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La Mort de Staline
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "La Mort de Staline" et de son tournage !

Adapté d'une BD

La Mort de Staline est adapté du roman graphique du même nom de Fabien Nury et Thierry Robin, centré sur cette lutte de pouvoir abjecte (et étalée sur deux jours) des anciens subordonnés du dictateur pour lui succéder. Ce sont les producteurs français Yann ZenouLaurent Zeitoun et Nicolas Duval Adassovski qui ont acheté les droits des deux bandes-dessinées et ont eu l’idée de contacter Armando Iannucci. Ce dernier est en terrain connu avec La Mort de Staline puisqu'il est le scénariste-réalisateur de la série sarcastique The Thick of It et du film oscarisé In the Loop, qui dissèquent les rouages de la politique britannique, ainsi que de la série américaine multiprimée Veep, satire politique sur une vice-présidente fictive et son équipe.

Note d'intention du producteur Kevin Loader

"D’une certaine manière, Staline est un sujet idéal pour lui. L’histoire de cet homme qui, avec le Politburo, a fait régner la terreur sur l’Union soviétique pendant plus d’une génération, a été victime d’une attaque cérébrale et dont tout le monde s’est mis à vouloir le poste pendant son invalidité, a l’air d’une fiction intégrale, mais est absolument véridique. Les brutalités, typiques du système soviétique de l’époque sont, elles encore, véridiques. Nous avons tout de suite pensé que c’était un univers politique auquel Armando et ses coscénaristes, David Schneider et Ian Martin, seraient sensibles."

Une époque abominable

En amont du tournage, Armando Iannucci s'est documenté sur le Moscou des années 1940 et 1950 et a pu constater à quel point cette époque était abominable : chacun connaissait quelqu’un qui avait été envoyé au goulag ou qui avait été exécuté. "Pour supporter une telle situation, des recueils de blagues circulaient sur Staline et Beria. Ces recueils étaient très populaires mais on aurait été exécutés si on était pris en possession d’un exemplaire. Cette tension est si effrayante que ça en devient étrangement comique, d’une manière légèrement hystérique. Notre intention était de réaliser un film drôle qui désarçonne", confie le metteur en scène.

Buscemi en Khrouchtchev

Steve Buscemi incarne le ministre de l’Agriculture Nikita Khrouchtchev. C'est le côté film choral de La Mort de Staline, lui rappelant les longs métrages de Robert Altman, qui a le plus donné envie au comédien d'en faire partie. Il explique au sujet de son personnage qu'il voit comme un survivant qui parvient à rester dans les petits papiers de Staline : "Khrouchtchev ne veut pas que Beria prenne le pouvoir et il tente d’avoir de l’influence sur le numéro deux de Staline, Malenkov, car quiconque a de l’influence sur Malenkov peut également avoir une influence sur le cours des choses. Mais il surprend tout le monde, à commencer par lui-même, en prenant le pouvoir après la mort de Staline, sans même en avoir conscience."

Interdit en Russie

La mort de Staline ne sortira finalement pas en Russie. Le ministère russe de la Culture a annulé la sortie de La mort de Staline. Raison de cette interdiction ? Le ton satirique de cette comédie signée par le cinéaste à qui l'on doit également le long métrage In The Loop.

Recréer la Russie

La Mort de Staline a été tourné en extérieurs à Moscou, Kiev, Londres et Oxfordshire. Pour des raisons évidentes, Armando Iannucci et son équipe n'ont pas pu réaliser l’intégralité du film en Russie. Ils ont alors décidé de recréer la Russie des années 1950 à Londres. "C’était un vrai défi, mais un défi que toutes nos équipes ont relevé haut la main. Nous étions étonnés de trouver des arrière-plans « russes » parfois même en plein centre de Londres", explique le producteur Laurent Zeitoun.

A Londres...

Cristina Casali était responsable des décors. Plusieurs extérieurs londoniens ont été utilisés, dont le Shoreditch Town Hall pour la salle de concert, le Freemason’s Hall à Covent Garden, le Goldsmiths Hall, le Hammersmith Town Hall dans le West London pour des scènes au Kremlin, et la Mansion House dans la Cité de Londres pour la Salle des Colonnes. Pour la résidence de Staline, Cristina Casali a construit une datcha dans les bois près de Pinewood en créant une maison qui reflète les goûts du dictateur.

Incroyable mais vrai !

En s'attaquant à cette adaptation, Armando Iannucci a été abasourdi par les faits, qui paraissaient trop étranges pour être vrais. Le metteur en scène précise : "Ils ont dû refaire le concert qu’on voit au début du film car il n’y avait pas d’enregistrement et Staline en voulait un – c’est véridique. Khrouchtchev était considéré comme une personnalité mineure mais c’est lui qui est responsable de l’éviction de Beria du pouvoir - véridique. Staline a mariné dans une flaque d’urine car ses propres gardiens étaient trop terrifiés pour entrer dans la pièce – véridique. Ils ont hésité sur quel médecin prendre car il craignait qu’on l’empoisonne – véridique. Staline ne se couchait pas avant 4h du matin et convoquait le Politburo dans sa datcha à 22h pour un énorme repas et les regardait devenir de plus en plus soûls alors que lui-même buvait des boissons diluées à l’eau – véridique. C’est presque comme s’il voulait voir comment ils se conduiraient devant lui."
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