie pas uniquement par des jeunes gens pleins de vitalité, elle se signifie aussi, très simplement, par une naissance, celle d'un petit-enfant pour Nathalie. La philosophe est mère, et la voilà grand-mère ! Si c'est une gageure que de faire un film qui se fonde ou, plus exactement, qui est irrigué d'un bout à l'autre par la passion de la philosophie, alors cette gageure a été pleinement tenue par la réalisatrice Mia Hansen-Løve. Cinéphiliquement, son film offre un bonheur de tous les instants. Il est intelligemment construit, habilement mis en scène, et il est servi non seulement par l'immense talent d'Isabelle Huppert mais également par les convictions sans failles des autres acteurs. Le talent de la cinéaste ne s'est jamais autant épanoui que dans cette œuvre tout en finesse qui fait la part belle non seulement aux débats d'idées dont elle est pétrie, mais aux cœurs et aux corps ainsi qu'aux sentiments. On ne peut qu'admirer, par exemple, la science et la subtilité qui président à l'introduction, au cours du film, de quelques plages musicales : outre le lied de Schubert (magnifiquement chanté par le grand Dietrich Fischer-Diskau) que j'ai déjà signalé, une chanson du chanteur américain engagé Woody Guthrie (un précurseur de Bob Dylan). Ces moments musicaux s'intègrent à merveille dans le film, ils sont porteurs de sens, ils révèlent, d'une certaine façon, quelque chose de l'intimité des personnages. Couronné de l'Ours d'argent de la meilleure réalisatrice à Berlin, il ne reste qu'à souhaiter que ce superbe film puisse à présent trouver son public. C'est mon vœu le plus ardent. 9/10
Jorik V
Jorik V

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3,5
Publiée le 16/04/2016
Mia Hansen-Love nous revient en jolie forme après le raté dommageable de son film générationnel sur l’avènement de la techno et les clubs en France, « Eden ». Et c’est tant mieux car elle livre ici sans doute son meilleur film. Le plus apaisé, le plus contemplatif mais aussi le plus beau. On reste toujours dans les mêmes eaux, c’est-à-dire celles du film d’auteur très parisien tendance bourgeois. Cependant, dans ce genre balisé et à priori vieillot, « L’Avenir » excelle et donne envie de l’aimer à nouveau. On y suit la tranche de vie d’une professeur de philosophie qui arrive à un moment charnière de sa vie lorsque son mari la quitte et que sa mère part exubérante part en maison de retraite. Il ne se passe pas grand-chose dans le film, c’est davantage une chronique qu’un film avec une réelle trame narrative. Mais la jeune réalisatrice sait faire passer des ressentis tels que la nostalgie et la mélancolie ou encore la sensation du temps qui passe à merveille. De plus, la précision des dialogues et des situations vécues par le personnage principal est admirable. Isabelle Huppert est pour beaucoup dans la réussite du film. C’est l’une de nos meilleures actrices françaises qui, si elle semble souvent jouer dans le même genre de film, apporte une quantité de nuances à ses rôles qui force le respect. Elle est véritablement chaque personnage qu’elle incarne à l’écran. Elle est dans un jeu d’actrice qui se situe toujours dans le vrai, de ses pleurs à ses rires, de ses pensées à ses errements psychologiques. Il est vrai que le contexte du couple professeur de philosophie parisien avec maison de campagne parait daté et qu’un tel contexte frôle le cliché à l’heure actuelle dans le cinéma français qui se revitalise d’années en années. D’ailleurs, une scène où de jeunes adultes vivant dans une maison perdue dans le Vercors débattent du sens de la vie dans toutes les langues frôle carrément la mauvaise caricature. Mais c’est le style Hansen-Love et peut-être qu’au fond elle essaye de rendre ses lettres de noblesse à ce type de cinéma français tant diabolisé et moqué. « L’Avenir » dégage une énergie solaire et se suit néanmoins avec intérêt. Par la grâce de petits riens qui font beaucoup.
Loïck G.
Loïck G.

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4,0
Publiée le 06/04/2016
Une femme, la quarantaine, professeur de philosophie se trouve confrontée à des questions auxquelles ses livres ne l’avaient peut-être pas préparée. Il va lui falloir se réinventer une raison d’exister, maintenant que son mari la quitte et que sa maman, une dame très exigeante, et possessive, vient de mourir. C’est tout le cheminement de Nathalie qu’Isabelle Huppert incarne une fois encore avec soin, doublée d’une sensibilité perceptible jusque dans ses silences, son regard… Il y a beaucoup de malice dans la réalisation, comme si l’impromptu s’imposait au scénario. La comédienne et la réalisatrice s’accordent ainsi sur le ton mezza-voce et la couleur diaphane de ce film qui n’en finit pas de faire entendre une petite musique bien singulière. Ca n’a l’air de rien, un courant d’air qui vous fait du bien, et qui revient… Vous passez alors le nez par l’entrebâillement et ça vous fait du bien… Pour en savoir plus
Emma Schell
Emma Schell

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4,5
Publiée le 13/04/2016
Qui ne connait pas Isabelle Huppert ? J’imagine que seuls les moins de 16 ans fronceront les sourcils mais je ne pense pas beaucoup me tromper en affirmant qu’elle symbolise avec Catherine Deneuve, le Cinéma français. Paradoxalement, Qui peut citer plus de 5 films dans lesquels elle a tourné ? J’ai donné ma langue au chat après n’en avoir trouvé que trois : La pianiste, La cérémonie, Madame Bovary (shame on me !) Pas besoin de lire le synopsis, l’univers de la réalisatrice ou les autres comédiens, l’unique présence au casting d’Isabelle Huppert sera une raison suffisante pour me confronter à L’Avenir et combler mes lacunes Huppériennes ! Emma, ne te décourage pas, plus que 106 films à voir… Que faire de sa liberté toute neuve lorsque vos enfants grandissent, votre mari en préfère une autre, spoiler: votre mère vous quitte pour de bon…. ?!? Voici le vaste sujet auquel cette prof de philosophie, Nathalie, va tenter de répondre (de se débattre) pendant 1 heure 40. A noter que si "Propos sur le bonheur" d'Alain m'avait été enseigné avec autant d'enthousiasme et de conviction qu'elle ne le fait pour ses élèves studieux, la philo n'aurait pas été cette matière si rébarbative à mes yeux... Mais revenons à Nathalie ! N'entendons nous pas le craquèlement de l'armure, derrière le claquement énergique des talons, le roulement des épaules, la voix un peu trop enjouée ? spoiler: La plongée dans un univers anarchique de son plus brillant et prometteur ancien élève va t elle accentuer la lézarde ? Seul L'Avenir le dira... A moins d'avoir des aptitudes divinatoires, courrez découvrir ce film mélancoloqique, délicat, sobre, qui sonne juste !
francfinl
francfinl

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4,5
Publiée le 13/04/2016
Un très bon film, au rythme doux malgré un climat qui pourrait vite devenir pesant. Isabelle Huppert est exceptionnelle de naturel. Les second rôles paraissent du coup un peu fades. Cela n'enlève rien à la qualité de ce film, finement écrit et réalisé, qui mérite largement la récompense reçue à Berlin.
Nelly M.
Nelly M.

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4,5
Publiée le 10/04/2016
En plus de constituer un portrait de femme occidentale admirablement bien campé par Isabelle Huppert, s'il existe en ce moment à l'affiche un film qui parle aux adultes de notre époque sous plein d'aspects de leur quotidien, c'est celui-là, quel que soit l'âge et qu'on soit homme ou femme. Des plans variés, une très habile succession d'images fugaces très parlantes, un régal dans la manière de faire avancer les situations, loin d'être toujours roses. Une place de choix est faite à la nature et aux livres, leurs citations donnant à réfléchir, comme celle de Rousseau sur le refuge de l'imagination chez la personne instruite. Beaucoup d'espoir sous l'amertume. Mention spéciale aux seconds rôles ainsi qu'au fils au fils de Marie Trintignant, Roman Kolinka craquant à souhait.
Jean PIerre Y.
Jean PIerre Y.

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4,0
Publiée le 08/04/2016
"L'Avenir" et "Un Amour de jeunesse" de Mia Hansen-Love constituent un diptyque sur le désir. Dans "Un amour de jeunesse" (2011), Camille (15 puis 19 ans) expérimente le désir et l'absence de l'être aimé avant même que sa vie d'adulte ne soit "construite". Dans "L'Avenir" Nathalie a plus de 50 ans. Prof de philo, elle voit ses certitudes et ses points de repère s'effondrer en peu de temps. Sa pensée et sa vie changent ainsi que son regard sur Fabien, son ancien élève. Si dans les deux films, le désir est central, vital même, c'est dans celui qui sort cette semaine qu'est donnée une clé de lecture par l'intermédiaire de la pensée de Rousseau que Nathalie présente durant un de ses cours de lycée : "On jouit moins de ce qu'on obtient que de ce qu'on espère, et l'on n'est heureux qu'avant d'être heureux." ("La Nouvelle Héloïse", VIII, 1761). Dans les deux film la nature (entre Haute Loire et Ardèche pour le premier, dans la Drôme au pied du Vercors dans le second) offre d'une part le symbole de l'eau dans laquelle on se baigne avec joie mais que rien ne peut retenir et qui coule irrémédiablement, d'autre part l'image de la chaleur de l'été qui accompagne les vertiges du désir et du manque de l'autre. Certains considèrent "L'Avenir" comme un film cérébral : il s'agit en fait d'un film sensuel, sensible, intense. Peu à peu la pensée de Nathalie s'y incarne dans une liberté nouvelle ("pendant vingt ans nous avons écouté les mêmes disques") et dans une relation avec Fabien dans laquelle tout devient possible, et oh combien humain, même si la réflexion y reste centrale. Ici pas de psychologie, mais des rencontres sans barrière dans la chaleur de l'été ou avec la neige de l'hiver. Comme la ferme de Fabien reste vivante et chaleureuse dans l'opposition des deux saisons filmées avec un grand bonheur ! La vie commence aussi après 50 ans...
colombe P.
colombe P.

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4,5
Publiée le 08/04/2016
Voilà le genre de films que j'apprécie. C'est un film maîtrisé, intelligent, très bien traité. C'est vraiment du cinéma de qualité très appréciable.
weihnachtsmann
weihnachtsmann

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3,5
Publiée le 12/04/2016
Le portrait flatteur d'une femme libre et philosophe (la comparaison est facile...) Un film sur la séparation et sur la vie en général. Doit-elle forcément s'arrêter quand l'un des deux s'en va? J'ai retenu une phrase intéressante: "Quand on a le désir, on n'a pas besoin du bonheur". Elle, c'est le désir de vivre tout simplement, car l'espoir ouvre le champ des possibles. Ici pas de larmes, pas de cris: l'acceptation de son sort et la page qui se tourne. C'est assez simple comme portrait mais c'est joliment fait et naturel comme son jeu d'actrice.
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