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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Les Confessions" et de son tournage !

Retrouvailles

Après Viva La Libertà, sorti en 2014, le cinéaste italien Roberto Andò retrouve la star de La Grande Bellezza, Toni Servillo, pour Les Confessions.

Idée de départ

Les Confessions est né comme un pari lors d’une promenade enre Toni Servillo et Roberto Andò sur les boulevards parisiens :

"À partir de là, Toni a suivi toutes les phases de la création du film, de l’idée initiale à la version définitive du scénario. Il en a été le gardien le plus passionné, je dirais qu’il a été Salus avant même de l’interpréter", se souvient le cinéaste.

Un hôtel paradisiaque

Les Confessions a été tourné en Allemagne au Grand Hôtel Heiligendamm situé à Mecklembourg en Poméranie occidentale.

"À partir du choix du lieu dans lequel nous avons tourné, j’ai cherché un réalisme qui pourrait rendre compte de l’aspect intime et fuyant du pouvoir. J’ai cherché un lieu où l’extérieur et l’intérieur se confondent. Un lieu qui, contre sa volonté, est plein de suspense. Un lieu où il puisse se produire quelque chose de moralement important", précise le réalisateur Roberto Andò.

Le secret de la confession

Roberto Andò explique sa vision du secret, un thème central des Confessions :

"Le secret et son gardien sont les éléments clés du pouvoir. Un pouvoir qui s’isole et qui ne communique pas est nécessairement métaphysique et cela malgré lui. De ce fait, il existe deux idées du secret : celle indescriptible et arbitraire du pouvoir économique et celle qui, à travers le secret, défend le droit à une défense humaine de la liberté personnelle, d’un espace dans lequel chacun peut être libre des autres : l’espace de la conscience. En ce sens, la confession est une institution de l’Eglise très précieuse, parce quelle protège la dignité de la personne, son inviolabilité. En dépit de cela, le christianisme est une des religions qui ne s’appuie pas sur le secret. Jésus dit : « J’ai parlé clairement au monde, je n’ai jamais parlé caché mais toujours en public, au meilleur des gens ». Une grande leçon."

La musique

Dans les bandes originales de ses films, Roberto Andò mêle généralement avec une certaine désinvolture la musique classique, la musique contemporaine et une musique pop sophistiquée, dans le style de Radiohead. Pour Les Confessions, le cinéaste a décidé de revenir à un style plus discret en collaborant avec le compositeur Nicola Piovani. À noter que la musique du film a été enregistrée selon une méthode très classique, c’est-à-dire avec l’orchestre qui joue en direct tandis que les images du film défilent
devant les yeux du chef d’orchestre et du réalisateur :

"La délicatesse avec laquelle Nicola Giovani a approché le film et la sensibilité avec laquelle il a imaginé une musique appropriée à Salus (Toni Servillo), aux diverses situations dans lesquelles il est impliqué sont exemplaires. Il s’agissait de trouver une dimension qui se déplacerait entre le thriller et le silence. Pas une musique de genre mais justement une musique qui rendrait compte de la tension, d’un suspense investi d’un mystère qui est surtout moral.  Les uniques morceaux classiques que j’utilise dans ce film ont été écrits par Schubert, un compositeur que j’aime beaucoup, un artiste de l’inquiétude qui convient bien à ce que je veux communiquer.

La « Winterreise », un de ses chefs d’oeuvres. (...) Dans le film, le vingt-quatrième lied de la « Winterreise » se fond avec les musiques composées par Piovani, comme en une sorte de mélodie unique évoquant la dérive d’une âme et en même temps le naufrage d’une certaine idée de l’Europe ; une idée que, dans son chef-d’oeuvre, Schubert avait largement prédite. C’est une oeuvre à laquelle je suis particulièrement attaché. (...) Il y a également un morceau pop de Lou Reed, « Walk on the wild side », une chanson de 1972 emblématique pour toute une génération que les ministres chantent tous ensemble lors d’une scène du film", indique le metteur en scène.

Casting international

Roberto Andò a fait appel à de nombreux acteurs internationaux pour Les Confessions. Pour accompagner les stars italiennes Toni Servillo et PierFrancesco Favino, nous avons les français Daniel Auteuil et Lambert Wilson, la franco-canadienne Marie-Josée Croze, l'allemand Richard Sammel, la danoise Connie Nielsen ou le japonais Togo Igawa.

"C’est un groupe d’acteurs de premier ordre qui interprète le film. Ils étaient tous très contents de participer et ont travaillé avec une générosité et un dévouement extraordinaires. Durant le tournage, ils ont tous vécu dans le même hôtel et il a été facile de faire naître entre eux une atmosphère de communion spéciale. En général je préfère parler aux acteurs des personnages avant le tournage. Sur le plateau, je le fais lorsqu’il est nécessaire de recréer une atmosphère de tension particulière. (...) 

En tête de la distribution, il y a deux grands acteurs et deux amis avec qui j’avais déjà travaillé : Toni Servillo et Daniel Auteuil. Deux acteurs pour lesquels on a toujours envie d’écrire un film et qui avaient très envie de travailler ensemble. Comme je l’ai déjà dit, Toni Servillo n’est pas seulement un très grand acteur, mais c’est aussi un complice"
, relate le réalisateur.

Le moine et le politicien

Dans Les Confessions, Toni Servillo incarne le moine Roberto Salus et Daniel Auteuil se glisse dans la peau du directeur du FMI, Daniel Roché. Roberto Andò nous apporte un éclairage sur la nature de ces personnages mystérieux :

"Salus est un visiteur, un homme dont on ne sait rien et qui, par hasard ou par nécessité, se retrouve au contact du pouvoir, au contact des certitudes du pouvoir, au centre du secret qui nourrit le pouvoir. Un personnage qui est capable de faire vaciller ces certitudes simplement par son simple passage silencieux. Pour donner vie à ce personnage, avec Angelo Pasquini et Toni Servillo, nous avons lu de nombreuses biographies de personnalités qui se sont converties au monachisme, au silence ; des gens qui après avoir réussi dans des milieux professionnels profanes ont décidé de disparaitre dans la méditation, dans la prière. Je serais tenté de dire que Salus est un personnage né du silence.

En général, les moines représentent une spiritualité qui ne se concilie pas avec la norme. Il me semblait important que dans cet hôtel final, une sorte de terminus de l’histoire européenne, les maîtres du
monde se confrontent avec un homme qui non seulement ne possède rien, mais va même jusqu’à penser qu’il ne dispose même pas de sa propre vie. Roché, l’antagoniste interprété par Daniel Auteuil, peut au contraire être décrit comme un démiurge qui modifie les destins d’un royaume impénétrable et obscur,
celui de l’économie. L’emblème d’un culte sur le déclin, celui d’un pouvoir qui a commencé à naviguer sans direction. Il y a beaucoup de questions et aucune réponse. Et il y a surtout une certaine idée du cinéma et du thriller, d’Hitchcock à Polanski."
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