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L'Ecole buissonnière
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "L'Ecole buissonnière" et de son tournage !

Rendre hommage à la Sologne

Nicolas Vanier a grandi en Sologne, une région naturelle forestière qui a fait de lui un amoureux de la nature et de la vie sauvage. Via L'Ecole buissonnière, le metteur en scène a cherché à rendre hommage à cette "féerique région sauvage", comme il l'avait aussi fait dans Le Dernier trappeur pour les montagnes rocheuses du Canada, Loup pour la Sibérie ou Belle et Sébastien pour les Alpes. "Il était naturel que je revienne chez moi pour ce film, sur ce territoire que j’aime et où j’ai développé, dans les pas de mon grand-père, mon goût pour la nature et ma connaissance de la forêt et des animaux", explique-t-il.

Inconsciemment en tête

Nicolas Vanier a ce projet en tête depuis longtemps de manière inconsciente. Le réalisateur précise : "L’écriture du roman Le Grand Brame a été un détonateur. Après, il s’agissait aussi d’être disponible, un film en entraînant souvent un autre. J’avais en tout cas cette envie de revenir à la maison. Cela s’est fait de façon naturelle et progressive."

Le choix des années 1930

L'Ecole buissonnière se déroule dans les années 1930. Il s'agit pour Nicolas Vanier d'un choix esthétique, le cinéaste recherchant un mariage parfait entre les couleurs, les textures et la nature, à une époque que l’on pouvait qualifier de flamboyante en Sologne. "Je préfère nettement l’allure des chasseurs de l’époque à celle d’aujourd’hui avec leurs vêtements high tech et fluo ! Et ne parlons pas des comportements de nombre d’entre eux qui n’ont rien à voir avec ceux dont je parle dans le film : des hommes qui connaissent et respectent la nature", développe Vanier.

Authenticité !

L'Ecole buissonnière a été tourné dans des décors existants, à l'exception de la place du marché qui a été reconstituée dans un hameau abandonné parce que Nicolas Vanier et son équipe n'ont pas pu trouver un village n'ayant pas été trop dénaturé à travers les années. Les figurants sont par ailleurs tous des solognots et ont été recrutés via des appels lancés dans différentes mairies.

Le tournage du film

Le tournage de L'Ecole buissonnière s’est déroulé sur 44 jours, du 19 septembre au 24 novembre 2016, exclusivement en Sologne et dans la région Centre. Le plan de travail était principalement composé de scènes en extérieur sur des décors auxquels très peu d’éléments liés à l’époque ont été apportés. La météo a par ailleurs été particulièrement clémente sur L'Ecole buissonnière.

"Nous n’avons pas tourné en studio, les scènes du début du film à Paris ayant été faites à Orléans. En revanche, le défi était logistique. La Sologne s’étendant sur trois départements, nous avons dû rationaliser l’organisation du tournage pour faciliter les accès aux plateaux, aux hôtels. Encore une fois, le travail de repérages fait par Nicolas et son directeur de production nous a beaucoup aidés", raconte le producteur Matthieu Warter.

Trouver la perle rare

Jean Scandel fait ses débuts à l’écran dans le rôle de Paul. Un grand casting national où plus de 2 000 jeunes garçons se sont présentés a été lancé et Nicolas Vanier a sélectionné une trentaine d’entre eux, puis fait des essais avec six jeunes acteurs. Le metteur en scène se rappelle : "Jean s’est finalement imposé par son intelligence et son sens du jeu. Il faut dire qu’il a dû donner dès le début la réplique à François Cluzet qui est venu en personne pour ces essais. C’est un jeune garçon naturellement doué mais j’ai également décelé chez lui une sorte de fêlure, quelque chose d’intérieur, de très touchant, qui le rendait crédible comme petit orphelin. Je n’ai jamais regretté ce choix, je le trouve merveilleux."

Se mettre dans le bain

En amont du tournage, Nicolas Vanier et François Cluzet se sont retrouvés en Sologne pour faire des balades en forêt, pêcher et approcher divers animaux comme des sangliers et des chevreuils.

Retour à certaines valeurs perdues

L’un des thèmes de L'Ecole buissonnière est le retour à certaines valeurs perdues. En ce sens, Nicolas Vanier explique que la nature permet la transmission de valeurs qui passaient jadis par l’apprentissage de pratiques qui lui sont liées. Le réalisateur confie :

"Il y avait une sorte de passage de flambeau entre générations qu’on ne connaît plus aujourd’hui. Lorsque nous avons tourné la scène du marché dans ce décor reconstitué en place de village, beaucoup de figurants locaux sont venus me voir en me disant : « Mon dieu, c’était un moment de dialogue, de partage pendant des heures alors qu’aujourd’hui, on va pousser son caddie dans un supermarché. » Je ne suis pas rétrograde pour un sou mais je trouve l’époque actuelle sidérante. Le temps s’est accéléré comme jamais ces 50 dernières années. Je pense qu’il faut désormais réfléchir à une société plus humaine ; remettre certaines valeurs au goût du jour en les modernisant et en les adaptant. Le monde tel qu’il est aujourd’hui n’est plus vivable, ne serait-ce que pour les questions environnementales. Nous consommons plus que ce que la terre produit et nous émettons plus de gaz carbonique que ce que la terre est capable d’absorber. Nous sommes donc en faillite et nous devons changer de cap."
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