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Dans le Japon d'après-guerre, aux confins de la cité industrielle d'Osaka, règnent des bandes de malfrats. Parmi eux, un jeune homme sensible et amoureux, Takeshi. Le grand cinéaste Oshima nous offre une image peu montrée dans le cinéma japonais: la misère, les déclassés et les bidonvilles. On pense aux "Bas-Fonds" de Gorki et mais il manque la poésie et la force d'un Renoir ou d'un Kurosawa. L'actrice qui joue Hanako, éclatante de sensualité, est un rayon de soleil parmi les divers protagonistes, vils, crasseux et individualistes. Le réalisateur dénonce leur manque de solidarité qui les perdra. Un peu trop théâtralisé, le film d'Oshima, qui ne voit aucun espoir, offre toutefois des moments intenses et esthétiques, accompagnés d'une fredaine hispanisante.
Ajoutée le 30 juil. 2008 à 12h29 Signaler un abus
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