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    Les Frères Sisters
    note moyenne
    3,9
    5105 notes dont 473 critiques
    10% (45 critiques)
    33% (155 critiques)
    30% (143 critiques)
    16% (78 critiques)
    6% (29 critiques)
    5% (23 critiques)
    Votre avis sur Les Frères Sisters ?

    473 critiques spectateurs

    L'ombre du 7ème art
    L'ombre du 7ème art

    Suivre son activité 13 abonnés Lire ses 17 critiques

    3,5
    Publiée le 4 octobre 2018
    Les frères sisters est un film que je n'attendais pas spécialement puisque je me doutais qu'il allait être sur un temps assez lent connaissant le réalisateur qui nous offres toutefois de très bon cadrage ainsi qu'une recherche dans le développement de ses personnages qui est juste à la perfection et il faut avouer que ce film ne déroge pas à la règle et qu'au contraire il a réussi à me surprendre sur certains points. Pour commencer, le film apparaît comme un western classique avec des grandes plaines, une chevauchée assez longue qui permet aux personnages de nous faire découvrir de nouveaux paysage (avec des rivières, la forêt, la montagne et les grandes villes avec les saloon et les hôtels somptueux) . De plus, les scènes de combats bien que peux nombreuses sont assez bien filmées mais il n'y a rien de révolutionnaire et parfois on se demande si les mecs sont réellement des chasseurs de primes tellement que nos protagonistes( Elli et Charlie) arrivent à sans sortir alors qu'ils sont que 2 et que les chasseurs de primes sont environ 4 à chaque foid. Attention je ne dis pas que les scènes d'actions ne sont pas réussies, je trouve juste qu'elle manque de justesse et parfois de réalisme. Toutefois le gros point fort du film réside dans la prestation des acteurs qui sont juste somptueux. En effet, on éprouve de la sympathie envers les personnages et surtout des sentiments. Jack Gyllenhaal est comme a son habitude remarquable et joaquim Phoenix ne déroge pas à la règle puisqu'il nous prouve encore une fois de plus toute sa présence, mais le plus gros coup de cœur réside dans la prestation de Jhon C. Reilly dans le rôle de Dlli Sisters qui est juste remarquable puisqu'il arrive à nous faire passer par tout les sentiments. Ainsi malgré tout ses points positifs le film fait face d'une part à de nombreuses longueurs qui viennent déranger la compréhension et surtout la rythmique du film et dans un second temps la musique n' est pas si ouf que celà, on a l'impression qu'elles sont placées à droite et à gauche sans que cela est un réel impact puisque le bruit des révolvers et des différents chevauchées auraient pu faire l'affaire. Un film long, avec un scénario assez plat mais maîtrisé, mais qui vaut surtout le détour pour la prestation des acteurs.
    Edouard64
    Edouard64

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    4,0
    Publiée le 28 octobre 2018
    Au fait c’est quoi un western ? – Vous me demandez ça à moi qui n’en ai pas vu depuis vingt ans ? Donc ça se passe dans l’Ouest, c’est violent, il y a des coups de feu et des rodomontades. Et souvent une bonne part de jeu parfois, autour de ces scènes vues et revues : les portes des saloons, les verres qui s’avalent aussi vite qu’on galope vers son ennemi, et ces grandes chevauchées dans les herbes hautes sous les falaises rougeoyantes. Jeu sur le cliché : oui moi aussi je sais faire, et vous allez voir tout ce que JE vais en faire : agréablement meubler votre soirée, vous faire rire, vous émouvoir aux larmes ? Comment exister quand on se lance à son tour dans le grand jeu du western ? C’est un autre duel, de soi-même contre tous les autres, ou l’on ne risque « que » l’insignifiance, l’avant-goût de la mort pour les grands cinéastes. Audiard a donc risqué, et gagné ! On est pris, embarqué dans ce grand remuement de gens de toutes origines, crapules visqueuses ou idéalistes pas tous condamnés à succomber ou dépérir. Audiard y ajoute une bonne dose d’angoisse, assez de sexe (guère versé vers la romance), et une puissante ambiguïté sur l’origine de la catastrophe (presque) finale.
    Pwee
    Pwee

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    2,0
    Publiée le 19 septembre 2018
    Fan d'Audiard et du genre western, mon impatience était grande pour cette union qui promettait du lourd... Quelle déception ! Oui j'assume et je refuse de hurler comme tous les autres à la critique dithyrambique... parce que c'est Audiard. Parce que c'est Audiard ??? Un casting fabuleux... Mais pour quelle mise en scène ? spoiler: Hormis l'idée géniale du début avec juste les flammes des coups de feu dans la nuit et l'enchainement des plans de la fin... qui dire ? Toutes mes étoiles vont à John C. Reilly d'une justesse et d'une finesse qui le met largement au dessus des autres et pourtant j'aime vraiment Joaquin Phoenix et Jake Gyllenhaal. Mais cela suffit-il ? Hélas non. Un film verbeux avec des dialogues parfois inutiles et inintéressants. Le film n'est qu'une succession de séquences dont le lien est plutôt faible. spoiler: D'aucun parleront des pb existentiels en rapport avec la famille et l'enfance. Chacun y va de son couplet sur j'aime / j'aime pas mes parents... Mais pour moi ce n'est pas assez développé. On suit deux groupes de personnages, ou plutôt on les subit car ils ne suscitent que peu d'intérêt sur leur objectifs et enjeux... Du coup le film est lent voire carrément pénible pour ne pas dire chiant surtout dans la première heure. J'ai failli partir... Jacques Audiard est un très grand réalisateur mais je n'ai vraiment pas adhéré à sa mise en scène et au rythme (mon dieu que c'est lent... pour pas grand chose). Cerise sur le gâteau, la musique dépressive d'Alexandra Desplat qui plombe un peu plus l'ensemble. Bref vous l'aurez compris, une énorme déception !
    Housecoat
    Housecoat

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    4,0
    Publiée le 21 septembre 2018
    Jacques Audiard quitte la France pour s'essayer au genre du Western. L'action des Frères Sisters se passe dans le terrain idéal pour permettre au réalisateur de pleinement faire ressortir son style à la fois violent et onirique pour délivrer une nouvelle réflexion de conscience pour ses personnages, comme le faisait les meilleurs films crépusculaires du genre. La Conquête de l'Ouest a atteint les limites du Pacifique et pourtant elle est toujours aussi inhospitalière, elle ne semble gouvernée que par le crime (aucun représentant de la loi), les meurtres sont impunis, les criminels se vantent de leurs méfaits, les fusillades sont explosives et les deux frangins soudés par un amour fraternel sincère et indestructible laissent des décès à foison sur leur sillage. Ce tracé de sang qui a dirigé leur existence jusque-là est la principale source de questionnements, l'un savourant sa voie et l'autre souhaitant ranger cette existence de tueries, le procédé miracle de leur nouveau contrat leur donnant la possibilité d'enfin entrevoir leur existence au-delà de leur situation de tueurs professionnels. Leur voyage commence comme une autre série de carnages et c'est par une petite étincelle d'idéalisme qu'ils vont vivre une introspection de leurs ambitions personnelles, opposées mais indéfiniment reliées par un fil invisible entre tous les protagonistes. Dans la lignée des Westerns d'une autre époque et pourtant vivant dans l'ère du temps.
    nicothrash60
    nicothrash60

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    1,5
    Publiée le 21 septembre 2018
    Premier long métrage de Jacques Audiard qui me déçoit de la sorte, lui qui a habituellement une telle facilité à faire vivre ses personnages, à les filmer de sorte que l'on ne distingue plus fiction et réalité ou encore à créer de l'émotion en partant de trois fois rien, il s'est ici complétement fourvoyé. L'ensemble est pompeux au possible, les dialogues inintéressants, les personnages peu voire pas du tout attachants et surtout dieu que c'est lent ! Autant la lenteur n'est pas systématiquement une tare au cinéma, bien au contraire d'ailleurs, mais là, à part un ennui profond, ça ne provoque rien d'autre. L'intrigue n'avance pas, les personnages sont débiles ou alcooliques ou les deux, même les décors ne sont pas forcément bien mis en avant, reste une reconstitution intéressante mais sérieusement qu'est ce que c'est long !!! Une vraie déception donc, avec des messages qui cherchent à passer en force mais n'atteignent quasi jamais leur cible, je suis clairement passé au travers et très franchement, avec un tel casting je m'attendais clairement à autre chose !
    Koalahama
    Koalahama

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    2,0
    Publiée le 20 septembre 2018
    Ce n'est pas parce que c'est Audiard qu'il faut crier au chef d'oeuvre. Décevant et vite ennuyeux. Scénario simpliste malgré un bon casting et 2-3 moments drôles.
    floflo2204
    floflo2204

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    4,5
    Publiée le 20 septembre 2018
    Première réalisation américaine de Jacques Audiard, Les Frères Sisters se présente avec tous les arguments pour convaincre et immerger son spectateur. Le réalisateur que l'on savait déjà talentueux démontre une fois de plus l'étendue de son talent en filmant à merveille chaque seconde de son long-métrage. Chaque plan est pensé, réfléchi et sublimé par la caméra. Dans la même idée, la gestion de la photographie est magnifique et met pleinement en valeur la beauté naturelle des Etats-Unis faisant vivre son western jusqu'au bout du film. Le scénario constitue également une des plus grandes qualités du film, on nous emmène donc suivre l'histoire de ces deux frères sans jamais nous ennuyer. L'histoire et les péripéties qui la ponctue sont toujours là pour rajouter un intérêt certain au film. Néanmoins, là où le film se sublime le plus c'est sans aucun doute dans l'écriture de ses dialogues. Je n'ai pas lu l'oeuvre de fiction dont le long-métrage est tiré donc je ne saurais en juger la qualité mais Jacques Audiard se pose en digne héritier de son père dans l'écriture de dialogues crus et percutants. Dans tout ça, le casting réalisé est réalisé avec soin pour les rôles principaux. Jake Gyllenhaal, John C. Reilly, Joaquin Phoenix et Riz Ahmed sont tous les quatre parfaits dans leurs partitions. Ils font vivre leurs personnages avec grande facilité et nous entraîne dans leur histoire avec une grande facilité. A côté, les autres personnages sont peut-être un peu trop fades à l'exception de Rebecca Root qui se transperce l'écran à chaque fois qu'elle apparaît. La beauté de la nature américaine offre un fond parfait au western jouant peut-être parfois un peu trop sur les images clichés mais qui nous offre de beaux moments d'évasion. A l'inverse, la composition d'Alexandre Desplat est absolument fantastique et emmène tout le monde au fin fond de l'Ouest sauvage à chaque instant. Certains moments ne sont pas sans rappeler les glorieux morceaux d'Ennio Morricone mais pour autant Desplat réussit à se créer sa propre identité pour démontrer une fois de plus sa facilité à créer des atmosphères inoubliables. Les Frères Sisters fait indéniablement partie de cette nouvelle génération de western bien aidé par une réalisation dont seule Jacques Audiard a le secret.
    traversay1
    traversay1

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    4,5
    Publiée le 19 septembre 2018
    Le western est un genre d'une richesse infinie qui autorise toutes les libertés, tous les styles et tous les registres : drame, comédie, picaresque, aventure ... Il n'a pas besoin d'être réinventé, même si son âge d'or est lointain : il s'auto-alimente sans peine autour de quelques constantes : des colts, de la poussière et des paysages grandioses (on peut y ajouter des indiens et un shérif mais ce n'est pas indispensable). Puisqu'il n'a plus rien à prouver, Jacques Audiard entre dans cet univers avec une certaine humilité. Son scénario n'a rien d'époustouflant, a priori, avec une intrigue qui tourne autour d'une chasse à l'homme menée par deux frères, au temps de la ruée vers l'or, de l'Oregon à la Californie. Mais on connait le cinéaste et sacapacité à donner de l'épaisseur à n'importe quel récit. Progressivement, les Frères Sisters se charge d'une densité et d'une profondeur qui passent non pas par des scènes spectaculaires mais beaucoup par des dialogues entre ces deux frères, dont le portrait ne cesse de s'affiner, un pari risqué, mais tenu haut la main. Pour la forme, c'est à dire l'image, pas d'inquiétude, elle est somptueuse, dans cette Amérique sauvage qui découvre la modernité à travers des idées nouvelles et des innovations techniques et/ou hygiéniques (le dentifrice, la chasse d'eau). Le plus étonnant est de voir cette chevauchée que l'on attend sanglante se transformer en épopée sentimentale et fraternelle comme quoi à l'ouest il peut y a voir quelque chose de nouveau. Et quelle direction d'acteurs : Joaquin Phoenix, Jake Gyllenhaal et John C. Reilly sont à redécouvrir, débarrassés, surtout le premier, de quelques-uns de leurs tics de comédiens. Les frères Sisters, malgré une dose de violence obligatoire, va tout droit vers l'apaisement et une certaine sérénité. Etonnant et exaltant.
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    2,0
    Publiée le 19 octobre 2018
    Ah ! Un Western ! Le genre est tellement codifié (et surtout déjà tellement fourni) que je suis toujours surpris de constater qu’il puisse encore en sortir aussi souvent de nos jours. Seulement voilà, encore l’an dernier « Brimstone » avait su démontrer qu’il était possible de dire quelque-chose de neuf et de fort avec ce genre pourtant très pétri d’obligations formelles. Alors pourquoi pas ne pas se risquer à ces « Frères Sisters » après tout ? Quand il y a Monsieur Jacques Audiard aux commandes, il me semble que ça impose un détour… Et pour le coup – oui, il faut bien le reconnaitre – quelques minutes de film suffisent pour comprendre que, pour un curieux de cinéma, le déplacement s’imposait. Premier plan. Plan général. Echange de coups de feux soudain en plein milieu de la nuit. Echos. Brutalité. Explosions lumineuses qui fusent à travers le désert. Ah ça ! Pour le coup : oui c’est beau… Et quand on associe à cela tous les éléments de générique très élégamment amenés, on se dit forcément qu’on va avoir affaire là à une démonstration d’esthète. Et ce fut bien le cas… Seulement voilà, ce fut le cas pour le meilleur mais aussi pour le pire. Le meilleur parce que – oui – ce film est vraiment très beau formellement je trouve, du début jusqu’à la fin. Ma petite palme personnelle va pour la photographie que je trouve assez remarquable, notamment pour sa capacité à jouer parfois sur des couleurs parfois assez vives et tranchées sans pour autant perdre un certain équilibre d’ensemble. Cela donne un petit côté fantasmé à cet univers qui, selon moi, colle parfaitement à l'état d'esprit global du film. C'est quelque-chose que l'on retrouve aussi dans la composition des plans. il y a un souci du cadre très régulièrement esthétisant. Certains pourraient trouver ça un brin ostentatoire mais moi j'apprécie cet effort de recherche. Surtout que sur ce domaine là non plus, Michel Audiard n’en fait pas trop à mon sens. La cohérence globale de la forme est toujours ce qui prédomine. Donc vraiment, sur tous ces aspects là, ces « Frères Sisters » m’ont vraiment brossé dans le sens du poil. Mais le problème c’est qu’un film ne peut se réduire à sa seule forme. La forme, c’est ce qui vient donner chair au fond, au propos, à la démarche… Or là, en termes de fond, c’est encore une fois la soupe à la grimace me concernant. Et si je dis « encore » c’est parce que malheureusement, c’est quelque-chose que je vis assez souvent avec les westerns modernes. Trop souvent il s’agit d’exercices de style qui s’amusent à se réapproprier les codes du genre sans les transformer ni les adapter. Cela donne régulièrement des films sans personnalité et sans propos face auxquels je m’ennuie beaucoup. Ça a été par exemple le cas me concernant avec le récent « Hostiles ». Eh bah avec ces « Frères Sisters » j’ai envie de dire : « rebelote ». Rebelote parce que cette histoire de mercenaires à la recherche d’une prime à toucher, j’ai déjà vu ça cent fois. Et ce n’est pas le traitement des personnages qui va y changer quoi que ce soit à ce constat. Une fois encore, l’intrigue se limite à simplement suivre des âmes en peine qui discutent de leurs espoirs et de leurs fêlures, avec la bonne vieille réserve si typique de ces hommes de l’Ouest sauvage. Alors d’accord, il y a parfois quelques moments qu’on peut trouver singulier et face auxquels on peut s’émouvoir (je pense notamment à cette scène entre Eli et la prostituée à Mayfield), mais c’est trop rare et trop fragmenté. Les choses avancent en suivant un fil bien maigre, et le reste du temps, toutes ces considérations bavardes ne se réduisent malheureusement qu'à du cabotinage aussi vain qu'artificiel. Chaque pseudo-péripétie peine à animer ce tout bien flasque, démontrant même la plupart du temps que le film n'a rien de spécifique à dire. Tout cela finit d’ailleurs un peu en eau de boudin par rapport au déroulement de l’ensemble. spoiler: Un peu sorti de nulle part, on nous balance un discours sur le fait que l’Ouest naturel c’est chouette parce que ça incarne mieux la liberté que les grandes villes (…et en quoi les deux heures qui précèdent illustrent ce contraste ? Pour le coup : mystère.) Pire, il y a cette conclusion où finalement les deux frères décident de retourner chez maman. C’est certes assez beau et touchant, mais encore une fois il y a peu de choses dans l’intrigue d’ensemble qui permettent de vraiment donner du relief à cette conclusion. Ça tombe un peu comme ça, comme si Audiard nous sortait ça de sa chaussette à morales conclusives. « Bon bah, pour ce coup-ci ce sera "il nous a fallu voyager pour revenir au point de départ, mais différents." Adjugé vendu. » Le hic c’est que pour le coup c’est assez contradictoire avec l’autre message du film qui consistait à dire que le voyage c’était justement la liberté. Alors après, OK, ce film suivait le parcours de deux binômes, donc on peut très bien avoir deux conclusions différentes et contradictoires. Après tout pourquoi pas. Sauf que bon, pour comprendre où voulait vraiment en venir le film, ça devient tout de suite beaucoup plus compliqué. Mais d’un autre côté je me dis que toutes ces considérations de propos sont au fond bien secondaires, car pour le coup il apparaît assez manifeste que, dans ces « Frères Sisters », la finalité du film n’était pas dans le propos. D’ailleurs, en fin de compte, de ce titre ambigu et aguicheur, ce film n’en fait rien. Pour moi c’est tout un symbole au fond. Je pense que depuis le départ, Jacques Audiard voulait faire avec ce film ce que des John Hillcoat et autres Scott Cooper ont déjà fait dans le même genre : un pur exercice de style sans véritable propos ni fond. Alors soit. Il y en a à qui ça plaira. Moi, pour ma part, même s’il y a quelques très rares bons moments, je trouve quand même que ces « Frères Sisters » font un peu coquille vide. Et c’est bête, mais me concernant, cette impression de coquille vide me fait surtout l’effet d’un film fait à moitié. pas le meilleur moyen de me convaincre… Bon après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
    Danny the dog
    Danny the dog

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    3,5
    Publiée le 20 septembre 2018
    Un western intéressant sans être incroyable. Des scènes marquantes sans être cultes. Je n'ai pas lu le livre mais l'histoire est divertissante. La relation entre les deux frères est assez authentique et amusante. Le casting est parfait. Ce n'est pas le meilleur western de ces dernières années mais il est à voir.
    stephils
    stephils

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    2,0
    Publiée le 23 septembre 2018
    Qu'elle déception pour le grand passionné des westerns que je suis depuis mon enfance. A 70 ans passé je n'en ai pas manqué beaucoup et celui la fait parti des pires que j'ai vu....... Ne perdez ni votre temps ni votre argent en allant voir ce film. Ni les personnages, ni les paysages ne sont dignes d'un bon film. Quand à l'histoire j'avoue n'y avoir trouvé aucun intérêt et si je suis resté jusqu'au bout c'est en espérant qu'à un moment il se passerait quelque chose.......mais je suis resté sur ma faim.
    maxine_
    maxine_

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    1,5
    Publiée le 22 septembre 2018
    décevant, consternant et pour le moins très ennuyeux? Histoire face et sans intérêt, décors fades filmés généralement de nuit et seuls les acteurs sauvent ce qui peut être sauvé. Film de commande, traité par dessus la jambe.
    Audrey L
    Audrey L

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    4,0
    Publiée le 21 septembre 2018
    Une belle épopée intimiste, où le voyage est tout autant symbolique avec ses majestueux paysages que relationnel entre ces deux frères aux antipodes (et malgré tout inséparables). Cru, beau, parfois un peu violent (scène d'amputation où les bruitages seuls suffisent à l'écœurement voyeuriste), Jacques Audiard signe un western mature, emporté par le casting brillant (et habitué au genre) : Joaquín Phoenix en chien fou alcoolique, John C. Reilly en garde-fou, Jake Gyllenhall en opportuniste... On suit ce beau monde jusqu'au final cru puis étonnamment tendre (dernières minutes particulièrement réussies). On regrette seulement de tant sentir la patte de l'auteur par moments, ce qui rend bavard voire mou ce western en quelques séquences. N'attendez pas un western comme le récent blockbuster "Les 7 mercenaires", ici on est dans le western à la française, ce qui peut déstabiliser. De même, on a du mal à se rappeler la bande originale, et l'on s'étonne de voir le nom de l'excellent Alexandre Desplat à ce poste, a priori ces deux informations sont incompatibles... On retiendra les acteurs brillants, les scènes dures et la maturité de l'intrigue. Mention à la tendresse des dernières minutes qui est inédite et très appréciable.
    garnierix
    garnierix

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    4,5
    Publiée le 22 septembre 2018
    Jacques Audiard, c’est l’auteur de « Dheepan », « Un prophète », « De battre mon cœur s'est arrêté » … Avec « Les frères Sisters », il fallait donc s’attendre à quelque chose d’au moins intéressant. Et c’est beaucoup plus que ça. Sans l’ombre d’un doute, ce film est pour tous les publics. Sauf pour les gens qui n’aiment pas le réalisme vrai (ceux qui préfèrent Sergio Leone aux frères Coen par exemple). Sauf pour ceux qui sont allergiques à la violence ; ceux qui sont allergiques à la boue et à la crasse (elle transpire jusque dans votre fauteuil) ; ceux qui n’aiment pas voir un cheval souffrir sous la selle ; ceux qui ne peuvent pas voir un arachnide venimeux pénétrer dans la bouche d’un homme endormi ; ceux qui ricanent de voir les gens incultes se mettre à philosopher avec leurs mots à eux. Ça fait beaucoup de contre-indications, mais si ce film est sans doute pour tous les publics, c’est parce qu’il faut savoir comment se sont construits les États-Unis, d’une part ; et d’autre part, parce qu’il faut imaginer comment se construisent tous les êtres meurtris de la planète. L’histoire n’a pas beaucoup d’intérêt ; il n’y a pas de suspense ; il n’y a pas de trésor caché. Il y a plutôt de la survie, de la frustration, et beaucoup de chemins de traverse. N’empêche qu’on ne voit pas les deux heures passer. Cette quadruplette d’acteurs, John Reilly, Joaquin Phoenix, Jake Gyllenhaal, Riz Ahmed (cités par ordre d’excellence), quel bonheur ! Pas une seule erreur. Forcément, la direction y est pour quelque chose. Certains pourraient quand même reprocher à Audiard d’avoir emprunté trop de chemins, cafouillé parfois. Mais la vie est un grand cafouillage pour la plupart. On est avec des hyènes humaines, dans une nature féroce, dans l’orpaillage, dans les groupements humains qui naissent, on est dans l’ouest américain de 1850, un monde qui est « une abomination » dit l’un (« tu n'as pas peur de te reproduire toi ? »), tandis que l’autre ne voit pas pourquoi il arrêterait de boire, de tuer, de violer (« ma vie ressemble à un barillet vide, j'ai tout fait par haine de mon père »). A côté de ça, deux autres dissertent sur un autre mode, l’un remarquant que le sourire de l’autre se poursuit au-delà de la politesse, démontrant qu’il a un réel plaisir à communiquer avec les autres ; on les entendra même évoquer les phalanstères de Fourier. Est-ce du cafouillage ? En Europe, les hommes ont découvert la liberté après avoir été habitués pendant 2000 ans à l’existence d’une classe régnante, voire divine. Aux États-Unis, en comparaison, ils ont été immergés instantanément dans un monde libre, donc libre du pire et du meilleur, où chacun se débrouille et cafouille. C’est beaucoup plus violent. C’est le contexte du film. On est entre incultes, cupides, tueurs, orpailleurs, inventeurs. Mais les hommes sont seuls, terriblement seuls dans leur folie, dans leur mélancolie, dans leur absence de communication. Il y a tout cela dans le film. Et cependant, c’est joyeux et drôle. L’un découvre la brosse à dents. L’autre voit l’océan pour la première fois : « –on n’a jamais été aussi loin ! –tu veux dire dans la conversation ? » … Les deux frères ne sont pas si nuls !
    Jean-Max R
    Jean-Max R

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    1,0
    Publiée le 20 septembre 2018
    Consternation après avoir vu ce film. Annoncé comme un film de commande et réalisé par dessus la jambe. Pas d'action, pas de beaux paysages, une histoire terne, bref le bide total et c'est avec soulagement qu'on voit le générique de fin
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