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Alberto Giacometti, The Final Portrait
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Alberto Giacometti, The Final Portrait" et de son tournage !

Dernière rencontre

Le film raconte la dernière rencontre entre Alberto Giacometti et James Lord, un jeune et riche américain qui s’est lié d’amitié avec l’artiste pendant ses voyages réguliers à Paris. Les deux hommes étaient amis depuis plus de dix ans lorsque Giacometti demanda à Lord de poser pour ce qui était censé être son ultime portrait. Ce qui devait prendre un après-midi, se transforma en dix-huit intenses séances. Le travail s’acheva lorsque Lord réussit à convaincre Giacometti qu’il n’y avait plus rien à ajouter ni à retirer sur cette toile. Le portrait fut donné à Lord comme Giacometti le lui avait promis. Giacometti avait pour projet de réaliser un second portrait mais il décéda deux ans plus tard et les deux hommes ne se sont jamais revus. Le tableau a été vendu en 1990 pour plus de 20 000 000 dollars et reste une des oeuvres les plus emblématiques de l’artiste.

Pas un biopic ordinaire

Avec Alberto Giacometti, The Final PortraitStanley Tucci réalise son premier biopic. Le metteur en scène confie cependant ne pas aimer ce genre cinématographique de par le fait qu'il ne voit pas comment il est possible de résumer la vie de quelqu’un en une ou deux heures. C'est pour cette raison qu'il a choisi, pour son nouveau film, de se focaliser sur une courte période. Il précise : "J’ai sélectionné plusieurs évènements vécus par Giacometti et les ai intégrés dans ces deux semaines pour créer une sorte de condensé de sa vie et pour comprendre qui il était à l’intérieur et à l’extérieur de son studio."

Une vieille passion

Stanley Tucci est, depuis très longtemps, un grand fan du travail d'Alberto Giacometti. Le cinéaste a commencé par lire des choses à propos de lui, dont le livre « A Giacometti Portrait » qu'il a gardé avec lui pendant près de 25 ans. Il a par ailleurs commencé à écrire le scénario d'Alberto Giacometti, The Final Portrait aux alentour de 2007. "J’ai toujours été intéressé par le processus de création : pourquoi vous faites ce que vous faites en tant qu’artiste, et par la relation qu’entretient un artiste avec son travail et la société qui l’entoure. Ce processus de création est très bien décrit par Lord et Giacometti dans ce petit livre. C’est sans aucun doute l’un des meilleurs livres jamais écrit à ce sujet et je pense que, peu importe l’art, ce livre devrait être considéré comme une bible", raconte Stanley Tucci.

Acteur fétiche

Avec Alberto Giacometti, The Final PortraitStanley Tucci retrouve Tony Shalhoub, l'un de ses acteurs fétiches. Le metteur en scène confie : "Il jouait le rôle de mon frère dans Big Night. Il était aussi dans le second film que j’ai réalisé, The Imposter. On a fait des pièces de théâtres ensemble, des films, des programmes TV, et je l’ai dirigé dans un spectacle à Broadway."

Lieu de tournage

Le film a été tourné en seulement quatre semaines au Twickenham Studios et aux alentours de Londres, ville qui a servi à récréer le Paris de 1964. Une des étapes clés du film était de reconstruire le studio de Giacometti, où l’essentiel de l’histoire se déroule. Cet atelier a été recréé en studio par James Merifield, le chef décorateur.

Un air de ressemblance

Physiquement, Geoffrey Rush ressemble au personnage qu'il interprète, Alberto Giacometti. Il restait tout de même des transformations à faire pour qu’il lui ressemble parfaitement. Son corps était notamment très différent de celui de l’artiste. "Geoffrey Rush est très fin et difforme, tandis que Giacometti était plutôt petit, trapu et musclé. On a donc travaillé la dessus, on a aussi élargi son visage", se rappelle Stanley Tucci.

Retrouvailles

Stanley Tucci avait déjà joué aux côtés de Geoffrey Rush dans Moi, Peter Sellers (2004), un film américano-britannique de Stephen Hopkins centré sur la vie de l'acteur Peter Sellers.

Aide de la Fondation Giacometti

Bien que le film soit essentiellement centré sur les personnages, leurs relations et un tableau en particulier, les œuvres présentes en arrière-plan se devaient d’être authentiques. La Fondation Giacometti a supervisé quatre artistes choisis pour recréer les peintures et les sculptures que Giacometti aurait eues dans son atelier à cette époque. Des membres de la Fondation ont même fait le voyage depuis la France pour travailler avec les artistes sur le décor et veiller à ce que cela soit le plus fidèle possible.

Un artiste très tourmenté

Comme Alberto Giacometti était un artiste très tourmenté, le rôle de Geoffrey Rush était loin d’être évident. Le comédien développe : "Dans beaucoup d’interviews, Giacometti disait : « Oubliez la métaphysique et les questions existentielles, je fais juste l’imbécile avec des bouts de plâtre, je bricole avec de l’argile. Je ne sais pas où je vais, je ne fais que m’amuser et parfois quelque chose apparaît ». Giacometti reconnaissait qu’il avait parfois des coups de folies mais que c’est ce qui lui permettait d’exister. Il ne faisait jamais les choses de façon malveillante ou égoïste. Le scénario de Stanley Tucci nous plonge dans les banalités de la vie de personnes qui ont atteint un certain niveau de célébrité et de reconnaissance. Cependant, leur vie avance de façon relativement ordinaire et banale."

2 Françaises au casting

Stanley Tucci a fait appel à deux actrices françaises pour les rôles féminins : Sylvie Testud et Clémence Poésy. La première, qui joue la femme de Giacometti, explique : "Elle a également longtemps été un modèle pour lui, il a fait beaucoup de sculptures et de peintures d’elle. Cependant, c’est aussi celle qu’il met constamment de côté. Parfois, on a l’impression qu’il l’oublie complètement. Giacometti était légèrement torturé, comme beaucoup d’artistes. Il était très isolé, et Annette, comme beaucoup de femmes le font souvent, essayait d’insuffler un peu de vie dans la maison."

La seconde, quant à elle, se glisse dans la peau de Caroline. La comédienne en dit plus sur ce personnage : "Caroline a rencontré Giacometti et a commencé par poser pour lui, et je pense qu’ils sont simplement tombés amoureux l’un de l’autre. Il y a une phrase magnifique à la fin du livre de Franck Maubert, Le Dernier Modèle , qui dit que Caroline était dans la démesure. En réalité, elle vit, tout simplement. C’est ce que j’ai essayé de garder à l’esprit."
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