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La Terre et l'ombre
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note moyenne
3,5 103 notes dont 23 critiques
13% 3 critiques 26% 6 critiques 43% 10 critiques 9% 2 critiques 9% 2 critiques 0% 0 critique

23 critiques spectateurs

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alain-92

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4,0Très bien • Publiée le 22/02/2016

En parlant de La Terre et l'Ombre, Caméra d'or au dernier festival de Cannes, Sabine Azéma, présidente du jury a déclaré :" …. Nous avons trouvé notre trèfle à quatre feuilles dans un champ de cannes à sucre ". César Acevedo réalise, avec un incomparable brio, son premier long-métrage. Il révèle : "Les plans-séquences, parfois fixes, permettent de rendre palpable l’enfermement des personnages dans un espace à la fois physique et émotionnel, mais aussi de guider leurs actions dans le cadre." Là n'est pas la seule réussite de ce film, asphyxiant dès les premières images qui vous enveloppent dans une poussière étouffante sans vous en délivrer vraiment. Il est, entre autres, question de grands sentiments. Le temps qui passe les rend plus douloureux quand il n'a pas été possible de les laisser vivre. Mais aussi d'une terre riche qui guérit les blessures corporelles, mais qui favorise l'ignominieuse exploitation de la canne à sucre dans des étendues sacrifiées. Au milieu de ces paysages lugubres la tache colorée d'un cerf-volant donnera un faible espoir. Ce premier long-métrage est le deuxième film colombien que je découvre. Un film dur et puissant. Réussi de bout en bout. Je souhaite sincèrement que cette première réalisation de César Acevedo puisse être vue par le plus grand nombre. http://cinealain.over-blog.com/2016/02/la-terre-et-l-ombre-la-tierra-y-la-sombra.html

Cinemaniakmontreal

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2,0Pas terrible • Publiée le 03/02/2016

La Terre et l’ombre, si magnifique soit-il, est malheureusement cruellement sous influences…♥♥ Dès les premiers plans de La Terre et l’Ombre, nous remarquons les images; belles, magnifiquement photographiées et somptueusement mises en scène par la caméra mobile de César Acevedo. Lauréat de la Caméra d’or remis au meilleur premier film lors du dernier Festival de Cannes, Acevedo, fait preuve d’une admirable maitrise du matériel cinéma dans sa mise en scène, et ce, malgré son peu d’expérience. Clairement, il a étudié en détail le cinéma pour en venir à produire une œuvre à ce point aboutit techniquement, ce qui pose toutefois rapidement problème comme nous le verrons. La terre et l’ombre raconte l’histoire d’un homme qui revient à la résidence familiale, qu’il avait quitté il y a une quinzaine d’année, pour être au chevet de son fils très malade. Les relations tendues avec son ex-femme, couplées avec celles plus tendres avec son petit fils et tous les autres membres de la famille, seront entremêlées de troubles sociaux plus forts alors que les ouvriers agricoles manifesteront parallèlement leur mécontentement suite au manque de salaire pour leur travail sur la terre. la terre et l'ombre Un cinéaste sous influences Comme nous l’effleurions toutefois, une fois l’émerveillement du tape-à-l’oeil des images passé, nous restons perplexe face à ce qui se déroule sous nos yeux. La mise en scène, si réussie et maitrisée soit-elle, est cruellement sous influence, du plans fixe du personnage principal avançant sur la route au début du film au plan fixe de la femme de la maison assise sur un banc à la fin. . Acevedo a malheureusement la malédiction de ces cinéastes qui en viennent au cinéma après avoir vu et analysé beaucoup trop de films. Si certains en viennent à offrir néanmoins une œuvre originale et intéressante, Acevedo ne réussi à dépasser le cadre de sa mise en scène avec un propos qui n’est rien de plus qu’un drame familial des plus classique et sans grande impulsion. Nous pensons à Wenders, pour ce moustachu hirsute réapparaissant au sein de sa famille, à Tarr our Reygadas pour ces plans longs et langoureux en mouvement… Entre l’approche réaliste et contemplative pour un drame de cet acabit, Acevedo prend le pari de la seconde. Si le mariage entre le propos et la mise en scène est somme toute de bon ton, le mélange des genres est toutefois, avec les brèves incartades sociales impliquant les ouvriers, plutôt mal amené. Il semble davantage témoigner d’un manque de profondeur de la part du metteur en scène ou encore de la crainte de manquer de souffle avant la fin du film. Plutôt que d’élargir son propos en lui donnant une nouvelle dimension, ces apartés ne viennent malheureusement que confirmer nos craintes sur le manque de vision du cinéaste qui ne nous quitteront plus jusqu’à la fin. http://www.cinemaniak.net/la-terre-et-lombre/

Christoblog

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 22/02/2016

Les tout premiers plans de La terre et l'ombre donnent le ton : le film va être une splendeur visuelle. Et effectivement, il l'est. Des noirs envoutants, des cadrages parfaits, des contrastes éblouissants, des travellings ensorcelants, des plans d'anthologie, une bande son captivante : le film est d'abord un enchantement des sens. On se souviendra longtemps de ces pluies de cendres ou de ce rideau flottant dans le vent. Au-delà de sa perfection plastique, le film de César Acevedo est une formidable histoire mélodramatique. Un homme revient dans sa ferme natale, parce que son fils souffre d'une terrible maladie du poumon. Pourquoi est-il parti ? Pourquoi sa femme ne l'a-t-elle pas suivi ? Le film répond à ces questions en dressant au passage un tableau documentaire de la culture de la canne à sucre très intéressant. Les conditions de travail très dures des ouvriers sont admirablement dénoncées, sans que cela ne soit jamais lourdement accusateur. Ce que montre le film suffit à susciter l'effroi. Légitime Caméro d'or du dernier Festival de Cannes, La terre et l'ombre prouve à la planète cinéphile que le cinéma colombien est l'un des plus florissants d'Amérique Latine. A voir absolument. http://www.christoblog.net/2016/02/la-terre-et-l-ombre.html

chas

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3,0Pas mal • Publiée le 10/02/2016

Une maison aux volets fermés au milieu des champs de canne à sucre boliviens. Le rythme lent convient bien pour accompagner la fin de vie d’un travailleur épuisé par le travail. Son père revient l’assister, lui qui est parti loin depuis des années. Sous ses allures de macho latino, il va à l’encontre du cliché et se fait tout doux avec son ancienne épouse, restée sur ses terres et avec son petit fils qu’il initie aux chants d’oiseaux. L’entreprise qui emploie aussi cette vieille femme et sa belle fille est intraitable et surexploite les coupeurs de canne. Etouffant et fort. http://blog-de-guy.blogspot.fr/2016/02/la-terre-et-lombre-cesar-augusto.html

Yves G.

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1,5Mauvais • Publiée le 17/02/2016

Certains films provoquent chez moi une hypnose soporifique : L’Avventura, L’Année dernière à Marienbad, Les Ailes du désir, Solaris, Winter Sleep. Unanimement reconnus par une critique enthousiaste, couronnés de mille prix, ils ne me parlent pas. Leur beauté hiératique me reste irréductiblement étrangère. Leur faux rythme m’arrache des bâillements d’ennui. Pour autant, intimidé par tant d’éloges, je reconnais leur valeur et déplore ne pas y être sensible. Le premier fils du Colombien César Acevedo a fait forte impression à Cannes où il s’est vu décerner la Caméra d’or. Sa mise en scène minimaliste impressionne par sa rigueur. Un homme rentre chez lui après dix-sept ans d’absence. Sa femme et sa belle-fille travaillent la canne à sucre tandis que son fils se meurt. Seul personnage positif : un petit-fils auquel il se lie profondément. En une heure trente, rien ne se passe ou presque. Les femmes vont travailler. Le grand-père joue avec son petit-fils. Le fils asthmatique se meurt. C’est très beau. Très lent. Très chiant.

soulman

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3,0Pas mal • Publiée le 14/03/2016

Malgré quelques belles idées, je suis sorti quelque peu déçu de ce film colombien auquel manque la puissance picturale de "L'empreinte du serpent" (sur un sujet très différent, certes). Le rythme lent, imposé par le cinéaste, ne parvient pas à donner le souffle dont a besoin le récit, faute peut-être aussi à un ressort dramatique trop linéaire.

velocio

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4,0Très bien • Publiée le 30/05/2016

Présenté à la Semaine de la Critique de Cannes 2015, La terre et l’ombre est le premier long métrage réalisé par le colombien César Acevedo. Jusqu’à ce film, on ne le connaissait que comme co-scénariste de "Los Hongos" de son compatriote Oscar Ruiz Navia. Une certitude : l’obtention à Cannes de la Caméra d’Or pour "La terre et l’ombre" va profondément changer son statut. C’est au sein d’une famille de travailleurs de l’ombre que nous plonge Acevedo : le père est parti depuis longtemps, du temps où leur petite maison était entourée d’orangers ; son fils est tombé gravement malade, il ne peut plus travailler comme ouvrier agricole ; sa femme et sa mère s’efforcent tant bien que mal de le remplacer pour nourrir la famille. Ce travail, il se déroule dans la plantation de canne à sucre qui, depuis le départ du père, a remplacé les orangers. Un travail dur, mal payé, payé avec retard, beaucoup de retard, un environnement de cendres éminemment polluantes lorsque s’opère le brulage de la canne à sucre. Appelé à l’aide par son fils, le père revient dans sa famille et c’est ce retour que nous raconte le film : ses rapports avec celle qui est toujours sa femme, avec son petit-fils, avec sa belle-fille, tout cela sur fond de lutte sociale de la part des ouvriers agricoles qui ne supportent plus de se tuer au travail pour une paye qui, sans cesse, est retardée. Pour ce très beau film, César Acevedo a opté pour une captation basée sur de longs plans-séquence, avec très peu de mouvements de caméra. Petit à petit, l’immersion opère et le spectateur se retrouve capturé dans les rets posés par le réalisateur, partageant le combat mené par cette famille ainsi que par la lutte des travailleurs agricole.

Arthur C.

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1,0Très mauvais • Publiée le 12/03/2016

La magnifique lumière renforce plutôt bien la métaphore filée du récit mais cette cohérence s'avère empoisonnée dans une rigidité grammaticale dont toute poésie est exclue. Pourquoi faire appel à des acteurs non-professionnels si c'est pour les enfermer dans cette monstrueuse suite de cadre géométriques? Et, suivant la même logique, pourquoi les succéder en plan-séquence si on ne laisse pas exister le temps, en le soumettant à un montage calibré? A force de prudence le film s’empêche tout débordement salvateur dans ce travail laborieux.

Ciné2909

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3,0Pas mal • Publiée le 04/03/2016

C'est auréolé du prix de la Caméra d'or du Festival de Cannes 2015 qu'arrive sur nos écrans ce film colombien. La terre et l'ombre vient mettre en lumière la précarité des conditions de travail au sein des champs de canne à sucre à travers les difficultés traversées par une famille. Autant le dire tout de suite, ce n'est pas un cinéma qui séduira tout le monde puisqu'il bénéficie d'une réalisation très maîtrisée avec plans fixes et travellings au rythme très lent. Cela vous laissera le temps de contempler la magnifique photographie de cette première réalisation de César Acevedo portée par un impeccable casting. Une belle découverte pour les amateurs du 7ème art. http://cine2909.blogspirit.com/archive/2016/02/21/la-terre-et-l-ombre-3067064.html

BigDino

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4,0Très bien • Publiée le 01/03/2016

Un mélodrame tout ce qu'il y a de plus classique, qui réserve quelques beaux plans mais pas de surprises. Loin de la flamboyance de certains mélodrames, le parti pris est celui de l'austérité la plus totale, que ce soit en musique, en dialogues, en développement des personnages, etc... La Terre et l'ombre est un film bien écrit, bien interprété et bien réalisé, mais trop dépouillé sûrement. Ne se permettant aucun écart et tenant son film de main de maître, Acevedo perd malheureusement justement ce débordement personnel, cet aspect créatif qui en aurait fait un grand film.

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