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Merci les jeunes
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Merci les jeunes" et de son tournage !

Un sujet sensible

Le film sort à peu près 10 ans après les émeutes de 2005 résultant de tensions récurrentes dans les quartiers de banlieue. Le réalisateur Jérôme Polidor explique : "Les images des incendies de voitures et de bâtiments, que l'on retrouve au début du film, ont fait, à l’époque, le tour des écrans du monde. Cette révolte, spectaculaire, exprimait la colère d'une partie de la jeunesse des quartiers, mais sans organisation ni revendications clairement formulées. C'est une des questions qui traverse le film : que s'est-il passé après ? Quelles ont été les réponses politiques, sociales, à l'expression d'une révolte spontanée de la jeunesse ?"

Dans une association

Jérôme Polidor explique qu'il a décidé de situer son intrigue au sein d'une association parce que, contrairement à la religion ou la famille, il s'agit d'une institution où les relations sont, en théorie, librement choisies : "Le rapport au pouvoir y est donc particulier, car il doit trouver sa légitimité en grande partie à l'intérieur du groupe, et la hiérarchie n'est pas immuable, plus facilement susceptible de remises en cause. Mais le secteur associatif est aussi représentatif du reste de la société ; il est traversé par les mêmes mutations : baisse des moyens en répercussion des politiques d’austérité, impuissance des représentants politiques, emprise grandissante des grandes entreprises et des banques, précarisation des salariés, individualisme, consumérisme..."

Proche de la réalité

Le film n'est pas une histoire vraie, Jérôme Polidor s'étant inspiré d'éléments de la vie de l'association les Engraineurs mais aussi de bien d'autres choses. En revanche, Merci les jeunes a été tourné dans des conditions associatives un peu comme celles évoquées dans le film : "J'ai volontairement brouillé les pistes : le scénario du court-métrage Safari, mis en images au début du film, est par exemple un projet avorté des Engraineurs. Nous avons également tourné en parallèle de Merci les Jeunes ! le court métrage Poukave, avec les adolescents du groupe qui jouent leurs propres rôles. Il fallait d'ailleurs parfois rappeler aux acteurs pour quel film nous tournions...", explique-t-il.

L'omniprésence des images

Merci les jeunes est parsemé d'extraits de films, d’émissions de Quartier TV, de télévisions nationales. Jérôme Polidor explique ce choix : "Notre vie est saturée d'images, de films, de vidéos. Presque tout le monde est devenu un filmeur, avec son appareil photo, son téléphone ou son ordinateur... Ce qui m'intéresse dans la multiplication des statuts d'images à l'intérieur du film, c'est aussi d'induire la position sociale des personnages en fonction de la nature du média où ils apparaissent. (...) D’autre part, il y a toujours des tabous implicites, et si comme le personnage de Nadia, l'on ne respecte pas certaines règles, la bienveillance institutionnelle cesse. Et pour cause : la production d'images est devenue une forme d'action politique primordiale, parfois la seule ! Il est moins couteux de tenter de changer la perception d’une réalité, de créer une illusion de changement, que d’agir concrètement sur le monde. Ces questions traversent le film : qui produit quelle image ? Avec quels moyens ? Dans quel but ? Au profit ou au détriment de qui ?"

Approche

N'ayant pas voulu aborder la banlieue en tant que concept, Jérôme Polidor l'a plutôt représentée comme terrain d’une rencontre entre des personnages d’origines sociales et géographiques différentes, qui s'y retrouvent au même instant pour y faire quelque chose ensemble.

Pas un film militant

Jérôme Polidor insiste sur le fait que Merci les jeunes n'est pas un film militant, car il ne cherche à convaincre personne d'une thèse en particulier. Ce qui l’intéresse c'est de donner matière à réfléchir au spectateur : "Aucun des personnages n'a raison plus qu'un autre, mais l'on peut essayer de comprendre chaque point de vue. Chaque spectateur est libre de juger les personnages et d'interpréter le film comme il le souhaite. Un film engagé, oui. D'abord, en ayant gardé tout au long de sa fabrication le souci de faire correspondre le fond, la forme et les conditions de production. Je revendique et suis fier de la production associative ! L'énergie qui rassemble des individus pour créer, agir en dehors de l'idéologie marchande, contre le « bon sens » individualiste, m’intéresse particulièrement. Dans une association, chacun a ses raisons, mais chacun fait sien, pendant un temps donné, un objectif commun. Les discussions, les compromis, les conflits, permettent d'avancer ensemble", avance le cinéaste.
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