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    Carrie au bal du diable
    note moyenne
    3,7
    5480 notes dont 371 critiques
    32% (117 critiques)
    34% (127 critiques)
    20% (73 critiques)
    11% (39 critiques)
    3% (12 critiques)
    1% (3 critiques)
    Votre avis sur Carrie au bal du diable ?

    371 critiques spectateurs

    Maxime S
    Maxime S

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    5,0
    Publiée le 25 octobre 2016
    En commençant "Carrie au bal du diable", on est saisi aux tripes dès la première scène du film. Les sévices et le harcèlement moral que subit Carrie de la part de ses camarades et de sa mère prennent à la gorge durant tout le film. On éprouve tour à tour de l'empathie, de la pitié, de la haine, du dégoût, de l'indignation... Je m'attendais à un film d'horreur plutôt classique, et m'apprêtais à éprouver de la tension et quelques sursauts, alors j'ai été très désarçonnée par ce chef-d’œuvre d'épouvante qui, sans trop de sang et de tripaille en tout genre, m'a fait ressentir une palette d'émotions bien plus large que ce à quoi je m'attendais. Je suis restée collée à mon écran tout le long du film, et il m'a fallu plusieurs minutes pour me remettre du choc final...
    L'Otaku Sensei
    L'Otaku Sensei

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    4,0
    Publiée le 3 novembre 2016
    Je cherchais un film à me faire pour coller à l'ambiance Halloween mais s'est posé le problème suivant....je suis une âme sensible, et moi et les films d'horreur....ça fait 2^^. Et là, j'ai repensé à un film que j'ai eu l'occasion d'étudier rapidement en cours de cinéma il y a quelques semaines (je remercie mes études d'Arts du spectacle pour le coup ): "Carrie au bal du Diable" de Brian De Palma. Il s'agit pour moi d'une entrée en matière puisque c'est la première fois que je visionne un film de ce réalisateur pourtant très célèbre nom du Nouvel Hollywood. Et je ressort de cette expérience (parce que oui ce film a été une vraie expérience cinématographique pour moi !) avec un gloubiboulga de sentiments loin d'êtres courant pour "l'apprenti cinéphile" que je suis, très satisfait mais....avec un semblant de frissons, je tremblote légèrement à terme du visionnage^^. Bon, Carrie au bal du Diable, film de B.De Palma réalisé en 1976, est avant tout une adaptation d'une nouvelle de Stephen King (décidément ce mec est une vraie mine d'or question choix d'adaptations ^^). Le film nous raconte l'histoire de Carrie, une jeune fille dans la fleur de l'adolescence du Lycée qui tente comme toutes les filles de vivre une jeunesse des plus banales seulement, Carrie est la tête de turc des autres filles de la classes qui n'hésitent pas à lui faire les pires crasses pour l'humilier. Pourtant un beau jour....Carrie se rend compte qu'elle possède de mystérieux dons surnaturels dont la faculté de télékinésie. Voilà pour le pitch global. Mon impression: ....je ne saurais décrire ce film tant c'est un pure OVNI du cinéma, on avait jamais vu ça. Brillamment, Brian de Palma a relevé le défi avec ce film dans lequel il tente un pari pourtant risqué d'associer 2 genres cinématographiques assez lointains pour les regrouper, les relier de façon complémentaire. Ainsi, entre "Teenagers movie" à l'ambiance "Greasesque" et Gore horrifique glauque, Carrie nous livre une histoire fantastique ou le fond aborde la dureté du harcèlement scolaire (perso c'est un thème qui m'a toujours profondément touché) du point de vue de la victime, humiliation après humiliation, on a très vite pitié du personnage de Carrie; jeune lycéenne innocente, discrète et un peu naïve qui en même temps qu'elle en bave, découvre ses pouvoirs. Une chose à mettre au clair, si Carrie est classé dans la catégorie "film d'horreur", il ne faut pas le prendre au pied de la lettre et remettre le film dans son contexte d'époque en prenant en compte que l'horreur d'il y a 40 ans n'est plus la même qu'aujourd'hui. Ici, on a pas affaire à de l'horreur fantastique en sens strict avec démons, poupée glauque et autres maisons hantées non, ici c'est du fantastique mais qui se repose sur la caméra et ses mouvements qui tout au long instaurent une ambiance surnaturelle et bien malsaine par moments. On m'a appris en cours que le fantastique était selon certains auteurs/réalisateurs, un genre " de la frontière", eh bien je crois qu'ici cette notion peut parfaitement prendre sens dans la mesure ou comme le sous entend le mixe entre horreur et teen-movie, on a toujours cette impression de dualité qui en ressort. Et si le film dans son ensemble n'offre pas une flopée de rebondissements incroyable, il n'en reste pas moins que la fameuse scène du bal est juste........Awesome !! Nan franchement, il y a des films pour lesquels je ne comprend pas le statut "culte" de telle ou telle séquence mais là c'est clair de chez clair ! Jouissif, incroyablement marquante ! spoiler: toute la séquence du bal du lycée ou Carrie vit littéralement un rêve de princesse éveillé en compagnie du beau gosse Tommy Ross jusqu'à être élue Reine du bal....un rêve qui tourne vite au cauchemar lorsque Carrie sur la scène, reçoit un seau rempli de sang de porc sur elle. Une humiliation telle que la jeune fille désespérée perd sa raison et cède à ses pouvoirs en causant tout autour d'elle chaos et destruction dans un bain de sang total... ça en jette visuellement surtout spoiler: ce plan ou Carrie, recouverte de sang, les yeux écarquillés descend de l'estrade avec le feu en arrière plan... du LOURD ! Et cette scène est un vrai délice à décortiquer, d'une profondeur psychologique intense, De Palma met en scène une rupture brutale entre spoiler: l'ambiance "fairytale" de princesse romantique avec paillettes, étoiles en carton et projecteurs....pour passer dans le chaos et les flammes et le gore trash . Les réflexions sont multiples et les interprétations également, c'est très ouvert. spoiler: Moi perso l'idée qui met plaît c'est celle selon laquelle (elle vient de moi et uniquement de moi) Carrie, dont la dernière tentative d'ouverture aux autres a échouée, abandonne son esprit aux forces "démoniaques en elle et rejette le monde qui l'a rejetée. /spoiler] En parlant de démoniaque, je n'ai pas choisi le terme au hasard car le film dans sa dimension fantastique-horrifique comporte pas mal de sous entendu religieux qui sont reliés en particulier au personnage de la mère de Carrie, [spoiler] une chrétienne fanatique dévouée corps et âme au seigneur jusqu'à la folie, avec la crainte constante du pêché . Se pose des questionnements religieux vraiment tirés par les cheveux sur les malédictions liés au pêché, les croyances satanistes et tout le toutim. La mère ici me fait d'avantage penser à une figure de sorcière accentué par cette dévotion presque absurde à la religion (en plus de montrer la difficulté des rapports mère/fille singuliers à l'adolescence de la jeune fille). Autre chose encore, dans ma réflexion personnel à propos du film, j'en suis venu à penser que le sang, tant il a une place importante dans l'histoire, pouvait être limite un personnage ou un facteur déclencheur, spoiler: car chaque fois que Carrie est en contact avec le sang, que ce soit lors de la séquence d'ouverture dans les douches des vestiaires ou elle a ses règles, ou lors de la machination du bal ou elle reçoit le seau de sang sur le visage, c'est à ce moment là qu'elle devient complètement paniquée et entre dans une sorte de "transe" . Bon, je vais m'arrêté là sinon je vais limite partir dans la dissertation pour le coup XD. Conclusion, Carrie de B.De Palma, très bonne surprise, entre teenagers movie et film d'horreur gore, le film surprend à bien des niveaux tant il est un OVNI du cinéma, à voir 4/5 PS: WTF la fin....
    JimBo Lebowski
    JimBo Lebowski

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    5,0
    Publiée le 15 avril 2014
    Brian De Palma qui s'attaque à l'époque au nouveau génie de la littérature fantastique c'est un peu le choc de titans. Le réalisateur américain, qui sort tout de meme de "Phantom of the Paradise" et "Obsession", adapte en 1976 le premier roman de Stephen King "Carrie", best-seller au succès retentissant deux ans plus tôt. Cependant il faut déjà avouer que De Palma prend certaines libertés par rapport au livre, il s'en approprie le fil conducteur pour en faire sa propre œuvre singulière, éludant certaines exagérations et insistant d'avantage sur le thème de la sacralisation. Le film raconte l'histoire de Carrie (Sissy Spacek), adolescente timide se découvrant des pouvoirs de télékinésie, véritable mouton noir de son collège et de sa propre mère (Piper Laurie), symbole même du puritanisme fondamentaliste chrétien, elle finira par se venger de ses oppresseurs. Ce film, je l'ai vu pour la première fois à 10-11 ans, et il m'avait vraiment marqué, je n'exagère pas en voulant l'élever au rang de film d'horreur culte, c'est déjà remarquablement filmé et il s'en dégage une atmosphère tout à fait particulière, autant charmante que terrifiante. J'ai eu la chance lors de ce dernier visionnage de l'avoir regardé en VO, et on remarque déjà que la VF a bien massacrée la qualité sonore, qui peut être a été changée pour sa sortie en DVD-Blue Ray, mais je connais tellement la VF d'origine que je ne pourrais pas regarder une quelquonque nouvelle version audio ("Le Parrain" m'avait déjà choqué). Bref, déjà l'introduction est absolument géniale, cette photographie du vestiaire enfumé est magnifique, tout comme le thème musical qui nous déroute du style horreur, la subtilité est de mise, on est loin des clichés de films que l'on connait maintenant, et c'est tant mieux. Ça ne me surprendrait pas que le jeune public ai du mal a intégrer le film à sa juste valeur, sans doute ayant trop prit de rides et ne jouant à aucun moment sur les jumpscares ou autres artifices du genre, les plus aguerris y reconnaitrons certainement d'avantage son charme. Pour ma part, mon amour pour ce long métrage reste très subjectif, j'adore l'univers des années 70 et De Palma est un de mes réalisateurs favoris, personnellement je ne trouve aucun défaut à "Carrie". Il suffit de regarder certaines scènes, absolument fabuleuses, comme la séquence de la ficelle et du sceau ainsi que le split-screen lors de la fameuse tuerie du bal de promotion, c'est vraiment du grand cinéma. J'aime aussi particulièrement la bande son jouant une multitude de rôles : décalée, émotionnelle, horrifique et à suspense. Le casting est parfait avec une Sissy Spacek au physique atypique collant parfaitement avec le personnage de Carrie, Piper Laurie est fantastique en mère violente et oppressante, même les seconds rôles dégagent quelque chose de charismatique, comme Nancy Allen (qui deviendra une habituée du réalisateur) et le jeune John Travolta qui signe là une de ses premières interprétations au cinéma. Le final est très éloigné du roman de Stephen King mais je le trouve superbe, avec cette crucifixion aux couteaux et l'onirisme macabre de l'ultime scène (reprise honteusement dans le remake pitoyable de 2013). Pour conclure, "Carrie" reste pour moi un grand classique du cinéma d'horreur, sans aucun doute un des meilleurs du genre aux cotés d'œuvres comme "Halloween", "Shining" ou "Rosemary's Baby".
    Terreurvision
    Terreurvision

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    4,5
    Publiée le 29 avril 2013
    Culte et classique, Carrie, malgré quelques rides demeure une pièce maîtresse dans l’œuvre de Brian De Palma. Filiation chaotique, intolérance et conséquences, adolescence dans toutes ses contradictions, marginalisation, le traitement libre des thématiques et la mise en scène stimulante de De Palma étonnent toujours aujourd'hui, plusieurs décennies après. Notre critique complète est en ligne sur le site Terreurvision.
    beautifulfreak
    beautifulfreak

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    5,0
    Publiée le 18 mai 2011
    "Quand Carrie a ses règles, l'univers se dérègle" comme disait un journaliste de la mythique revue starfix. TOUT est impeccable dans ce film de 1976: l'interprétation (sublime Sissy Spaceck dans le meilleur rôle de sa carrière, Piper Laurie impressionnante en mère tyrannique et fanatique religieuse, John Travolta à ses débuts...), la mise en scène virtuose,la musique de Pino Donaggio (une des meilleures B.O du cinéma),les thèmes abordés (adolescence, différence, puberté, religion, trahison, vengeance)...On ne peut qu' avoir de l'empathie pour Carrie malgré le déchainement final de violence. Un classique absolu, un des meilleurs films du genre, plus psychologique qu' horrifique.
    Chuck Carrey
    Chuck Carrey

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    4,0
    Publiée le 12 novembre 2014
    "Carrie au bal du diable" est la première adaptation cinématographique d'un roman de Stephen King qui, comme nous le savons, fut suivie par de nombreuses autres. Le roman d'origine, sobrement intitulé "Carrie", est également le premier roman de Stephen King. Et comme dans beaucoup d'autres de ses ouvrages, l'auteur mêle le fantastique au réel et au drame. En effet, le personnage principal de cette histoire, appelé Carrie (on pouvait s'en douter au vu du titre), est une étudiante timide pas comme les autres. Elle est la tête de turc de tout le collège et sa mère a de sérieux problèmes psychologiques. Un jour, alors qu'elle prend sa douche dans les vestiaire du gymnase, elle découvre le phénomène des menstruations alors que personne ne lui en avait parlé auparavant, même sa mère (qui n'a rien franchement rien d'une bonne mère de toute façon). Se croyant atteinte d'une grave maladie, elle prend peur et dans sa panique, elle éveille des pouvoirs de télékinésie... "Carrie au bal du diable" est un très bon film, Brian de Palma a assuré sur ce coup. L'une de ses meilleures idées a sûrement été d'engager Sissy Spacek pour le rôle principal. Cette jeune actrice de l'époque délivre une prestation absolument remarquable, du début à la fin. On prend d'abord pitié pour elle dès les premières minutes du film, on ne peut que la soutenir dans ce qu'elle vit avec sa mère psychotique et ses camarades qui n'arrêtent pas de se moquer d'elle alors que la pauvre ne ferait pas de mal à une mouche (sauf vers la fin). Puis, on prend peur pour elle lorsque l'on sait ce qui se prépare, ce moment du film est remplit d'un suspens haletant. Et enfin, elle nous terrifie avec ses yeux qui lancent un regard à vous pétrifier sur place. Cependant, l'excellente performance de Sissy Spacek n'est pas le seul atout du film. En effet, comme le fait Stephen King avec son livre, Brian de Palma profite de son film pour dénoncer les extrémistes religieux. A l'aide de nombreuses scènes où le symbolisme a une grande importance, le cinéaste américain s'attaque à cette forme de religion qui n'entraine jamais rien de bon. "Carrie au bal du diable" n'est donc pas seulement la première adaptation d'un livre de Stephen King, c'est aussi et surtout une œuvre puissante et dénonciatrice portée par une très bonne actrice principale.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 22 juin 2013
    5/5, un classique ! Carrie au Bal du Diable est un film que je voulais voir depuis longtemps, mais je dois dire que je ne m'attendais pas à un tel chef-d’œuvre ! J'ai lu le roman écrit par Stephen King (l'uns de mes livres préférés) et c'est vrai, il y a quelques infidélités par rapport à ce dernier (mais bon, c'est excusable : spoiler: le budget ne permettais sans doute pas de faire apparaître la scène de la pluie de pierre et la scène de la destruction de la ville ; en ce qui concerne les différences et les modifications, ce n'est pas très grave car il faut savoir que le roman est écrit de façon assez difficilement représentable au cinéma et justement, je trouve que Brian De Palma s'en est plutôt bien tiré). Le casting est excellent : c'est l'uns des premiers Grands rôles de Sissy Spacek et pourtant, elle est parfaite en Carrie White. Pour sa prestation, elle méritait vraiment selon moi l'Oscar de la Meilleure actrice parce qu'elle est très crédible. L'Oscar de la Meilleure actrice dans un second rôle aurait dû selon moi être attribué à Piper Laurie qui incarne Margaret White, la mère de Carrie ; en effet l'actrice est très convaincante ! Amy Irving dans le rôle de Susan Snell joue très bien, tout comme William Katt, John Travolta, Nancy Allen ainsi que Betty Buckley. Côté scénario, il n'y a rien à dire, c'est excellent voire parfait ! Tout comme Alfred Hitchcock dans la plupart de ses films (comme Psychose), Brian De Palma a fait en sorte de styliser son long-métrage en travaillant les détails, en faisant des références spoiler: (comme quand la mère se fait "crucifiée", c'est une référence religieuse) , en utilisant des sons suraiguës spoiler: lorsque le personnage principal est émotionnellement stressé/triste/énervé et utilise son pouvoir ainsi qu'en utilisant des techniques de filmage tel que le split screen. Carrie au Bal du Diable se démarque aussi des autres films de son année de sortie parce qu'il est partagé entre plusieurs genres : horreur, drame, fantastique et romance. La bande originale composée par Pino Donaggio est culte (j'ai tout particulièrement aimé le Main Title et les musiques Contest Winners et For The Last Time We'll Pray). Pour l'interdiction aux moins de 16 ans, je pense que c'est à cause de la scène d'introduction spoiler: où l'on voit des filles nues dans les vestiaires et à cause de la violence morale, du harcèlement que subi Carrie . En parlant du personnage, la célèbre anti-héroïne est aussi touchante que dans le livre ; même chose pour Margaret White, elle est aussi cinglée et névrosée que dans l'œuvre de Stephen King. J'ajouterai également que Carrie au Bal du Diable est un film d’épouvante très émouvant (c'est l'uns rares films où j'ai envie de pleurer à la fin). Enfin, je respecte ce long-métrage car c'est une référence (d'ailleurs, je me demande si le réalisateur de Chronicle ne c'est pas inspiré de l'histoire de Carrie). Mes scènes préférées, spoiler: c'est celle où le sang de porc tombe sur Carrie lors du bal et la scène où Margaret poignarde sa fille et que sa fille la tue . spoiler: Même si Chris se venge de Carrie et Carrie se venge de tout le bahut , c'est bien plus qu'un film de vengeance ! Certains critiqueront le fait que ce classique ait vieilli (normal, il à 37 ans quand même), moi je trouve que les effets-spéciaux et la photographie on en effet un peux vieillis mais ça va, c'est pas comme si la télékinésie était représentée n'importe comment. Même si j'attend avec impatience la version de Kimberly Peirce qui sort dans quelques mois, j'adore cette adaptation !
    Davidhem
    Davidhem

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    5,0
    Publiée le 14 juin 2011
    "Carrie au bal du diable" est considéré à juste titre comme un film fantastique mais le long-métrage de Brian De Palma ne se limite pas à des effets spéciaux pour retranscrire les pouvoirs de cette jeune fille. Le réalisateur dresse en effet un portrait moderne et bouleversant d'une société en proie à la débauche et à la grande liberté. Les adolescents des années 1970 ne reflètent pas en effet ceux des précédentes générations et c'est ce que Brian De Palma veut montrer non pas pour caricaturer l'après-mai 1968, lui-même étant un rebelle et un homme ravi de pouvoir élaborer des films à cette époque où le tabou avait disparu et là où le sexe et la violence explicite étaient enfin mis à l'écran, bref le cinéma réaliste commençait vraiment à atteindre son apogée. C'est donc plus une critique objective des adolescents qu'un combat contre eux. Brian De Palma les affiche comme des férus de flirts, de sexe et de fêtes mais également comme des personnes qui ne se gênent pas pour ridiculiser l'une d'elles qui est beaucoup plus réservée et beaucoup plus ingénue. Pour expliquer cette exception, Brian De Palma dessine le portrait de la mère de Carrie interprétée par Piper Laurie, une femme qui souffre horriblement et qui est visiblement illuminée par la religion catholique. Elle en atteint un stade de folie furieuse en maltraitant sa fille et en l'inhibant contre les plaisirs de la vie. Carrie est donc une fille psychologiquement très fragile et donc très malheureuse car elle se sent impuissante face à la folie sa mère et face à la méchanceté de ses camarades de classe. Mais le réalisateur veut quand même que l'on sache qu'il existe des filles consciencieuses à l'image du rôle de sa camarade joué par Amy Irving et celui de son enseignante de sport qui veulent l'aider. Mais le destin de Carrie est un drame, les humiliations qu'elle a subies et qu'elle subira une fois de plus la transformeront en une véritable furie meurtrière. Que veut dire ce film? Qu'humilier un homme ou une femme à outrances peut provoquer le changement de sa personnalité ainsi un être pur et innocent comme Carrie peut devenir une personne vengeresse et tueuse dont le dénouement se finit souvent dans la même optique que ce film. Brian De Palma donne un rôle en or à Sissy Spacek et dévoile deux jeunes autres acteurs qui effectueront une belle carrière, Nancy Allen et John Travolta. Un long-métrage puissant, violent et brillant!
    Marc L.
    Marc L.

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    5,0
    Publiée le 16 janvier 2014
    "Le film a fait le roman, et le roman m'a fait. Le film de De Palma est superbe, il maîtrise parfaitement le matériau d'origine." dira Stephen King, qui n'a pas tari d'éloges sur la toute première adaptation au cinéma, en 76, de son tout premier roman publié deux ans plus tôt. CARRIE fut un grand succès, d'autant plus innattendu qu'il n'était porteur d'aucun nom connu: King n'était pas encore le king; De palma, bien que s'étant déjà fait remarqué avec son oeuvre culte, 'Phantom of paradise' n'était pas encore reconnu comme un réalisateur important; Sissy Spacek et Amy Irving étaient encore inconnues, de même que John Travolta n'avait pas encore tourné dans 'Grease'. Ainsi, CARRIE fut la rencontre providentielle entre l'écrivain et le cinéaste, et révéla de talentueux acteurs. En outre, si CARRIE a connu un important succès, l'originalité de son histoire et le talent avec lequel Brian De Palma l'a mis en scène en sont des causes. CARRIE a touché un large public, celui des jeunes, des amateurs de films d'horreur bien sûr, mais pas seulement. C'est une histoire avec des personnages auquels on peut facilement s'identifier. Carrie, adolescente souffre-douleur de ses camarades et de sa mère tyrannique et bigote, est dotée du pouvoir de télékinésie. Un pouvoir qui grandit, et qui lui permettra de se venger... Découverte de la sexualité, religion, milieu du lycée, crise d'adolescence, la figure de la mère abusive... Autant de thèmes qui servent un portrait fort et touchant d'une jeune fille au destin sombre et hors-norme, ainsi qu' une satire sociale, et une dénonciation du fanatisme religieux. L'irruption du surnaturel sert de révélateur à ces éléments. La narration du livre de King alternait récit du narrateur extérieur et extraits de journaux, témoignages, articles divers. King nous captivait et nous racontait l'histoire comme si elle s'était vraiment passée, ce qui nous donnait l'impression de lire une histoire vraie. King établit avec ce premier livre les bases de sa façon de construire un suspens et une progression dramatique. Ainsi le lecteur se trouvait happé littéralement dans le récit, fasciné par le pouvoir grandissant de la jeune fille martyrisée, jusqu'à l'explosion finale de ses pulsions destructrices. Difficile d'adapter le roman tel quel, mais Lawrence a fait un beau travail de scénariste. Même si l'on peut regretter que la fin très spectaculaire du livre n'ait pas été conservée (Carrie détruit toute la ville dans le livre, elle se contentera du gymnase où avait lieu le bal, d'une voiture, et de la maison où elle vivait avec sa mère dans le film). Une fin plus proche de celle du bouquin sera d'ailleurs visible dans le remake TV sorti en 2002. En effet, certains éléments du livre ne sont pas présents dans le film ou ont été modifiés. Mais malgré quelques divergences et variantes, De Palma conserve malgré tout l'essentiel de l'oeuvre de King, et réalise un film qui en reste assez proche. Et le cinéaste impose son style inimitable. S'il peut sembler kitsh aujourd'hui, CARRIE est devenu emblématique des années 70, grande décennie pour le cinéma fantastique. L'emphase de sa mise en scène (ralentis, accélérés, split-screen...), et sa manière d' associer l' horreur avec un certain lyrisme le rend unique. CARRIE n'est pas un film d'horreur conventionnel, De Palma nous émeut vraiment en plus de nous effrayer. Et son atoût majeur reste Sissy Spacek, qui crève littéralement l'écran dans le rôle principal. Entre innocence et perversité, elle rend son personnage touchant, effrayante et pathétique à la fois. Le premier roman de King que j'avais lu lorsque j'avais 13 ans, en 91, c'était CARRIE. C'est toujours l'un de mes livres préférés. Le remake télévisé, diffusé en 2002, s'il n'arrive pas au niveau du film de De Palma, n'en demeure pas moins très intéressant et jouissif. La version 2013, en revanche, a été une grosse déception.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    5,0
    Publiée le 29 juin 2015
    Adapté du célèbre roman du Stephen King, "Carrie au bal du diable" est une onde de choc d'une puissance inouïe, une gifle monumentale. L'immense Brian de Palma est parvenu avec ce teen movie horrifique à allier une inventivité formelle débordante à un impact émotionnel fort, plus important que dans d'autres films de la même veine ("Pulsions", "Body Double"). Ces deux longs-métrages, que j'aime par ailleurs beaucoup, sont peut-être trop élaborés formellement pour pouvoir permettre l'empathie du cinéaste pour son protagoniste; dans "Carrie", de Palma défend clairement la jeune fille, notamment à travers la figure forte de la prof de sport, bouleversante d'humanité. Carrie est donc un personnage aimé qui parcourt le film comme un véritable chemin de croix, qui doit à la fois subir les humiliations de ses camarades et l'autorité tyrannique de sa mère fanatique. Personnage complexe, image d'un diable persécuté en quelque sorte, qui laissera pourtant jaillir la fureur lors d'une séquence absolument magistrale. Un film déchirant sur la fin de l'adolescence et l'entrée dans l'âge adulte mais aussi jubilatoire dans sa mise en scène, d'une créativité sans limites (contre-plongées vertigineuses qui se répondent, l'inévitable split screen, ralentis d'une grâce folle, etc). Violent, effrayant mais aussi follement romantique, comme lors de la scène de danse entre Carrie et son cavalier, magnifique de sensualité avec ce travelling circulaire qui épouse les mouvements des danseurs: un film fascinant et bouleversant, d'une richesse et d'une profondeur rares, sans aucun doute un chef-d'oeuvre inoubliable.
    Mosse.
    Mosse.

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    3,5
    Publiée le 12 septembre 2010
    Exellent film, un des meilleurs de DePalma. Stressant, terrifiant, génial! Sauf peut-être la scène de danse au Bal, qu donne un peux mal de tête mais sinon, c'est vraiment un très bon film d'horreur! Le livre était exellent, le film est aussi bien.
    brqui-gonjinn
    brqui-gonjinn

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    2,0
    Publiée le 23 septembre 2012
    Les histoires que l’auteur Stephen King décide de raconter dans ses romans m’ont toujours laissées de marbre, mais "Carrie au bal du Diable" est considéré comme un classique du cinéma d’épouvante. Asphyxiée dans un environnement familial tyrannique (Piper Laurie excellente) et religieux à outrance et victimisée par ses camarades de classe, la jeune Carrie n’a pas nulle part où trouver réconfort dans sa vie. A la réalisation on retrouve le metteur en scène touche à tout Brian de Palma qui se lance ici dans le teen movie horrifique mais ce film est loin d’être qu’un simple d’horreur comme ceux qui pullulent ces dernières années. Tout en nous interrogeant sur la dureté des rapports qui existent entre êtres humains, ce besoin de rabaisser et dominer l’autre, "Carrie" se loupe complètement quand il s’agit de mettre en scènes ces relations. A la limite du pitoyable les acteurs (dont Travolta dans son jeune âge) se confondent en méchancetés déplacées affronts risibles. Dommage car bien traité, ce genre de sujet aurait pu être plus intéressant. Pour les fans de l’ambiance glauque et malsaine présente dans les livres de l’auteur "Carrie au bal du Diable" répondra très certainement à vos attentes.
    Jack H
    Jack H

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    1,0
    Publiée le 26 janvier 2008
    "Carrie" adapatation du livre éponyme de Stephen King et réalisé par De Palma qui effectue pour le coup une commande qui a voulu être dans la même lignée que L'Exorciste ou Rosemary Baby. Raté. Le problème est que l'histoire est bien trop linéaire pour passionner ne serait ce qu'un peu. Aucunes surprises, Carrie tient sa vengeance, le trés long et inutile suspense qui précède la colère n'est présent que pour atteindre les 1h15 de long métrage, enfin c'est ce qu'il m'a semblé. La plupart des personnages sont trés peu creusés et surtout antipatiques, même Carrie, j'ai eu du mal à avoir de la sympatie pour elle (cela dit, trés bien joué par Sissy Spacek). Alors la mère possesive est TRES possesive, ses camarades TRES méchantes et ainsi de suite. La mise en scènes toujours trés tape à l'oeil de De Palma ne fait plus son effet, on revoie les mêmes idées déjà développées dans "The Fury" et "Body double". Ils sont étaient réalisés aprés, mais ils sont trop similaires au niveau de la réalisation. Le thème de la télépathie est bien mieux développée dans The Fury, içi il ne tient qu'une toute petite place insignifiante. Carrie au bal du diable ne tient que sur son final (d'ailleurs pas si exellent que ca). Le split-screen vient gâcher une scène qui aurait pu être veritablement chaotique mais comme pour organiser ce chaos, on a le droit à un split-sreen qui manque d'envergure car couvrant un petit évènement et trés brouillon. Rien de spécial à signaler dans ce film qui ennuie par son manque de péripeties.
    charly5766
    charly5766

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    4,5
    Publiée le 11 mai 2011
    Un super film ! Brian de Palma nous montre ses talents de réalisateurs en nous faisant quelques scènes d'anthologie comme le passage du seau, de la danse, ou tout simplement le début du film qui arrive à tout de suite nous mettre une claque ! Sissy Spacek est exceptionnel dans son rôle ! Et c'est super sympa de voir les débuts de John Travolta ... Je conseil à tout le monde !
    mick L.
    mick L.

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    5,0
    Publiée le 11 février 2015
    Culte ! Probablement un de mes films préférés et une des meilleurs adaptations d'un roman de King au cinéma. Tellement de thèmes y sont abordés (le harcèlement, la différence, la volonté d'être "comme les autres", le fondamentalisme religieux, la peur de la sexualité, la vengeance, la rédemption...). Tout ça avec une musique extraordinaire qui vous prend aux tripes dès les premières secondes et ne vous lâche plus, une Sissi Spacek transfigurée, une Piper Laurie monstrueuse mais néanmoins tellement humaine. Un chef-d'oeuvre de De Palma tout simplement.
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