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    Réparer Les Vivants
    note moyenne
    3,7
    1609 notes dont 186 critiques
    13% (25 critiques)
    33% (62 critiques)
    28% (52 critiques)
    15% (28 critiques)
    5% (10 critiques)
    5% (9 critiques)
    Votre avis sur Réparer Les Vivants ?

    186 critiques spectateurs

    Laurent C.
    Laurent C.

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    4,0
    D'un côté, un adolescent de 17 ans, explosif de vie, de l'autre, une femme, au cœur au bord de s'éteindre. Et entre les deux, le tiraillement de la mer, les vagues et l'écume qui épousent la route et la terre, comme un signe de fin du monde. "Réparer les vivants" n'est pas qu'un plaidoyer sur le don d'organe. C'est une balade lyrique dans l'âme et le cœur des gens qui perdent un être cher, et ceux qui sauvent leur propre histoire de vie en recevant un organe. Le long-métrage fait honneur au corps médical qui constitue une sorte de césure entre ces deux humanités, cette mère fatiguée, presque mourante, et ces parents écrasés par l'horreur de la mort. On pourra regretter une mise en scène parfois un peu trop démonstrative. On pourra regretter aussi des larmes en trop, des excès narratifs comme cet amour entre la femme et une pianiste pas forcément utile à la narration. Mais dans tous les cas, "Réparer les vivants" est une œuvre dense, fluide, apaisante, où l'on apprend les procédures médicales en matière de donation d'organes, tout autant que ces vies qui donnent et reçoivent la vie. Les acteurs sont parfaits, et la mise en scène, très documentée, permet aux personnages d'évoluer dans ces univers avec générosité et aisance. Le film constitue une belle tranche d'émotion, absolument nécessaire si l'on veut bien réfléchir au sens de la vie, à l'humanité en général et à l'amour en particulier. Car mine de rien, ce beau film raconte l'amour dans toutes ses variations possibles : la parentalité, la fraternité, la décomposition et la recomposition des couples, l'amour du métier, le don de soi au service de l'humain. Et en cela, "réparer les vivants" est un film indispensable.
    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Le livre de Maylis de Kerangal était intense, impressionnant, suffocant ; le film de Katell Quillévéré (notez la filiation bretonne) se révèle dense, lumineux, apaisé. Il ne s'agit pas pour autant d'une trahison du roman mais au contraire d'une vision véritablement cinématographique avec moins de mots et davantage de visages dans une sorte de faux film choral qui suit un cœur, de la mort à la vie. L'entame est magnifique, une partie de surf comme un hymne à la jeunesse des corps. La suite, déliée, traite la tragédie à distance, ne refusant pas les larmes mais dans une évocation digne et sereine. Aucun personnage n'est négligé dans Réparer les vivants. Avec sa bienveillance habituelle et un humanisme jamais mièvre, le film livre des bribes d'existence avec ce talent d'en dire beaucoup avec un minimum de dialogues. Le casting est large mais aucun comédien n'a la possibilité de se montrer "supérieur" : modestie et équilibre garantis par un scénario parfaitement écrit. Tahar Rahim, Emmanuelle Seigner, Anne Dorval, Bouli Lanners, Alice Taglioni, Monia Chokri : des interprètes au diapason avec une chef d'orchestre qui depuis Un poison violent sublime la direction d'acteurs. Par ailleurs, Katell Quillévéré ne cherche pas à rehausser les temps forts (l'accident, les opérations), elle s'intéresse davantage à des moments fuyants, en apparence anodins et simples comme des regards qui disent l'importance d'être vivant et aimé. Dans ce film, il n'y a rien d'autre que la vie qui palpite et des cœurs qui battent.
    froggyremy
    froggyremy

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    5,0
    Petit film intimiste, sobre qui traite d'un sujet très difficile à aborder : le don d'organe, sans jamais tomber dans le voyeurisme malsain. Le casting sert à merveille ce très beau film.
    Olive O.
    Olive O.

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    4,0
    4 étoiles pour cet excellent film qui nous fait mieux comprendre les questions de la mort cérébrale et du don d'organe. Les acteurs sont très touchants. La mort peut finalement permettre la vie...
    Jamon-de-Baiona
    Jamon-de-Baiona

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    5,0
    Ce film est tout d'abord un hommage à tous ceux qui constituent la chaîne que représente la transplantation. Ce sujet difficile est traité avec maestria. Jamais un titre n'a aussi bien reflété l'âme d'un film. On ne tombe dans le pathos à aucun moment malgré des moments d'émotion intense. Le tout est servi par des comédiens excellents (Tahar Rahim grandiose). Le scénario ne souffre d'aucun défaut. Ajouté à ça une réalisation excellente et on obtient un petit bijou. Merci pour ce beau moment.
    Gwénaëlle T.
    Gwénaëlle T.

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    5,0
    C'est poétique, pudique et tellement fort en émotions. Très peu de dialogues ce qui donne la part belle à la musique et à la photo. Vive le don d'organes et si ce film peut aider à donner alors c'est encore mieux.
    alain-92
    alain-92

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    3,5
    Katell Quillévéré réalise avec ce sujet difficile, délicat et douloureux son troisième long-métrage. Elle a déclaré : "Je voulais construire un récit qui ne soit ni une chronique, ni un film choral, un film de relais, sans personnage principal"… "Chaque personnage, tout en ayant une identité très forte, est le maillon d’une chaîne suspendue entre une mort et une vie. Le cœur du film est la question du lien entre ces individus et comment s’organise cette chaîne pour prolonger une vie, pour transformer la mort." Le scénario ne s'attarde pas sur la psychologie des personnages. Les moments forts, ceux de l'acceptation des parents donneurs, ou celui de cette mère qui sera la réceptrice, sont à peine effleurés. Trop d'images stylisées entravent l'émotion. Les passages concernant les opérations n'apportent pas grand chose, à l'exception de cet éclair de joie dans les yeux des chirurgiens à la toute fin de l'intervention. Ces petits bémols ne réduisent en rien l'intérêt de ce film courageux, voire indispensable. Un long-métrage qui ne laisse pas indifférent et qui laisse à chacun son libre choix. L'ensemble du casting et la direction artistique sont remarquables.
    Amaury F
    Amaury F

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    4,5
    J'ai bien conscience que, dans la critique cinématographique, le terme « chef-d'œuvre » est à manier avec des pincettes. Pourtant, il n'est pas impossible que celui-ci s'applique à Réparer les vivants, troisième réalisation de la jeune cinéaste Katell Quillévéré (Suzanne) et adaptation du best-seller éponyme de Maylis de Kerangal, récit éblouissant d'une transplantation cardiaque et d'une aventure humaniste poignante. Ce chef-d'œuvre donc, redonne ses lettres de noblesse à un genre souvent (et à tord) méprisé en France, le mélodrame, en réussissant l'exploit d'être à la fois émotionnel et pudique, sensible et subtile, lyrique et réaliste. Sans jamais sombrer dans le pathos, ni dans la mièvrerie, Katell Quillévéré insuffle à son long-métrage une atmosphère superbement éthérée, une poésie belle à en crever. Dans cette course contre la montre pour conserver le cœur amoureux et toujours palpitant d'un garçon en mort cérébrale, une multitude d'hommes et de femmes s'activent pour « réparer les vivants », Anne Dorval en l’occurrence, extraordinaire comme toujours, à qui est destiné le précieux organe. Tous ces personnages, même ceux qui apparaissent peu de temps à l'écran, sont écrit avec un soin qui force le respect. Au-delà de leur fonction principale (chirurgien, chef des urgences, petite amie, parent du défunt etc.), chacun d'eux possède des caractéristiques qui leur sont propres, qui les rendent attachants et surtout incroyablement « humains ». Du pain béni pour un casting d'une grande qualité, réunissant également Tahar Rahim, Alice Taglioni, Bouli Lanners, Finnegan Oldfield, Emmanuelle Seigner ou encore Kool Shen. Les nombreuses intrigues, sous-intrigues et sous-sous-intrigues se croisent avec une fluidité parfaite qui fait la force de ce scénario-chorale ample, sublimé au passage par des plans inoubliables (une scène de surf à tomber de beauté, une greffe cardiaque filmée de très près...) et des moments de tendresse qui tutoient la grâce (une amourette adolescente magnifique, une séquence ou deux frères regardent E.T. l'extra-terrestre dans les bras de leur mère, en souvenir du bon vieux temps...). Aucune fausse note n'est à déplorer, si ce n'est peut-être la musique d'Alexandre Desplat qui est un peu agaçante par moment. Mais ce serait tatillonner sur ce qui pourrait être, sans aucun doute possible, un des plus bouleversants mélos de l'année, voire de la décennie.
    Manonray
    Manonray

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    5,0
    Tres chargé en émotions, ce film montre la difficulté d'aborder le don d'organe. Tant pour les parents, les patients ainsi que pour les médecins. C'est un déchirement pour les parents mais une délivrance pour cette femme dont les jours sont comptés. Bravo à Tahar Rahim et tout ces acteurs de la chaine médicale sans qui on ne pourrait réparer les vivants. Bravo Ce film devrait être montré dans les écoles
    Stéphane C
    Stéphane C

    Suivre son activité 37 abonnés Lire ses 53 critiques

    5,0
    Le don d'organes est abordé sous son aspect moral et clinique. J'ai particulièrement aimé ce deuxième abord qui, souvent perçu comme glaçant et mécanique, est ici roboratif, beau sans être sublimé, humanisé, charnel (...); la phase finale opératoire est émotionnellement très forte et pleine de sens ...
    ATHMOS.ONER
    ATHMOS.ONER

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    5,0
    Faire d’un film sur le don d’organe un véritable coup de cœur n’est pas chose aisée. Surtout quand il contient des scènes chirurgicales hyper réalistes avec une ablation et une opération à cœur ouvert. J’avoue ne pas avoir pu regarder totalement ces scènes, mais que cela ne vous fasse pas fuir car là n’est pas l’unique cœur du film ! « Réparer les vivants » aborde la délicate question du don d’organe avec un réalisme rare, le secteur hospitalier est dépeint avec justesse et précision (et pas uniquement chirurgicale). L’histoire permet de réaliser la somme de moyens mis en œuvre pour réaliser ces opérations d’envergure (avion, police, centre de traitement des dons...). On découvre tout un monde à part qui s’active pour sauver des vies avec l’immense respect portés aux victimes et leurs proches. La complexité de ces métiers est mise en avant avec tout ce que ça comprends de difficultés et de courage pour annoncer de tristes nouvelles, mais aussi la joie de pouvoir annoncer des bonnes nouvelles (c’est qu’il en faut pour pouvoir tenir). Le film aborde aussi le sujet du don avec douceur et une belle humanité. Les personnages ainsi que leurs vies sont tellement bien portés à l’écran que l’on pourrait croire être un ami témoin de scènes de vie réelles. On s’attache aux nombreux personnages portés par des acteurs tous totalement convainquant (quel casting original et bien vu !). Katell Quillévéré s’assure de toujours contrebalancer les moments durs avec des moments doux, voir poétiques. La « passation » d’un cœur est montrée avec tout ce ça comprend de techniques biologiques, mais aussi de symboliques amoureuse et de vie. La musique d’Alexandre Desplat parachève de mettre en exergue les scènes toutes joliment filmées. Deux scènes sont particulièrement réussies. spoiler: La première concerne la scène de l’accident. Ce genre de scène pullule dans l’histoire du cinéma, pourtant, celle-ci est totalement originale, magnifique et incroyable aussi bien visuellement que symboliquement. Comme toujours, en contrepoids salvateur, le film propose une autre scène forte et douce. Il s’agit de celle où, passé un superbe jeu de regards, le jeune personnage tombe amoureux d’une fille qui prend un funiculaire. Il la suit en vélo et leur retrouvaille est magnifique. Un film fort, beau et totalement réussit avec des parallèles tellement bien effectués !
    keser
    keser

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    5,0
    La vague déferlante au début du film annonce le ton, le film va être un torrent d'émotions. En effet le thème du film s'attaque à un sujet encore tabou en France qui concerne le don d'organes. On assiste avec un réalisme saisissant à la greffe d'un coeur, avec tous les éléments que cela implique pour l'entourage du donneur et du receveur de la greffe. Un film très porteur d'espoir pour tous les patients en attente d'un organe. Les acteurs sont tous très convaincants, un film très émouvant.
    Christophe R
    Christophe R

    Suivre son activité 19 abonnés Lire ses 266 critiques

    4,0
    "Réparer les Vivants" est le film que j'avais besoin de voir aujourd'hui. Compte tenu du climat du jour (et je ne parle pas de météo mais bien de l'élection de Trump), il me fallait un film fort, facile à sentir et de préférence réussi : comme une envie de relever le niveau des émotions du moment. C'est le cas de "Réparer les Vivants" qui traite de façon efficace et très touchante du don d'organes. Bien entendu, c'est toute la fragilité avec laquelle le deuil est abordé qui m'a semblé la plus juste. Un beau film dramatique et très juste donc.
    Cinéphilion
    Cinéphilion

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    4,0
    Adapté du best-seller de Maylis de Kerangal, « Réparer les vivants » est un mélange d’expériences de vie autour du don d’organe. Le message est à la fois explicite et intimement personnel à Katell Quillévéré. Le film démarre avec l’accident mortel de la route d’un surfeur adolescent. Cet événement tragique est pourtant embelli d’images de vagues et d’océans qui pose les marques de le suite du long-métrage rempli d’allégations métaphoriques. A titre d’exemple, un médecin parle de son rêve d’avoir un oiseau rare, symbole de liberté et d’envol. Triste, poignant et à la fois sublime, les éléments s’enchaînent avec une poésie et une beauté harmonieuse. Une scène chirurgicale est emprunt d’un tel réalisme qu’il frôle les images documentaires. En effet, le spectateur assiste à l’opération de retrait du cœur du donneur jusqu’à sa greffe à destination du receveur. Le moment signifiant prend tout son sens lors des premiers battement de cœur, instant où l’organe revit. Peut être une des scènes clés du film qui clôture l’opposition permanente des deux situations entre un deuil significatif offrant la délivrance d’une patiente malade. « Réparer les vivants » incarne un véritable message qui laisse bouche-bée, pleins de larme et de sentiments, on ne sait pas vraiment. C’est un voyage humainement émotionnel autant triste que positif qui laisse un arrière-goût de réflexion sur le sujet. Il y a un avant et un après qui laisse des marques. Bilan : « Réparer les vivants » n’est pas qu’un film mais une expérience de vie avec un avant et surtout, un après qui laisse des marques.
    Bertrand P.
    Bertrand P.

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    4,0
    Film bouleversant impossible de rester insensible. Difficile de se faire à l'idée de la mort surtout lorsque l'on est fauché à 17 ans. Cela confirme le fait de devoir s'arrêter sur les choses essentielles et vivre comme ressentir tout ce que la vie peut nous offrir. Ne pas vivre dans le regret et l'éternel projection. vivre l'instant présent est essentiel. C'est là que la vie prend tout son sens. Ce film nous renvoie à notre propre finitude et au fait que même dans la mort on peut transcender celle ci et continuer à vivre en faisant le plus beau cadeau qu'il soit le don de soi même. Le film est d'une grande humilité et humanité et sans tomber dans le patos on perçoit la douleur et le respect de celle ci a travers un être aimé et perdu à la fois.
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