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Les Lauriers-roses rouges
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Les Lauriers-roses rouges" et de son tournage !

Basé sur une pièce

Le film de Rubaiyat Hossain est basé sur la pièce d'un auteur fondamental de la Renaissance au Bangladesh : Rabindranath Tagore, Prix Nobel de littérature en 1913. Le célèbre cinéaste Satyajit Ray a lui-même construit plusieurs de ses films sur l’oeuvre littéraire de cet auteur. Rubaiyat Hossain explique :

"Les Lauriers-roses rouges est la dernière pièce de Tagore, il l’a éditée en 1926. Elle a été publiée à un moment où le monde entier célébrait l’industrialisation, mais pas Tagore. Non, lui décida de s’attaquer à l’industrialisation et au capitalisme. Mon film traite de l’industrie textile au Bangladesh, une industrie où les ouvriers travaillent jour et nuit pour des sociétés européennes et américaines. Ces ouvriers ne rencontrent jamais leur véritable “chef”, celui pour lequel ils travaillent. Le chef/roi est caché, tout comme dans la pièce de Tagore. Ces ouvriers meurent dans des effondrements d’immeubles, des incendies, leurs vies ne sont que des chiffres. Mais je voulais aussi défier Tagore. La modernité de sa pièce ne se retrouve pas dans la manière qu’il a de traiter la Femme. Je voulais remettre en question l’icône que représente Nandini, en mettant en scène de véritables personnages féminins, qui sont des individus à part entière."

Tournage

Rubaiyat Hossain qualifie le tournage des Lauriers-roses rouges comme une expérience très excitante avec une équipe composée presqu'entièrement de femmes. Elles ont chacune partagé leurs expériences personnelles qui ont nourri le film. Plusieurs scènes ont été tournées en extérieur, dans un style documentaire, comme par exemple dans les rues de Dacca, dans les usines, dans les bidonvilles et dans les quartiers riches.

"Tout au long du tournage, j’ai fait l’expérience de ma ville comme je n’avais jamais pu la vivre auparavant. En tant que femme, ce n’est pas facile d’errer dans les rues de Dacca, mais pendant le tournage, comme j’étais toujours entourée de mon équipe, je me sentais en sécurité. On pouvait être dehors dans les rues même à trois heures du matin, une expérience véritablement libératrice pour nous tous", se rappelle Rubaiyat Hossain.

S'émanciper par le cinéma

En tant que femme, Rubaiyat Hossain voit le fait d'exercer le métier de cinéaste au Bangladesh comme un défi, puisque seulement douze femmes ont fait des films dans l’histoire de ce pays (et la plupart d’entre elles étaient des actrices devenues réalisatrices : elles ont fait un film puis ont disparu...). "Au début, quand j’ai commencé à tourner au Bangladesh, j’ai dû faire face à de nombreux doutes vu que la réalisation est considérée comme un travail d’homme. C’était compliqué d’obtenir la confiance de mes acteurs et de mon équipe. Mais je n’ai pas cessé de travailler, et les choses sont devenues un peu plus faciles. Avec la sortie des Laurieres-roses rouges plus tôt cette année au Bangladesh, mon travail a été reconnu aussi bien par le public que par le milieu du cinéma. Je reçois beaucoup de retours positifs de la part de femmes, ce qui est enthousiasmant", confie Rubaiyat Hossain.
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