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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Atomic Blonde" et de son tournage !

Entraînement pour Charlize Theron

Charlize Theron a bénéficié de l'aide de 8 coachs personnels afin de se préparer physiquement au rôle de l'espionne Lorraine Broughton. L'actrice s'est également entraîné avec Keanu Reeves, rompu au combat grâce à son travail dans Matrix et la saga John Wick. Par ailleurs, le réalisateur d'Atomic Blonde, David Leitch, est aussi le metteur en scène du premier John Wick. En plus de son entraînement physique, il a fallu que l'actrice travaille avec un orthophoniste pour raffiner son accent anglais ainsi que les différentes langues que son personnage est censé maîtriser, y compris le russe.

De John Wick à Deadpool

Si les scènes de combat sont si intenses avec le réalisateur David Leitch, c'est notamment grâce à son passé de cascadeur chevronné. En effet, avant de mettre en scène John Wick, Atomic Blonde puis prochainement Deadpool 2, le cinéaste a officié comme cascadeur et coordinateur des cascades sur de nombreux films d'action comme Matrix Reloaded et Matrix Revolutions, V pour Vendetta, X-Men Origins Wolverine, Ninja Turtles ou Hitman Agent 47. Il a aussi été plusieurs fois la doublure cascade de Brad Pitt (Troie, Mr and Mrs Smith).

Dans les dents !

Charlize Theron a eu 2 dents cassés en assurant ses combats dans Atomic Blonde.

Inspiration

Atomic Blonde est basé sur le roman graphique d'Antony Johnston et Sam Hart intitulé The Coldest City. C’est une restitution artistique de ce que symbolisait l’année 1989, la chute du mur et la fin de la guerre froide. Passionné par la guerre froide et l’espionnage, Anthony Johnston s’est lancé dans le projet en 2008 alors que le genre n’était pas du tout à la mode. Il se rappelle :

"J’étais un grand fan des romans de John Le Carré, des films de James Bond. La chute du mur reste un moment gravé dans ma mémoire. Je suivais les évènements en direct à la télé, et ça avait l’air complètement fou, ça allait changer l’avenir du monde, mener à une paix mondiale! Une période pareille m’a toujours semblé le cadre idéal pour les machinations des espions qui ne cessent de faire et défaire le monde dans lequel nous vivons sans que nous en ayons la moindre idée".

Game of Blonde

James Faulkner (C) and Jóhannes Haukur Jóhannesson (Yuri Bakhtin) ont déjà joué ensemble dans la série populaire Game of Thrones dans la peau de Randyll Tarly et Lem Lemoncloak.

Berlin 1989

Kurt Johnstad, le scénariste, a une relation particulière à la ville de Berlin car son père, pilote pour la Pan Am, y avait été basé dans les années 60 puis 80. Il y avait donc passé beaucoup de temps avant que le mur ne tombe. Sa soeur y vit d’ailleurs toujours avec sa famille. Il se rappelle le secteur américain mais aussi l’unique ligne de train qui reliait l’Est à l’Ouest : "C’était une ville tellement colorée, qui attirait les artistes, les musiciens, les anarchistes du monde entier pour défier l’oppression communiste. C’était l’endroit où il fallait être quand on était un tant soit peu artiste. Les arts et le spectacle vivant y régnaient en maîtres. Et en même temps le danger était palpable. C’est ce que j’ai essayé de faire transparaître dans le scénario. De plus je suis souvent allé de l’autre côté du rideau de fer, et ai pu voir le quotidien des villes du bloc soviétique. Les gens étaient prêts à mourir pour s’échapper et leurs histoires étaient passionnantes, surtout à un moment où l’échiquier international était totalement bouleversé par la fin de la guerre froide."

Tournage

Le tournage d'Atomic Blonde a commencé le 22 novembre 2015 à Budapest en Hongrie. Il a ensuite continué en Allemagne, à Berlin et aux studios de Babelsberg. L'équipe a également filmé à Londres en Angleterre.

Charlize Theron impliquée

Charlize Theron a été fortement impliquée dans le projet Atomic Blonde ; elle y a travaillé durant 5 ans en tant que productrice du film avant d'en incarner le rôle principal.

Combats et cascades

Pendant la préparation du film, David Leitch s’est très vite rendu compte de la condition physique et des capacités de Charlize Theron. C’est ainsi qu’il a conçu cette scène de combat hallucinante de 7 minutes 30, dans laquelle notre espionne au regard d’acier se débarrasse de ses prétendus assassins un par un. C’est bel et bien Charlize Theron qui se bat à l’écran. Forte d’une formation de danseuse classique, la comédienne s’est entraînée 5 heures par jour pendant 3 mois, et a mémorisé toutes les chorégraphies des combats. Son entraînement a commencé à peine deux mois après la fin de Mad Max Fury Road. Son partenaire d’entraînement n’était autre que Keanu Reeves qui s’entraînait à l’époque pour John Wick 2

Le réalisateur a été impressionné par l’implication de sa comédienne principale et a story-boardé cette séquence en fonction du potentiel qu’il voyait en elle. Il nous confie : "C’est une véritable athlète, il aurait été dommage de ne pas s’en servir. J’ai réécrit la scène afin qu’elle puisse y donner tout ce dont je la pensais capable, et j’ai mis la barre très haut."

Une équipe de choc

Pour Atomic Blonde, le réalisateur David Leitch s’est entouré de collaborateurs de longue date, en qui il a toujours eu une confiance aveugle, et qui ont tous travaillé avec lui sur John Wick. Sam Hargrave, qui a été formé par Leitch à l’art de la cascade, s’est chargé de chorégraphier les combats impressionnants de notre espionne en talons aiguilles, de diriger la réalisation de la seconde équipe. Il incarne également Gascione à l’écran. David Scheunemann, directeur artistique sur Inglourious Basterds (Quentin Tarantino, 2009), s’est occupé de la création des décors d’une ville entre restrictions et débauches. Cindy Evans a minutieusement composé le look stylisé de l’agent le plus glamour du MI6.

Recréer Berlin dans les 80's

Évidemment Berlin a totalement changé depuis la chute du Mur. La texture même de la ville n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était dans ces années-là. On peut néanmoins la retrouver à Budapest, que ce soit celle de Berlin Est ou Ouest. C’est une ville qui possède une multitude de vieux bâtiments abandonnés, qui ont des façades incomparablement décrépies et des intérieurs complètement défraîchis, parfaits pour recréer le Berlin d’avant la chute du mur. De plus Budapest a conservé ses ruelles étroites, qui lui donnent un aspect plus dense et plus cinégénique et adapté à une histoire d’espions. La capitale de la Hongrie pouvait également ressembler à Paris ou Londres avec quelques ajustements nécessaires.

C’est ainsi que l’avenue Etrassi, un des boulevards les plus réputés de Budapest, s’est retrouvée choisie pour abriter les locaux du MI6. Les intérieurs y évoquaient encore la splendeur britannique avec ses fauteuils en cuir, son mobilier en merisier, ses plafonds en bois sculptés et ses lourdes et riches tentures. Pour les extérieurs, l’équipe a recréé un bout de mur de 76m de long et près de 4 mètres de haut. Construit en plusieurs sections afin d’être transportable, ce mur a été monté et démonté aux quatre coins de la ville pour servir de toile de fond aux différentes scènes qui se déroulaient le long des frontières des différentes sections. Des graffeurs locaux ont été engagés pour reproduire les graffitis que les Berlinois et les visiteurs avaient tagués sur la portion de mur qui se situait en Allemagne de l’Est.

David Bowie hante le tournage

Atomic Blonde est également un hommage à une époque musicale dont David Bowie reste l’emblème incontesté. Entre punk et new wave, les influences s’y mélangeaient avec hardiesse au son des guitares de Nick Cave et Iggy Pop. Sur le plateau résonnait ‘‘Cat People’’ alors que le chanteur venait de quitter notre monde. David Bowie avait vécu à Berlin dans les années 70, et y avait écrit 3 albums, connus sous le titre de ‘‘Berlin Trilogy’’ dont l’inspiration lui était venue en regardant son producteur se tenir près du mur depuis la fenêtre de son studio d’enregistrement.

Une lumière so 80's

Jonathan Sela, le directeur de la photographie, a élaboré une palette qui allait d’un gris voilé pour Londres à des couleurs sombres et pourtant chatoyantes pour Berlin, particulièrement pour le côté est et sa faune punk. Il s’est servi d’une caméra Alexa et d’optiques anamorphiques pour capturer des plans larges. C’est ainsi qu’il a pu obtenir des plans étonnants d’immeubles en désuétudes dans les rues désolées et étroites de Budapest, à qui il a pu donner cet aspect dangereux et clandestin. Il développe : "En faisant mes recherches sur la ville, j’ai été surpris par le fait qu’elle était beaucoup plus colorée que dans mon imagination. J’ai donc opté pour des couleurs saturées de néon bleu et rose, notamment dans le bar où Lorraine et Delphine se rencontrent. Le gris était réservé à l’austérité du côté Est. Le vert quant à lui servait à symboliser la créativité qui régnait à l’Ouest."

James McAvoy miraculé

Les scènes de James McAvoy ont du être repoussées puis montées minutieusement car l’acteur s’était cassé le bras quelques semaines avant le tournage. Mais le réalisateur et le comédien, loin de se trouver handicapés par cet aléa, s’en sont servis pour accentuer le côté tête brûlée de Percival. En revanche il s’en est fallu de peu lors d’une cascade dans laquelle l’acteur conduisait lui-même une Porsche 911 des années 80 : lors de la 7e ou 8e prise, les freins ont cédé et il a foncé tout droit vers l’équipe avant de terminer sa course, dans un mur. Bien heureusement, il y a eu plus de peur que de mal.

La mode des années 80

Les costumes ajoutent au film l’aspect inimitable de la mode des années 80, à la fois racé et totalement borderline. En parallèle de son trafic de contrebande, la ville possédait une vie nocturne underground et subversive, très bien recréée dans la séquence au Pike Club, où Lorraine et Delphine se rencontrent. Un sous-sol humide décoré de mannequins nus, de remparts en béton, de cages, de lumière au néon, de murs couverts de graffitis dont le plus imposant résonne comme une règle de vie « Tout ce que vous désirez se trouve de l’autre côté de la peur. » En plus de l’équipe technique et artistique, 250 figurants étaient réunis pour électriser l’ambiance de cette boîte underground. Pour l’occasion il a fallu dénicher des vêtements typiques des années 80, aussi stylés que possible, tout en bannissant le ridicule et qui auraient
pu être crédibles dans le Berlin des années 80.

Bien sûr, l’Ouest était plus tendance et raffiné, alors qu’à l’Est, les vêtements étaient plus ternes et démodés malgré une jeunesse totalement punk. Les costumes se devaient de représenter les différentes époques qui avaient conduit à ces styles vestimentaires. La plupart des costumes venaient de Angels Costumes une boutique mythique de Londres, mais également du Studio Babelsberg à la sortie de Berlin, où sont stockées des fripes de l’armée est allemande. La production a également écumé les friperies de Budapest, et notamment le magasin Human, une mine d’or, remplis de vêtements de seconde main. Quant aux costumes de l’agent Broughton (Charlize Theron), ils ont été copiés d’après les archives de l’époque de Christian Dior, qui leur a notamment prêté le superbe manteau rouge qui éclaire littéralement la séquence d’extérieur nuit dans laquelle il figure. Il va sans dire que chaque élément de costume de la super espionne a dû être répliqué en raison des nombreux accrocs que la violence de ses rencontres leur imposait.

Autos 80's

La séquence où sont réunis les trois protagonistes principaux a peut-être été la plus délicate à mettre en scène. Il a fallu coordonner plus de 400 figurants, dans une rue transformée, aux panneaux d’affichages intégralement maquillés, et remplie de voitures des années 80. La plupart de ces voitures étaient des recréations du une voiture fabriquée en Saxe et largement exportée dans les pays du bloc soviétique. Équipée d’un bruyant moteur, elles n’avaient pas une grande capacité d’accélération et leurs carrosseries étaient faites de plastique recyclé connu sous le nom de Duroplast. Autant de caractéristiques qui ont rendu mythique la voiture surnommée Trabi, avec un capital tendresse pour son inefficacité et sa laideur qui en ont tout de même fait un objet de choix pour les collectionneurs. Zsolt Somogy, le responsable du parc automobile du film explique qu’étant donné que les citoyens de la RDA devaient attendre 3 ou 4 ans pour en avoir une, la voiture a pris un caractère précieux et ils en prenaient extrêmement soin.

Pour se procurer une quarantaine de véhicules, il a passé une annonce, et son équipe a écumé la campagne hongroise en frappant aux portes des maisons devant lesquelles étaient garées les fameuses voitures. L’important n’était pas vraiment qu’elles puissent encore rouler, mais qu’elles puissent servir de décors au Berlin des années 80. Pendant la durée du tournage, plus de 500 Trabis ont pu être dénichées. Celle qu’ils recherchaient le plus était un modèle de police, dont ils avaient besoin pour une séquence de course-poursuite tournée durant une semaine dans les rues de Budapest par la première et la deuxième équipe. Pour cette séquence une plate-forme a été amarrée à une autre voiture pour assurer toutes les prises de vues possibles. Mais c’est bien la Trabi que l’on voit à l’écran.
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