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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Demain et tous les autres jours" et de son tournage !

Un film sur l'enfance

Noémie Lvovsky nourrit depuis longtemps l'idée de faire un film sur l'enfance. Si, pour la réalisatrice, l'adolescence a été le temps des grandes amitiés, du groupe et des 400 coups, l'enfance a été au contraire solitaire, inquiète, inquiétante et dangereuse. Elle développe : "Comme un conte peut être inquiétant et dangereux. Florence et moi avions envie de raconter ce monde de l’enfance, si proche pour nous du monde terrifiant et merveilleux des contes. Et puis, je crois que je porte en moi depuis toujours une histoire d’amour fou entre une fille et sa mère. Florence et moi avons tissé au scénario ces deux histoires : une histoire d’enfance et cette histoire d’amour."

Et de 6 !

Demain et tous les autres jours est le sixième long métrage pour le cinéma réalisé par Noémie Lvovsky après Oublie-moi (1994), La Vie ne me fait pas peur (1999), Les Sentiments (2003), Faut que ça danse ! (2007) et Camille Redouble (2012).

L'appartement : un monde en soi

A l’image des tenues vestimentaires de la mère incarnée par Noémie Lvovsky, le décor principal du film qu’est son appartement, est, lui aussi, hors d’âge. C’est un monde en soi qui se fait le terrain du romanesque et c’est dans ces murs que Mathilde réinvente sa vie. La cinéaste raconte : "Pour ce film, j’ai fait un choix sentimental : des amis d’enfance ont perdu leurs parents que je connaissais bien ; l’appartement dans lequel ils avaient toujours vécu était libre et chargé de souvenirs. J’ai demandé à mes amis si l’on pouvait y tourner et ils ont accepté, heureux de pouvoir garder des images de cet appartement avant de s’en séparer. Il y avait, dans ce lieu patiné, des couches de temps perceptibles qui me plaisaient beaucoup."

2 bonnes raisons

C'est après que Luce Rodriguez lui a dit qu'elle voulait jouer dans le film pour passer du temps avec elle que Noémie Lvovsky a été convaincue de se glisser elle-même dans la peau de la mère. Mais ce n'est pas la seule raison : "J’étais confortée dans le désir que j’avais de Luce en Mathilde, et dans celui de jouer sa mère. Luce et moi avons un lien très fort. Il y avait aussi le désir de Jean-Louis Livi pour que je joue la mère. J’ai besoin, pour jouer, d’être prise dans le désir du réalisateur. Là, étant moi-même réalisatrice, je n’aurais pas pu jouer sans l’envie et la croyance de Jean-Louis", explique la réalisatrice.

Travailler avec Luce Rodriguez

"De toutes les petites filles que nous avons rencontrées, Luce était sans doute celle dont le désir était le plus puissant. Je redoutais qu’elle lise seule le scénario. J’avais envie d’avancer pas à pas, qu’elle découvre cette histoire en lisant à voix haute, avec Françoise Bergé (qui l’a ensuite aidée à apprendre le texte) et moi. On a lu, relu, rerelu, répété, avec puis sans les pages, assises puis debout, chez moi. Enfin, sur le décor de l’appartement dont nous disposions en amont, ce qui était très précieux. On a travaillé comme ça pendant deux ou trois mois, une ou deux fois par semaine. Puis, deux mois avant le tournage, nous avons arrêté. Il fallait oublier les répétitions et faire confiance à une période de maturation. Ce travail de familiarisation, d’apprentissage des dialogues, de répétitions maturées nous rendait libres sur le plateau de ne plus chercher autre chose que les énergies, les états, les rythmes, les sentiments des scènes, et de nous laisser aller aux instants des plans", se rappelle Noémie Lvovsky.

La voix de la chouette

Luce Rodriguez a beaucoup de scènes où elle joue seule avec la chouette. Micha Lescot, qui incarne la voix de l’oiseau, était toujours présent sur le plateau, cachée avec un micro derrière un écran-retour pour donner la réplique à la jeune actrice dans une oreillette. "En fait, il ne donnait pas seulement la réplique, il guidait Luce parfois, lui chuchotait des indications à l’oreille, et il lui arrivait d’improviser en fonction de ce que faisait notre imprévisible chouette. J’essayais, à chaque fois que c’était possible, de filmer Luce et l’oiseau dans le même plan", précise Noémie Lvovsky.

Le casting de la chouette

A l'origine, Noémie Lvovsky ne savait pas quelle race d'oiseau allait être choisie. La cinéaste voulait un volatile intelligent, c'est pourquoi elle a rencontré dans un premier temps une corneille mais dont le regard était noyé dans le plumage. "Et la corneille est connotée négativement dans notre culture. J’ai regardé des photos de chouettes, et j’ai été frappée par l’intensité de la chouette chevêche, son regard, son expression ont quelque chose d’humain. Elle est toute petite. J’aimais l’idée qu’une voix d’homme sorte d’un si petit corps", se souvient-t-elle.

Arrivée d'Anaïs Demoustier

Anaïs Demoustier est arrivée en plein milieu du tournage, après le départ de Luce Rodriguez, pour se glisser dans la peau de Mathilde adulte. Une première pour la comédienne qui a alors commencé par beaucoup observer la petite fille. Demoustier confie : "J’ai essayé de capter quelque chose de sa nature. Je pense aussi que le choix de Noémie était judicieux, car Luce Rodriguez et moi avons certainement quelque chose en commun. J’ai aimé chercher à me calquer sur son tempérament, sur sa manière de marcher. Je trouvais que c’était un personnage assez terrien, ancré et fort, malgré tout ce qu’il vit de laborieux. J’aimais son côté vaillant et frondeur. C’est quelque chose que j’ai en moi et que j’aime exprimer."

Quelques imprévus de tournage

Le tournage de Demain et tous les autres jours a été arrêté deux fois et la deuxième fois, un arrêt définitif a été prononcé du fait des problèmes de santé de Luce Rodriguez, l'actrice principale. A ce moment, la moitié du film avait été tournée dans le désordre. Noémie Lvovsky se souvient :

"Annette Dutertre, la monteuse, et moi avons tenté de construire un nouveau récit à partir des rushes dont nous disposions. Les producteurs, Jean-Louis Livi et Sidonie Dumas, ont visionné un montage d’un peu plus d’une heure. Ils ont eu le désir et le courage d’aller au bout du projet. Ils ont cru que ce film devait voir le jour, malgré la perte de son actrice principale. Ils nous ont proposé de réécrire quelques scènes. Florence, Annette et moi, avec l’aide de Jean-Louis, avons alors réécrit quelques pages. Pour une autre actrice. La petite fille a grandi. Anaïs Demoustier est arrivée. J’ai découvert au montage, avec joie et surprise, que ces difficultés, ces bouleversements, avaient amené le film à son os."
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