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    Oncle Bernard – l’anti-leçon d’économie
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    3,4
    14 notes dont 4 critiques
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    4 critiques spectateurs

    tasseur
    tasseur

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    4,5
    Publiée le 21 décembre 2015
    D'abord, c'est extrêmement émouvant de revoir Bernard Maris. Ensuite ne pas s'attendre à un "film". C’est une interview en noir et blanc filmée par une équipe canadienne qui ne maîtrise visiblement pas ses outils: les changements de bobine sont chaotiques, comiques: Oncle Bernard continue son discours sans image. Mais qu'est ce qu'on s'en fiche! C'est bien le discours qui nous intéresse, le fond, pas la forme. Et ça finit par rythmer le film, Bernard se marre et nous aussi. Le contenu: une heure et demie, on ne s'ennuie pas. Il résume ce qu'est la "science économique". Discours clair, compréhensible. Contrairement à la plupart de ses collègues économistes, il cherche à se faire comprendre par le commun des mortels. Ça fait du bien. Il faut aller le voir, réveiller nos consciences!
    Kinopoivre
    Kinopoivre

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    4,0
    Publiée le 17 janvier 2016
    Cette interview ne date pas d’hier, car elle remonte à mars 2000, et, contrairement à ce qu’affirme le site d’Allociné, elle n’a pas été faite là où eut lieu l’attentat du 7 janvier 2015, mais dans les anciens locaux de « Charlie-Hebdo », 44 rue de Turbigo. Le journal déménagea deux fois ensuite. La date éclaire les allusions aux deux principaux actionnaires du journal, Philippe Val et Cabu, et à Gébé, petit actionnaire. L’interviewé, Bernard Maris, était aussi un petit actionnaire, de même que le chanteur Renaud, qui a ensuite revendu ses parts. Aujourd’hui, l’actionnaire principal est Laurent Sourisseau, dit Riss, qui s’est évidemment nommé directeur. Auteur de deux«  Antimanuel(s) d’économie », Oncle Bernard s’exprimait chaque vendredi matin sur France Inter, et c’est un grand malheur qu’il figure parmi les victimes du massacre de janvier, car il était l’esprit le plus vif et le plus intéressant de la rédaction, avec Patrick Pelloux, le médecin urgentiste, qui, heureusement, est encore vivant. Écouter parler Bernard Maris vous faisait vous sentir intelligent. En outre, ce penseur ne pensait pas comme tout le monde, et il flingue dans cette interview un certain nombre de notables, dont Jean-Claude Trichet (gouverneur de la Banque de France de 1993 à 2003, ensuite président de la Banque centrale européenne, jusqu’en 2011) et Michel Camdessus (directeur général du FMI de 1987 à 2000, gouverneur honoraire de la Banque de France ensuite), mais épargnant Keynes et Stiglitz, qui sont des pointures. On en redemanderait, de cette descente en flèche des tenants de l’ultralibéralisme, fausse science et vrai fléau. Le tournage fut un peu cahotique. L’équipe de tournage, visiblement novice, l’avait fait avec de la pellicule, dont il fallait changer de bobine à intervalles réguliers, mais... sans interrompre l’enregistrement du son, donc on a plusieurs longues coupures sans la moindre image. Mais qu’importe, le discours n’est jamais interrompu. On espère que le film repassera à la télévision.
    Jmartine
    Jmartine

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    3,0
    Publiée le 11 décembre 2015
    Documentaire du réalisateur québécois Richard Brouillette, brut de décoffrage !! Des rushes sans le moindre montage, et le magnétophone qui continue à tourner à chaque changement de bobines, et ils finissent par être nombreux, pas toujours agréable !!! Bernard Maris a été interviewé en 2000 dans les locaux de Charlie et l’on y croise un court instant Cabu à son bureau…Bernard Maris que je connaissais pour ses joutes hebdomadaires avec Dominique Seux sur France Inter, ou ses participations à C’est dans l’air, est oncle Bernard dont je n’ai appris sa collaboration à Charlie que le jour de son assassinat. Il donne une anti-leçon d’économie, avec sa volonté de démystifier cette « pseudo science » qui ne survit que dans l’opacité…la démonstration se veut lumineuse, elle peut être aussi schématique et systématique, c’est le Bernard Maris que l’on aimait comme débatteur mais qui sans contradicteur tourne un peu à vide et se fatigue…mais qui réussit à faire rire les spectateurs sur des sujets aussi ardus que les fonds de pension, les produits dérivés, le taux de chômage naturel….c’est l’hommage posthume à un homme de grande culture et de sincérité dans ses engagements que l’on retiendra avant tout.
    Daniel C.
    Daniel C.

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    4,0
    Publiée le 7 janvier 2016
    Quel bonheur de voir s'incarner celui, dont je ne connaissais que la voix sur France Inter ! Quel délice d'entendre sa truculence, sa verve combative à ne pas laisser le discours lénifiant du capitalisme, du libéralisme nous écraser de sa suffisance. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous pour ne plus laisser les nantis faire fructifier leurs capitaux sur votre dos. Tel est en substance le message délivré par Bernard Maris. Les moments d'obscurité dus aux changements de bobines sont savoureux, on est dans le noir à n'écouter qu'Oncle Bernard et ça fait du bien. Ils ont tué Cabu, ils ont aussi tué Bernard Maris... Pourquoi au nom de Dieu faire taire l'intelligence, lorsqu'elle est aussi vive? Question sans réponse, mais au moins un tel document rend-t-il hommage à une pensée singulière. Bravo pour cette initiative!
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