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J'avancerai vers toi avec les yeux d'un sourd
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note moyenne
3,9
59 notes dont 16 critiques
50% (8 critiques)
25% (4 critiques)
19% (3 critiques)
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16 critiques spectateurs

UnPetitChat

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 20/01/2016

Un documentaire essentiel sur les sourds et les malentendants de France. Indispensable et émouvant, on est touché tout au long du film par cette galerie de portraits intimes. La bande originale signée Camille nous emporte encore plus loin que le monde fascinant de la culture des malentendants.

Lady B

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 21/01/2016

Grosse claque hier à l'Arlequin, où j'ai pu découvrir ce film, un film plein de vie, un rythme qui s'accorde avec le souffle d'une humanité riche et courageuse. Un documentaire poétique qui flirte avec la politique et des expressions artistiques qui m'étaient inconnues... J'aurai aimé en discuter avec quelqu'un mais le silence à la fin de la séance était plus éloquent que tout ce que j'aurai pu dire sur le film. Les visages étaient illuminés et expressifs, les spectateurs sidérés chancelaient d'émotions.. le contexte était tout aussi beau que le film. Merci pour cette découverte!! D'autant que pour des raisons personnelles je ne suis pas insensible à cette cause..

MovieWolfie

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4,5Excellent
Publiée le 23/01/2016

Il y a une forte émotion qui éclabousse dans J'avancerai vers toi avec les yeux d'un Sourd, entre sourire et larmes, d'où les témoignages nous — en tant que sourds — reviennent en arrière, une impression de déjà-vécu : « C'est tout à fait moi. Enfin, presque ! ». Cela peut bien sûr vouloir dire que la vie sociale n'a pas du tout évolué pour la communauté des Sourds : nous sommes toujours « handicapés » dans le regard des Entendants et la Loi du Février 2005 n'est que « jolie sur le papier ». Ce film est complétement éloigné du Pays des Sourds de Nicolas Philibert (1993) qui représente des images négatives faisant preuve, à regret, que l'oralisation est possible. Qu'on n'en veuille pas à ce cher Nicolas Philibert, tout d'abord parce qu'il a quand même montré l'existence des Sourds dans les années 1990 et surtout parce que, suite à la demande d'un psychiatre pour le besoin de la réalisation de cassettes pédagogique sur la langue des signes, il ne savait rien au monde des Sourds : une fois découvert, il a vite abandonné ce projet pour en faire un scénario pour prouver que les Sourds ne sont pas handicapés. Quant à Laëtitia Carton, elle connait bien sur les enjeux sociaux et politiques du combat de la communauté sourde. En revanche, tous deux réalisateurs ont un point commun : ils mettent le mot malentendant de côté. Quel plaisir de voir la joie d'un enfant sourd, dont ses parents également sourds n'avaient pas le choix de se déplacer loin de leur ville vécue, découvrant une vraie classe bilingue et une récréation avec les enfants du même identité : on n'en voit pas tous les jours, encore moins les Entendants qui ignorent à quoi ils ont raté. Quelle joie aussi de voir Camille, la chanteuse préférée de la réalisatrice qui compose la musique de film, en train de chanter aux côtés du comédien-poète sourd Levent Beskardes qui chansigne poétiquement en compagnie de la réalisatrice et d'autres personnes sourdes et entendantes. Quelle ampleur pour Stéphane, professeur de langue des signes, qui a prouvé que n'importe quel sourd peut avoir un ou plusieurs diplômes jusqu'au BAC. Et... quelle peine pour Sandrine et Josiane qui ont traversé dans le long désert... J'avancerai vers toi avec les yeux d'un Sourd relate parfaitement la communauté sourde et, contrairement à certaines critiques, se voit bien méticuleux que brouillon, vu qu'il s'agissait des deux-cents heures de films personnellement originaux en dix ans. Ce n'est pas forcément la qualité de ce film qu'il faut juger, mais la vérité qui compte ! Il se suit comme une poésie visuelle avec des sentiments qui nous chatouillent partout le corps. Terriblement touchant !

BERENICE21

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3,5Bien
Publiée le 22/01/2016

Un beau documentaire sur le monde des sourds, dont l’ambition est de jeter un pont avec celui des entendants. Qu’on ne s’offusque pas du mot sourd. L’hypocrisie moderne lui préfère le terme aseptisé de malentendant. Mais Lætitia Carton n’hésite pas à l’utiliser. De fait, il n’a rien de honteux, et la réalité qu’il décrit non plus. Appeler les choses par leur nom est déjà une reconnaissance de celles-ci… La cinéaste nous fait découvrir dans ce film la belle langue des signes, étonnamment riche et expressive, car mettant en jeu aussi bien les mains que l’ensemble du corps. Elle impose à l’autre une plus grande attention du regard, bien plus que ne l’exigent les mots, et de ce fait donne lieu à des échanges beaucoup plus intenses. Cette langue est infiniment cinématographique, tant la gestuelle et les expressions de celui ou celle qui la pratique évoquent l’art des acteurs du muet. Lætitia Carton met également l’accent sur les obstacles rencontrés pour l’apprendre – elle fut interdite en Europe pendant prés d’un siècle, au profit de la méthode oraliste – en raison du manque de structures, du peu d’empressement du monde de l’enseignement à appliquer la loi de 2005 (qui introduit cette langue dans le code de l’Éducation nationale) et, plus encore, des pressions d’un milieu médical majoritairement favorable aux solutions de réparation (implant cochléaire), en dépit de leurs résultats parfois imparfaits… Ce documentaire est aussi émouvant par sa dimension très personnelle, puisque prenant la forme d’une lettre à un ami de la réalisatrice, décédé il y a une dizaine d’années. Bref, une œuvre sensible, offrant une ouverture salutaire sur un « pays » – pour reprendre l’expression de l’auteur – où ce que nous, entendants, qualifions de « handicap », est perçu de la part des sourds comme une culture. Comme disait Victor Hugo, cité par Lætitia Carton : « Qu'importe la surdité de l'oreille quand l'esprit entend ? La seule surdité, la vrai surdité, la surdité incurable, c'est celle de l'intelligence ».

http://flaneriescinema.over-blog.com/2016/01/avancerai-vers-toi-avec-les-yeux-d-un-sourd-l-titia-carton.html

AlexyGuilly

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 24/01/2016

Excellent documentaire qui respecte la dure réalité actuelle, réalité existante depuis très longtemps, celle de la communauté sourde .. A largement diffuser parce qu'il a du mérite et parce que cela nous fait ouvrir les yeux, même étant sourd. J'imagine quel effet ce film fera aux personnes ne connaissant pas la surdité .. En tout cas, cela me donne envie de me battre contre la société en déni du fait que la langue des signes doit être reconnue officiellement dans le sens de la mettre en valeur ..

Shad Ow

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2,0Pas terrible
Publiée le 30/03/2016

Une joyeuse troupe s'en est allée regarder ce documentaire. Nous livrons sur le site internet de l'ALPC une analyse du film (objectivité). Et à la fin de cette analyse vous pourrez découvrir les propos personnels de 3 jeunes adultes sourdes (subjectivité)

http://alpc.asso.fr/blog/2016/03/30/javancerai-vers-toi-yeux-dun-sourd-documentaire/

Pierre C.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 27/01/2016

D'abord , Un grand chapeau pour Laetitia Carton pour ce film documentaire ! c'est l'un des meilleurs films pour la culture Sourde. j'espere voir la suite .. A voir absolument !!!

danseurnewstyle

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 25/01/2016

Extraordinaire premier film de réalisatrice Laëtitia CARTON. M'a touché fortement l'émotion, la larme et le rire. La fin d'une seule musique magnifique m'a vibré le coeur très bat.

Smile H.

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3,5Bien
Publiée le 05/01/2016

très bien puisque je suis sourde. ça m'a touchée la vraie vie des sourds qui est difficile. et mais c'est peu trop long

Daniel C.

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4,0Très bien
Publiée le 27/01/2016

La thèse soutenue par Laetitia Carton, c'est que la langue des signes est bien plus qu'une langue, c'est une culture. Que son documentaire ne soit pas mû par le fait d'être touchée elle-même ou ses proches par la surdité, ni non plus par une activité professionnelle en lien avec la surdité, déconcerte la plupart de ses interlocuteurs. Son film est dédié à l'un de ses amis décédé il y a une dizaine d'années, qui l'avait initiée à la langue des signes partagée entre sourds et entendants. Le silence n'est pas facile à supporter pour les entendants, pas plus que le bruit pour les sourds appareillés. Ce qui ressort des témoignages, c'est qu'orienter les enfants sourds vers l'oralisation, c'est bien souvent les amputer, les handicaper, alors qu'ils disposent d'une communication riche et moins coûteuse pour eux, qui est la langue des signes. Est-il question d'affirmation identitaire ? De repli identitaire ? Une fraction infime des enfants scolarisés bénéficie de l'apport de la langue des signes. Un professeur sourd, qui enseigne la langue des signes, nous apprend qu'elle dispose d'une grammaire et d'une syntaxe rigoureuses. Nous découvrons aussi combien le regard compte expressément dans la langue des signes, autrement dit le corps et les mimiques sont fortement conviés dans la langue des signes. Voici un beau documentaire, dont les participants sont touchants. Outre la magnifique Emmanuelle Laborit, la présence de la chanteuse Camille, dont la voix résonne avec talent, nous comblent d'émotion.

cineseba

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4,5Excellent
Publiée le 24/01/2016

"Le film "J'avancerai vers toi avec les yeux d'un sourd" est une belle lettre touchante de la réalisatrice Laetitia Carton à son ami sourd défunt, Vincent pour exprimer sa reconnaissance de l'avoir fait entrer dans le monde des Sourds, pour lui écrire combien elle admire leur culture et leur langue ... Un très beau film documentaire qui arrive avec beaucoup de délicatesse à réunir les témoignages des personnes sourdes pour montrer leur malaise et leur souffrance face à l'influence forte médicale qui ne vise qu'à réparer la surdité, face aux pressions éducatives qui ne pensent qu'à rééduquer l'enfant sourd par les méthodes oralistes, face aux parents désorientés ou découragés sans tomber dans le côté militant visant à défendre la langue des signes sans faille, ni dans le piège du pitié pour dire : "Pauvres, les Sourds ! Ils sont malheureux ! Ils souffrent ! " Sans entrer dans le vif du sujet, ce film parvient à montrer combien la culture sourde et leur langue sont mal comprises ou pire ignorées par la société, par certains parents. Il essaie de montrer qu'il faut laisser telles qu'elles sont et les encourager à se développer car la langue des signes rend les Sourds plus épanouis, en filmant les enfants sourds heureux communiquant en langue des signes dans une école bilingue à Toulouse pendant quelques années. Comme si, le film veut nous dire qu'il faut respecter les Sourds comme des êtres humains à part entière et non comme des malades à réparer, à rééduquer, qu'il faut aussi arrêter à les regarder comme des handicapés car cela nous frustre ! Qu'il est possible de réussir des diplômes en communiquant en langue des signes. Dans ce film, il y a des reportages qui m'ont fait sourire car ils montrent combien les sourds débordent plein d'énergie, de vitalité, c'est beau à les voir sourire en agitant les mains mais il y a aussi un témoignage triste d'une personne sourde qui semble éteinte dans sa vie avec son monde, ses parents surprotecteurs, loin du monde des Sourds ... Film très humain qui mérite d'être encore reflechit pour comprendre et approfondir la réflexion sur le rapport entre nous, les Sourds et la société ! A voir absolument ! Très touchant ! "

Cinéphiles 44

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4,0Très bien
Publiée le 28/02/2016

Ce documentaire d’une entendante nous plonge dans un milieu qui fait tabou et qui est trop souvent, et à tord, considéré comme une maladie. Hommage à son meilleur ami sourd, Laetitia Carton nous fait découvrir les luttes que mène une communauté pour offrir un monde meilleur aux sourds. Ce n’est pas un film idéaliste, mais un film militant. Tout d’abord, la réalisatrice insiste sur le fait que le corps médical souhaite « réparer » les oreilles plutôt que de reconnaître leur différence, ou du moins, de proposer la solution du langage des signes. Langue gestuelle, corporelle, d’expression, le documentaire nous transporte de ce fait dans une sympathique poésie. Ne tombant jamais dans le larmoyant, J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd est toujours optimiste. Bien-entendu sous-titré pour les sourds et malentendants, le film est aussi une expérience cinématographique accessible qui nous ouvre les yeux. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44

http://www.facebook.com/Cinephiles44

G O.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 02/02/2016

Film à voir absolument pour mieux connaître la richesse et la beauté de la langue des signes et de la vie de la communauté des sourds. Une vraie culture qu'il faudrait mieux partager.

lavoyageuse

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 31/01/2016

Ce film montre ce qui se passe réellement pour les sourds. Il est absolument à voir pour découvrir cette culture qui n'a pas d'égale. Je le recommande vivement ;)

Yves G.

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3,5Bien
Publiée le 28/01/2016

Les sourds veulent se faire entendre. Voilà le titre de la critique de ce beau documentaire que j’aurais écrit pour Libération. Deux approches médico-sociales se combattent dans le monde des sourds. La première, née au XIXe siècle en réaction à leur marginalisation, est l’oralisme : grâce à un appareillage, à la pose d’implants cochléaires, à la lecture labiale et à l’apprentissage de la parole, les sourds pourront s’intégrer au monde des entendants. Rejetant cette école qui pose la surdité comme un handicap qu’il faut soigner à tout prix, une autre école promeut au contraire la langue des signes comme moyen d’expression et de communication. C’est pour cette seconde école que Laetitia Carton prend fait et cause. Son documentaire témoigne avec sincérité et justesse des amitiés kaléidoscopiques que cette entendante a nouées dans la communauté sourde. Il rassemble une galerie de portraits attachants : un professeur de la langue des signes, des parents confrontés à la difficile scolarisation de leur enfant, l’artiste Levent Beskardes et la chanteuse Camille… Il nous fait découvrir la langue des signes et sa richesse : une chorégraphie qui sollicite le corps tout entier. J’aurai appris qu’on signe avec les yeux, le même signe ayant une signification différente selon l’expression faciale qui l’accompagne. Le documentaire montre Emmanuelle Laborit, dont le Molière en 1993 avait donné à la communauté une visibilité inédite. Depuis 20 ans dit-elle – ou plutôt signe-t-elle – sa situation ne s’est guère améliorée. Si la langue des signes est désormais une option au baccalauréat, les écoles bilingues se comptent sur les doigts d’une main. Les sourds sont inaudibles – si vous m’autorisez le jeu de mots facile. La préférence revendiquée pour l’apprentissage de la langue des signes sur l’oralisme m’est spontanément suspecte. La première me semble renfermer les sourds sur leur communauté tandis que la seconde leur permettrait de s’intégrer aux entendants. J’aurais aimé que Laetitia Carton laisse s’exprimer les tenants de l’oralisme. Mais son parti pris assumé, s’il fait obstacle à une présentation équilibrée des positions, n’enlève rien à ce documentaire émouvant.

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