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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Ixcanul" et de son tournage !

Un retour en Terre natale pour un premier long-métrage

D'origine guatémaltèque, Jayro Bustamante étudia le cinéma en France, à l'université puis dans une école privée. Désireux de revenir en son pays de naissance, le réalisateur opta d'abord pour le court-métrage avant de réunir une équipe de fidèles pour son premier long-métrage, Ixcanul.

Inspiré d'un témoignage vrai

Jayro Bustamante est né au Guatémala de parents médecins. A son retour en terre natale, après ses études françaises en cinéma, la mère du cinéaste lui fit rencontrer une patiente, Maria, emprisonnée parce qu'elle aurait revendu son enfant. En fait, celle-ci avait avorté. Elle confessa à Bustamante qu'une telle opération est en fait monnaie courante dans la région. Après un moment, le metteur en scène travailla le scénario sous l'angle de la relation entre une femme et son père, avant de resserrer le point de vue sur sa protagoniste principale au prénom sans ombrages, Maria, qui est aussi celui de l'actrice principale, Maria Mercedes Croy.

Rester fidèle à la culture maya

Jayro Bustamante puisa dans nombre de ses observations (empreintes de véracité puisqu'il est d'origine guatémaltèque) pour retranscrire le plus fidèlement possible la réalité du pays. Ainsi, la présence réduite des dialogues correspondrait à un certain état d'esprit maya : "Les Mayas sont comme ça. Ils ne s’épanchent pas. Ils disent très peu de choses et t’observent puis ils agissent en conséquence." Le mariage arrangé est aussi une pratique que le cinéaste qualifie de répandue et qui irait de pair avec la force naturellement accordée aux femmes : "En fait la femme ne devient puissante qu’après le mariage. (...) Si tu épouses un homme puissant, tu deviens une femme puissante."

Faire fi de l'absence financière

Selon Jayro Bustamante, le Guatemala ne possède pas d'économie cinématographique à même de financer des longs-métrages, ne faisant exister le cinéma qu'au travers d'une école jeune d'une dizaine d'années. C'est donc grâce à un emprunt bancaire que le cinéaste put terminer une première version montée mais incomplète. Le film fut définitivement achevé une fois que de nouveaux financements, français d'abord puis internationaux, arrivèrent.

Trouver les perles dans la rue

Pour trouver ses interprètes, Jayro Bustamante assista à de nombreux spectacles de rue et trouva ainsi Maria Télon et Marvin Coroy, respectivement Juana et El Pépé. Puis, le cinéaste construisit un stand sur le marché de la ville en posant l'écriteau "Casting" et attendit. Personne ne venant, le panneau changea dès le lendemain pour le terme "Offre d'emploi", résultant en une longue file d'attente ! C'est ainsi que l'actrice principale, Maria Mercedes Croy, fut choisie. D'abord réticente face à l'ampleur du rôle, le cinéaste réussit à la convaincre, tout comme Manuel Antun, initialement prêtre maya respecté au sein de sa communauté.

Faire naître la vérité d'une relation

Selon Jayro Bustamante, la jeune Maria et sa mère cinématographique Juana ne pouvaient être plus différentes. Alors que la première fut une personne caractérisée par sa timidité, la seconde s'imposa, selon le réalisateur lui-même, comme "très forte en négociation" et "protectrice". Afin de les rapprocher, le cinéaste fit appel à des expériences détournées, comme des massages au sauna ou l'embrassade collectif d'arbres, en forêt, là où selon la culture maya la vie prend sa source.

Compter pour mieux filmer

Une organisation très précise s'imposa sur le tournage selon Jayro Bustamante. Après plusieurs essais de jeu, l'équipe et les comédiens se réunirent. Pour déterminer une mise en place commune, le cinéaste compta intérieurement et transmit des temps très précis de jeu (estimés en secondes) aux acteurs, afin qu'ils sachent où aller. Ainsi, "chacun, avant chaque scène, savait à quel chiffre il devait jouer chaque chose", explique-t-il.

La nature, la spiritualité... Terrence Malick ?

Même si le cinéaste se défend de références précises pour la construction de son Ixcanul, il précise avoir fait appel au cinéma de Terrence Malick afin de dénicher la juste texture de l'image. N'ayant pas de lumières artificielles pour éclairer ses extérieurs sauvages, il a pris le soin d'observer le cinéaste américain dans sa retranscription si spécifique de la lumière naturelle.

La force volcanique du titre

Le titre Ixcanul ne renferme pas qu'une sonorité exotique. Il a une signification d'abord littérale, signifiée par l'affiche : volcan. Sous un angle maya, il ouvre cependant vers une conception plus grande, celle d'une force enfermée au sein du dit volcan et qui, bouillonnante, ne demande qu'à imploser.

Du Guatemala à Berlin, puis à travers le monde

Participant au sein de la 65ème édition du festival de Berlin, Ixcanul - Volcan a remporté le prix Alfred-Bauer, devenant le premier film de l'Histoire du Guatemala à décrocher un prix aussi prestigieux. Il fut aussi sélectionné et remporté de nombreuses récompenses dans plus de 40 festivals à travers le monde, dont celui de Telluride, de Toronto, Slovaquie, Italie, Pérou, Norvège, de Londres ou de Biarritz, où il a décroché le prix du meilleur film et celui de la critique.
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