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    Les Frères Sisters
    note moyenne
    3,9
    5341 notes dont 483 critiques
    répartition des 483 critiques par note
    46 critiques
    159 critiques
    146 critiques
    80 critiques
    29 critiques
    23 critiques
    Votre avis sur Les Frères Sisters ?

    483 critiques spectateurs

    framboise32
    framboise32

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    4,0
    Publiée le 25 septembre 2018
    Jacques Audiard arrive à faire de cette adaptation du roman éponyme de Patrick deWitt un film personnel. Il y a d’abord l’histoire personnelle de ces deux frères, l’histoire du pays et de la ruée vers l’or. Le film est à la fois sombre et optimiste Jacques Audiard s’est entouré d’un casting prestigieux pour son premier western. L’ensemble est assez mélancolique. Il maîtrise son film de bout en bout. Un beau western
    Cinephille
    Cinephille

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    4,0
    Publiée le 20 septembre 2018
    Quatre hommes qui ont comme point commun la haine de leur père. Deux couples : deux frères tueurs à gage, un détective et et celui qu’il poursuit. Dans chaque couple un est du coté obscur de la Force l’autre du côté lumineux. Et au dessus d’eux quatre une figure patriarcale, celle du Commodore ou du Commandeur. Ils se croisent se tirent dessus se font des confidences changent au contact les uns des autres. Excellents acteurs mise en scène nickel photo évidemment superbe musique nettement moins réussie. Ce western de développement personnel tient ses promesses
    Fidelou
    Fidelou

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    4,0
    Publiée le 19 septembre 2018
    Charlie et Elie Sisters sont d’affreux jojos. Des tueurs à gage qui dégainent à tout va et ne comptent même plus leurs morts. Deux rustauds cruels, minés par la violence paternelle et qui ne respectent plus qu’une personne : maman. On est en 1851 en Oregon, au nord-ouest des Etats-Unis, en pleine Ruée vers l’or. Le dernier contrat des frangins les envoie descendre la côte californienne à la recherche d’un chimiste qui aurait trouvé une formule magique pour révéler les paillettes d’or au fond des rivières. Un type de plus à tuer. Et peut-être un second, puisque le gars est aussi pisté par un détective… Ce duo étant un peu plus utopiste que les cyniques « brothers ». On a donc un quatuor de chercheurs d’or, des armes, de la violence, des chevaux et des grands espaces, soit tous les codes du western. Audiard s’amuse justement à les détourner pour mieux réinventer le genre. En ajoutant une touche psychologique à ce road-movie, il réalise un récit de fraternité sauvage et douloureux, sentimental et bourré d’humour. Admirablement servi par quatre acteurs américains haut de gamme, ciselé par des techniciens français et bien que truffé de paysages espagnols, Les frères Sisters nous renvoient à nos fantasmes du grand Ouest. Comme si le réalisateur avait voulu signer le crépuscule de deux mythes en un : le western et la rue vers l’or. Même s’il les ressuscite avec son immense talent de metteur en scène et de scénariste. Son dernier opus n’atteint pas la folle puissance du Prophète, ni le degré d’émotion de De rouille et d’os. En cela, il est sans doute plus proche de Dheepan.
    gabymorlay
    gabymorlay

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    3,0
    Publiée le 22 septembre 2018
    C'est du pas du AUDIARD n’importe quel réalisateur aurait pus le réaliser un film pas mal sans plus avec de bon acteurs, déjà j'avais trouvé Dheepan moyen. Ont est loin du réalisateur de un prophète et de rouille et d'os bref. Dommage
    Bill Happier
    Bill Happier

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    0,5
    Publiée le 4 octobre 2018
    LA 1ere scène du film annonce la couleur Déconnecté de tout réalisme (comment viser une cible sans la voir ?) Violent (gratuit) Bruyant (au moins ca réveil) Gore (chevaux qui brûlent) Je ne taris pas déloges. : Dialogue aux banalités sans fin a faire mourir d’ennui un mort Des scènes mythiques (achat d'une brosse a dent, manger une araignée, pisser, se branler). On voit le niveau Je suis obligé d'inventer un nouveau concept inférieur au navet : vomitif
    Ludovic Hellec
    Ludovic Hellec

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    5,0
    Publiée le 20 septembre 2018
    Magnifique Western sous la forme d’un Road movie équestre. L’aventure initiatique de deux frères qui doivent avancer dans l’aventure pour abolir leurs démons. Audiard réalise une superbe œuvre à la photographie époustouflante digne des plus beaux films du genre. L’excellente BO signée Alexandre Desplat rajoute à la réussite.
    abcdetc
    abcdetc

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    1,5
    Publiée le 23 septembre 2018
    “Le seul exploit du film est d’avoir trouvé des producteurs pour le financer. Ça semble invraisemblable�, écrit l'un de me confrères spectateur. C'est peut être vrai, mais vu le générique de début où la liste des producteurs semble plus longue que le casting (qui me semble même relégué en générique de fin, mais j'ai pu me tromper), ça a marché. Le reste ? Je ne me suis pas vraiment ennuyé et j'ai laissé le film se feuilleter comme un Lucky Luke sans Goscinny. Les acteurs s'en dépatouillent aussi bien qu'ils peuvent, mais le reste ne signe pas le renouveau du western, ni celui du réalisateur. Qui, pour son prochain film pour lequel il trouvera forcément des producteurs, peut aussi chercher un musicien. En effet, la musique des Frères Sisters, si elle arrive trop souvent à contretemps (pour compenser la pauvreté de l'intrigue ?) est de plus assez pauvre et ne restera pas plus dans les mémoires que le film qu'elle accompagne. Jacques Audiard n'est pas le Sergio Leone français et Alexandre Desplat n'a rien d'Ennio Morricone.. Mais, encore une fois, je me sens un peu seul avec ma déception.
    Anna C.
    Anna C.

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    5,0
    Publiée le 20 septembre 2018
    Incroyable western tout en rebonds, au rythme parfait, joué par des comédiens dont le rôle colle à la peau ... j'ai adoré la trame de fond de l'histoire, les regards, l'ambiance, la façon dont ce western est filmé ... la musique est juste parfaite ... à voir, revoir...
    LEMON
    LEMON

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    1,0
    Publiée le 4 octobre 2018
    Grosse déception ! Apparemment beaucoup de moyens mobilisés pour un résultat médiocre. Des images délibérément sombres, un jeu manquant de subtilité, même s'il s'agit d'un western, un scénario pas du tout adapté pour le cinéma : l'imaginaire du lecteur fera mieux que cette mise en image maladroite qui donne lieu à quelques scènes ridicules. On s'ennuie passablement.
    Phyl C.
    Phyl C.

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    0,5
    Publiée le 4 octobre 2018
    Disons que c'est un pseudo western bavard et ennuyeux au rythme trop lent qui se déroule néanmoins dans des décors grandioses mais cela ne suffit pas pour faire oublier de regarder sa montre On reste spectateur du film sans vraiment y entrer !
    tom K.
    tom K.

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    0,5
    Publiée le 23 septembre 2018
    Je n'ai absolument pas adhéré à ce film que je trouve inintéressant au possible. Les acteurs sont gâchés et la réalisation n'a rien de prodigieux. L'histoire est plate et creuse. J'ai vu une carte postale et je ne suis jamais rentré dans ce film. Ratage complet.
    Ange93
    Ange93

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    0,5
    Publiée le 22 septembre 2018
    Ennuyeux à mourir! Je ne vois pas qui ça peut intéresser, pas les amateurs de western en tout cas! Éventuellement ceux qui prennent leur pied avec le festival ce Cannes..., et encore! Enfin, tous les goûts sont dans la nature
    L'Otaku Sensei
    L'Otaku Sensei

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    3,0
    Publiée le 6 octobre 2018
    J'ai fait connaissance avec le cinéma de Jacques Audiard lors de mes années de lycée, avec l'option cinéma que j'ai suivis. Je remercie sincèrement mes professeurs d'audiovisuel grâce auxquels j'ai pu découvrir à 16 ans "De Battre mon coeur s'est arrêté" (2005), avec Romain Duris & Neils Arstrup, "Un Prophète" avec Tahar Raïm (2009) et "Sur mes lèvres" avec Emmanuelle Devos et Vincent Cassel (2001), du réalisateur, car c'est avec Jacques Audiard que je me suis ouvert et que j'ai commencé à m'intéresser au cinéma d'Auteur que je mésestimais complètement auparavant dans mon champ hyper restreint de cinéphile immature. Même si entre temps, "De Rouille et d'Os" (2012) est passé par là et que de souvenir, j'avais tellement peu accroché que je n'ai même pas pu aller au bout du film (mais ce serait à revoir), grâce à mes cours de cinéma du lycée, j'ai toujours porté intérêt à l'oeuvre de Jacques Audiard, j'ai toujours été sensible aux façons de filmer du réalisateur, à son montage et les thématiques récurrentes de son oeuvre. Jacques Audiard c'est un mec que j'aime vraiment bien, un auteur, un vrai, et dont les films (du moins ceux de lui que j'ai vu) ont une épaisseur et une identité reconnaissable. Ce que j'aime beaucoup chez Jacques, c'est que c'est un cinéaste de "l' isolement". Ce que je trouve passionnant/captivant dans les films d'Audiard, c'est cette récurrence à mettre en scène des personnages isolés, physiquement, moralement, localement, symboliquement, des personnages qui perdent la notion du bien et du mal et qui tentent toujours désespérément de se construire une "bulle", un refuge, pour affronter ou fuir une réalité qui les dégoûte (souvent par la violence) mais qui échouent car rattraper par leur destin. Des thématiques qui me touchent personnellement et que Jacques a très bien su transposer dans plusieurs genres, que ce soit dans l'univers carcéral impitoyable de "Un Prophète" ou encore dans le mélodrame avec "De Rouille et d'Os". Cette fois, Jacques Audiard se lance lui même un sacré challenge et pas des moindres en s'attaquant à un genre, que dis-je un véritable pilier du Cinéma de Genre, quasiment né en même temps que le Cinéma lui même avec "l'Attaque du Rapide" Edwin S. Porter en 1903, le Western !! Voilà qui est bien improbable !!! Jacques Audiard qui s'essaye au Western, rien que ça ^^. Ainsi, le réalisateur de "Regarde les hommes tomber" (1994) vise grand: faire un film d'Auteur en affichant sa singularité dans un film grand public populaire. Des Westerns on en a eu à la pelle dans les années 30-50 avec le tandem iconique John Ford/John Wayne, "La Chevauchée Fantastique" (1939), "La Charge Héroïque" (1949), "La Prisonnière du Désert" (1956), "L'Homme qui tua Liberty Valance" (1962) ect dans l'âge d'or Hollywoodien, puis au Nouvel Hollywood avec "La Horde Sauvage" de Sam Peckinpah (1969), "Little Big Man" d'Arthur Penn (1970) et j'en passe....puis dans la modernité avec "Impitoyable" de Clint Eastwood (1992) puis "Danse avec les Loups" de Kevin Costner (1990); bref, on a eu plus d'une centaine de Westerns depuis les origines du 7ème Art, des films de cow-boy qui ont connus moult chrysalides a travers les âges. On pourrait en avoir marre de voir toujours les mêmes choses, les mêmes codes, les mêmes personnages types, pourtant en France, on a cultivé depuis la Nouvelle Vague ce mouvement cinématographique théorique initié par François Truffaut dans les pages des Cahiers du Cinéma en Février 1955 qu'est la "Politique des Auteurs" selon laquelle le réalisateur de Cinéma est un Auteur à part entière. De cette manière lorsque Steven Spielberg ou Stanley Kubrick font un film de Guerre, ça intéresse car ce sont des auteurs de cinéma. C'est la même chose pour "Les Frères Sisters", le film a notre intérêt non pas car il est un Western en premier lieu...mais un Western réalisé par un auteur. C'est tout à fait avec cette mentalité découlant de la Politique des Auteurs que je demeurais extrêmement curieux de voir ce qu'allais donné un Western avec Audiard derrière la caméra ! Bon, "Les Frères Sisters" / "The Sisters Brothers", Western Franco-Américain et 8ème film de Jacques Audiard, adapté du roman éponyme de Patrick deWitt (2011) nous raconte l'histoire de deux frères dans l'Oregon de 1851. Charlie & Eli Sisters sont deux mercenaires sans pitié, chargés par le Commodore de parcourir l'ouest américain à la recherche de Warm, un chimiste qui aurait découvert une formule scientifique pour fabriquer de l'or, tandis que leur acolyte John Morris est déjà sur les traces de Warm. Mais les Frères Sisters peuvent-ils vraiment faire confiance à Morris ? Quel est l'objectif de Warm en possession d'une telle formule...dans le contexte de la ruée vers l'or ? Cette quête initiatique mettra Charlie, Eli et le lien fraternel qui les unis à l'épreuve de la cupidité et de la violence du monde qui les entoure. Voilà pour le pitch global. Verdict : que penser des "Frères Sisters", autrement dit ce Western d'Auteur ? Eh bien honnêtement mon ressenti est assez brumeux, assez compliqué à vraiment définir tant le résultat est homogène pour moi. Je n'irais pas par 4 chemins, objectivement, "Sistrers Brothers" est un bon voir même un très bon film tout à fait réussi. L'entreprise très ambitieuse de Jacques Audiard de poser son empreinte sur un genre hyper populaire comme le film de Cow-Boy qui a fait les beaux jours d'Hollywood est tout à son honneur....seulement voilà, pour moi Jacques a commit une erreur ! Je vais expliquer ce que j'entends par là. Ce qui me plaisais chez Jacques Audiard, sans reparler de ses thématiques citées plus haut dans ma critique, c'est que le réalisateur avait vraiment une identité stylistique et codifiée reconnaissable. Hors là le problème est tout simplement que je n'ai pas su la retrouver. C'est très simple, je n'ai pas eu l'impression avec "Les Frères Sisters" de voir un film "Audiarien". Tout le problème étant le suivant, en cherchant à additionner sa singularité d'Auteur dans le genre codifié du Western...j'ai eu l'impression très forte que la singularité d'Audiard s'était retrouvée complètement diluée, hyper minimisée, que l'approche originale du réalisateur-auteur s'effaçait au profil du genre et de ses codes. J'ai tout simplement eu l'impression de voir un Western mais PAS un film de Jacques Audiard. Vous allez me dire en voyant ma modeste note qu'un jeune comme moi ne sait pas apprécier du Cinéma d'Auteur, que si je suis déçu c'est que je devais m'attendre à des scènes d'actions bourrins non stop et un rythme soutenu parce que je suis de ce que l'on a vulgairement appelé la "Marvel's Generation". Je vous arrête tout de suite, vous n'y êtes pas. Personnellement selon la nature et le genre de film que je vais voir au cinéma, mon cerveau n'est jamais formaté, stimulé de la même manière en fonction des films aussi, lorsque je vais voir un film d'Auteur, mon cerveau n'est pas formaté comme lorsque je vais voir un blockbuster, mes attentes ne sont pas orientées sur le même objet. Et justement, avec Jacques Audiard je savais à quoi m'attendre et je n'allais pas voir les "Frères Sisters" en espérant voir des duels de revolver et des cascades de folies non, je connais suffisamment Audiard pour savoir que le réalisateur est dans l'intime et la retenue. Hors là, il se trouve que le film ne m'a pas déçu parce qu'il était un film d'Auteur...mais parce qu'il m'a semblé être bien plus un film de genre qu'un film d'Auteur (alors que j'attendais un film d'Auteur). Jacques Audiard a voulu intérioriser les codes du Western pour en faire un film personnel avec des personnages isolés en quête d'une bulle à l'abris de la violence du monde, c'est hélas tout le contraire qui s'est produit à mes yeux, Audiard a été trop à l'ouest (c'est l'cas d'le dire ouaip ^^), il a tu son originalité. Sans être un échec total car bon, je suis peut être un peu de mauvaise foie, si, on retrouve quelques thématiques chères à Audiard (que j'ai cité) mais Jacques en a vraiment fait le minimum syndical et je le répète encore mais la singularité thématique et stylistique du réalisateur s'efface devant le banal des codes du Western. Et c'est clairement dommage car plus que de la déception, c'est de la frustration que je ressent car ce film avait de solides fondations sur le papier : une histoire intéressante, des personnages intéressant, l'univers du Western et le contexte de la ruée vers l'or, mais à l'écran le film semble loin des promesses qu'il nous a fait, à mes yeux y a limite tromperie sur la marchandise. Dans un film d'auteur, on est sensé toucher à du Cinéma de Personnage ou ce sont les personnages et leur(s) conflit(s) psychologique(s) qui donnent le tempo, hors ici les personnages sont pauvres et plus des automates de l'histoire qu'autre chose, beaucoup trop fonctionnel. Là encore c'est hyyyyyper rageant d'avoir des personnages aussi peu développés et élémentaires avec un casting 4 étoiles !! Entre John C. Reilly, l'acteur de "Magnolia" (1999), "Gang of New York" (2002), "The Lobster" (2015) et le doubleur de Ralph La Casse dans "Les Mondes de Ralph" de Disney (2012), Joaquin Phoenix ("Gladiator" de R.Scott en 2000, "Le Village" de M.Night Shyamalan en 2004, "Her" de Spike Jonze en 2013 ect) et en plus Jake Gyllenhaal ("Donnie Darko" en 2001, "Prisonners" & "Enemy" de D.Villneuve en 2013-2014) il y avait de quoi être ravi mais, et ceux même si les acteurs se montrent très investis, leur jeux sert malheureusement des personnages trop plats avec un relief psychologique insuffisant. Je repense à Romain Duris dans "De Battre mon coeur s'est arrêté" (2005) qui cherchait à s'émanciper de son paternel pour vivre librement sa vie et faire du piano, ici on se retrouve encore une fois la thématique de spoiler: l'oppression par la figure du père qui hante les deux frères puisque Eli (John C.Reilly), le cadet a eu a tuer son père alcoolique et violent, à la place de Charlie (Joaquin Phoenix), l'aîné, qui n'a pas eu le courage de le faire. Si dans le film de 2005, Tom (Romain Duris) était oppresser par la présence de son père et devait "tuer son père" d'un point de vue psychanalytique, ici il y a toute une symbolique Freudienne car les frères ont supprimés leur père mais ils restent encore d'une certaine manière psychologiquement aliénés à lui. En psychanalyse, on dit que l'enfant doit "tuer le père" pour devenir un homme. Le point de vue psychanalytique est d'autant plus adapté dans le cadre du film que les personnages d'Eli et Charlie sont en fait des enfants innocents et immatures (le plus jeune est un rêveur raisonnable tandis que le plus grand est un fêtard irresponsable qui passe son temps à prendre des cuites) dans des corps d'adultes, des enfants qui n'ont pas encore bien comprit et discernés les notion du Bien et du Mal dans un monde sauvage et violent. Des enfants, idée encore plus explicite encore avec la toute fin ou les "Sisters Brothers" regagnent le foyer familial et ou leur mère leur passe un savon avant de les choyer (là encore symbolique des enfants qui n'ont pas encore réussi à couper le cordon ombilical avec la Mère). C'est bien rageant car je sent que le sous texte est là, bien présent mais hélas, tout ce développement de personnage n'est qu'un iceberg. C'est ça, les personnages des "Frères Sisters" sont des "personnages iceberg", leur développement ne représente qu'une infime surface de la chose...et malheureusement Jacques Audiard en reste à la surface et ne plonge jamais profond pour exploiter la partie immergée de la psychologie de ses personnages, on en reste assez bêtement à l'exposition mais jamais on ne bascule dans l'exploration. Idem pour les personnages de Warm et Morris, l'autre duo avec toute sa thématique de spoiler: bâtir un Etat nouveau, sans vices, juste et ou les hommes pourront êtres libres; sorte de transposition dans le Western de l'Utopia de Thomas More (1516). Là pareil, on cite les objectif mais jamais on ne s'y attarde, ça en reste et restera à l'état de long dialogues encombrant sans jamais de concrétisation, alors qu'avec ça, Jacques Audiard avait trouvé une super idée pour dresser une critique pessimiste puis optimiste de notre société, de critiquer la sauvagerie face à la civilité. Là encore, c'est le cas de le dire mais Jacques Audiard est passé à côté d'une mine d'or qui était pourtant sous ses yeux. Le réalisateur néglige pratiquement tout le potentiel émouvant de son film, ne développe aucune de ses thématiques et ne meuble pas son "conte initiatique de cow-boy", du coup les personnages sont réduits à être fonctionnels et le récit s'aplatit, nous laisse constamment dans l'attente et finalement c'est l'ennui qui finit par se pointer. Je n'avais pas envie d'être déçu et je n'ai toujours pas envie d'être méchant avec "Les frères Sisters", j'aurais absolument tord car on a là un réalisateur Français qui s'est donné les moyens de faire un Western avec des vedettes d'Hollywood, à mille lieux des comédies stupides que l'on a en masse, j'ai serte été pas mal frustré par ton dernier film Jacques mais rien que pour ça tu as quand même tout mon respect. Allez le voir !
    bolt
    bolt

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    5,0
    Publiée le 24 septembre 2018
    Les frères sisters est un bon petit western. Celà ne sera sans doute pas le film de l'année...mais il vaut le coup d'oeil. Les acteurs sont bons. Et le scénario est un peut différents de ce que l'on a l'habitude de voir.
    sebou36
    sebou36

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    0,5
    Publiée le 11 novembre 2018
    Beaucoup de bla-bla pour ne pas dire grand'chose. Audiard est clairement surestimé et ne sais pas raconter une histoire qui se tient. Je suis vraiment passé à côté du film.
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