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Toto et ses Soeurs
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4,1 65 notes dont 12 critiques
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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 07/01/2016

C'est un film magistral, je mets 5 étoiles sans hésiter. Alexander Nanau est un grand réalisateur, qui a su se placer au bon endroit, toujours, suffisamment prêt de ses héros, tout en gardant la distance nécessaire. C'est un film dur, certes, mais tellement plein d'espoir, tellement lumineux. Je pense qu'il faut absolument aller voir ce film.

LBDC

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4,0Très bien • Publiée le 25/11/2015

TOTO ET SES SŒURS soulève un réel paradoxe émotionnel qui en fait une œuvre difficile à appréhender. C'est un film qui laisse une sensation de malaise. C'est l'histoire de petits miracles qui éclosent au milieu des ténèbres et il est très difficile de se donner le droit de juger ce qu'on voit... Nous sommes dans l'exposition sans artifice d'une réalité brutale dont la beauté de la pulsion de vie réussit tout de même à jaillir. Est ce le récit de l'enfer ou celui de l'espoir? Alors qu'a la lecture du synopsis on pense à une fiction touchante et tendre, le premier long métrage d'Alexander Nanau est un documentaire choc qui nous plonge sans complaisance dans le quotidien d'une famille de Roms par le prisme d'un jeune garçon Totonel et de ses deux grandes sœurs. Pas de scenario écrit ni de mise en scène, Alexander Nanau a posé sa caméra pendant 14 mois dans l'existence douloureuse et solitaire de quatre êtres humains qui se battent pour survivre . Il livre un film de « Cinéma direct » et se contente d'un discret montage pour témoigner du sort réservé aux enfants « des rues » de Roumanie où chaque jour passé est une victoire sur la détresse qui règne. TOTO ET SES SŒURS nous inflige donc une expérience difficile. Certaines images sont insoutenables, non qu'elles soient violentes mais elles nous exposent à une douleur viscérale et à une indignation profonde. On se demande à plusieurs reprises s'il sera possible de poursuivre le visionnage, on hésite, mais on s'accroche et pour cause ! Il serait facile quitter la salle et de regarder ailleurs mais on ne peut se résoudre à quitter des yeux ces enfants réels qui se débattent et à qui la vie n'a rien offert si ce n'est le pire des combats. Spectateurs en conscience , nous battons nous aussi pour tenir, jusqu'au bout, et accompagner ces petits êtres à la force inouïe jusqu'au bout de notre voyage avec eux. Totonel a 10 ans et ce petit garçon est plein de joie. Son sourire franc et ses yeux malicieux nous les découvrons dès la scène d'ouverture où il apparaît avec ses sœurs dans un appartement vétuste où celles-ci font le ménage. Elles ne sont pas beaucoup plus vieilles que lui, elles ont 13 et 15 ans. Dans la pièce il n'y a pas de lit mais un canapé jonché de couvertures salles. Totonel torse nu essaie de s’y endormir mais un groupe d'hommes fait irruption. Des oncles ? Des amis ? On ignore l'heure qu'il est mais ils envahissent les lieux , salissent , se rependent et s'injectent de l’héroïne. Andréa la plus jeune sœur fuit pour aller dormir chez une amie , l'autre reste et malgré sa colère elle se résigne et s'injecte une dose dans la main...La pièce se remplit petit à petit de bouchons de plastique où reposent la drogue, de fumée de cigarettes et de seringues jetées au sol. Totonel ne dîne pas , ne se repose pas , il attend , il regarde , personne ne le voit pourtant la pièce fait 8 m2. La nuit va être longue... Celle ci comme toutes les autres... TOTO ET SES SŒURS c'est une plongée dans la quintessence de la résilience humaine. La lumière de ses jeunes êtres nous noue la gorge et on parvient à peine à croire à leur force surhumaine. Toto et sa plus jeune sœur Andréa ne mangent pas à leur faim -un œuf à la coque lorsqu'il y en a - mais ils se nourrissent insatiablement d’éducation et d'art. L’école qui les prend en charge, puis l’orphelinat, leur apportent la pitance de l'esprit et de l’âme qui les maintient en vie et les rend heureux. Alors que leur sœur aînée ne parvient pas à sortir de l'emprise de la drogue et de ce petit appartement qui est son seul repère, Toto et Andréa apprennent à lire, à danser, à écrire, à exister tout simplement. Ils pourront enfin écrire à leur mère incarcérée depuis 6 ans pour trafic de drogue. De l'abandon insupportable de ces enfants par la famille de sang à la construction d'un lien fondamental dans l’école et l’orphelinat, le parcours de ces enfants des rues est aussi insupportable que majestueux. Le documentaire regorge de petits moments où la magie de la vie reprend ses droits, ou les yeux pétillent, où la joie éclate. Mais malgré leur ascension fulgurante le long de ces quatorze mois d’immersion, les sourires ne parviennent pas à nous satisfaire. Ils nous heurtent, nous bousculent et nous bouleversent. Être enfant ce n'est pas cela. Et c'est bien cette dimension qui est insupportable dans le film de Nanau, l'enfance y est sacrifiée. La réalisation est extrêmement sommaire, une camera numérique et un caméscope pour quelques séquences en autoportrait nous baignent dans une crudité visuelle. Lumière et son direct, point de vue à hauteur d'homme, il n'y a pas d'effet de réalisation ni de grammaire cinématographique. On filme les corps et les visages en face , sans jamais les accabler par une contre-plongée qui aurait été facile. On regarde nos personnages dans les yeux. Seul le montage qui a duré prêt d'un an semble avoir été balisé. Les séquences en « selfies » filmées caméscope à la main par les deux jeunes héros nous permettent de respirer, de souffler. Ces plans sont une irruption nécessaire de la complicité et de l'amour qui lie ces enfants et permettent de supporter la plongée d'une heure quarante dans les eaux profonde de l’atrocité la plus totale, l'abandon, la drogue et la souffrance. Alexander Nanau restitue avec distance et sans parti-pris la réalité Roms se contentant de faire etat d'une situation sur un temps donné. Si la distance à laquelle il s'attache est juste et nécessaire elle est toutefois oppressante et on suffoque souvent devant les images. Le genre documentaire propulse le film dans une violence qui peux le rendre inaudible, parce qu'on a souvent envie d’arrêter de regarder. Un film de fiction inspiré de faits réels bien mis en scène, ou simplement un montage et une réalisation plus subjective et suggestive aurait peut-être donné un film plus accessible ou du moins assurément plus distribué. TOTO ET SES SŒURS ou la chronique intolérable d'une enfance avortée en Roumanie, laisse un goût extrêmement amère et même douloureux. Une seule idée nous obsède à la sortie, celle de l'Amour qu'on doit à l'enfance. http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-toto-et-ses-soeurs-80035/

Fidelou

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3,0Pas mal • Publiée le 08/01/2016

Toto, 10 ans, vit en Roumanie, avec ses deux sœurs, Andrea, 15 ans, et Ana, 17 ans. Le père a disparu et la mère est en prison pour trafic de drogue. La fratrie vit dans un quartier ghetto, dans un immeuble insalubre, dans un taudis innommable transformé en rond-point de la défonce. L’ainée marche sur les traces de sa mère, à force d’accueillir tous les junkies du coin, y compris ses oncles censés veiller sur le trio. Andréa et Toto font de la résistance. En allant au club du quartier pour apprendre à lire et à écrire et, pour le second, en ajoutant avec bonheur un cours de hip hop qui donne lieu à de jolies scènes. Puisque personne de la famille ne peut assurer leur subsistance dans des conditions décentes, ils accepteront même l’orphelinat proposé, pour dormir dans des draps, être propres et manger à leur faim. C’est leur chemin de croix que suit la caméra d’Alexander Nanau qui a réalisé ce film documentaire « à hauteur d’enfant », sans le filtre d’un intermédiaire pour le spectateur. On y traite de la drogue, comme les enfants en parlent eux-mêmes, sans morale ni jugement. De même, Andrea et Toto qu’on voudrait donner en exemple, sont décrits juste comme des personnages ordinaires. Il n’empêche, madame la Misère les accompagne toujours. http://fidelou.over-blog.com

Arthur C.

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4,0Très bien • Publiée le 12/03/2016

D'un documentaire présenté comme une fiction, sur une famille roumaine prise dans la tourmente de la drogue et la délinquance mais sauvée par l'école, on aurait pu attendre un «récit» attendu, manipulateur et misérabiliste. Et c'est tout l'inverse qui se produit. Car l'école n'est rien d'autre qu'une structure, un point d'accroche, un moyen d'échapper à la souffrance. Même les moments qu'on attendrait lyriques prennent un ton amer : le petit Toto danse dans sa rue et là il est à sa place, il devient un roi, mais quand il réalise son rêve et se retrouve sur scène à un concours qu'il finira par gagner comme par évidence scénaristique, il est filmé de loin et soudain la maladresse et l'effort de son petit corps sautent aux yeux. La facilité avec laquelle le petit Toto avance et plie le film selon sa propre temporalité fait ressortir les combats constants de ses sœurs avec une cruauté rarement vue. Les rapports humains, aussi beaux puissent-ils être, et même dans leur tendresse la plus intense est disséqué avec cynisme : ils choisissent de s'aimer, ils en ont besoin. La forme fictionnelle du film n'inclut jamais le spectateur, même quand la benjamine se met en scène et s'adresse à sa caméra, son regard se perd et elle ne semble se justifier auprès de personne d’autres qu’elle. Mais voir ainsi toutes ces personnes fuir leur douleur et échapper à leur joie permet au spectateur, lui, de ne rien en manquer.

Steven Merlier

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3,0Pas mal • Publiée le 11/02/2016

documentaire sur une famille roumaine a Bucarest ayant de grosse difficultés , en effet la mère est en prison pour trafic de drogues ! Toto vivant dans ce contexte difficile avec ses. Deux soeurs vont essayer de sortir de la merde par la danse et surtout s éloigner de leur famille ! Dure, violent , montrant la dure réalité de la vie a Bucarest , le film est bon mais dur a dire si on aime ou pas vu que c est la réalité ! A voir je pense pour voir la condition de vue de certain ! On se dit qu on est bien ou on est tout en étant révoltes par les images montrer surtout les piqures ! http://avis-cine.over-blog.com/

Daniel C.

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4,0Très bien • Publiée le 24/01/2016

Immersion dans un univers, dont on ne soupçonne pas qu'un jeune garçon et ses soeurs puissent s'y trouver exposés. C'est un documentaire, mais qui a tous les ingrédients d'une fiction. Les interprètes sont magistraux, la caméra à hauteur de visage est remarquable de sincérité et de discrétion. Nous spectateurs ne sommes pas en position de voyeurs, parce que le regard du cinéaste n'est ni intrusif, ni non plus sensationnaliste. L'espoir est cependant au rendez-vous malgré la noirceur de certaines scènes. L'accompagnement des éducateurs, la prévention, l'accompagnement et la nécessité de l'adhésion au projet d'aide, la conquête du savoir sont des issues possibles. Toto et l'une de ses soeurs choisissent de s'en saisir et c'est tant mieux. La défaillance parentale existe, ici elle est constatée, mais ne donne pas lieu à condamnation. La protection de l'enfance et de la jeunesse n'est pas le discrédit jeté sur les parents incompétents. Choisir cette voix serait une erreur. Toto et ses soeurs nous en font une démonstration éloquente.

Ufuk S.

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4,5Excellent • Publiée le 23/01/2016

l'année 2016 commence fort avec de très bon film pour moi"toto et ses soeurs"fera partie des films fort de cette année le documentaire retrace le destin hors norme de Toto celui-ci est poignant, dur avec une lueur espoir pour toto grâce à la danse. Le documentaire est une pureté rare.c est un coup de coeur

TiTi rambique

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4,5Excellent • Publiée le 20/01/2016

Un documentaire d'une qualité exceptionnel témoignant d'une réalité infiniment dure, mais qui ne se cantonne pas aux apitoiements ; il nous montre le quotidien de gamins avec, au moins pour les deux plus jeunes, une force de caractère remarquable, et, pour la sœur cadette, une maturité juste exceptionnelle. A eux seuls ils administrent à leur entourage, ou du moins à qui les écoute, et aux spectateurs, de profondes leçons de vie. Le tout est en plus servi par un montage lui aussi d'une qualité remarquable qui a pris le parti de l'absence de voix off et qui se matérialise sous la forme de ce que l'on aurait pu prendre pour un récit scénarisé. Or il n,'en est rien, ce qui à la fois magnifie la charge émotionnelle, et à la fois intensifie la force des personnages et des leçons à garder. Ajoutez à cela des cadrages ultra maitrisés, des choix de montage judicieux, et le résultats un documentaire d'une qualité rare, profond, touchant dont on voudrait qu'il se poursuivre alors que les lumières se rallument, l'ensemble de ses sélections officielles et prix en témoignent.

Pauline_R

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4,5Excellent • Publiée le 17/01/2016

Je ne sais pas quel qualificatif employé pour qualifier ce documentaire hors normes, "surréaliste" (à tel point que j'ai dû vérifier après la séance qu'il s'agissait bien d'un documentaire et non d'une fiction). C'est à la fois bouleversant, violent, et malgré tout lumineux, principalement dû à l'incroyable joie de vivre et à l’innocence d'un gamin qui m'a donné des frissons. Les images oscillent entre scènes à la limite du soutenable (Spoiler: studio où dorment les trois gamins faisant office de salle de shoot pour leurs oncles) et scènes de joie et d'amour fraternel très émouvantes. Un véritable documentaire choc.

FritzLangueur

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4,5Excellent • Publiée le 14/01/2016

Il pleut dans mon cœur comme il pleure sur ce film… et pourtant, « Toto et ses sœurs » ne joue aucunement sur la langueur, bien au contraire, et les larmes qui viennent sont plus souvent provoquées par la joie que la tristesse. Joie de voir que dans une situation inextricable et très sensible, l’espoir qui sourde est bien présent. Incroyables images de ce petit garçon roumain qui vit avec ses deux sœurs dans une pièce exigüe squattée toute la nuit par les oncles et leurs amis qui n’ont de cesse de se shooter à l’héroïne. Cela donne bien sur quelques hauts le cœur au début (l’oncle qui se pique juste à côté du gamin qui lui innocemment joue, la saleté, la violence…) mais heureusement Alexander Nanau, une fois le contexte implanté, ne s’attarde plus sur ces scènes choc, ne retenant que la relation qui va s’instaurer entre Toto et Andréea sa sœur cadette. Andréea semble être celle qui se démarque de la famille, la mère en prison, le père disparu, elle ne pense qu’à fuir ce milieu sordide elle devra pourtant se substituer à sa sœur ainée Ana et s’occuper de Totonel, le petit frère d’une dizaine d’années. Son cheminement intérieur, remise en question, abattement, persévérance…, est en cœur de caméra. Avec elle, on suit son évolution et celle du petit dernier si délicat et si vivant à la fois. Si Nanau ne tombe pas dans le pathos, il ne cultive pas l’angélisme non plus, il choisit volontairement une fin ouverte… en suspens, pour bien souligner la fragilité des équilibres. La caméra se veut souvent intrusive dans le sens du réalisme, pourtant elle ne semble gêner aucunement les protagonistes, dont le naturel et la spontanéité surprennent (compte tenu notamment des risques qu’ils encourent !). Elle donne également dans l’intime quand Andréea se filme et interroge son petit frère sur leur existence. Le procédé est certes classique, mais il fonctionne parfaitement, provoquant souvent le nœud à la gorge. La mécanique d’abandon de ces enfants, ici en Roumanie mais cela pourrait se passer de manière identique dans bien des pays (on se souvient d’ailleurs d’un autre documentaire « Les enfants du Borinage dont l’action se situait en Belgique), est parfaitement démontrée. Entre « l’héritage » familial dont on reproduit les travers, le manque d’éducation, la terrible solitude, la précarité, la faim, ce sont autant d’éléments qui font que l’enfance est souvent condamnée. Mais Nanau se veut plus optimiste et n’a de cesse de démontrer qu’inverser la tendance est toujours possible. C’est toute l’ambition de ce documentaire, qui en touchant autant le cœur que l’esprit, réussit sa démonstration.

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