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note moyenne
3,7
5687 notes dont 631 critiques
17% (109 critiques)
27% (170 critiques)
19% (123 critiques)
15% (96 critiques)
13% (82 critiques)
8% (51 critiques)
Votre avis sur Juste La Fin Du Monde ?

631 critiques spectateurs

Vincent P

Suivre son activité 10 abonnés Lire ses 33 critiques

0,5Nul
Publiée le 21/09/2016

Un des pires films qu'il m'ait été donné de voir. Le texte subtil de Lagarce est tellement pris à contresens que ça en est triste à pleurer. Xavier D. réduit la pièce en charpie avec un adaptation vulgaire, indigeste et criarde. Non seulement il n'a rien compris à cette histoire mais il trahi en plus les intentions de l'auteur. Le ridicule de certaines scènes, musicales notamment, est juste ahurissant. Les raccords sont mauvais, l'utilisation du flou insupportable. Xavier D. est incapable, jusqu'à ce qui aurait dû être le monologue final, de redonné la parole à un son auteur de peur qu'il lui fasse de l'ombre, même mort. Xavier D. n'est pas un réalisateur, c'est une marque. La marque du Fast-food du cinéma indépendant. Ecoeurant.

BerndGan

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0,5Nul
Publiée le 01/10/2016

Nous nous sommes demandés pendant tout le film quand est-ce qu'il allait commencer. Eh bien, il ne commence pas. On sent bien une histoire intéressante derrière qui aurait pu donner un bon film, mais le réalisateur n'en fait rien ou presque. Des longueurs, des scènes décousues, un tournage au canada alors qu'aucun des acteurs n'a l'accent. C'est un film sans aucune envergure. Des gros plans sur les acteurs pour peut-être lire les émotions, mais si voulez voir un bon tournage de scènes de ce type aller plutôt voir "just after the wedding" (ça c'est un bon film) !

ajoupas b.

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0,5Nul
Publiée le 23/09/2016

Jeu des acteurs inexistant. Les gros plans font mal aux yeux. Il y avait longtemps que je ne m'étais pas autant ennuyé au cinéma. Ce n'est pas avec film comme celui là que les spectateurs vont retourner dans les salles.

Anton75

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1,5Mauvais
Publiée le 22/09/2016

Très éloigné de la pièce de Jean-Luc Lagarce, que j'avais eu la chance de voir à la Comédie-Française en 2009 (une splendeur, avec Pierre Louis-Calixte dans le rôle de Louis). Xavier Dolan, qui remercie l'auteur au générique (Lagarce, mort en 1995, sera très heureux de l'apprendre), s'est librement inspiré de l'univers du dramaturge français, en l’accommodant la sauce Dolan : musique pop - ah la fameuse choré sur Ozone, maquillage à outrance pour la mère, tatouages floraux pour la fille, gueule de cassos pour le frère, etc. Pourquoi pas... Le problème est qu'on n'entend pas la langue de Lagarce et le très beau texte d'origine, tant les acteurs hurlent ou parlent dans leurs barbes, que Dolan a tout déconstruit, tout chamboulé, tout fantasmé (le souvenir des amours adolescentes de Louis avec son jeune voisin), mais surtout qu'il a commis un contresens absolu. "Après tout, ce n'est pas la fin du monde", dit Louis (l'admirable Gaspard Ulliel). Ben si justement, c'est JUSTE la fin du monde. Avec la mort annoncée de Louis, un monde va disparaître à jamais, s'évanouir comme de la buée sur une vitre (l'image vient pourtant du film), et ce sera une monstruosité insensée, un scandale inouï, mais aussi un épiphénomène, une toute petite chose, comme cet oiseau qui palpite au sol et se raidit dans le plan final, seule touche d'émotion dans un océan de bluff. Tabernacle, n'est pas Lagarce qui veut !

Guillaume C.

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0,5Nul
Publiée le 18/09/2016

Reconnaissant le talent et le courage de ce cinéaste depuis le début de sa carrière, ce film est très décevant. Soap opera amélioré, avec des acteurs qui jouent leurs propres rôles. Cassel fait du Cassel et Cotillard fait la moue. Ce huis clos est bien trop étouffant pour être visible... et la fin se termine en véritable queue de poisson. Ce film au casting international est le tremplin pour le prochain film de Dolan qu'il réalisera aux USA. Bref, il n'a pas été fait avec autant de conviction que les autres à mon sens. Dommage.

L'AlsacienMarseillais

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4,5Excellent
Publiée le 28/09/2016

Avant de lire cette critique, il faut savoir que je suis admiratif du travail de Xavier Dolan depuis ses premiers films et j'attendais "Juste la fin du monde" avec une grande impatience car je connais le texte de Jean-Luc Lagarce (presque) sur le bout des doigts, l'ayant joué tout récemment dans le rôle d'Antoine (celui de Vincent Cassel dans le film). Ce qui va suivre relève davantage de mon interprétation personnelle que celle de Dolan car je crois qu'il a laissé volontairement de nombreux points sans réponses pour laisser libre cours à chacun d'y voir ce qu'il veut y voir. Mon impatience était énorme bien que les extraits en ligne m'avaient rendu perplexe car on n'y entend pas du tout la langue ni ne ressent le poids des mots de Lagarce... Choix méthodologique je suppose car j'ai été bien surpris à ce niveau là. Il faut notamment avoir en tête que le texte original n'apporte aucune information sur les lieux où se déroulent chaque scène, les interactions, la manière de parler le texte et je trouve que l'imagination et l'intelligence fine du jeune réalisateur ont permis de rendre ce texte purement théâtral, accessible et d'une fluidité étonnante, parfait pour un dispositif cinématographique. Le défi de l'adaptation est relevé haut la main (il nous l'avait déjà prouvé avec "Tom à la ferme" qui est aussi tiré d'une pièce de théâtre...) car on retrouve l'ordre exacte des scènes de la pièce ainsi que la langue de Lagarce, avec ses hésitations, ses reformulations, ses intrusions, ses longs monologues,... Cette fidélité à la pièce de théâtre est également gérée avec brio par ce groupe d'acteurs talentueux, au sommet de leur capacité d'interprétation. On entend beaucoup parler de Marion Cotillard et c'est vrai, bien que le personnage semble avoir moins d'importance en terme de présence, il y a une véritable empathie qui se dégage de son regard, voilée derrière un manque d'assurance dans la prise de parole. C'est magnifique, on est décontenancé à la vue de cette femme d'une profonde bonté qui s'empiètre dans le sens même des mots au risque de mal se faire comprendre. D'où cette intense connexion qui se créé avec le personnage de Louis (Gaspard Ulliel) qu'elle rencontre pour la toute première fois. C'est la seule, après toute ses années d'absence à pouvoir le voir tel qu'il est, sans attentes ni souvenirs lointain de lui, sans vouloir lui ressasser ce qu'elle a à lui dire. Car Lagarce c'est aussi ça et Dolan s'en est très bien servi ; le silence et l'écoute que l'on porte à quelqu'un qui parle, plus ou moins longtemps, cet espoir d'entendre quelque chose de l'autre qu'on sait qu'il ne dira jamais, des regrets (pour Suzanne), des excuses (pour Antoine), des explications (pour la mère). Catherine, c'est la pièce rapportée, elle n'est pas de la famille, c'est dans sa distance, son écoute et son instinct qu'elle perçoit la réelle raison du retour du fils prodige. Elle perce la tension familiale de son aura particulier. Parenthèse Cotillard close. Xavier Dolan a adaptée, retranscrit avec ses propres sensations une histoire de famille, de retrouvailles. Des rires, des pleurs, des peines, tous les éléments qui promettent un film riche, intense, car on pense encore à nos mouchoirs usagés qui ont servi pour "Mommy". On retrouve sa pâte, son atmosphère à lui avec une playlist que seul lui peut remettre au goût du jour (le tube de O-Zone passe crème), de l'excentricité (la super Nathalie Baye), des scènes d'amour, de l'émotion qui découle d'un rien (encore une fois, ce tube d'O-Zone en est touchant, faisant clin d’œil au tube de Céline Dion de "Mommy") et il réussit, par son intelligence scénaristique, à combler les scènes de la pièce par des dialogues à lui tirés de ses rêveries autour de la pièce, ciment qui permet d'éviter la rigidité et la froideur d'une adaptation pure et dure. Il nous emporte dans ses rêveries, et dans son amour fou pour ses personnages. C'est fort, c'est puissant, c'est ultra-sensorielle, ça transpire, ça se touche, se tâte, se s'observe, se menace, s'enlace, s'embrasse... Les acteurs ont tout un bagage, un background ultra-chargé et ça se sent, ils sont habités ! Gaspard Ulliel, rôle quasi-muet, est d'une justesse déstabilisante dans son écoute et avec ses mots qui pendent à ses lèvres constamment. Ses nombreux monologues de la pièce sont habilement transformés par le biais de flash-back, voix-off et coup de fil. Nathalie Baye, dans le rôle de la mère, qui est celle que je craignais le plus par son accoutrement, se révèle être d'une force incroyable, très touchante ! Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences. Léa Seydoux colle bien au rôle mais implique moins d'investissement émotionnel donc on la considère un peu moins même si son personnage, d'une excentricité similaire à la mère avec ses tatouages, est très dessiné. Tout ça pour arriver au rôle de Vincent Cassel dans le rôle du frère. Et c'est là que je vais détonner avec la majorité des critiques car son jeu ne m'a pas touché. Je suis certainement pas objectif car je l'ai joué ce personnage, je connais le texte par cœur, je me suis aussi raconté beaucoup de choses à son sujet et en voyant le film, j'ai prêté un regard tout à fait particulier à Antoine et j'ai eu énormément de mal à m'y retrouver, à m'identifier à sa colère. Car oui, comme dit le texte de Lagarce, c'est un homme en colère, mais pas que ! Et là, j'ai l'impression d'avoir vu un personnage monochrome, qui est sans cesse sur une couleur. C'est vrai que Vincent Cassel a coutume de jouer les grandes gueules et c'est peut-être ça qui m'a déstabilisé. J'ai vu Vincent Cassel faire du Vincent Cassel dans tout sa splendeur. J'étais très déçu. Au début, je peux comprendre qu'il traduise sa gêne ou son incompréhension face à l'excitation effervescente de tout le monde a face à l'arrivée de Louis en râlant, allant toujours dans le sens opposé. Mais j'attendais tellement cette scène finale que j'en ai été déçu. Certes, il y a de l'émotion mais pas celle que j'attendais. C'est un personnage qui a accumulé les rancœurs envers son frère pendant des années d'absence. Il l'a invité au mariage avec Catherine, à la naissance des enfants, mais il n'est jamais venu, il n'a fait qu'envoyer des cartes postales. C'est Antoine qui a supporté l'absence de Louis, sa mère et sa sœur se confient à lui à ce sujet, il porte un poids très lourd. Il habite près de la maison de sa mère tandis que Louis est parti à la capitale vivre sa vie, celle d'un artiste. Antoine a assumé un rôle qu'il n'a pas voulu, qu'il a du supporté pour le bien de sa mère et de sa soeur, en partie du à l'absence du fils prodige. Et ce retour comme une fleur, après douze ans d'absence, c'est la cerise sur le gâteau car tout le monde adule Louis, en oubliant Antoine qui croit être le seul à voir cette réalité là. Donc oui il est en colère contre Louis, certes, mais il a beaucoup de chose à lui dire, il lui a aussi manqué pendant tout ce temps. Ma perception est biaisé par ce que j'ai pu traversé sur le plateau en tant que comédien et aussi par ce que je pense de Vincent Cassel, je le sais. Mais il y a quelque chose qui ne m'est pas parvenu. Comme si c'était le seul à ne pas se plier à la règle de l'oubli de soi, brillamment assimilé par ses partenaires. J'étais également un peu déçu de la scène de la voiture, qui est selon moi une scène où la parole déborde, s'émancipe d'elle même sans savoir où elle va. Là, c'est une déflagration d'insultes qui vient ponctuer tout son texte, perturbant totalement le pourquoi il dit ça, cette scène perd tout son sens. Mais malgré ça, ce film m'a énormément plu, s'émancipant clairement de la vague émotionnelle de "Mommy", ayant sa propre empreinte marquée par des plans serrés, soulignant l'étouffement. Le huis-clos dessine les non-dits, les rend palpable à l’œil nu. Et ce final, imaginaire ou non, on ne sait pas, nous fait sourire et nous bouleverse à la fois. La métaphore est d'une limpidité évidente avec l'histoire tandis que l'esthétique poétique de cet envol nous prouve bel et bien que Dolan sait nous atteindre, visant directement nos émotions les plus intimes.

le plumeau e.

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0,5Nul
Publiée le 22/09/2016

Brunetol a tout dit. Pathos sirupeux. Hou la la que c'est chiant ! Au début c'est ennuyeux après c'est long et ensuite c'est lourd. Ah les gros plans esthétiques sur les profondeurs du vide ! ça serait quoi le contraire de "tout en retenu" ? Ben c'est ça. Une mayonnaise indigeste.

officiel76

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1,5Mauvais
Publiée le 22/09/2016

Xavier Dolan réussit à rendre Elisabeth Taylor et Richard Burton, dans "qui a peur de Virginia Woolf, " éligibles au rang de gens normaux... En dehors de son talent à exploiter le meilleur des acteurs qu'il fait tourner, (nathalie Baye et Marion Cotillard sont impressionnantes), le reste est éprouvant, fatigant et inintéressant. Eprouvant car ces gens là sont tous hystériques, sauf le fils prodique tellement interoverti qu'il ne sait pas aligner une phrase cohérente, fatigant car le niveau de décibels et d'injures propres à leurs échanges est effrayant, et pour terminer inintéressant car on ne sait pas pourquoi, ni comment, une telle situation a pu se générer...bref, c'est vain, et ça donne l'illusion d'être profond parce que tous ces gens vont visiblement très mal et qu'ils le crient très fort. Hystérique, bruyant et pénible !

alexandre75

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1,0Très mauvais
Publiée le 22/09/2016

Décidément, je n'aime pas ce que fait Xavier Dolan. Déjà, je n'avais pas été fan de "Momy" qui était "too much" et m'avait un peu exaspérée, mais alors là, ça hurle, tous les personnages sonnent faux (Vincent Cassel en méchant qui n'ouvre la bouche que pour proférer des horreurs), Marion Cotillard qui bégaie sans cesse avec de grands yeux éloquents (ça ne suffit pas à faire passer la pilule)... Nathalie Baye est sans doute la plus crédible dans cette horrible histoire filmée en gros plan où à part des hurlements d'une famille qui se déchire et crie sans arrêt, à part le fils (bien joué), mais bon, pas vraiment l'occasion de juger un jeu toujours identique entre regards, mi-sourires, etc..... donc, on se doute dès le début que, vu l'ambiance caricaturale de cette famille, Louis ne pourra pas dire qu'il vient pour annoncer sa mort prochaine..... Et alors ??? C'est du théâtre filmé (j'ai pensé vaguement à "mais qui a peur de Virginia Woolf" où les acteurs passaient leur temps à s'engu.....), mais c'était quand même un cran au-dessus. Non, M. Dolan, votre cinéma ne me plaît pas et je ne crie pas "au génie". Nous sommes ressortis de la salle en nous disant que l'on avait vu le plus mauvais film du mois.... Dommage.... Mais que vous trouvent ceux qui vous encensent ? Je ne comprends vraiment pas.

Agathe R.

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1,0Très mauvais
Publiée le 22/09/2016

"Juste la fin du monde" se contente d'enchainer de longues scènes, de longs dialogues en plan rapproché pour être bien pesant et prenant sans réels enchainement. Encore un de ces films où on attend, en s'ennuyant, qu'il se passe quelque chose, n'importe quoi mais il ne se passe rien. L'unique point positif du film : la prestation de Cassel.

Coco S.

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3,0Pas mal
Publiée le 20/10/2016

De jolis moments certes, mais dès qu'on gratte un peu la surface on sent le creux en-dessous. Car enfin quel besoin peut bien avoir ce jeune homme de revenir dans une famille qui n'est depuis longtemps plus la sienne, et quand bien même il serait condamné à une mort prochaine? Depuis longtemps il faut croire sa famille est ailleurs, et revenir pour annoncer qu'on part pour toujours est au mieux bizarre, au pire cruel. La passion que les membres de sa famille ont pour lui est tout autant énigmatique. Une certaine indifférence paraîtrait plus naturelle. Peut-on avoir tant de rancoeur parce qu'un membre d'une famille part faire sa vie? Quoi de plus normal pourtant? Et quelles sont les raisons qui ont poussé le fils prodigue à partir? Beaucoup d'énigmes que le film, par ses larges ellipses, se garde d'élucider. Esthétisant peut-être, mais dommage quand même, car si le film tient, c'est tout juste, et parce qu'on le veut bien.

mimi94300

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1,5Mauvais
Publiée le 25/09/2016

Bon et bien c'est raté Je suis allé voir ce film enthousiaste à l'idée de voir le dernier film De Xavier Dolan que je considère comme un génie depuis mommy. Les critiques à Cannes n'avait pas été terrible mais les génies sont souvent incompris. Le film : je n'ai pas compris la bande-son par moment. Je n'ai pas compris ce plan très cliché sur le petit oiseau à la fin. J aurais aimé localiser le lieu, J'aurais Aimé que Vincent Cassel arrête de crier pour rien, à l'inverse j'aurais aimé que Gaspard Ulliel ai un texte. J'ai arrêté d'attendre la fin des phrases de Marion Cotillard. Et Léa seydou aurait été parfaite en ado révolté… Si elle avait été une ado. Seule Nathalie Baye est intéressante Le film est ennuyeux , je ne trouve pas grand chose de crédible, je me surprend à focaliser sur les gros plans. Le menton de Gaspard Ulliel, le nez de Léa Seydou , les paupières de Marion Cotillard... Je ne pense pas que c était l objectif du film Déçue mais ça ira ... je continue à suivre Dolan et je continue à lui trouver du génie. il m en faut plus pour m en détourner

aymericl

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2,0Pas terrible
Publiée le 22/09/2016

Tout d'abord, je tiens à préciser que je suis un fan inconditionnel des cinq premiers films de ce jeune prodige canadien. Laurence Anyways et Mommy m'ont notamment procuré de grandes émotions. Vous pouvez donc aisément comprendre quelle a été ma déception à l'issue de la projection du très attendu "Juste la fin du monde". J'aurais voulu aimer ce film, l'adorer, mettre un nouveau 5 étoiles à Dolan. Mais non, là, c'est juste pas possible. Après une belle entrée en matière, le film s'écroule très rapidement. Les premières scènes entre Marion Cotillard et Gaspard Ulliel m'ont paru totalement surjoué. Je me suis retrouvé au bout de 15 minutes en dehors du film. J'ai retrouvé dans "Juste la fin du monde" tout ce que je n'aime pas dans le théâtre. Ça crie, ça hurle, et ça ne se calme jamais! Seul les moments d'évasion de Gaspard Ulliel, les flash back relatifs à son enfance, m'ont transporté. Les scènes de groupe sont indigestes, les confrontations entre les personnages dans les différentes pièces de la maison sont moyennement captivantes. Toutefois, le film se termine sur une bonne note: la scène de clôture est magnifique, tout comme le début du film. J'espère retrouver dans le prochain film de Dolan l'authenticité, le charme, les couleurs, la musique, que j'ai tant apprécié dans ses précédents films.

Albator94z

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1,0Très mauvais
Publiée le 23/09/2016

N'ayant pas vu ni lu la pièce de Lagarce j'ai trouvé le film assommant d'effets qui, pour moi, annihilent et ne collent pas avec la visée intimiste du thème; l'impossible communication devient ennuyeuse et grotesque de par les dialogues d'une extrême vacuité et son jeu d'acteurs plutôt inégal - Marion Cotillard est une calamiteuse femme-objet qui bégaie très mal ! -, sans compter la musique ostensiblement racoleuse ... Une grande déception ! ??

lhomme-grenouille

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1,0Très mauvais
Publiée le 30/09/2016

Non mais… Non mais vraiment… Non. Xavier Dolan : je ne peux pas. Pire : Xavier Dolan, je ne comprends pas. Et ce n’est pas son cinéma que je ne comprends pas. Disons plutôt que c’est l’engouement qu’il y a autour de son cinéma qui m’échappe. Déjà, je reste sur le fion quand je constate que même après dix ans de carrière, ce mec a toujours besoin d’un bon quart d’heure pour se roder techniquement. Les premiers plans sont dégueulasses : gestion de l’espace scénique catastrophique ; raccords incohérents tous les deux plans ; photographie bien trop sombre ; dialogues usant d’effets de suspense beaucoup trop artificiels par rapport à la tonalité formelle choisie… C’est… C’est moche. Bah oui, osons le dire : c’est juste moche. Alors après j’entends que les concepts de « beau » et de « moche » relèvent de la pure subjectivité. Moi le premier je me crispe quand j’entends des gens fixer arbitrairement certains codes visuels ou scénaristiques comme étant forcément « bons » ou « mauvais » et cela juste parce qu’ils y ont reconnus les marqueurs propres au groupe culturel auquel ils appartiennent. Seulement voilà, là je trouve quand même assez dingue qu’une fois de plus on passe ça à Dolan alors qu’on ne s’en prive pas généralement pour les autres. Parce qu’attention : pour moi ce type de reproches formels pourrait finalement se généraliser à tout le film. Que ce soit dans les personnages, le rythme, les symboles, la gestion du son et même tout simplement l’histoire qui nous est raconté, tout n’est qu’approximations, embrouillaminis et – osons le dire – balourdises. Bah ouais, je suis désolé, mais moi, à regarder l’œuvre dans son ensemble, je trouve ça vraiment d’un balourd ! Parce qu’au fond, que nous raconte ce film ? Un gars veut renouer les liens avec sa famille parce qu’il est mourant. Mais il n’y arrive pas parce qu’il n’ose pas leur dire ce qu’il a à leur dire. Et à dire vrai, on comprend vite que toute la problématique du film c’est ça : dans cette famille, on n’arrive pas à se dire ce qu’on a à se dire. Et le pire c’est que l’idée, moi à la base, elle me parle. Seulement voilà, si à aucun moment je ne suis parvenu à m’accrocher à cette intrigue, c’est parce qu’elle est menée à bons coups de gros sabots bien maladroits. Alors – je ne redis pas – le porteur de sabots est sûrement pétri de bonnes intentions. Mais bon, soyons franc : le gars ne maitrise clairement pas son outil. Et quand je parle d’outil, je ne parle pas de caméra, d’optique, de capteurs et de mixages sonores (…et encore, rappelons-nous du début). Non : ce qu’il ne maitrise pas, c’est cet outil qui fait que tous ces aspects techniques disparaissent à un moment donné au service de ce qui nous est montré et raconté. Cet outil, ça s’appelle le cinéma. Or, par rapport au spectateur que je suis, Dolan ne maitrise clairement pas cet outil. Ses personnages ne cessent de répéter la même chose. Ils chevrotent en permanence. Ils s’interrompent au milieu de leurs phrases comme pour faire plus authentique. Leurs échanges sont téléguidés par des préoccupations qui s’affranchissent de toute logique… Non mais combien de fois j’ai voulu hurler à un ou deux personnages « Mais dis ça au lieu de rester enfermé dans ta boucle de parole ! » Et ça se répète ! Et ça fait artificiel ! …Bah ouais : quand je disais que c’était balourd tout à l’heure je le pensais aussi pour ça. C’est tellement surfait, surjoué, téléguidé qu’il devient difficile d’y croire. Moi, pendant près de deux heures, je n’ai vu que des comédiens – très bons pourtant ! – s’efforcer de donner de l’épaisseur et de l’authenticité à ce qui à la base n’est que lourd et très peu mûri. D’ailleurs, vraiment un grand bravo à certains d’entre eux. Si Lea « university-of-life » Seydoux m’est apparue assez inconsistante et lisse (comme toujours quoi) et si Marion Cotillard s’enlise une fois de plus dans ses mimiques, Nathalie Baye, Gaspard Ulliel et surtout Vincent Cassel ont su suer sang et eau pour essayer de donner de l’émotion à leurs scènes. Le cas du final en est d’ailleurs pour moi une belle illustration. Quand on prend le temps d’y réfléchir, cette scène est absurde au possible (à moins de considérer qu’on est dans une famille de fous) et elle aurait pu franchement ridiculiser tous les acteurs qui y ont participé si jamais ils n’avaient pas su y la jouer à fond. L’air de rien : respect. Mais d’un autre côté, en prenant bien le temps d’y penser, je me dis aussi que si le film ne sombre pas totalement dans l’affliction absolue, c’est aussi et uniquement grâce à ce que je viens d’expliquer sur cette dernière scène. Parce que ça a beau être long, creux, vain (l’air de rien : au bout d’une heure et demie, tu en sais finalement autant qu’au bout de trente minutes) ; il n’en reste pas moins difficile de se dire que Dolan se fout de nous. Le mec est tellement dans la surenchère qu’on sent qu’il y met tout ce qu’il peut. Et qu’importe s’il calque des gros plans avec des regards mystérieux à tout bout de champ comme le ferait un ado de 17 ans ! Qu’importe aussi s’il claque à outrance des ralentis sur fond de musique à piano comme le ferait un ado de 15 ans ! Et qu’importe même s’il claque quelques vieux tubes en mode random sans souci de cohérence avec l’atmosphère ou l’intrigue comme le ferait un ado de 13 ans (Spoiler: perso je croyais qu’on avait touché le fond avec Dragosta Din Tei, et pourtant le vieux Moby de conclusion m’a prouvé qu’on pouvait faire bien pire) ! Oui ! Qu’importe ! Parce qu’au fond j’ai l’impression que s’en fout un peu de la technique, du sujet et de la narration quand on encense Dolan. Un autre userait des mêmes effets pour un film à grand spectacle ou bien pour une comédie populaire qu’il se ferait tailler en pièces par ces mêmes adorateurs. Non. J’ai l’impression que quand on aime Dolan, ça n’a aucun rapport avec son talent ou sa technique. C’est juste que, parmi les troupes de cinéastes intellos-bobos qui aiment brasser ces sujets un peu vains qui plaisent tant au public conservateur, Dolan est peut-être le seul à savoir faire ça avec cœur, avec envie et conviction… Et je l’avoue, je ne peux pas lui retirer ça au jeune Canadien. On sent qu’il est à fond dans ce qu’il fait. Je trouve ça creux au possible. Je trouve ça incohérent, mal bossé et pas mûri pour un sou, mais il fait ça avec le cœur. Alors bon… Si vous aimez les cinéastes qui ont du cœur – pourquoi pas – allez voir ce « Juste la fin du monde ». Sinon, si vous comptez vous déplacer parce qu’on vous a vendu un génie, je pense qu’il va falloir se préparer à être déçu. Bon après, ça ne reste que moi qui dis ça. Qui suis-je à côté de ces éminences grises des académies et autres presses spécialisées qui savent nous dire ce qui est bon pour nous ? ;-)

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