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    Les Frères Sisters
    note moyenne
    3,9
    5050 notes dont 470 critiques
    10% (45 critiques)
    33% (154 critiques)
    30% (141 critiques)
    17% (78 critiques)
    6% (29 critiques)
    5% (23 critiques)
    Votre avis sur Les Frères Sisters ?

    470 critiques spectateurs

    Antoine D.
    Antoine D.

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    4,0
    Publiée le 24 septembre 2018
    Il y a 3 ans, Jacques Audiard remportait la palme d’or pour Dheepan. Le film baigne dans l’utopie et le conte. Charlie et Eli Sister sont des tueurs à gages hantés par leur passé familial. Leur mission est de trouver et tuer le détenteur d’une formule chimique permettant de trouver l’or. Ce « western », sorte de road movie, où la violence doit laisser place à la civilisation et la rédemption de deux frères. Pour cela, Audiard s’expatrie complètement aux États-Unis et se tourne vers de grands acteurs qui propulsent son film.
    Yves G.
    Yves G.

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    1,5
    Publiée le 24 septembre 2018
    Les frères Sisters sont tueurs à gages. Dans l'Amérique de la ruée vers l'or, ils vendent leurs talents au plus offrant. Charlie le cadet (Joaquin Phoenix) est le plus insouciant des deux, qui boit et qui couche dès que l'occasion s'en présente. Eli l'aîné (John C. Reilly) est le plus sensible, qui peut abattre de sang froid un homme mais ne supporte pas de voir une bête souffrir. Leur donneur d'ordres, le mystérieux Commodore, leur a désigné leur prochaine cible : Hermann Kermit Warm (Riz Ahmed) un alchimiste auquel ils devront, avant de l'exécuter, arracher la formule qu'il a inventée. Un détective privé est déjà sur ses trousses : l'élégant John Morris (Jake Gyllenhaal). De tels tombereaux d'éloges se sont déjà abattus sur Les Frères Sisters qu'on sera bien hardi d'en dire ici du mal. On le sera d'autant plus qu'on tient Jacques Audiard pour le plus grand réalisateur français contemporain avec Abdellatif Kechiche : tous ses films, à l'exception peut-être de "Dheepan", qui ne méritait pas la Palme, sont des chefs d’œuvre inoubliables de "Sur mes lèvres" à "De rouille et d'os" en passant par "Un prophète" et "De battre mon cœur s'est arrêté". On lit qu'il tourne un "western crépusculaire". Expression ô combien galvaudée depuis que le western, genre éminemment daté, contemporain d'un âge d'or américain, qui n'en finit plus de connaître un long épuisement et dont on se demande diable ce que le réalisateur français est allé y chercher, dans des décors naturels espagnols ou roumains et avec des acteurs américains recrutés à prix d'or. On lit aussi qu'il raconte "un sublime récit de fraternité" en mettant en scène deux frères au patronyme déroutant. On n'y voit pourtant, comme on l'a vu mille fois, qu'un duo de cowboys, ici unis par les liens du sang, qui incarnent chacun à leur façon des caricatures : l'aîné incarne la voix de la raison laissant au puîné le rôle du débauché capricieux et immature. On lit enfin qu'il s'agit d'une "réflexion terrassante sur la banalité du mal", un sujet qui traverse l’œuvre de Audiard. C'est sans doute faire beaucoup de cas à ce quatuor de personnages dont l'histoire ne surprend guère, sinon par la scène, attendue pendant près de deux heures durant laquelle Warm teste enfin sa formule. Elle restera gravée dans les mémoires. Elle ne justifie pas à elle seule les éloges excessifs venus saluer cette odyssée américaine d'un réalisateur dont on espère le retour rapide à des horizons plus familiers.
    dominique P.
    dominique P.

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    3,5
    Publiée le 24 septembre 2018
    Je ne suis pas du tout fan de Western, mais de temps en temps je vais en voir malgré tout. Celui-ci est bien dans l'ensemble, il est de bonne facture. La première heure est un peu pénible, mais la deuxième heure va mieux. Ce western est parfait pour ceux qui affectionnent le genre.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    3,0
    Publiée le 12 octobre 2018
    Trois ans après le douteux "Dheepan", Jacques Audiard revient avec un premier film américain, une incursion dans le western plutôt réussie. "Les frères Sisters" séduit par la modestie de son écriture (un montage parallèle bien tenu, deux duos qui finissent par se rejoindre à mi-parcours), la beauté de sa photographie qui contraste nettement avec celle, poisseuse et lassante, de ses derniers films français et par une mise en scène qui, à défaut d'être originale, est dépourvue d'effets de style qui encombraient de plus en plus le cinéma d'Audiard. Il ne faut pas chercher de grands moments de bravoure dans "Les frères Sisters" mais suivre avec un certain plaisir une histoire narrée avec élégance, dans laquelle l'humour et la cruauté se côtoient naturellement. Il est donc assez surprenant de voir un film d'Audiard aussi modeste dans sa facture, aussi simple dans sa manière de créer une complicité entre des acteurs et des personnages sans que ces derniers soient psychologiquement épais (ce qui reste malgré tout une limite). Alors que le film met longtemps en scène une banalité de la violence, règle essentielle pour survivre dans ce monde de brutes, il prend le spectateur à contre-pied au moment où les quatre personnages principaux sont réunis : leur entente dans leur quête d'or est proche d'un pacifisme absolu dans un lieu quasi idéal (une rivière dans les bois californiens) mais va s'écrouler lors de la meilleure scène du film, qui met en évidence l'inexorable cupidité des hommes. Le film déçoit néanmoins dans un dernier quart d'heure expéditif, à peine filmé puisque sans aucun intérêt scénaristique, se concluant par une scène balourde, aussi anecdotique qu'inconséquente. Malgré quelques réserves, le virage opéré par Audiard est convaincant dans la mesure où le cinéaste semble enfin avoir trouvé des procédés formels et d'écriture à la hauteur de ses ambitions, judicieusement revues à la baisse.
    Benito G
    Benito G

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    3,0
    Publiée le 12 octobre 2018
    JAcques Audiard nous signe ici un western relativement abouti montrant une fois de plus le talent du réalisateur. LE scénario est assez dense et intervient parfaitement pour le coté western du film. On notera un bon jeu d'acteurs qui aide au film pour le tenir un peu plus. Et pas le temps vraiment de s'ennuyer avec plusieurs rebondissements, qui nous amène par la suite un nouvel enjeu et de l'action. On est donc fasse à quelques choses de tendre, doux et brutal en même temps On ressort de la salle avec quelques choses qui nous amène à réfléchir sur le quotiden que l'on voit de violence et cela sans tomber dans d'autres travers ou le "too much".. Certains y verront parfois un humour noir, ce qui en soit ne fait pas de mal et le démarque un peu plus. Bref un western comme cela faisait longtemps que l'on en avait pas et Jacques A. réusssit son coup avec brio, aidé bien sur du talent des acteurs.Très bonne surprise dans le genre comme on en voit peu.
    Le cinéphile
    Le cinéphile

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    4,0
    Publiée le 7 octobre 2018
    Jacques Audiard signe un western puissant porté par un casting de premier ordre. John C Reilly et Joaquin Phoenix sont mémorables et très touchants dans leur relation fraternelle. https://www.facebook.com/la7emecritique/
    AZZZO
    AZZZO

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    4,0
    Publiée le 25 septembre 2018
    Beau film. L'idée d'Audiard est pour le moins originale : faire un western à la française où, entre deux massacres, les tueurs interrogent l'intimité de leur relation. C'est Rommer chez Clint Eastwood et ça prête à sourire. Le démarrage est très lent mais les acteurs sont formidables et on se réjouit de voir Audiard refaire du cinéma (J'ai cru qu'il était mort en voyant "De rouille et d'os". Ouf, il respire encore !).
    Cinememories
    Cinememories

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    3,5
    Publiée le 4 octobre 2018
    Succédant des réalisations soignées et qui prônent chacune un discours moral sur la différence, c’est aux commandes d’un nouveau projet à nouveau registre que l’on recolle avec Jacques Audiard. Le western n’est pas un genre de prédilection pour les français et pourtant, cette dernière œuvre s’impose déjà comme un symbole de polyvalence dans l’hexagone. On explore ainsi les terres de l’Oregon, irriguées de sang, de sueurs et d’or. L’ouverture ne transcende pas le genre mais nous rappelle qu’il émerge de la violence. La photographie retentit au rythme des coups de feu venant de la pénombre. Les terres sauvages de l’état sont rongées par des cow-boys sanguinaires, pour qui la vie représente peu. La plupart d’entre eux sont enfermés dans une stase qui les conditionnent à boire et à trainer dans tous les bordels possibles. Leur vie ne se résume qu’à l’égoïsme et la satisfaction des pulsions les plus primitives. Pourtant un duo se détache de cette caricature, comme si tout le récit les pousse à reculer vers leur passé ou bien se chercher un avenir durable, loin de cet enfer doré. Les frères Charlie (Joaquin Phoenix) et Eli (John C. Reilly) Sisters sont deux Reilly) Sisters sont des chasseurs de prime, qui ont grandi dans un monde pourri jusqu’à la moelle. Ils font corps avec cet environnement sordide et dangereux, mais la vieillesse les rattrape. On le constate essentiellement auprès d’Eli, l’aîné qui a perdu son lot de virilité pour se détacher se ses responsabilités. A présent, il est en quête de rédemption, voire d’émancipation avec le métier qui fait de lui un homme sanguinaire vue de l’extérieur, mais tendre à l’intérieur. Comme un ours fatigué, à l’image son cheval qui peine à l’accompagner, il commence à embrasser la vision d’un monde moderne et saint, ce que n’entrevoit pas du tout son cadet de frère. Très impulsif sur les bords, caricature même des rodéos du genre, il insuffle la part haineuse de cette fraternité, qui n’est pourtant jamais remis en question, ou du moins que nous ne sommes pas prêts d’y croire. C’est pourtant son évolution, si linéaire, qui donnera du corps aux personnages secondaires. Morris (Jake Gyllenhaal), détective et Hermann Kermit Warm (Riz Ahmed), chimiste souhaitant révolutionner la démarche pour la prospection de l’or, forment un duo qui virent sans surprise à un quatuor très familial, où chaque membre sera sujet à l’introspection. L’intrigue est ainsi bavarde et engage ses personnages à expliquer leur situation psychologique en permanence. Les échos à « Impitoyable » peuvent trahir certains passages qui souhaitent tutoyer l’émotion comme la charpente vers la rédemption. Autant la performance des acteurs est une merveille, autant la mise en scène sombre aisément dans l’hommage, bien qu’elle soit esthétiquement bien appliquée au décor. « Les Frères Sisters » apparait ainsi comme un miracle dans les choix de mise en scène qu’Audiard emprunte. Une œuvre exclusivement tournée en anglais, avec des acteurs Américain, nous bluffe en matière d’authenticité et la partition discrète d’Alexandre Desplat nous garde en alerte dans les transitions, avant que le son la Nature meuble l’atmosphère. La traque de deux tueurs devient un duel sur le rapport de force et le chemin vers l’humanité est tracé. Bipolaire dans les excès qui forgent le caractère des frères, on trouvera énormément de réconfort à suivre l’ultime aventure d’une vie, qui trouvera une autre issue que l’impureté de la chair et de l’or. Le dénouement resserre l’étau sur un monde paisible, preuve d’un accomplissement paradoxal sur les déboires de deux tueurs innocents.
    Alan B
    Alan B

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    4,0
    Publiée le 4 octobre 2018
    En pleine période de la Ruée vers l'or, "Brothers sisters" est avant tout un très bon western confirmé par le duo surprenant John C. Riley et Joaquin Phoenix. Le duo fraternel infernal est joué d'une extrême justesse. Joaquin Phoenix est le frère leader par rapport à son cadet que l'on qualifierai d'un peu balourd. Cependant, au fil du film, celui-ci se révèle être redoutable pour, au final, prendre le leadership sur son cadet. Les deux frères poursuivent un second duo formé par le détective J. Gyllenhaal et le chimiste Riz Ahmed. Dans la première partie du film, Jake Gyllenhaal traque le second mais finalement, la traque se termine en amitié et nous donne un duo attachant. Dans des paysages et des décors époustouflants d'authenticité, le film se poursuit, certes assez mollement, mais non pas sans intérêt. On découvre le duo de frères sous un autre angle ; un angle attachant qui nous donne presque de l'empathie. Dans cette second partie, toujours, le second duo est également inspiré par des idées utopistes (création d'une société nouvelle). Au final, la mayonnaise prend bien, le quator d'acteurs est génial, l'humour volontaire ou involontaire du réalisateur est également présent et la fin moralisatrice nous fait penser que dehors, on peut être les pires brutes mais une fois à la maison, on redevient de véritables petits agneaux.
    Akermann A
    Akermann A

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    0,5
    Publiée le 24 septembre 2018
    Ce film avait tout pour plaire mais de mon point de vue c'est raté la faute à un scénario sans fil conducteur, des personnages trop ternes, trop stupides et à un univers pas assez travaillé. Par ailleurs il y a vraiment trop de longueurs.
    PaulGe G
    PaulGe G

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    2,0
    Publiée le 21 septembre 2018
    une grange qui brule dans la nuit. et tout le reste se passe pratiquement la nuit . c'est éclairé a la lanterne . on ne voit même pas le visage des comédiens , les rares scènes de jour sont filmée en contre jour ou dans la brume ou la fumée , pas d'action , quelque secondes de chevauché , le dialogue ? du bla-bla la mise en scène ridiculement prétentieuse (sans doute du style) et une fin risible font de se simili western un des plus mauvais westerns depuis la création du western.
    L'AlsacienParisien
    L'AlsacienParisien

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    2,5
    Publiée le 24 septembre 2018
    Première réalisation américaine de Jacques Audiard, "Les frères Sisters" s'annonce comme un petit chef-d'oeuvre puisant dans la tradition du western avec des personnages construits au détail près. Seulement voilà, si Jacques Audiard n'était pas à la réalisation et si toutes ces têtes d'affiche étaient remplacées par d'illustres inconnus ; le film aurait-il reçu toutes ces critiques dithyrambiques ? De mon point de vue, elles me paraissent gratuites et un tantinet "lèche-cul" car, personnellement, qu'est-ce que je me suis ennuyé pendant ce film ! Alors, d'accord, le western n'est pas mon genre de prédilection mais quand même, cette histoire est à dormir debout. Quel ennui ! Il ne se passe rien ! C'est un récit de personnages et il faut l'accepter comme tel. Alors oui, le quatuor est talentueux, subtil dans leur interprétation mais tout se concentre dans des dialogues interminables, des rapports de manipulation et de pouvoir qui s'éternisent pour ne jamais vraiment aboutir... Bon, et histoire d'être rabat-joie jusqu'au bout, chaque acteur joue un rôle qui leur convient parfaitement et dans lequel on a déjà pu les voir ! Il n'y a pas de contre-emploi-emploi, pas de risque pris de ce point de vue là ! Ainsi, voir Joaquin Phoenix traumatisé par les séquelles du passé, John C. Reilly plein de bonté enfoui en lui et Jake Gyllenhaal en homme sain, posé et raisonné n'a rien d'extraordinaire et bien qu'ils jouent à merveille, j'oublierai bien vite leur prestation qui se confond à tant d'autres. Alors, oui, j'avoue, la photographie est magnifique avec ses teintes très colorées et chaudes mais aussi ses clair-obscurs soignés qui ont l'avantage d'installer un vrai cadre d'aventure au coeur du Far-West américain. La mise en scène de Jacques Audiard, elle aussi très propre, s'étale, ici encore plus que dans ses autres films et bien que les relations se tissent et gagnent en profondeur, j'ai souvent eu envie d'en finir le plus vite possible. C'est trop sage, trop conventionnel (de sa part en tout cas). Je m'attendais surement à quelque chose de plus dense et charnel dans ses rapports aux personnages, à plus d'énergie et de violence où les acteurs sont littéralement à bout physiquement et ici, on ne ressent rien de tout ça. Fable sur la fraternité et chevauchée périlleuse vers la conquête de soi, "Les frères Sisters" s'est avéré aussi long et ennuyeux qu'un vieux western. Pas de renouveau du genre, pas de second souffle pour Audiard, pas de prouesse de la part des acteurs : le film se regarde mais manque totalement d'intérêts, de point de vue, de propositions, de nuances, de force, de hargne, de tripes ! L'intrigue n'avance pas... si bien qu'on en perd le fil de l'histoire et le statut des relations. La bande originale aurait pu relever le rythme et maintenir notre regard mais rien n'y fait. Mais vous remarquerez que j'ai quand même mis la moyenne car je ne me suis pas endormi et la qualité de jeu des acteurs m'a sauvé ce western d'une impassibilité flagrante. Donc, oui, je rouspète quand même car je trouve ce film très impersonnel pour un réalisateur français. "Les frères Sisters" ne m'a pas touché, contrairement à ses films précédents. Je pense que mon avis relève davantage d'une déception que d'une sincère envie d'être négatif...
    Fêtons le cinéma
    Fêtons le cinéma

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    2,5
    Publiée le 23 septembre 2018
    Le problème n’est pas qu’un réalisateur français se soit emparé du mieux qu’il ait pu du western (ou de ce qu’il considère être le western), genre strictement américain car porteur d’une culture, d’un âge transitionnel dans l’histoire de l’Amérique, le problème n’est pas qu’il se soit entouré d’un casting américain pour concrétiser sa vision, le problème est qu’il transpose le mélodrame français où se rejoue sans cesse les querelles familiales dans un univers incapable de l’intégrer : ça parle tout le temps, ça se traîne comme une mule à l’agonie, ça philosophe sur le monde du haut de son perchoir. Le plus paradoxal, peut-être, réside dans l’ambition de saisir l’humain dans sa complexité émotionnelle tout en contemplant depuis l’espace (cf. les plans aériens) ces hommes et ces femmes ah non point de femmes dans ce film ô surprise puisque le titre annonçait une symbiose sexuelle ici absente, à moins de considérer la faiblesse, les larmes et l’affection comme inhérentes à la femme chose ô combien myosine. Où sont les femmes? Une prostituée ou une mère au foyer, c'est tout ce qu'offrent comme débouchés les années 1850 à la femme? Le film fonctionne sur sa mise en image d'une malédiction familiale transmise par le sang : les deux frères reproduisent l'inertie paternelle, cumulent les problèmes, semblent maudits de l'intérieur tel le nid d'araignées buccal. Une thématique qui n'est pas neuve sous le soleil américain (Fences de Washington par exemple abordait le problème avec bien plus de complexité, Brimstone accentuait l'irréversibilité d'une fragilité ou d'un acte). Avec Les Frères Sisters, Audiard traverse l’Atlantique et semble heureux de ce voyage, mais n’apporte rien au cinéma hormis une ouverture magnifique et un final très touchant que l’on aurait aimé voir développé en lieu et place de ce salmigondis psychologisant gorgé de mal-être, un mal-être typiquement français. Fort heureusement il y a Alexandre Desplat, véritable alchimiste capable de transformer ses notes en couleurs constitutives d’une atmosphère étrange, embrassant dans la même portée burlesque, drame et élan épique ; peut-être un des seuls artistes français à savoir saisir le pittoresque d’une culture autre que la sienne.
    eloconico
    eloconico

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    0,5
    Publiée le 23 septembre 2018
    Trop trop trop Trop long Trop lent Trop vide Trop déçu Après en avoir tant entendu parlé, j’y suis allé avec un engouement débordant Quelle déception
    Patou13
    Patou13

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    1,0
    Publiée le 22 septembre 2018
    Quelle déception ! C'est trop long, trop lent, un scénario sans grand intérêt ! Dommage pour les acteurs tous excellents mais j'ai bien failli partir avant la fin mais je n'étais pas seul ! A quand un vrai western ?
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