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    This is not a love story
    note moyenne
    4,2
    1161 notes dont 83 critiques
    18% (15 critiques)
    46% (38 critiques)
    22% (18 critiques)
    10% (8 critiques)
    4% (3 critiques)
    1% (1 critique)
    Votre avis sur This is not a love story ?

    83 critiques spectateurs

    Nicano
    Nicano

    Suivre son activité 48 abonnés Lire ses 291 critiques

    4,5
    Publiée le 19 novembre 2015
    10 . C'est le nombre de séances, à l'échelle nationale, en cette première semaine pour Me, Earl and the Dying girl. Et déjà, rien que ça, c'est pas normal. Je me doute que le film n'aura jamais un énorme succés commercial en France, mais 10 ? Quand on voit ce qui sort chaque semaine au ciné, y'a de quoi se poser des questions. Parce que ce This is not a love story est une merveille. Comme son nom français l'indique, ce n'est pas du tout une romance. Le iflm est simplement l'histoire touchante d'un jeune homme pas timide, mais introverti, apathique, déterminé à faire le moins de vagues possibles pour avoir le moins de problèmes possibles, qui va se lier d'amitié avec une fille de son lycée, atteinte d'un cancer. A vu de nez, le scénario est relativement banal, mais, quand on regarde le film, on se rend compte à quel point le sujet a été bien traité. AU niveau des dialogues, au niveau de la mise en scène, tout est impeccable, et la morale qui en résulté est magnifique. Et c'est fort, parce que d’habitude, qui dit ado avec cancer dans un film, dit niaiserie, pathos, mélo et j'en passe. Mais là, non. Et ça fait carrément plaisir. La B.O; est impeccable, mais ce qui frappe, c'est avant tout la justesse du casting. Thomas Mann est absolument exceptionnel. On pourrait croire que c'esr simple de jouer un ado apathique, mais quand on voit sa performance, on se rend compte que c'est tout sauf facile. Surtout que, lorsqu'on son personnage prend enfin de l'amplitude, Mann est présent. Jon Bernthal est aussi trés, trés bon. Mais pour moi, celle qui ressort de tout ce beau monde, c'est une Olivia Cooke magistrale, parfaite, touchante, bref, tout ce que vous voulez. Elle est proprement hallucinante du début à la fin, et après avoir vu le film, je me suis mis à Bates Motel rien que pour elle. Cette actrice à beaucoup de talent à revendre. Bref, Me and Earl and the Dying Girl est une petite perle indé qu'il ne faut pas louper. Arrêtez aec vos Nos Etoiles Contraires " et passez à quelque chose d'un peu plus sérieux, et de beaucoup plus touchant. Enfin, mention spéciale à la scène spoiler: où Rachel meurt. Quelle force dans la mise en scène ! Un passage qui prend aux tripes comme rarement. Magique !
    Sally Ecran et toile
    Sally Ecran et toile

    Suivre son activité 49 abonnés Lire ses 12 critiques

    4,0
    Publiée le 30 novembre 2015
    « This is not a love story » est adapté du roman « Me and Earl and The Dying Girl» de Jesse Andrew, publié en 2012. Supervisé par l’écrivain, le film a entièrement été tourné à Pittsburgh, sa ville natale et notamment dans sa propre maison, qui sert de décor à celle de Greg, le héros du film. Le choix de réalisation s’appuie sur un découpage en chapitres comme le livre duquel il est issu. Chaque découpage annonçant d’ailleurs le ton de ce qui va suivre (« La partie où je rencontre une mourante », « La partie où Rachel suit un traitement depuis quelques semaines », « 71ème jour d’une amitié condamnée » en sont quelques exemples). Récompensé par le Prix du Jury et le Prix de Fiction dans la catégorie « Film de Fiction » au « Festival Sundance 2015 », il s’adresse essentiellement à un public adulescent et présente un univers dans la même veine que « Nos étoiles contraires » qui a connu un franc succès lors de sa sortie. N’y voyez là rien de péjoratif, que du contraire : il fera vibrer un public exigeant et parfois un peu oublié des cinéastes. Avec « This is not a love story », Alfonso Gomez-Rejon (surtout connu comme réalisateur d’épisodes de séries telles que « Glee », « American Horror Story») signe ici un sans faute. Son univers, très créatif, est excessivement bien présenté. Notamment à travers quelques petits inserts de parodies de grands classiques du cinéma créées Earl et Greg. Les cinéphiles se régaleront de ces clins d’œil. Dans l’histoire, les deux adolescents ont mis en boîte 42 « parodies » de grands films tels qu’ « Orange Mécanique », « Blue Velvet », « Macadam Cowboy »,« Citizen Kane », « Scarface », « Le Septième sceau ». C’est fin, poétique, agréable à voir, distrayant et surtout très intelligent. De plus, les sentiments enfouis du héros seront mis en scène par un running gag filmique en papier mâché, présentant un cerf et un écureuil... Absurde ? Pas du tout, c’est très recherché justement et très plaisant à suivre ! A côté de cette réalisation soignée, on trouve un casting brillant, bien que composé d’acteurs débutants. Dans le trio d’amitiés, on découvre une Olivia Cooke (« Ouija ») extraordinaire. Interprétant le rôle difficile de Rachel, une jeune fille touchée par la leucémie et en combat permanent contre cette maladie, elle incarne son personnage avec une justesse remarquable et une sobriété tout à fait adaptée au propos du film. Thomas Mann, aux petits airs de Ryan Gosling jeune, est Greg, le personnage central de l’intrigue. Timide, rêveur et pudique, il entre dans une nouvelle amitié imposée avec détachement mais finira par s’y investir avec cœur et dévouement. Tout comme l’acteur (aperçu dans « Kingsman » ou « Projet X ») qui porte son rôle avec énormément de conviction, d’assurance et qui offre une très jolie prestation. Enfin, le troisième mousquetaire n’est autre que Earl, un jeune afro-américain plus dégourdi que ses amis et complice de tous les projets cinématographiques de Greg. Joué par le sympathique RJ Cyler, ce personnage apportera un peu de candeur et de fraîcheur à cette histoire d’amitié naissante. Les adultes, tout aussi farfelus que les ados, ne sont pas en reste et sont interprétés par des acteurs reconnus tels que Nick Offerman, Connie Britton et Molly Shannon. Pas du tout larmoyant mais très touchant, « This is not a love story » raconte le parcours initiatique de trois adolescents et une belle histoire d’amitié(s). Ecrasé par « Jurassic Word » lors de sa sortie outre-Atlantique, il est pourtant truffé de belles qualités. Tendre et poétique le long-métrage a tout pour plaire et vaut vraiment la peine d’être vu !
    Marcel D
    Marcel D

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    5,0
    Publiée le 26 novembre 2015
    Un film qui me marquera. Des thématiques à la base commune (lycée américain, maladie), traitées avec une finesse, une originalité et un univers magiques. On ne doute pas un seul instant que le réalisateur est un vrai amoureux du cinéma. Les passages au cinéma club, les parodies décalées de film, les passages en stop motion... et le mieux dans tout ça, c'est que la réalisation ne casse pas les personnages - passionnants de justesse, d'humour avec des dialogues terribles - ni l'émotion qui ne tombe pourtant pas dans le larmoyant habituel. Prenez le bon côté de nos Etoiles contraires, rajoutez tout ce qu'il manque et retirez tout ce qu'il a en trop, et vous tombez sur une pépite qui malheureusement encore ne fera que quelques entrées...
    Caramba 747
    Caramba 747

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    4,0
    Publiée le 24 février 2016
    Film délicat, plein de charme et de grace. Les acteurs sont étonnants de retenue. La scène finale est pleine d'émotion transcendée par la musique de Brian Eno. Préparez vos mouchoirs…
    Alain D.
    Alain D.

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    4,5
    Publiée le 17 mars 2016
    Excellente réalisation d’Alfonso Gomez-Rejon. Cette Comédie dramatique superbement mise en scène dégage une ambiance sympathique qui vous embarque immédiatement ; elle bénéficie pour cela d’une excellente bande musicale et de belles images. Le scénario, pourtant grave et assez conventionnel, mous délivre une très belle histoire ; des références cinématographiques offrant de jolis moments surréalistes. Les dialogues sont tour à tour drôles ou émouvants, mais toujours cash et profonds. Coté casting, nous sommes la aussi émerveillé par le talent et la maturité des jeunes comédiens : Thomas Mann (II) dans le rôle de Greg et RJ Cyler dans celui de Earl ; avec une spéciale dédicace pour la prestation grandiose d’Olivia Cooke dans le personnage de Rachel. Le pitch : Greg est en terminale au Lycée. Discret et égocentrique, Earl est son seul ami. Son père, professeur de sociologie, les a initiés au cinéma ; ils ont fait 42 films. Sa mère lui a confié une mission : soutenir Rachel, une fille de sa classe, qui a une leucémie.
    au-dela-des-nuages
    au-dela-des-nuages

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    5,0
    Publiée le 6 octobre 2016
    Ce film qui peut faire penser par ces premières images et son affiche à une comédie juvénile d'adulescents américains est en fait très riche. L'excellence du scénario est équivalente à celle des acteurs, de la bande-son, des images. J'ai été fortement touché par ce film (je conseille des mouchoirs pas trop loin pour ceux qui sont sensibles) et je pense qu'il est sans doute un des films les plus tristes et fort sur l'amitié, la vie et la mort.
    Dark Side
    Dark Side

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    5,0
    Publiée le 4 avril 2016
    Ce film est ma révélation de ces derniers mois. Je suis tombé dessus par hasard, le synopsis m'a plus et je me suis laissé tenter à le regarder. Et quelle claque ! Un film d'une originalité rare, plein de subtilité et d'humour. En plus d'innover visuellement, ce film nous propose un point de vue très rare sur l'amitié fille/garçon, sur le passage à l'âge adulte, sur l'acceptation de soi et sur l'ouverture au monde. Les acteurs sont exceptionnels (mention spéciale pour Olivia Cooke) et la musique est à l'image du film : Bouleversante et toute en finesse. Et évidemment, spoiler: la scène de la mort de Rachel m'a laissé sans voix et en larmes pendant plusieurs minutes. Ce film est tout simplement un bijou comme on en trouve rarement.
    Justine H.
    Justine H.

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    5,0
    Publiée le 7 janvier 2016
    Un excellent film. Triste et émouvant, un film très touchant. Film que je conseille à tout le monde de regarder, et qui en plus de sa met une claque dans la gueule...
    Patrick L.
    Patrick L.

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    5,0
    Publiée le 7 octobre 2015
    Tres original charmant et étrangement émotionnel....
    David D.
    David D.

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    5,0
    Publiée le 15 octobre 2015
    un petit chef d œuvre cinématographique , de très bon acteurs, un bonne musicalité, un scenario abstrait mais lisible qui a rien a envier aux meilleurs de son genre :) je vous laisse le découvrir n hésitez pas a le voir!
    Ristobop
    Ristobop

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    4,5
    Publiée le 14 janvier 2016
    Très juste au niveau des personnalités des adolescents, leurs interrogations, leur humour, leurs sentiments... très actuels. C'est aussi un film sur le cinéma, un film bourré de références aux classiques. Enfin, malgré le sujet, c'est toujours enjoué et jamais pleurnichard. Vu avec mon adolescente de fille, nous sommes ressortis du cinéma sous le charme.
    LBDC
    LBDC

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    4,0
    Publiée le 5 mai 2015
    (...) ME AND EARL AND THE DYING GIRL est aussi et avant tout un hommage un peu inhabituel au cinéma. Et pas seulement grâce aux courts-métrages sans prétention des deux réalisateurs en herbe, qui se moquent respectueusement de chefs-d’œuvre du Septième Art. L’abondance de détails cinéphiles est en vérité assez surprenante : un père sociologue fan de Werner Herzog, une boutique de films artisanale et ses étiquettes manuscrites, un poster des 400 coups de Truffaut accroché au-dessus du lit de Greg, même l’envoûtante et légendaire bande-originale de Sueurs froides, du Bernard Herrmann discrètement placée sur une scène. Quant au film fait pour Rachel, il détient le pouvoir de guérison des blessures. Cette même magie que le réalisateur Alfonso Gomez-Rejon a instillée dans sa véritable œuvre, adaptée par Jesse Andrews d’après son roman éponyme, en forme de témoignage de leurs propres années de lycée, leur psychothérapie par l’image. Le cinéma est ici remède, puissant et magnifique (... critique par TOM - l'intégralité sur Le Blog du Cinéma
    Alexis D.
    Alexis D.

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    4,5
    Publiée le 13 février 2017
    Ce film se démarque très largement des autres comédies dramatiques américaines de sa génération : rempli de références cinématographiques, de gestes de réalisation et de mises en scène audacieuses, et porté par ses premiers rôles phénoménaux, le film fait à la fois autant preuve d'une grande simplicité (loin d'être naïve) dans l'ouvrage que d'une extrême complexité dans le traitement des émotions. "This is not a love story" est une merveille. Comme son nom l'indique, ce n'est pas du tout une romance. Le film est simplement l'histoire touchante d'un jeune homme pas timide, mais introverti, apathique, déterminé à faire le moins de vagues possibles pour avoir le moins de problèmes possibles, qui va se lier d'amitié avec une fille de son lycée, atteinte d'un cancer. A vu de nez, le scénario est relativement banal, mais, quand on regarde le film, on se rend compte à quel point le sujet a été bien traité. Au niveau des dialogues, au niveau de la mise en scène, tout est impeccable, et la morale qui en résulte est magnifique. Et c'est fort, parce que d’habitude, qui dit ado avec cancer dans un film, dit niaiserie, pathos, mélo et j'en passe. Mais là, non. Et ça fait carrément plaisir. La bande-son est impeccable, mais ce qui frappe, c'est avant tout la justesse du casting. Thomas Mann est absolument exceptionnel. On pourrait croire que c'est simple de jouer un adolescent apathique, mais quand on voit sa performance, on se rend compte que c'est tout sauf facile. Surtout que, lorsque son personnage prend enfin de l'amplitude, Mann est présent. Jon Bernthal est aussi trés, trés bon. Mais pour moi, celle qui ressort de tout ce beau monde, c'est une Olivia Cooke magistrale, parfaite, touchante, elle est proprement hallucinante du début à la fin. C’est fin, poétique, agréable à voir, distrayant et surtout très intelligent. De plus, les sentiments enfouis du héros sont mis en scène par un running-gag filmique en papier mâché, présentant un cerf et un écureuil... Absurde ? Pas du tout, c’est très recherché justement et très plaisant à suivre ! Enfin, le troisième personnage important n’est autre que Earl, un jeune afro-américain plus dégourdi que ses amis et complice de tous les projets cinématographiques de Greg. Joué par le sympathique RJ Cyler, ce personnage apporte un peu de candeur et de fraîcheur à cette histoire d’amitié naissante. L'humour est omniprésent, chaque personnage a le sien, ce qui apporte des blagues différentes, d'ailleurs c'est ceci qui tient en haleine le spectateur tout le long. Par ailleurs on n'a absolument aucun cliché dans ce film. Bref, un drame original, drôle, inventif et bourré de bonnes idées, et un excellent film dramatique du cinéma américain indépendant
    Marine C.
    Marine C.

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    5,0
    Publiée le 21 septembre 2015
    "This is not a love story", un titre ou une façon de prévenir de l'ambiance générale qui vous accompagne pendant 1h45. A la lecture du synopsis on s'attend à un énième film contant l'histoire d'amour tragique d'un(e) malade. Pourtant cette histoire "d'amour" et de "malade" n'y ressemble pas (en tout cas pas à ceux que j'ai pu voir). Ce drame se déroule dans une ambiance douce et légère amenée par une bande sonore remarquable, des décors simples et efficaces et surtout, soutenu par des personnages, évidemment touchant, qui apportent, de par leur caractères atypiques, une atmosphère comique, très bien dosée et bienvenue. C'est un drame alors ne vous attendez pas à rire aux éclats, soyez prévenu les larmes couleront pour les plus sensibles. Mais, j'aime à penser que ce film peut toucher aussi les non démonstratifs .... Traiter un sujet grave et dur tel que la maladie n'est pas chose facile, le drame est évidemment le genre de prédilection et même si l'histoire est triste et peut être un peu niaise son univers coloré et léger vous laissera content. Je vous conseillerais de vous laisser tenter, le mystère est soutenu tout au long du film et l'inattendue est omniprésent. C'est une jolie petite perle que vous ne regretterez pas à défaut de l'adorer. En espérant bien vous conseillez, bon visionnage et que les tulipes vous accompagnent. Marine
    Fritz L
    Fritz L

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    4,0
    Publiée le 28 novembre 2015
    Par son sujet déjà largement traité ces derniers temps « Retless » de Van Sant, « Nos étoiles contraires » de Josh Boone, je ressens comme un sentiment de malaise vis-à-vis de “This is not a love story”. Il est à noter qu’Alfonso Gomez Rejon, et l’on peut saluer ses louables efforts, réussit toutefois à se démarquer. Il impose une fausse distance au drame, personnifiée par Greg, un ado en marge, mais surtout avec une tonalité humoristique très décalée, tranchant de fait avec le drame poético-romantique (non non, ce n’est pas une attaque !) qu’a réalisé Van Sant, et occultant la machine à larmes (faciles quand même, il faut le dire) du très charmant « Nos étoiles contraires ». Greg, est donc forcé par sa mère, à devenir ami avec Rachel, atteinte d’une leucémie. Lui qui a du monde une vision auto réduite et caustique, se voit peu à peu bousculé dans son quotidien par l’intrusion de cette épreuve à laquelle il n’est absolument pas préparé. Ce sont donc ses doutes, sa rébellion contre le mauvais sort, et son humanité que l’on va découvrir avec lui l’espace de quelques semaines. Le film, chapitré, se veut en fait la mise en images du livre qu’il rédige. Et comme dans la progression d’un roman, c’est un ensemble de situations, de moments privilégiés ou de réflexions qui assemblés bout à bout révèleront au final l’adulte que devient Greg, et la leçon de vie extraordinaire qui en découle. Cette forme narrative s’avère souvent assez stérile à l’écran, là c’est tout le contraire qui se produit. Grace à un savant équilibre entre voix-off et les scènes, le ton enjoué qui malgré tout ne quitte jamais Greg, et la forme très aérienne et ludique de la mise en scène, Gomez Rejon réussit son coup. Il créé également un univers très délicat, entre Gondry (animation en bouts de ficelle, les remakes improbables) et Araki (personnages typés à l’âme triturée). Entre les formes visuelles retenues, les plans fantasques, quelques idées cocasses, hommage au cinéma « étranger » (Herzog et Truffaut en tête) on va de surprise en surprise ce qui provoque dès le début un vaste sentiment d’empathie pour le film. L’acteur principal, le jeune et attachant Thomas Mann n’y est pas étranger, de même RJ Cyler qui est vraiment formidable. Quant à Olivia Cooke sa prestance réussit à sublimer le « mauvais rôle » de faire-valoir qu’on lui attribue. « This is not a love story » par son originalité, apparaît dès lors comme l’un film les plus attachants et subtils de l’année. Alfonso Gomez Rejon s’y est beaucoup investi et il réussit à surclasser plus qu’honorablement, une production de genre dont on est un peu repu à force.
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