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    Aferim!
    note moyenne
    3,1
    98 notes dont 21 critiques
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    38% (8 critiques)
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    Votre avis sur Aferim! ?

    21 critiques spectateurs

    alain-92
    alain-92

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    4,0
    Publiée le 5 septembre 2015
    D'emblée, la sublime photographie noire et blanche, enchante et rehausse, si besoin était, des paysages d'une exceptionnelle beauté. Le réalisateur s'est inspiré pour ce premier point fort du film des peintures de Raffet. Aferim ! est un voyage magnifique et cruel dans cette campagne du 19ème siècle de ce coin reculé de l'actuelle Roumanie. Le long des chemins, dans tous les villages traversés, au beau milieu des forêts ou dans une fête de village champêtre, les rencontres sont truculentes. Parfois violentes, non dépourvues d'un humour féroce et grinçant, elles sont traitées sur un ton léger qui tente d'atténuer l'horreur du sujet. Le scénario s'appuie sur des récits et des écrits de l'époque. L'exploitation de l'homme par l'homme avec entre autres celle des tziganes maltraités et rendus au rang de simples esclaves. Les femmes en marge de la vie des hommes, ne sont pas mieux loties. Les étrangers rejetés. "Mon désir consistait à faire un film sur le passé qui ait quelque chose à dire sur la vie d’aujourd’hui en Roumanie (mais pas seulement)." a déclaré le jeune réalisateur roumain, récompensé par un Ours d'argent à la dernière Berlinale. La xénophobie et le racisme de l'époque, résonnent comme autant de rappels dans ce que nous vivons aujourd'hui. Les dialogues retentissent souvent violemment dans la bouche de l'excellent Teodor Corban. Acteur souvent présent dans les films de Cristian Mungiu, il retrouve à la fin du film Luminita Gheorghiu. Tour à tour proverbes ridicules, humiliations, insultes ou menaces diverses ils restent l'un des points essentiels du film dans l'écho qu'ils peuvent trouver dans tout ce que nous pouvons constater de nos jours, encore. Le tour de force du film est là. Dans une mise en scène sans faille aucune, Radu Jude n'impose pas son point de vue. Il laisse le spectateur libre et dans une position inconfortable. Celle de constater que certaines injustices, dénoncées dans le film, restent cruellement d'actualité.
    ferdinand
    ferdinand

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    2,0
    Publiée le 8 août 2015
    Film bien trop long, pollué par les discours assommants du personnage principal. On n'en peut plus de voir l'écran et le paysage traversé par les deux personnages. Dommage, car le sujet en soi aurait dû être intéressant s'il n'était aussi délayé. Quant à lui donner le prix de la mise en scène...? J'aime l'extase de la critique sur le noir et blanc sublime, forcément sublime, nouveau poncif du cinéma chic!
    Philippe C
    Philippe C

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    3,5
    Publiée le 9 septembre 2015
    Film atypique qui emprunte plus ou moins à la fois les codes du western classique et du roman picaresque pour décrire une société roumaine du début du 19 ème siècle, à la fois médiévale, religieuse, misérable et tiraillée entre la Russie et la Turquie. Ce que le film dénonce avant tout c'est la mentalité de l'époque, ses préjugés racistes, machistes et xénophobes. Le parallèle entre les esclaves noirs d'Amérique et les esclaves rom de Roumanie est frappant, mais même ces derniers ne sont pas montrés sous un jour sympathique. Le choix de filmer en N&B, sans musique, sur des chemins ou dans des forêts magnifiques est plutôt heureux, comme l'est celui de dérouler l'histoire à travers une succession de villages ou personnages rencontrées sur leur chemin par le brigadier et son fils en quête de l'esclave enfui. Certains on vu dans le brigadier l'archétype du macho donneur de leçons et pérorant sans cesse, servile avec les puissants ; son personnage m'est apparu plus complexe que cela et non dénué de sens de l'honneur et de bonté d'âme. La vraie leçon du film est sans doute la suivante : le sort des Roms n'est sans doute guère plus enviable aujourd'hui qu'il y a deux siècles.
    Fritz L
    Fritz L

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    4,5
    Publiée le 11 août 2015
    Si Pieter Brueghel avait vécu en Valachie en 1835, il est évident qu’il aurait peint les scènes de genre ou les paysages, comme les filme Radu Jude dans « Aferim ». On ne peut pas plus beau compliment. Car « Aferim » est de premier abord une œuvre particulièrement soignée au niveau de l’image et plus encore avec la reconstitution d’un début de 19ème siècle dans une province (aujourd’hui intégrée à la Roumanie) écartelée, politiquement parlant, entre la Russie, l’empire Ottoman, la Grèce et l’Autriche. Le poids de l’oppression y est omniprésent. Radu Jude, porte un regard à la fois sensible et critique vis-à-vis de cette société, très hiérarchisée, soumise à une espèce da ban féodal. Il ne donne pas pour autant dans la rhétorique bien au contraire, puisqu’il choisit de traiter son sujet sous la forme d’une chronique (la traque d’un voleur) qui oscille entre parodie et satire, où le drame est toujours sous-jacent, lui conférant une modernité, véritable reflet parabolique de notre époque. L’épopée de Costandin, le père (brigadier en mission) et Ionita,le fils (le candide) coursant ce « corbeau » (ainsi surnommait-on alors les Tziganes) est symbolique du passage de relai dans le sens physique (le père initiera son fils à bien des choses), mais également philosophique (peut-on vraiment changer l’ordre des choses ?). Radu Jude, reste pessimiste sur ce dernier point, force est de constater que la persécution des « roms », l’antisémitisme, la misogynie et autres mécanismes humains primaires sont encore d’actualité. Cette ombre ne doit pourtant pas voiler les grandes qualités du film, à commencer par son humour que n’aurait dénigré Rabelais et autres comparses, qui de trivialités, aux sentences de Costandin (« Bien que de père ail et de mère oignon je suis né piment » ou encore » « Le boucher ne craint pas mille moutons ») qui ponctuent le récit de bout en bout, aux situations picaresques et loufoques, tout cela fait que l’on s’amuse beaucoup. La mise en scène est très aboutie, desservie par un noir et blanc splendide (on n’avait pas vu cela depuis Freddie Francis avec « Elephant Man »), des plans qui fourmillent de détails (décors, accessoires, costumes), un sens du cadre pertinent jouant des lignes de paysages, ou comme chez Brueghel des scènes aux multiples histoires et enfin une bande son très étudiée. Le seul reproche (petit) est que le film est un peu long vers la fin avec ses répétitions. Mais si l’adhésion n’est pas totale, « Aferim » n’en est pas moins réjouissant et passionnant.
    De smet M.
    De smet M.

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    3,5
    Publiée le 18 octobre 2015
    [...] Le périple commence par la rencontre avec un curé. Entre bonnes gens, il est normal de s’entraider et c’est donc tout naturellement que Constandin répare l’homme de foi, en échange de quoi il recevra un enseignement catégorique : les juifs sont des animaux, les tziganes des hommes, certes, mais fait pour la soumission (la preuve ? « ils ont le visage tout noir »). Le curé les bénit, et reprend son chemin, fier d’avoir éclairé quelques bons samaritains. Il s’agit là d’une scène symptomatique d’Aferim! de Radu Jude : sombre, caustique, drôle aussi car il ne faut pas avoir peur d’en rire. Il faut d’ailleurs rire de ce racisme : c’est là toute la preuve de la désuétude de ce mode de langage. Mais, si cet échange contient en gros le ton du film, c’est bien la seule pointe de bêtise dans le chef des personnages que l’on pourra trouver. En effet, durant tout le métrage, ceux-ci semblent porter toute la sagesse du monde, par un procédé tout à fait étrange, que l’on pourrait rapprocher de ce que fait Godard assez souvent : la citation. Aferim! par ce biais nous fait découvrir tout le pouvoir de la phrase, et plus encore du mot déplacé de son contexte. Nous sommes bien au début du XIXème siècle mais les personnages savent tout : ils savent qu’on (nous, les enfants du millénaire) les a oubliés, qu’on y pense plus, qu’on ne vit pas comme eux. La vie a changé. Pourtant, il y a quelque chose d’intemporel dans cette campagne lumineuse, venant d’une part de la photographie — d’ailleurs très justement récompensée par le Bayard d’Or de la meilleure photographie — et d’autre part de la relation qu’entretiennent ce père et ce fils, puis de la dynamique triangulaire que viendra construire leur prisonnier. Intemporalité, nous le disions, de l’image : le ciel est éternel, quand il est lumineux. Ça tombe bien : le noir et blanc d’Aferim! dégage une lumière, une joie pour ainsi dire, tout à fait détendue, sereine. Le temps n’a pas d’action, la nature est vierge, comme au premier jour malgré ces campements d’orpailleurs, grâce à cette douce chaleur : l’image, ici, coule de source. [...] Toute le critique sur Pours Cinéphilie
    Cthulhu Mantis
    Cthulhu Mantis

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    0,5
    Publiée le 3 octobre 2015
    Il y'a des films d'auteurs qui nous rebutent, nous accables et pourrait nous construire un début de culpabilité par rapport à d'autres avis plus clémente et favorable."T'a pas compris le film le film!!! Tu ne vois pas la beauté dedans, le message etc...". A ce moment la on à l'impression d'être un peu le spectateur fermé, qui n'a pas de goûts, un peu comme un gamin qui est jamais content de ce qu'on lui propose. Certes la photographie en noir et blanc est superbe mais le gros soucis de ce film sont des scènes bien trop longues, d'interminable tirades soporifique malgré quelques bonnes répliques de temps à autres. Hélas je ne trouve pas l'intérêt de montrer la traverser des personnages avec les paysages qui défilent si ce n'est que de ralentir et d'allonger la longueur du film. les deux issues possibles sont la fin du film ou la porte de sortie. Même la manière de se moquer de son sujet est d'une nullité sans nom. Personnage pas attachant non plus. Bref rien à sauver pour moi mais comme le dit si bien Godard " C’était pas fait pour que vous comprenez".
    mem94mem
    mem94mem

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    4,0
    Publiée le 6 août 2015
    C'est effectivement un western, avec une paire fils/père chasseurs de prime. La reconstitution de la campagne et des marchés au XIXème siècle est magnifique dans ce noir et blanc léché, mais non esthétisant. Il y a beaucoup de dialogues, comme dans "Winter sleep", et c'est difficile au début, tant on est accroché aux sous-titres, d'autant que la mise en place des personnages et l'entame du film sont laborieuses et que ce n'est pas passionnant. Puis le film soulève des questions fondamentales à travers la figure du fils, épris de justice, et des dialogues plus intéressants. Le thème du racisme est largement prédominant et débouche sur une fin violente, mais seuls les cris font écho de cette violence. Le scénario et la mise en scène sont le résultat d'un florilège d'écrits et de photos de cette époque. La mise en scène est donc très réussie, et la réalisation vraiment originale. (contrairement à l'annonce de l'affiche, je n'ai perçu aucun humour)
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    1,5
    Publiée le 8 août 2015
    Boarf... j'avais vu la bande annonce et j'avais trouvé ça assez nul cette façon qu'elle avait de se moquer de son sujet... la Valachie du XIXème siècle... et en fait le film est pareil... donc c'est nul... il n'y a pas à chercher plus loin, c'est un film qui veut railler sur les us et coutumes d'une région il y a presque 200 ans... Youpi... Je trouve ça d'un ridicule cette façon que peut avoir notre contemporain de venir se moquer de l'Histoire de son pays, de ses anciennes traditions etc. Mais il n'y a pas que ça... si seulement le film avait quelque chose à montrer... au début j'ai vraiment cru voir un truc posé, on a un générique en plan fixe dans le quasi vide... Mais bien vite j'ai capté que non... les personnages refusent de se taire... ils parlent, ils parlent... pour balancer vulgarité sur vulgarité... et je ne trouve même pas ça drôle car les personnages sont méprisés, ils ne sont pas estimés... comment je peux m'attacher à eux et trouver drôle ce qu'ils disent si de toute façon ce sont des enfoirés que le réalisateur déteste ? Et à un moment c'est lassant, mais vraiment... toujours les mêmes petites blagues qui reviennent, c'est bon... le tout dans un flot de parole continu ! Insupportable ! J'aurai bien aimé rire lorsque le prêtre raciste vient dire du mal de tous les peuples... sauf que bon... on déjà eu mille vacheries avant, on en aura mille après ça se perd au milieu de cette soupe informe. On aurait pu avoir de belles images avec le noir et blanc, mais il n'en est rien, ça ne prend pas le temps de se poser un tout petit peau sur ce qui est beau... on a l'impression que le réalisateur a peur que le spectateur s'ennuie... alors forcément il en fait des caisses et c'est là que je m'ennuie... C'est vraiment inintéressant à regarder... malgré quelques phrases bien limites qui m'ont fait sourire... mais c'est vraiment tout... Je ne peux pas sauver grand chose de ce film méprisant pour son sujet et donc méprisable !
    WutheringHeights
    WutheringHeights

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    3,0
    Publiée le 12 août 2015
    La mise en scène est stylisée, dans un noir et blanc magnifiquement contrasté, mais les dialogues interminables sont parfois trop lourds alors que le cinéaste précipite un peu la fin de son histoire, ultraviolente. Un bilan en demi-teinte, donc. LA SUITE :
    poet75
    poet75

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    2,5
    Publiée le 5 août 2015
    La photographie en noir et blanc de ce film est son gros point fort: elle est superbe. Pour le reste, je suis déçu. Les critiques que j'ai lues me faisaient pressentir autre chose. En fait, le scénario, qui s'inspire des codes du western, est assez minimaliste. Un brigadier et son fils sillonnent à cheval la Valachie (province de Roumanie) du début du XIXe siècle à la recherche d'un Tzigane qui, après avoir séduit la femme d'un boyard et volé de l'argent, a pris la fuite. L'ayant retrouvé, l'homme de loi et son fils ramènent le fugitif au boyard qui le punit sauvagement. Voilà tout. En chemin, les comparses croisent plein d'autres personnages, hommes d'Eglise, hommes de loi et villageois. Tous ou quasiment tous, quel que soit leur rang social, apparaissent bornés, ignares, farcis de préjugés, grotesques et racistes, le pompon revenant à un prêtre rencontré lors d'une des premières scènes du film. Si le réalisateur a cherché à nous prouver que la Roumanie de cette époque n'était composée que de rustres imbéciles et xénophobes, c'est réussi. Tout de même, quelle triste et désolante humanité que celle qu'on voit dans ce film! C'est démoralisant! 5/10
    velocio
    velocio

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    1,5
    Publiée le 23 octobre 2015
    Epuisé ! je suis sorti de ce film épuisé par la logorrhée qui caractérise ce film. On s'y perd, on s'ennuie, mises à part les 10 dernières minutes du film. Une grosse déception !
    Fabien D
    Fabien D

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    4,0
    Publiée le 15 août 2015
    Il est rare de voir un film roumain au cinéma et c'est, sans doute, cela qui m'a poussé à aller voir cette œuvre d'une grande au demeurant plutôt intrigante. Et quelle claque! Aferim est un film d'une beauté visuelle sidérante. Le noir et blanc magnifique, l'éclairage somptueux et le jeu sur l'espace (soit vide soit trop plein) en font une œuvre captivante d'un point de vue visuel. Au niveau du fond, derrière un humour des plus caustiques et savoureux se cache une réflexion géopolitique sur la Roumanie et sa situation avec ceux qu'elle considère comme des étrangers (les roms). Le film, bien que l'action se déroule au milieu du XIXème siècle, est plus que jamais d'actualité. Son intelligence, son caractère quasi-métaphysique (belle réflexion sur l'humanité; et aussi dans une moindre mesure sur la place de la femme, jamais assénée de façon moralisatrice) et sa force dramaturgique (construction simple proche des modèles du western et du road movie toujours maîtrisé), en font une belle réussite.A voir pour découvrir un cinéma différent et une culture que l'on a tendance à occulter.
    roxane B.
    roxane B.

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    3,0
    Publiée le 12 septembre 2015
    Avec un humour noir ravageur, Aferim raconte, dans une épopée de la bêtise crasse et de la lâcheté, la Roumanie du 19e siècle, esclavagiste, raciste, inculte, corrompue, superstitieuse. Mais ce récit en noir et blanc et en costumes d’époque et de dérision, qui pourrait être une légende, parle aussi de la Roumanie d’aujourd’hui.
    Joel C.
    Joel C.

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    3,0
    Publiée le 6 août 2015
    Notre cinéma nombriliste ne s'intéresse que trop rarement à cette région, et encore moins à cette époque pas si lointaine, et pourtant tellement barbare. Rien que pour ça ce film vaut le détour. Sujet oh combien douloureux que celui des Balkans, cet imbroglio de peuples qui se sont toujours côtoyés sans s'entendre, croisés sans se comprendre, mélangés, jalousés, détestés. Ce film a le mérite de nous éclairer sur l'histoire -sordide- des tziganes, de nous rappeler les légendes qui ont toujours légitimé la haine des juifs, de nous dépeindre une époque jamais traitée par ailleurs. Les images sont très belles, magnifique noir et blanc. Les dialogues sont pour le moins fournis, imagés ! j'aurais aimé parfois des instants de répit, afin d'apprécier pleinement les décors.
    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Publiée le 15 août 2015
    A l'époque d'Aferim!, la Valachie n'est encore qu'une principauté qui s'unira en 1859 avec la Moldavie pour former le Royaume de Roumanie. C'est donc dans une contrée assez agitée et cosmopolite que se déroule l'étonnant film de Radu Jude, cinéaste qui avait jusqu'ici uniquement évoqué la Roumanie contemporaine. Aferim! est une excellente surprise tant sur le plan stylistique (rien à dire, ce noir et blanc est magnifique et met en valeur les paysages) que dans son récit, mené à brides abattues, c'est le cas de le dire, comme un road movie, mais à cheval, ponctué de nombreuses rencontres. Quant au personnage principal du film, un brigadier qui ressemble à un shérif, son portrait est bien plus nuancé qu'il y parait de prime abord. Certes, il est misogyne, xénophobe et surtout atrocement raciste mais il ne fait que représenter la pensée dominante sur son petit territoire et sa grossièreté n'est qu'un paravent à son insigne faiblesse devant les puissants (boyards ou ottomans). Il est vrai que Aferim! est un festival de vacheries en Valachie mais l'humour noir et le caractère picaresque de l'histoire indiquent bien quel est le propos du réalisateur. Le sort des tziganes, esclaves taillables et corvéables à merci, et surtout leur condition de "rebut" de la société est évidemment un rappel du racisme qui règne toujours à leur égard plus particulièrement en Europe centrale.
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