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Prendre le Large
note moyenne
4,0
121 notes dont 28 critiques
17% (5 critiques)
38% (11 critiques)
31% (9 critiques)
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Votre avis sur Prendre le Large ?

28 critiques spectateurs

Laura J.

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4,0Très bien
Publiée le 08/11/2017

Un très joli film, tout en nuances, que la magnifique Sandrine Bonnaire illumine scène après scène. Malgré leur complexité, les différents thèmes abordés sont toujours traités avec justesse Le réalisateur quant à lui aime ses personnages, et cela se sent à l'écran. Un film à voir !

Justin L.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 08/11/2017

"Prendre le Large" raconte l'histoire d'Edith (Sandrine Bonnaire), une ouvrière qui choisit, plutôt que d'être licenciée, d'être reclassée à Tanger, où son usine de textile a été délocalisée. Si le film présente un propos social fort, il n'est en aucun cas un film politique. C'est là toute sa force : "Prendre le Large" dit beaucoup de choses tout en restant un film simple et léger. Une écriture qui va à l'essentiel, et surtout une immense bienveillance de l'auteur vis-à-vis de ses personnages, toujours vrais, jamais manichéens, viennent contrebalancer la dureté de la quête initiatique d'Edith qui reconstruit sa vie dans un pays qu'elle ne connaît pas. C'est par cette balance subtile que "Prendre le Large" parvient à être si juste avec les épineux sujets d'actualité qu'il aborde (le chômage, les relations mère/fils, l'altérité...) sans jamais entacher leur profondeur. "Prendre le Large" ose être lumineux et plein d'espoir. Là où le film pourrait être d'un réalisme davantage cru et convenu, Gaël Morel parvient à en faire une fable ensoleillée. Un film qui fait du bien.

traversay1

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3,0Pas mal
Publiée le 05/11/2017

De Sandrine Bonnaire, on a souvent dit ou écrit qu'elle était lumineuse dans ses rôles. Ce n'est pas le qualificatif qui vient à l'esprit pour Prendre le large car la femme qu'elle incarne, défaite et malheureuse, semble avoir éteint toutes les lumières de son âme (le film nous explique assez vite pourquoi). Ce film parle de délocalisation de l'industrie française, avec la surprenante décision d'une de ses employées de ne pas accepter d'être licenciée et de poursuivre son labeur du côté de Tanger (tiens, cela rappelle Crash Test Aglaé, mais il n'est point ici question de comédie). On peut avoir du mal avec ces prémices et les considérer comme moyennement crédibles et c'est un sentiment qui perdure tout au long du film. Néanmoins, on retrouve dans Prendre le large les qualités habituelles du cinéma de Gaël Morel : un certain sens du romanesque, l'attachement à ses personnages, une pudeur et une délicatesse de bon aloi. Le Tanger du film, qui n'a plus rien à voir avec celui, sulfureux et romantique, des grands écrivains se rapproche de celui décrit par André Téchiné dans Loin (un film avec ... Gaël Morel) : âpre mais toujours inondé de mer bleue. Le réalisateur et son interprète principale sont tous les deux d'ascendance ouvrière, une filiation qui irrigue le film et finit par se marier plutôt pas mal avec le désir d'une fiction quelque peu irréaliste porteuse d'espoir. De l'autre côté de l'amer.

Constance B.

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4,0Très bien
Publiée le 08/11/2017

Très émouvant parcours de femme avec une Sandrine Bonnaire d'une grande justesse. Un plaisir de la revoir enfin à l'écran. Je recommande !

fasskinder

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2,5Moyen
Publiée le 10/11/2017

Malgré les excès de la critique, je ne trouve pas que ce soit le meilleur film de Morel... Des fois on a l'impression que sa caméra prenne plus de plaisir à filmer le jeune marocain qu'une ouvrière quinqua privée, par parti pris, de toute possibilité de séduction. En effet, pendant tout le film, Bonnaire n'a pas droit à un regard de désir de la part d'un homme (ou d'une femme). Elle est moche, on dirait (???) Or, ce n'est pas du tout le cas. Les scénaristes ont décidé qu'elle était LA mère et que c'était une histoire de Filiation. Du coup, la pauvre Sandrine (toujours si solaire) porte une sorte de burqa - invisible - du début à la fin du film, lui empêchant toute relation sentimentale ou de séduction, en France comme au Maroc. Dommage de cloitrer ainsi un personnage, juste pour un choix de confort scénaristique, sans expliquer les raisons de cet enfermement (on ne sait presque rien de son ex mari)... faudrait abonner cette Mère à un site de rencontres, enfin !

Alice Bloch

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 08/11/2017

Beau film sur le parcours d'une femme libre, émouvant et juste. Sandrine Bonnaire interprète le rôle d'une ouvrière dont l'entreprise est délocalisée au Maroc et pour continuer à travailler, accepte de partir là bas. Elle y découvre les conditions de travail très difficiles, mais va aussi rencontrer une nouvelle famille. C'est un nouveau départ. Sandrine Bonnaire est lumineuse.

Albator94z

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 12/11/2017

Sandrine Bonnaire campe ici une ouvrière très seule victime d’un plan social ... un film magnifique sur le rôle essentiel du travail dans le tissu social, le déracinement et la quête du bonheur simple ...

Laurent Cambon

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3,0Pas mal
Publiée le 12/11/2017

Edith a 45 ans. Elle n'a plus rien à perdre puisque justement elle va sans doute perdre ce qui lui reste de plus précieux : son boulot. Alors elle décide de tout quitter pour un poste de couturière au Maroc, mettant de côté son fils parisien, homosexuel et présomptueux, et sa maison isolée d'Auvergne. C'est à peu près tout le nœud de cette intrigue aux accents méridionaux. "Prendre le large" est en quelque sorte un exil forcé, mais à l'inverse des parcours migratoires connus, puisque la femme se retrouve à travailler à Tanger, dans les pires conditions. Gaël Morel présente sans doute là son meilleur film. Il s'intéresse à un portrait féminin, formidablement incarné par Sandrine Bonnaire. L'actrice met beaucoup de volonté, de simplicité et de pudeur pour s'immerger dans l'univers terrifiant des ouvrières marocaines. Le problème vient essentiellement du scénario. Le réalisateur, malgré la plume de Rachid O., a du mal à échapper aux stéréotypes. De plus, Gaël Morel ne peut pas s'empêcher de faire du Gaël Morel, au sens des nécessaires références à l'homosexualité, a fortiori la sensualité des jeunes gens issus du Maghreb. Ce regard de la caméra n'est pas du tout indispensable au récit, voire nuit à la vraisemblance d'un récit où il est surtout question de discrimination, de maltraitance au travail et de conditions d'existence absolument effroyables. On ne peut pas dire qu'on se sera ennuyé, on ne peut pas dire non plus que le film transcendera les mémoires.

closer444

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3,5Bien
Publiée le 10/11/2017

Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas eu de nouvelles de Gaël Morel, réalisateur du très beau « Le Clan » et fer de lance d’un cinéma gay davantage contemplatif et mélancolique que militant. Avec « Prendre le large », il prend une direction que l’on ne qualifiera pas de diamétralement opposée mais en tout cas très différente. En effet, le film narre le changement de vie d’une cinquantenaire qui refuse le licenciement économique proposé par son entreprise de textile et préfère choisir le reclassement dans une usine au Maroc et ainsi tout quitter. Même s’il ne se départit pas des atours romanesques de ses précédents long-métrages et ne peut s’empêcher de mettre des personnages gays dans son scénario, il se confronte ici à un cinéma à tendance sociale forte doublé d’un récit initiatique sur le tard d’une femme qui va se confronter à une autre culture et d’autres mœurs que les siennes. On le remercie de ne pas utiliser une mise en scène se rapprochant du documentaire comme le font beaucoup trop souvent les réalisateurs investissant le terrain du social. En effet, plutôt que d’utiliser la caméra à l’épaule et une image granuleuse typique de ce genre de cinéma, il préfère de beaux plans larges, des travellings discrets mais évocateurs et filmer son personnage principal et les lieux qu’elle visite de manière ample et fluide. En cela, le magnifique dernier plan est tout à fait représentatif d’une réalisation recherchée. Cela n’empêche pas « Prendre le large » d’être tout à fait réaliste et de ne faire l’impasse sur aucun des tenants et des aboutissants de son sujet. On prend bien conscience du contexte actuel où les grandes entreprises préfèrent délocaliser leurs productions dans des pays où la main d’œuvre est moins onéreuse. A cet arrière-plan économique prégnant, s’ajoute ici une peinture réussie du milieu ouvrier marocain où les conditions de travail n’ont aucune commune mesure avec celles des pays du Maghreb. Que ce soit au niveau de la paye, des mœurs ou de la qualité des équipements, le film se fait l’écho du fossé entre deux manières de travailler dans des usines qui sont bien différentes. Gaël Morel étonne donc avec un sujet sur lequel on ne l’attendait pas. Il se débrouille parfaitement en traitant avec brio la majorité des aspects d’un reclassement à l’étranger. L’autre versant du film est tout aussi intelligemment traité avec l’arrivée d’une femme française dans un pays où la religion a encore un poids fort sur la vie des femmes. On apprécie aussi les rapports entre Edith et les autres personnages, de sa logeuse et son fils à ses nouvelles collègues. Des rapports dénués de tous clichés et empreints d’un fossé culturel évident. Ces personnages qui vont apprendre à s’apprivoiser donnent une jolie palette d’émotions et de tendresse au film sans pour autant oublier les conflits et les désillusions. Ces personnages sont incarnés par des seconds rôles lumineux et un rôle principal porté à bout de bras par une Sandrine Bonnaire digne et concernée. S’il y a quelques baisses de rythme dans le dernier tiers et un passage un peu trop misérabiliste inutile sur la fin, « Prendre le large » et son final émouvant captivent, instruisent et charment durablement.

DAVS25

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4,0Très bien
Publiée le 08/11/2017

Une très belle prestation de Sandrine Bonnaire dans un film qui montre la réalité économique du Maroc, bien au delà des clichés touristiques.

ArtizdeMontélimar

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2,0Pas terrible
Publiée le 01/10/2017

Je voulais voir ce film. Pour avoir travaillé et contribué, il y a 15 ans, à la mémoire textile (alsacienne), et en avoir gardé l'intérêt et le goût des témoignages d'ouvrières et d'ouvriers. Parce que je suis une inconditionnelle de Sandrine Bonnaire, depuis ses premiers pas dans le cinéma. Il y avait donc, dans le film de Gaël Morel, matière à me séduire : une actrice qui a su faire preuve de justesse et de subtilité son jeu, et un sujet exceptionnellement abordé en littérature comme au cinéma : choisir de se délocaliser avec son entreprise. Mais, l'intérêt du sujet ne fait pas tout. G. Morel nous dit avoir voulu valoriser les ouvrières du textile, en montrant leur amour du métier, leur solidarité. Désolée, mais je n'ai rien vu de tout cela. J'ai vu des ouvrières assujetties à leur machine, incapable de lever le petit doigt, quand l'une d'entre elles tombe dans la travée, épuisée par les châtaignes que lui envoie sa machine à coudre mal entretenue. En cause ? L'omertà que fait régner la contremaître, à qui toutes doivent allégeance. Je n'ai pas perçu non plus l'évolution de l'état d'esprit dans lequel se trouve le personnage joué par Sandrine Bonnaire. Elle semble porter un masque qui la plombe. Je l'ai senti fatiguée, épuisée, déprimée, quasiment du début à la fin du film, au point de m'inquiéter pour la santé de la comédienne. Je n'ai pas retrouvé, à quelques exceptions près, quand elle sourit, les nuances de jeu auquel elle m'avait habituée. Pour autant, j'ai pris du plaisir à voir les deux sujets secondaires traités par le réalisateur. Les deux duos mère/fils que forment Sandrine et son fils d'une part, la Marocaine et son fils chez qui elle loge d'autre part, sont particulièrement intéressants, en donnant à voir deux formes d'émancipation féminine et, peut-être, maternelle. En petites touches, on perçoit également le racisme inversé dont cette femme française est l'objet lorsqu'elle arrive au Maroc, non pas pour faire du tourisme mais pour travailler. Dommage ! Les sujets abordés et les comédien/nes valaient mieux que ce "prendre le large" qui manque d'ampleur.

labatzienne

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4,0Très bien
Publiée le 19/11/2017

Très beau film, chargé d’émotion. Sandrine Bonaire est parfaite dans le rôle de cette femme déterminée aux sentiments écorchés, à voir sans aucune hésitation.

Karima Esseki

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4,0Très bien
Publiée le 19/11/2017

J’ai adoré ce côté hyper authentique de Sandra Bonnaire et toutes ces scènes de vents ici et là qui virevoltent dans sa chevelure, une sincérité s’en échappe : l’idée de prendre le large avec des images et bruits inouïs de mer ! À en couper le souffle parfois ! Une femme qui vit le sens du travail comme sa seule condition d’existence....Exil ouvrière rude au Maroc si réaliste travail à la chaîne, le bus d’entreprise, rapports de domination ...) mais pas que ....des odeurs épicées, les souks que j’adore, Tanger la belle et la chute...l’esprit de famille, la solidarité....le Maroc mon autre pays si cher à mon cœur...cette belle rencontre entre deux mères, le parcours d’une femme et d’une mère, la relation mère/fils...et le pari de prendre le large : la fuite ou un réel appel d’air ?! Chacun peut y voir ce qu’il veut mais bien une forme de liberté !

norman06

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2,0Pas terrible
Publiée le 18/11/2017

Des dialogues et situations qui sonnent souvent faux, des stéréotypes, et des personnages changeant de caractérisation par des miracles de scénario : la logeuse inhospitalière devenue bienveillante du jour au lendemain ou le fils repenti l’attestent. Dommage pour la rencontre Deneuve-Morel.

fulgur84

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3,0Pas mal
Publiée le 17/11/2017

Film sans concession ... sans concession à l'esthétisme, sans concession pour le monde du travail, sans concession pour un Maroc que l'on a du mal a imaginé autrement que touristique. Une femme désespérée, esseulée par son orgueil et son intransigeance va tenter sa chance "ailleurs" ... au Maroc en l'occurrence. Elle va finir par apprécier une vie sans grand intérêt, par apprécier les gens qui l'entourent ... Je me demande pourquoi d'ailleurs ... Cela n'est pas plus attrayant que cela de voir la moue boudeuse de Sandrine Bonnaire pendant tout le film.

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