Mon AlloCiné
Les Délices de Tokyo
note moyenne
4,3
1686 notes dont 140 critiques
19% (27 critiques)
51% (71 critiques)
23% (32 critiques)
6% (8 critiques)
1% (2 critiques)
0% (0 critique)
Votre avis sur Les Délices de Tokyo ?

140 critiques spectateurs

cameradine

Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 43 critiques

4,0
Publiée le 18/04/2016
La bonne surprise de ces Délices de Tokyo, c'est qu'il ne s'agit pas simplement d'un feel-good movie à la japonaise comme le laisse penser la bande-annonce : un sujet plus grave et assez inattendu (que je ne vais pas dévoiler pour laisser la surprise aux futurs spectateurs) est abordé en toile de fond. Alors bien sûr on a un peu l'impression que Naomi Kawase ne fait qu'effleurer l'histoire de ces trois âmes en peine, mais c'est néanmoins un beau film, à la fois histoire d'amitié intergénérationnelle et déclaration d'amour pour la nature et les êtres, animés ou non (les haricots au même titre que les cerisiers ou les canaris méritent le respect !). À voir sans hésitation si vous aimez ce type de cinéma !
Jean-luc G

Suivre son activité 6 abonnés Lire ses 321 critiques

3,0
Publiée le 17/04/2016
Arrivé avec un préjugé favorable, j'ai trouvé les 45 premières minutes agréables mais plutôt banales. Progressivement les espèces de Doughnut aux haricots rouges ont commencé à sentir bon à force de mijoter. On s'attache à cette vieille dame rabougrie, et au charme des cerisiers en fleurs dans un quartier banal de Tokyo. Et ça continue de mijoter lentement. Et ça dévoile des petits rien, des exclusions intolérables aujourd'hui plus qu'hier, des manques de chance, des émotions enfouies depuis l'adolescence. Les gâteaux sont maintenant prêts à se laisser engloutir, le sucre et le sale se complètent à merveille. Avec un petit gout amer, celui qui reste dans ces blessés de l'âme que sont nos deux cuisiniers en bungalow. On ne peut rien vous dire de plus, ni vous promettre l’extase culinaire, juste l'occasion de découvrir un poussière d'humanité sous la pleine lune chère aux japonais. mars 16
Cine vu

Suivre son activité 93 abonnés Lire ses 571 critiques

4,0
Publiée le 14/04/2016
Une ode à la contemplation Toutes les contemplations en fait! La première, visuelle, puis suivent: l’auditive, l’olfactive, l’humaine… De tout ce qui nous fait comme nous sommes. Un homme dans un petit caboulot travaille, il prépare des Dorayakis, sorte de pancakes nippons aux haricots rouges sucrés et confits. Des collégiennes viennent manger et papoter, et pourquoi pas, gentiment se moquer. Un jour, une petite vieille vient, attirée par l’annonce d’un petit job; mais elle est vieille et Sentaro ne préfère pas l’embaucher. Et puis il y a Wakana, autre collégienne, mal dans sa maison, qui se dit que elle pourrait peut-être… Le film, dès lors, s’attache à ses trois et nous à leur suite, avec bonheur, douceur et un rien de langueur. Naomi Kawase, très tôt remarquée puisque Caméra d’or pour « Suzaku » à Cannes 97, après une dizaine! de court-métrages, avait depuis lors confirmé un talent et une sensibilité, rarement démenti, passant de la fiction au documentaire: « Hotaru » « la danse des souvenirs » « La forêt de Nogari » « Genpin » « Hanezu » ou le précédent « Still the water ». Elle fait partie de la relève sûre du cinéma japonais (Avec K.Kurosawa, H.Koereda, Aoyama) à la suite des maîtres défricheurs que furent A.Kurosawa, Y.Ozu ou encore K.Mizoguchi, avec un Takeshi Kitano pour faire le joint. Ce cinéma-là est moins mode que son compère coréen, même si je ne mets pas tout dans le même panier. Ici, Naomi Kawase nous tend douceur et pureté. Elle nous conte cette histoire des sens et de transmission aussi. De l’importance du temps, de l’indispensable Ecoute. Jamais, ce film ne nous force, puisqu’il ne pratique que la douceur, même malgré une propriétaire un rien stupide. Kirin Kiki compose une Tokue -vieille dame farfelue aux mains abîmées- pleine de bon sens et de finesse. A peine 2h d’une caméra fluide et tendre qui filme le vent dans les branches des cerisiers en fleurs, ou chantent des oiseaux qu’on écoute. » Synopsis Télérama Les Délices de Tokyo : Installé dans une petite cahute, en plein coeur de Tokyo, Sentaro vend des dorayakis, des pâtisseries traditionnelles japonaises, constituées de deux pancakes fourrés d’une pâte confite de haricots rouges. Parmi ses clients réguliers, la jeune Wakana, lycéenne, égaie ses journées solitaires. Mais tout bascule quand un jour, Tokue, une dame de 70 ans, propose à Sentaro ses services de cuisinière. D’abord réticent, l’homme finit par accepter de l’embaucher. Bien lui en prend, la recette de la sympathique vieille dame, aussi simple qu’inimitable, connaît très rapidement un vif succès et fait de l’échoppe un rendez-vous incontournable… EB
EricDebarnot

Suivre son activité 117 abonnés Lire ses 1 287 critiques

3,5
Publiée le 06/04/2016
Naomi Kawase a changé, a abandonné beaucoup de sa singularité : on perd clairement une certaine aspérité, un sentiment de travail "artistique" provocateur, enthousiasmant parfois, rebutant aussi éventuellement. "An" se situe plutôt du côté du cinéma intimiste, apaisé de Kore-eda, ce qui en soit n'est pas un mal - plutôt une garantie de plaisirs raffinés et d'émotions subtiles - même si pointe ça et là la menace d'un certain conformisme cinématographique. "An" nous narre la rencontre de trois êtres en souffrance, pour des raisons bien différentes (l'une, la lèpre et le rejet qu'elle engendre, étant le vecteur le plus original du film), et qui apprendront - au moins un peu - à se réconcilier avec eux même, et avec la vie en général. Les plus beaux moments sont plutôt dans la première partie du film, entre la sublime floraison des cerisiers et les scènes de cuisine réellement magiques. La seconde partie de "An" frise le mélo conventionnel, et pourra en irriter plus d'un : difficile quand même de ne pas verser quelques larmes, en particulier sur la très belle dernière scène. Il n'y a pas de honte à ça !
Emma Schell

Suivre son activité 6 abonnés Lire ses 107 critiques

4,5
Publiée le 04/04/2016
Recette pour 8 dorayakis à la purée de haricots rouges : 2 œufs - 120 g de farine - 80 g de sucre - 1 c à c. rase de levure chimique - 30 ml d'eau - 1 c à soupe de miel – sel - 125 g de haricots rouges (azukis) - 100 g de sucre et 25 cl d'eau. Pas d’affolement quant à la préparation des dorayakis, Tokue va partager avec nous ses astuces et conseils pour en réaliser de savoureux. Clairement, il faut du temps (ne pas hésiter à se lever avant le soleil), de la patience (prévoir 5-6 heures) et être à l’écoute du monde qui nous entoure pour être à la hauteur ! Pendant plus d’une heure, on a la sensation de suivre une émission de cuisine type « Petits Plats en Equilibre » avec alternance de plans serrés sur les ingrédients, la marmite, la cuisson et le plaisir gustatif des clients. Pour lentement, mais surement, basculer vers du « lourd », de l’émotion qui vous prend à la gorge et ne vous quitte plus ! Quelle rencontre entre ces deux écorchés vifs ! La vie ne les aura guère épargnés mais ensemble, un semblant de bonheur parait accessible AVANT QUE.... Pour en savoir plus, je vous encourage à aller voir ce film intimiste et poétique qui m’a enthousiasmée tant par le sujet (attention, penser que ce film ne se réduit qu’à un cours de cuisine comme semble le faire croire le synopsis serait une erreur), que par la réalisation (qui n'est pas s'en rappeler Terrence Malick et son magnifique True of Life), ainsi que le jeu tout en sobriété des acteurs (émouvante Kirin Kiki). Petit conseil (à suivre ou pas, mais je vous aurai prévenu) : ne pas choisir la séance de 21 heures si vous êtes un tantinet fatigué ! Ma camarade de ciné peut en témoigner, elle a tout bonnement piqué du nez entre la 75ème et 89ème minutes ;-)
Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
Back to Top