Derniers Avis : Le Jour des morts-vivants - Page 7
Le Jour des morts-vivants
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Un visiteur
2,5
Publiée le 26 janvier 2010
Troisième volet de la saga des zombies de Romero, Day of the Dead est assurément le plus décevant à mes yeux. Les personnages ont trop tendance à sombrer dans la caricature, ce qui enlève une bonne part de crédibilité. L'ambiance oppressante due au huis-clos des précédents volets est amoindrie par le choix d'un abri blindé et imprenable par les morts-vivants, par opposition à la maison et au centre commercial, bien plus précaires face aux hordes de cadavres ambulants. En revanche, parmi les bons points, on notera que les maquillages des zombies ont fait de bons progrès et que les scènes sanglantes ont fait un gros pas en avant dans le gore. Mais au final, Day of the Dead est un divertissement assez sympathique, souffrant de grosses baisses de rythme,et loin d'être indispensable.
Je découvre Romero avec ce film, et c'est du lourd. L'ambiance est très angoissante. La première partie du film qui oppose les militaires aux scientifiques et intéressante, le chef tient à ses hommes, n'apprécie guère ce qu'en font les scientifiques, mais dans la dernière partie, il ne veut sauvé que sa peau. Et cette dernière partie est un déluge de gore, dur à supporter, il vaut mieux se mettre une balle dans la tête comme en à fait un que se faire littéralement déchiqueté, horrible. Un très bon film de zombie !
Le dernier volet de la trilogie originelle des morts vivants est un huis clos visiblement fauché mais rempli de bonnes idées. Comme toujours chez Romero, le fond prime sur la forme. Le maestro profite donc du film pour délivrer une réflexion cynique de la psychologie humaine où la peur de l’autre (symbolisée par les militaires) impose souvent son dictat à la réflexion pure (symbolisée par les scientifiques). Rajoutez à cela des scènes gores absolument incroyables pour l’époque et une tension palpable et vous obtenez un grand film d’horreur.
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3,0
Publiée le 17 mai 2012
Sommet du film gore, "Le jour des morts-vivants" est le dernier volet de la cèlèbre trilogie de George A.Romero, commencèe avec "La nuit des morts-vivants" et poursuivie avec "Zombie"! Dans une terrifiante escalade d'horreur, avec des scènes quasiment insoutenables d'èventration et de dèpeçage, les zombies ont envahi la Terre! L'humanitè se rèduit dorènavant à un petit groupe de survivants, assaillis par des millions de cadavres ambulants aux maquillages rèalistes de Tom Savani! Le bavardage de la première partie du film nous fait vite oublier cette lacune et devient vite passionnant par sa volontè quasi-documentaire! Culte et cinèmatographiquement un ovni à regarder absolument dans son contexte...
Troisième opus de la saga de George A. Romero, Le jour des morts-vivants retrace le quotidien de survivants enclavés dans un bunker. Adieu, la maison isolée de La nuit des morts-vivants ou le centre commercial de Zombies. Nous découvrons ainsi des protagonistes marqués par le cataclysme qui a transformé le monde entier. Des personnages plus ou moins sympathiques tentant de garder leur sang-froid face à une telle situation. Le film de Romero montre pour la première fois un zombie doué de conscience. On s’interroge alors sur la part de conscience de ses êtres moribonds déambulant sans but. Possèdent-ils encore des pensées ou des émotions ? Que se cache t-il à travers leurs yeux vitreux ? Autant de questions insolubles qu’un savant fou tente de résoudre en torturant des cadavres dans son laboratoire. Peu à peu, la raison quitte le groupe et on se retrouverait presque à l’âge de pierre où prévaut la loi du plus fort. Moins bon que ses prédécesseurs, Le jour des morts-vivants n’en reste pas moins un monument du film de zombies. Etrange, inquiétant et peut-être émouvant à certains moments, le film de George A. Romero nous délivre une vision apocalyptique de notre monde, mettant en exergue la vilenie et l’égoïsme de l’humanité.
Bon ben énorme déception. D'accord, c'est un troisième opus et il est, comme souvent, destiné à être moins bon que les précédents mais quand même, sachant que c'était du Romero, je m'attendais à bien mieux de la part du maître. Les maquillages sont sympatoches, les acteurs sont bons mais les personnages (sauf le docteur Logan et Boubou) manquent cruellement de saveur, de profondeur et de personnalité. Certes, ce sont des stéréotypes, ils sont là pour ça... mais c'est fort dommage de ne pas les creuser un peu. Et il y a beaucoup de raccourcis scénaristiques assez délirants quand on regarde attentivement le film. Enfin, j'ai été extrêmement déçu et Romero n'aurait pas été derrière les caméras, j'aurais sûrement mis à ce film la seule étoile qu'il mérite.
3ème volet de la saga des morts vivants de George Romero, le Jour des morts vivants s'avère à la fois légèrement décevant dans sa première partie ( parce que trop bavarde ), mais aussi particulièrement jouissif dans la seconde, grâce notamment à des effets gores et aux maquillages exceptionnelles de la part de Tom Savini. L'interprétation est satisfaisante, notamment celle de Richard Liberty dans le rôle du Dr Logan. Il s'agit donc un long métrage horrifique qui mérite donc d'être vu par tous les fans de films d'horreur, rien que pour cette seconde partie de métrage particulièrement riche en effets gores. 15/20
c'est en le revisionnant que j'ai complètement révisé mon jugement sur ce film, tout ce qui m'avait paru faire défaut me semble aujourd'hui être une qualité, la pauvreté des moyens n'en font qu'une œuvre plus noire, et Romero s'est concentré sur l'essentiel, ses personnages.
Du GRAND Romero, même si la plupart de ces films ayant pour thème les zombies (Quasiment tous) restent pas bons, celui là est particulierement prenant et interessant pour l'aspect psychologique que le réalisateur nous dépeind tout au long du film. Une histoire qui petit à petit sombre dans la paranoïa, la démence et la peur tous comme ses protagonistes. Un film de zombie original (déjà pour l'epoque, même si c'est Romero avait déjà plusieurs fois traité le thème par le passé) et prenant en somme qui pour moi est un classique du genre, indispensable dans le bagage du cinéphile fan d'Epouvante&Horreur.
Même mort et décérébré, un zombie peut apprendre au contact d'êtres civilisés... Un militaire, non! Une fois de plus, Roméro dévalise toutes les boucheries-triperies américaines pour délivrer un message aussi subversif que peu nuancé. Réussite totale, ce jour des morts-vivants n'a pas pris une ride, musique Bontempi mise à part.
Avec sa satire déclarée de la société de consommation & de sa volonté de calmer le "bon peuple" et la populace pour qu'ils se calment (tels les survivants en leur balançant des biens de luxe), on ne peut qu'être charmé par un script nourrissant plusieurs ambitions originales: Amusant.
Les morts-vivants se sont emparés du monde. Seul un groupe d'humains, composé de militaires et de scientifiques, survit dans un silo à missiles. Deux solutions se présentent : fuir ou tenter de contrôler les zombies... Romero clôt ici sa trilogie des " Morts-vivants " ; avec " La Nuit des morts-vivants ", le cinéaste entamait une violente critique de la guerre du Vietnam, " Zombie " constituait quant à lui un formidable pied de nez à une époque où la société de consommation prenait une dimension aliénante. Ce troisième opus, encore et toujours placé sous le signe de l'horreur, se fait le chantre du côté obscur d'une Amérique paranoïaque dans le cadre de la guerre froide. On reconnait bel et bien les attributs du cinéma de George A. Romero, la tension croissante au cœur d'un univers confiné, filmé en huis clos, l'insanité visuelle lors de l'explosion finale de violence gore et épurée. Le réalisateur parachève donc une critique acerbe en ce qui concerne la naissance des germes totalitaristes vers la fin des années 80. L'aspect engagée de l'œuvre, se révèle être doublée par des scènes d'action, certes limitées au minimum, mais non moins très efficaces. Post-apocalyptique et saignant.
Poursuivant dans la lignée de son précédent opus, Roméro continue à explorer le comportement de l'humain placé dans des situations extrêmes. Si "Zombie" était une fable cruelle et sanglante sur la société de consommation, celui-ci en est une sur le pouvoir de l'armée et les dérives de la science. Il y a pas mal de bonnes choses dans ce film, mais on peut quand même être agacé par l'aspect trop moralisateur et caricatural du scénario (par exemple le gentil zombie qui se révèle être plus humain que les méchants militaires). Le final très gore est aussi assez déplaisant pour ceux qui ne sont pas des adeptes de ce genre de scènes.
Faible, quand même, par rapport aux épisodes précédents. On n'y trouve plus la double lecture d'avant. Il y a plein d'autres films du genre plus intéressants, pas indispensable, donc.
Peut-être l'un des meilleurs scénarios de la saga, du moins le plus émouvant, George A. Romero apportant un peu plus d'humanité encore que dans son chef-d'œuvre acclamé Zombie sorti sept ans plus tôt. Travaillant ses personnages à l'extrême, soignant sa mise en scène et ses scènes sanglantes, le réalisateur américain nous livre ici une nouvelle épopée pointant cette fois-ci du doigt l'armée américaine et leur soi-disant contrôle du monde. S'il ne réussit pas à obtenir le même statut culte que son prédécesseur, Le jour des morts-vivants est pourtant synonyme d'évolution dans la saga : autant par rapport à la manière de réaliser qu'au niveau du jeu des acteurs, des dialogues, des scènes d'action mais aussi dans le film lui-même, les zombies atteignant ici une nouvelle dimension grâce aux expériences du Pr. Logan qui tente d'apprivoiser les morts-vivants carnassiers et en particulier Bubu, un zombie particulièrement attachant. Possédant moins d'action et plus de parlotte, ce troisième volet ne néglige cependant pas les effets gore, Greg Nicotero s'en donnant à coeur joie durant le final sanglant où personne n'est épargné, véritable point d'orgue du plus méconnu des long-métrages de l'ancienne trilogie. En somme, ce troisième volet a tout autant sa place que les deux précédents, apportant quelque chose en plus à l'instar de ses prédécesseur, en faisant un film de morts-vivants très humain et l'un des meilleurs de Romero.