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20th Century Women
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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "20th Century Women" et de son tournage !

Retrouvailles

20th Century Women marque les retrouvailles d'Annette Bening et Elle Fanning, qui étaient toutes deux à l'affiche de Ginger & Rosa en 2012.

Coïncidence

L'extérieur de la maison dans 20th Century Women avait déjà servi lors du tournage de Courir avec des ciseaux de Ryan Murphy, avec la même Annette Bening.

Tiré d'une histoire vraie

Selon Mike Mills, 20th Century Women est en partie autobiographique, les personnages principaux étant inspirés de véritables personnes qu'a connues le réalisateur enfant. Le personnage d'Annette Bening est notamment basé sur sa mère, envers laquelle le film est une véritable déclaration d'amour : "Le cinéaste confie : « En un sens, c’est l’histoire de la rencontre entre la «Génération grandiose» et la «Génération X» – puisque ma mère est née dans les années 20 et moi à la fin des années 60", confie le réalisateur. "D’un certain point de vue, le film raconte une histoire d’amour entre une mère et son fils – une histoire d’amour profonde et totalement à part – mais qui ne peut pas leur procurer l’ancrage émotionnel auquel ils aspirent tous les deux". Le précédent film de Mike Mills, Beginners, s'inspirait quant à lui de son père, et avait valu à Christopher Plummer un Oscar.

Année charnière

Mike Mills a choisi de placer l'intrigue de 20th Century Women en 1979 car il s'agit d'une année charnière dans l'histoire du monde contemporain : "Les années 78-79 marquent le début de la période contemporaine, même si vers la fin de cette décennie on n’était absolument pas préparé aux grands bouleversements qui suivront : les répercussions de la politique de Reagan, la cupidité des années 80, la tragédie du Sida, l’impact de l’Internet, les événements du 11 septembre et les disparités liées au libéralisme sauvage", explique le réalisateur. "D’où le sentiment que 20th Century Women est une ode nostalgique à une époque d’innocence à jamais révolue".

Paradoxe

La relation entre le jeune fils Jamie, au travers duquel on découvre le film, et sa mère Dorothea, est au coeur de 20th Century Women. L'adolescent aime profondément sa mère, qui reste pourtant une personne énigmatique dont il ne parvient pas à percer les secrets. Comment représenter une femme aussi mystérieuse, à la croisée de plusieurs générations ? Mike Mills revient sur ce délicat paradoxe : "Je n’ai aucune difficulté à épouser un point de vue féminin mais le personnage de Dorothea m’a posé problème, notamment parce que ma propre mère a longtemps été – et le restera en partie – une énigme à mes yeux", explique le cinéaste. "Il s’agissait de chercher à comprendre le fonctionnement d’une mère de 55 ans qui non seulement a eu un enfant à 40 ans, mais qui est née dans les années 20 – puis de la confronter aux grands bouleversements de la société des années 70. Il a fallu à la fois que je mène des recherches et que je puise dans mon propre parcours".

What would Bogart do ?

Mike Mills a emprunté certains traits de personnalité de Dorothea à sa propre mère. "Elle voulait, elle aussi, devenir pilote, elle a travaillé dans une entreprise dont tous les salariés étaient des hommes et elle adorait les vieux films, surtout ceux avec Bogart", se remémore-t-il. L'acteur hollywoodien est ensuite devenu une figure centrale du film : "J’ai vu énormément de films de cette époque et les dialogues mordants entre hommes et femmes m’ont aussi inspiré", déclare le cinéaste. "Plusieurs de ces films sont drôles et subversifs et m’ont permis de mieux cerner Dorothea. J’ai compris qu’elle aspirait moins à vivre une grande histoire d’amour avec lui qu’à être Bogart ! Un leitmotiv est revenu sans cesse pendant l’écriture du personnage : Qu’est-ce que ferait Bogart dans cette situation ?".

Parler du temps qui passe

L'une des préoccupations du cinéma de Mike Mills est le temps qui passe ; on retrouve également ce thème dans les films qui inspirent le réalisateur tels que La Guerre est finie, Hiroshima mon amour ou encore Muriel d'Alain Resnais, Un film d'amour d’Istvan Szabo ou encore Fellini : "Il n’y a pas de plus grand maître que Fellini pour donner à son propre vécu une envergure cinématographique", s’enthousiasme le cinéaste.

Amelia Earhart comme modèle

Annette Bening s’est inspirée de l’héroïne de Dorothea, l’aviatrice Amelia Earhart, qui a bousculé l’image traditionnelle des femmes dans les années 1920 et 1930, notamment pour son style très personnel sans prétention. "Quand on voit des photos d’Amelia, on se rend compte qu’elle incarne une toute nouvelle conception de la féminité et de la beauté", note-t-elle. "Elle n’a rien à voir avec la tendance actuelle qui privilégie un maquillage sophistiqué, et la quête de perfection physique et d’éternelle jeunesse. Dorothea n’est pas attirée par tout cela : elle n’a pas évolué dans un monde qui a entretenu ce culte de la féminité. C’est une autre de ses contradictions : elle est totalement en prise avec son époque – 1979 – comme son indépendance le prouve, mais elle est aussi issue d’un temps où les moeurs étaient différentes".

Précieux symbole

Annette Bening a demandé à Mike Mills de porter un bijou ayant appartenu à sa mère pour le personnage de Dorothea : elle arbore ainsi un bracelet en argent tout au long du film. "C’était un peu comme un talisman. Je considère souvent le cinéma comme un tour de magie et de spiritisme et je trouve donc que c’est une bonne idée de convoquer les muses pour vous guider".

Les bienfaits du travail manuel

Billy Crudup, William dans le film, a beaucoup apprécié de pouvoir travailler avec ses mains pour le rôle : "Je n’ai jamais été très fort en mécanique si bien que j’ai passé quelques jours à me renseigner sur les moteurs de voitures, et j’ai ensuite travaillé avec des menuisiers et un céramiste", explique l’acteur. "C’était comme un apprentissage en accéléré et j’adore ça sur les tournages".

Esthétique punk pour Greta Gerwig...

Greta Gerwig a étudié la culture punk et féministe pour préparer son rôle dans 20th Century Women. Elle s'est ainsi penchée sur l’oeuvre de la photographe Cindy Sherman, s’est intéressée à l’artiste féministe Barbara Kruger et à l’artiste punk Patti Smith. "C’était une époque où les femmes photographes s’attachaient à leur propre représentation et à l’idée du regard, ajoute la comédienne. Ce que je retiens de ces artistes, c’est un mélange de sexualité, de force et de dureté, mais aussi la farouche volonté de faire en sorte que tout cela vibre dans leur oeuvre de manière incandescente", déclare l'actrice.
Avec Mike Mills, d'autres figures ont également servi de base au travail de la coméienne, telles que la bassiste androgyne des Talking Heads Tina Weymouth et la chanteuse Debbie Harry, du groupe Blondie. "Ce qui était très attirant chez ces filles punk, c’est qu’elles semblaient dire : «Je suis sexy mais ce n’est pas pour vous». Elles n’étaient pas aguicheuses. Leur sensualité avait presque un côté dangereux. Et je crois que ce style punk où les sentiments comptent davantage que le talent résonne très fort chez Abbie", ajoute-t-elle. Enfin, pour s’approprier davantage encore le rôle, Greta Gerwig s’est baladée avec un appareil photo des années 70 pendant plusieurs mois et s’est astreinte à ne pas écouter de musique enregistrée après 1978. Puis, elle s’est teint les cheveux avec la coloration temporaire Manic Panic sortie en 1977, celle-là même qui séduisait les premières femmes punk.

... et pour le film !

Mike Mills, qui a grandi dans la petite ville tranquille de Santa Barbara, a vu dans la découverte du punk un moyen unique d’exprimer ses émotions. "Pour moi, l’énergie du punk était euphorisante. J’avais le sentiment de me précipiter vers la liberté les yeux fermés. Je me souviens que, du jour au lendemain, j’ai abandonné Elton John pour les Clash ! L’art ne m’avait pas procuré beaucoup d’émotions avant que je ne découvre ce courant musical. Je voulais que cette énergie et cet élan vital soient au coeur du film".  Le personnage de Greta Gerwig se sert de la musique comme moyen d’apprentissage pour le jeune Jamie : elle lui fait découvrir les aspects plus secrets et féminins du punk à travers les groupes anglais entièrement composés de femmes The Raincoats et Siouxsie and the Banshees. "La musique est un personnage à part entière dans 20th Century Women et on y entend toutes sortes de registres musicaux, observe le réalisateur. Mais à mes yeux, il s’agit avant tout d’un film punk, à la fois dans sa narration et ses contradictions humaines".

Créer des liens

Mike Mills a réuni les acteurs deux semaines avant le début du tournage et leur a proposé des jeux et des exercices pour faciliter leur rapprochement. "J’aime mettre en place une ambiance de travail très riche", dit-il. Tout en restant cohérent par rapport à l’intrigue et aux relations entre les personnages, le réalisateur a organisé des déplacements à Santa Barbara et des soirées dansantes où chaque interprète était invité à apporter une musique en lien avec son rôle. Annette Bening est venue avec des standards des années 30 et 40, Greta Gerwig avec des morceaux des Talking Heads et de David Bowie, Billy Crudup avec des chansons folk, Elle Fanning avec du Fleetwood Mac et Lucas Zumann avec plusieurs titres de punk qu’il venait de découvrir. Ils ont ensuite tous dansé : "Les scènes de danse qu’on voit dans le film sont réellement nées comme ça", signale Mills. "Il est évident que quelque chose de viscéral s’est produit à ce moment-là".
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