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    Sicario La Guerre des Cartels
    note moyenne
    3,6
    2180 notes dont 213 critiques
    6% (12 critiques)
    30% (63 critiques)
    39% (84 critiques)
    14% (30 critiques)
    7% (15 critiques)
    4% (9 critiques)
    Votre avis sur Sicario La Guerre des Cartels ?

    213 critiques spectateurs

    Frederic S
    Frederic S

    Suivre son activité 625 abonnés Lire ses 242 critiques

    3,0
    Publiée le 1 juillet 2018
    Évidemment, la première question qui nous vient à l'esprit en découvrant l'existence de "Sicario La Guerre des Cartels" c'est : Pourquoi ? Pourquoi diable avoir produit une suite au film magistral de Denis Villeneuve qui n'en appelait aucune ? Taylor Sheridan a beau avoir rempilé à l'écriture, Benicio Del Toro et Josh Brolin (mais pas Emily Blunt) repris leurs rôles respectifs, "Sicario" premier du nom se suffisait tellement à lui-même par ses nombreuses qualités qu'a priori, on dû mal à voir comment un deuxième opus pourrait prétendre rivaliser avec l'excellence de son prédécesseur, surtout sans Denis Villeneuve à la barre. Pourtant, au bout d'à peine quelques minutes, Stefano Sollima tire les premiers coups de semonce d'une violence synonyme de terreur barbare qui nous choppe immédiatement. Pendant près d'une heure, impossible de ne pas être scotché par "Sicario La Guerre des Cartels", le film tisse une toile d'intrigues passionnantes où le gouvernement américain part en croisade belliqueuse contre la fourmilière des cartels mexicains en élargissant le champ des lois anti-terroristes. La frontière américano-mexicaine devient ainsi une poudrière à ciel ouvert où des explosions de sang menacent à tout moment de se répandre dans les paysages désertiques. Les manipulations du barbouze Josh Brolin et de son agent versatile Benicio Del Toro (bénéficiant tous deux d'une aura presque iconique en lumière du premier film) afin de créer des conflits inter-cartels impressionnent par leur froideur inhumaine simplement pour arriver à leurs fins et menacent sans cesse de prendre une forme de grenade dégoupillée prête à leur sauter à la figure. S'il ne l'égale pas sur la durée, le réalisateur de "Suburra" parvient toutefois à renouer avec l'intensité contagieuse de son prédécesseur, on reste toujours sur le qui-vive, à guetter tout comme le personnages le moindre gravillon qui pourrait enrayer les rouages de leur plan. L'idée de reprendre l'imagerie des convois indissociable du premier opus n'était peut-être pas la plus heureuse sur le papier - dur de rivaliser en même temps- mais Stefano Sollima contourne le problème en usant d'autres approches où la tension est bel et bien là, permanente, viscérale pour mieux éclater dans des pics de violence impressionnants et "Sicario 2" nous en enveloppe de bien brillante manière pour ne plus nous lâcher... ...du moins, pendant la première heure, car, en son centre, "Sicario 2" se met dangereusement à piétiner en connaissant un coup de mou d'une ampleur inattendue. Tous les fils scénaristiques savamment mis en place en amont ne vont en fait déboucher que sur une deuxième partie aux allures d'énorme transition vers un éventuel troisième long-métrage. À partir de ce moment, "Sicario 2" va certes s'échiner à construire une thématique de trilogie s'axant sur une revanche logique autour du personnage de Benicio Del Toro mais cela aura pour conséquence inévitable d'en faire une énorme baudruche qui ne va cesser de se dégonfler des ses bonnes idées et de sa construction autour des intérêts d'un seul personnage. Entre une humanisation grossière, même forcée en comparaison de la subtilité du premier film, et quelques twists cousus de film blanc, "Sicario" peinera désormais en permanence à renouer avec l'intensité de ses premiers instants et, pire que tout, s'achèvera sur une ultime scène en forme de teasing pour un épisode de conclusion, confirmant encore un peu plus ce statut de film en réalité futile et transitoire vers des événements bien plus majeurs. De la part de Taylor Sheridan à l'écriture, on attendait forcément bien plus qu'une suite en forme de simple étape, lui qui a toujours su donner une identité tellement affirmée à chacun de ses films. Peut-être qu'un troisième "Sicario" nous contredira en dévoilant les plans d'une trilogie à juger avant tout sur ses qualités globales mais, pour l'heure, après la claque de Denis Villeneuve, ce deuxième film pris en tant que tel ne vaut que pour sa magnifique première heure avant de se perdre dans les préparatifs d'une prochaine conclusion.
    leparrain83
    leparrain83

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    4,5
    Publiée le 11 juillet 2018
    Avec un sous-titre pareil et sa bande-annonce révélant Alejandro vidant son flingue à la vitesse de l'éclair, je me disais "p****, ils vont faire à Sicario ce qu'Aliens le Retour à fait à Alien", soit un produit pas désagréable mais trop bourrin et ne respectant pas l'essence de l'épisode fondateur. Soulagement ! Même si Sollima n'est pas Villeneuve, il ne fait pas du film un blockbuster truffé de fusillades avec des héros cool. On retrouve ainsi ce qui faisait toute la saveur de Sicario : personnages désabusés sans scrupules, atmosphère pesante, histoire secondaire du point de vue des cartels, bande-son oppressante, échanges de tirs nerveux mais expéditifs... Aucun doute n'est permis : on se trouve bien en présence d'un film scénarisé par Sheridan ! Mais par conséquent que raconte-t-il étant donné que le premier volet semblait avoir sa propre conclusion ? Et bien cette fois-ci, il sera davantage question de Matt, d'Alejandro et de sa place dans tout ce boxon, tout en actualisant la toile de fond. Cette fois-ci pas question de trafic de drogue mais bel et bien de trafic humain et de franchissement illégal de la frontière par des individus parfois animés d'intentions mortelles. Et comme pour chacun de ses scénarios, Sheridan ne nous emmène jamais là où on l'attend et ne cesse de surprendre avec des rebondissements que l'on ne voit que trop rarement arriver. L'histoire est au final très bonne et regorge même de sous-entendus assez sadiques, comme lorsque Alejandro affirme à Isabel qu'il va la protéger (on rappelle qu'à la fin du premier spoiler: le personnage tuait deux enfants de sang froid ). On retrouve alors ce ton brutal, désespéré et noir qui à mes yeux sera même accentué par rapport à l'épisode précédent. D'une part parce qu'il y aura plus de morts et d'échanges de tirs, mais aussi parce que ce qui servait de repère moral dans le passé, à savoir le personnage de Kate est absent. Matt, Alejandro et leurs méthodes violentes seront nos seuls guides dans cet univers décidément toujours plus barbare. A ce titre Josh Brolin et Benicio Del Toro sont encore plus transpirants de charisme qu'auparavant, et c'est encore plus le cas de Brolin qui jouait un peu trop le cow boy cool et qui cette fois-ci sera moins déconneur et plus brutal. Mais soyons honnêtes Benicio Del Toro crève l'écran avec son regard mort et ses connaissances de cet univers impitoyable. A la limite le seul reproche que je ferais au film serait son ultime rebondissement, qui au départ sonne vraiment tiré par les cheveux, mais qui après réflexion colle parfaitement au personnage et n'est pas si improbable. Stefano Sollima réussi donc là où on ne l'attendait pas : faire de Sicario La Guerre des Cartels (quand j'y pense quelle traduction imbécile) un film aussi prenant, noir et désespéré que le précédent. Je ne vais pas y aller par quatre chemins, même si j'adore Villeneuve, il n'aurait pas fait mieux. On a hâte de découvrir le probable troisième segment qui s'annonce tout simplement impitoyable.
    janus72
    janus72

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    2,0
    Publiée le 30 juin 2018
    1er revu avant-hier et me réjouissais à l'idée de cette suite 😉 Sauf que le scénario est totalement foutraque et abracadabrantesque . . . 😵 Rien ne tient debout et on regarde bientôt sa montre ou la lumière verte de la Sortie de Secours ! C'est bien torché et honnêtement joué mais parfois risible d'incohérence. Bref, éviter surtout le 3ème opus à venir !
    Jrmy C
    Jrmy C

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    1,0
    Publiée le 2 juillet 2018
    une blague qui n'a meme pas une bonne chute... si vous attendez de ce second volet le realisme du premier je vous déconseille ce film. on entre dans tous les clichés du films d'action americain où les forces americaines incarnent une sorte de Dieu tout puissant. Dommage que de bons acteurs aient pris le temps de contribué a cette mascarade.
    Matthew M.
    Matthew M.

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    1,5
    Publiée le 3 juillet 2018
    Après le brillant premier opus signé Denis Villeneuve, la déception est totale après visionnage de la suite. Le film est d'une prétention et d'une arrogance scandaleuses, alors que la production finale est au même niveau qu'une franchise Seagal. Le film est bavard, la photographie est ratée car bien trop saturée, l'ensemble souffre d'un manque de rythme terrible. Et que dire des invraisemblables incohérences... spoiler: (Del Toro qui, après s'être fait tiré dans la tête, marche péniblement dans le désert et tombe subitement sur les voitures criblées de balles par Brolin et sa bande... après une poursuite en hélico qui a sans doute duré plusieurs dizaines de minutes... A-t-il pris un passage spatio temporel ? L'hélicoptère a-t-il fait du sur place ? La question demeure...) , et des faiblesses du scénario, tant au début, qu'au milieu, qu'à la fin. Le film se termine en une apothéose de niaiserie, et les acteurs peinent à masquer leur gêne de participer à cette mascarade. Seule éclaircie dans la nuit hollywoodienne, la très jeune actrice qui interprète la fille de Reyes qui dégage une aura incroyable. A suivre car on ne voit pas ça tous les jours.
    tony-76
    tony-76

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    3,0
    Publiée le 29 juin 2018
    Trop occupé de son travail sur l’excellent Blade Runner 2049, Denis Villeneuve laisse la place à l'italien Stefano Sollima - le réalisateur du polar Suburra - pour cette suite intitulée, Day of the Soldado. Il était évident qu'un deuxième film sur Sicario allait voir le jour, après le succès critique et commercial de son prédécesseur, puis ses trois nominations aux Oscars ! De retour à l'écriture, Taylor Sheridan s'avère dans Sicario 2, moins inspiré que ceux des compétents Hell or High Water et Wind River. Et aborde toujours ses thèmes fétiches et son obsession pour les territoires sauvages. On voit que le scénariste essaye de nous amener dans une histoire assez rocambolesque spoiler: - avec cette jeune fille, sur les différents cartels - dont il a ses idées pour spoiler: une troisième monture (au vue du finale)... Sollima ne possède pas la vision de son maître, sa démarche a beau être appliquée mais sa réalisation manque de souffle épique. De la même manière pour le travail du son, voulant obtenir l'identité du premier épisode, au compositeur Jóhann Jóhannsson... Alors que les scènes d'action sont plutôt bien menées spoiler: - l'attentat dans le supermarché, les diverses embuscades - mais qui ne vaut surement pas la qualité de celles de Villeneuve. Le public se base à nouveau sur un rythme lent, cela permet de suivre avec attention les événements qui vont se produire. Day of the Soldado se privilégie d'un univers masculin ! On fait totalement abstraction du personnage d'Emily Blunt (l’héroïne du récit précédent)... Pour rattraper le coup, on y ajoute Catherine Keener mais elle s'avère spoiler: clairement sous-utilisée ! Josh Brolin quitte le MCU un moment - après Avengers 3 et Deadpool 2 - pour reprendre son rôle de chef d'opération spécial. Il est dans son élément, à la fois imposant et charismatique. Plus fascinant encore est l'assassin mystérieux campé par Benicio del Toro, l'acteur nous épate une fois de plus dans cette suite (loin de ses caméos délirants dans Infinity War et The Last Jedi), et possède un jeu troublant spoiler: en mi-parcours s'inscrivant tout droit d'un Logan... En l'état, Sicario - Day of the Soldado est un thriller de bonne facture, sans véritable ennui. C'est toutefois une suite en dessous de son aîné... Espérons que Denis Villeneuve soit aux commandes du prochain Sicario, qui serait à mon sens, plus logique !
    elbandito
    elbandito

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    2,0
    Publiée le 2 janvier 2019
    Les cartels sud-américains ont évolué, ils ne trafiquent plus la drogue mais les migrants… La seule présence du captivant Benicio Del Toro est l’atout majeur de cette suite globalement inutile, qui laisse annoncer un troisième opus sans grand intérêt non plus. La brutalité de notre monde sans merci est visuellement bien mise en scène par Stefano Sollima. Rien de nouveau sous le soleil du Mexique.
    Elisabeth G.
    Elisabeth G.

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    2,5
    Publiée le 30 juin 2018
    Un thriller brutal, efficace et bien interprété qui souffre d'un scénario boursouflé qui finit par s'effondrer. Une critique plus détaillée et d'autres sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
    L'Info Tout Court
    L'Info Tout Court

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    3,0
    Publiée le 27 juin 2018
    Si le long-métrage se foire plus d’une fois, on a aussi de grands moments, bien aidés par la réalisation de Stefano Sollima. Sans être Villeneuve, il ne démérite pas quand il s’agit de nous offrir de la tension et du rythme. On ne s’ennuie pas une seconde et les scènes d’action sont bien amenées et emmenées. Plus commercial, Sicario 2 maintient le côté poisseux du premier et n’en demeure pas moins efficace. Pas un chef d’œuvre, mais un thriller correct.
    Ornellamaddie
    Ornellamaddie

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    4,0
    Publiée le 28 juin 2018
    Je suis allée voir Sicario de Stefano Sollina un peu par hasard. Encore une fois, n’étant pas très fan de films ultra violents, j’appréhendais un peu de voir celui-là, d'autant plus que je n'avais pas vu le premier volet... Mais devant un duo d’acteurs aussi charismatique que talentueux, une histoire qui fait dangereusement écho à l’actualité du moment (sans pour autant vouloir offrir une sorte de tableau manichéen du monde avec d’un côté les gentils américains toujours là pour sauver le monde, de l’autre les méchants cartels mexicains se frottant désormais aux méthodes terroristes… ), et une bande annonce pour le moins intrigante … il a bien fallu que je saute le pas ! La frontière américano mexicaine, jadis terre promise du trafic de drogue, est désormais devenue la nouvelle plaque tournante du terrorisme moyen oriental. Peinant à endiguer cette nouvelle menace, le gouvernement américain et la CIA ont donc une nouvelle fois recours à leur meilleur élément, l’agent des forces spéciales, aux méthodes peu orthodoxes, Matt Graver. Ce dernier, aidé par  son « ami » et allié de toujours le troublant et mystérieux Alejandro, décident de « kidnapper » Isabel, la fille du baron du plus puissant cartel mexicain, et par là-même déclencher une véritable « guerre » entre les gangs avec pour issue la mort du terrorisme du moins au niveau des frontières… La situation va cependant très vite dégénérer, et  le gouvernement pour éviter tout scandale ordonnera à Graver une « opération nettoyage », au risque de sacrifier des vies innocentes…. Je crois bien ne jamais avoir autant retenu mon souffle, ne jamais avoir autant été à cran sur mon petit siège (la bande originale plus que stressante aidant quand même un peu)…   Dans ce film, zéro temps mort. De l’action, de l’action et encore de l’action. Beaucoup de violence aussi. Mais surtout deux histoires parallèles, terriblement bien traitées,  dépeignant encore une fois les effets pervers de la corruption, le pouvoir hypnotisant de l’argent facile et pas uniquement chez les laissés pour compte, la triste réalité du trafic d’êtres humains … et dont on ne verra l’imbrication que dans les dernières minutes du film…  D’ailleurs, pour ce qui est du final…  je crois que personne ne l’avait vraiment vu venir,… un vrai coup de maître, qui pour moi laisse inévitablement présager une troisième partie …   Josh Brolin -dont la voix est reconnaissable à plus de 10km- comme Benicio del Toro - anti héros par excellence- étaient juste parfaits. Un peu à l’image des deux facettes d’une même médaille-  aucun des deux héros n’ayant vraiment tort, ni  réellement raison-  ils avaient ici deux rôles taillés sur mesure. Isabela Moner  aussi était très convaincante en adolescente victime d’un jeu auquel elle n’a jamais voulu prendre part, mais dont elle est pourtant l' une des pièces maitresses;  tout comme Jake Picking, jeune américano-mexicain, trop tôt tombé dans la spirale meurtrière des sicaires mexicains … Et  outre un scénario très efficace, j’ai aussi beaucoup apprécié que les acteurs parlent vraiment espagnol et que certaines scènes soient tournées dans cette langue (l'action se déroule quand même au Mexique), car cela apportait une réelle crédibilité à l’histoire…  dont je vais de ce pas aller voir le premier épisode ... lavis.epheme.re
    Avoine M.
    Avoine M.

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    2,0
    Publiée le 2 juillet 2018
    La chieuse du FBI et ses questions gênantes (" On a le droit de faire ça ? ", "C'est légal, ça?" ) ayant été dégagée, on se retrouve entre vrais mecs et la règle, " c'est qu'y a pas de règles ". Bémol : Sheridan a délégué son job à un stagiaire et y a pas de scénario non plus, juste un prétexte à quelques fusillades filmées efficacement mais sans génie. Pire: aucun morceau de bravoure comme en regorgeait le film de Villeneuve. Restent, c'est peu mais il faudra s'en contenter, la cinégénie du désert et le jeu de plus en plus dépouillé (dans un rôle quasiment mutique) de Benicio del Toro.
    virnoni
    virnoni

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    2,5
    Publiée le 1 juillet 2018
    Une suite pour faire une suite. Rien à se mettre sous la dent côté scénario. C'est assez plat,l'enlèvement de la fille du chef de cartel prenant au final tout le film, sans véritablement enjeu si ce n'est sauver ou tuer cette jeune demoiselle. Choisissez votre camp. On ne comprend plus qui fait quoi et leurs motivations. Reste la relation entre le personnage de Benicio Del Toro et la jeune fille enlevée. Il créé également un personnage assez mystique, qui pourrait même bénéficier de sa propre saga tant ce personnage a tout du mythe : charismatique sans un mot, brutal mais tendre avec cette jeune fille, un survivant de tout. Benicio donne tout encore dans ce rôle ambigu. Il est juste géant! Josh Brolin tire également son épingle du jeu, de manière plus classique mais avec comme d'habitude son physique impressionnant, son interprétation toujours juste. Le duo qu'il forme avec Benicio a pris de l'ampleur et leurs scènes sont les plus intéressantes. Dommage qu'elles soient peu nombreuses au final. Reste également un joli visuel, les scènes d'action sont musclées et prenantes, réelles et stressantes. Le film propose une vision assez glauque au final, noire, sans subtilité. spoiler: La fin laisse présager un 3ème opus et explique peu de choses. .
    Yves G.
    Yves G.

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    1,0
    Publiée le 28 juin 2018
    Pour désorganiser les cartels mexicains, qui font régner leur loi à la frontière mexicaine, le gouvernement américain décide de lancer une opération undercover. Il s'agit de kidnapper la fille de Carlos Reyes, l'un de ses chefs les plus puissants, en faisant croire que l'enlèvement est l’œuvre d'un cartel ennemi, afin de déclencher une vendetta fratricide. L'agent Matt Graver (Josh Brolin) en est chargé. Il fait appel au mystérieux Alejandro (Benicio Del Toro), un ancien sicaire travaillant désormais pour les États-Unis. J'avais adoré "Sicario", à mes yeux l'un des meilleurs films de 2015. Aussi me suis-je précipité pour voir la suite. Et du coup en ai-je été d'autant plus déçu. Car ce deuxième épisode copie, sans l'égaler, le premier. Même affiche, mêmes couleurs, même typographie. Même têtes d'affiche.  Même violoncelle oppressant de Hildur Guðnadóttir. Sauf que manque à l'appel Emily Blunt dont le personnage donnait au film tout son intérêt. Sauf que manque derrière la caméra Denis Villeneuve, sans doute l'un des réalisateurs les plus intéressants de sa génération, qu'Hollywood a eu raison d'exfiltrer du Canada, qui réussissait à nous clouer sur notre siège par quelques scènes restées dans ma mémoire : une exfiltration qui tourne mal au poste-frontière, un tunnel traversé en vision nocturne, un repas familial qui tourne au carnage... Dans "Sicario La Guerre des Cartels", les mêmes recettes sont ré-utilisées mais tournent à vide. Elles ont le goût fade et aseptisé du réchauffé.
    ConFucAmuS
    ConFucAmuS

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    3,5
    Publiée le 2 juillet 2018
    On s'étonne presque d'avoir été surpris quand l'annonce d'une suite à Sicario fut annoncée. Dans un paysage cinématographique déjà bien saturé de suites et spin-off en tout genre, quoi de plus naturel? Mais Sicario 2, vraiment? Le film qui a su redonner un coup de fouet au film de cartel tout en synthétisant les maux d'une Amérique aspirée dans une spirale de violence immorale et noyée sous les flots de sangs? Oui, ce film là. Parti tâter de la science-fiction, le réalisateur Denis Villeneuve laisse sa place. L'actrice Emily Blunt n'en sera pas non plus. Restent Benicio Del Toro et Josh Brolin. Le cinéaste italien Stefano Sollima s'accapare le script une nouvelle fois signé Taylor Sheridan. S'il conserve une certaine proximité avec son prédécesseur (discours désespéré, bande originale à base de percussions et de basses inquiétantes), La Guerre des Cartels se montre néanmoins plus hargneux. Le premier ménageait les effusions de sang au profit d'une tension de tous les instants, obligeant ses personnages à frayer dans l'obscurité pour mieux la refermer sur eux. Ce deuxième opus choisit lui de les amener au point d'implosion, ce moment où les monstres déchirent leurs oripeaux et où les hommes se révèlent devant la réalité. Leur réalité. Les décharges d'adrénaline se font plus nombreuses, et Stefano Sollima les envoie comme autant de coups à l'estomac. Prenant le contre-pied de Villeneuve, qui soignait chacun de ses plans pour renforcer le sentiment d'inéluctabilité, Sollima injecte de l'énergie brute à son intrigue pour rendre les repères encore plus confus. La Guerre des Cartels prolonge efficacement le propos du premier film, en dressant le bilan plus que contestable d'une situation maintenue hors de contrôle par des hommes tellement embrouillés avec leur boussole morale qu'ils n'arrivent même plus à se distinguer de leurs adversaires. Et ce n'est pas faute d'essayer, l'histoire permettant enfin aux personnages d'Alejandro et de Matt de couvrir une plus large palette d'émotions contradictoires. Inutile d'ajouter que Benicio Del Toro et Josh Brolin ne manquent pas l'occasion d'illuminer le long-métrage avec tout leur charisme. Les seconds-rôles sont également à l'avenant (Isabela Moner, Catherine Keener ou Matthew Modine). Je reste un peu sur ma faim concernant l'épilogue du film, que j'estime expédié. Mais je suis agréablement surpris de voir qu'une suite aussi "anormale" puisse se hisser à la hauteur de l'original. J'aurais peut être une préférence pour le premier, qui me semblait maîtrisé de bout en bout, mais ce Sicario 2 a la force pour siéger à ses côtés.
    Benito G
    Benito G

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    3,5
    Publiée le 27 juin 2018
    Là ou le premier tapait déjà dans le mille, même si on n'en n'ait pas à le reconnaitre comme culte. Cette suite était pas obligé, mais le réalisateur à trouvé une trame qui tient la route donc tout les faits qui pourraient valoir la peine, sont présent (terrorisme; trafic humain, drogue…). On le ressent aussi glaçant que le 1er avait su faire. Donc étrangement ou les suites ne valent rien ou ne reste pas dans l'optique de base, ici cette suite assez convaincante. Ou il y a un peu plus d'action, et ce n'est pas pour boudé notre plaisir^^. Une fois que l'on a lu le pitch et que le film a commencé, on comprend vite que cette suite sera plus "sombre" face à cette violente et cette action auquel on assiste. NE pouvant qu'être spectateurs.^^. Le film notamment peut être à cause du synopsis, paraît plus humain (tout en restant dur et agressif évidemment). Bref, pour une suite , elle est appréciable et amène ce "polar" "guerre" "drame", je ne s'aurais savoir quelques genre exact appartient le film. Tout aussi bon que le premier mais abordant un angle (enfin par rapport aux cartels…) collant au numéro 1 mais l'angle se colle au synopsis qui se défait du premier. Si vous avez aimé le premier, il y a des chances que celui-ci vous fasse passer un bon moment. Amateurs foncés!
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