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    La Favorite
    note moyenne
    3,8
    2804 notes dont 305 critiques
    12% (37 critiques)
    35% (108 critiques)
    21% (65 critiques)
    19% (57 critiques)
    7% (22 critiques)
    5% (16 critiques)
    Votre avis sur La Favorite ?

    305 critiques spectateurs

    Yves G.
    Yves G.

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    4,0
    Publiée le 7 février 2019
    Anne (Olivia Colman) est reine d'Angleterre dans les premières années du dix-huitième siècle. Malade de la goutte, cyclothymique, gloutonne, elle ne prête guère d'attention aux affaires du royaume, notamment à la guerre qui fait rage avec la France, et en a délégué la charge à sa favorite, Lady Sarah (Rachel Weisz). Cousine de Lady Sarah, Abigail Hill (Emma Stone) a été réduite par les revers de fortune de son père à s'employer comme servante à la Cour. Mais grâce à une concoction d'herbes qu'elle prépare pour apaiser la goutte de la reine, la jeune femme entrevoit la possibilité de s'attirer ses grâces et de retrouver son rang. "La Favorite" déboule sur nos écrans précédé d'une flatteuse réputation. La critique l'encense - à l'exception de "Libération" ("un barbouillis d’images qui s’affaissent sous leur propre poids") et des "Inrocks" ("Prostré derrière sa malice dont il se gargarise grassement, [le cinéma de Lánthimos] semble condamné à rester éternellement englué dans l’admiration de son propre génie"), qui prennent méchamment le contrepied de leurs confrères . Le film a raflé une moisson de récompenses à la "Mostra" de Venise et aux "Golden Globes" en attendant sa probable consécration aux "Oscars" dans quinze jours. Yórgos Lánthimos est un jeune réalisateur grec surdoué qui, à l'instar d'un Alfonso Cuarón, d'un Denis Villeneuve ou d'un Alejandro Iñárritu, après avoir fait ses premières armes dans son pays ("Canine" en 2009, "Alps" en 2011), a tapé dans l’œil des studios hollywoodiens ("The Lobster" en 2015, "Mise à mort du cerf sacré" en 2017). Dès les premières images, on reconnaît sa patte. L'image est particulièrement soignée, qui nous plonge dans le même état de confusion que la reine malade : longs travelings, très larges objectifs, effets "fish-eye" refus du champ-contrechamp rapetissent les personnages, les isolent dans des espaces immenses, tordent les lignes droites. La bande son est tout aussi intrigante, mélange de musique baroque et sérielle. "La Favorite" est un titre singulier pour un film pluriel. Il met en scène trois femmes : une reine et deux favorites. Des trois actrices, il est difficile de distinguer la meilleure. Qu'Olivia Colman soit en lice pour l'oscar du meilleur rôle et les deux autres pour celui du meilleur second rôle n'a guère de sens. Bien entendu, c'est pour Emma Stone que j'ai les yeux de Chimène (la bisexualité des personnages m'autorisant cette audacieuse métaphore). Elle joue à merveille la jeune ingénue, moins naïve qu'il n'y paraît. Mais force m'est de saluer aussi la maîtrise de Rachel Weisz, impériale de froideur, de beauté et de rage. "La Favorite" a la cruauté sadique des "Liaisons dangereuses", l'ironie flamboyante de "Amadeus", la sophistication baroque de "Meurtres dans un jardin anglais". Un chef d’œuvre.
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    4,0
    Publiée le 22 février 2019
    Yorgos Lantimos qui va se risquer dans un drame historique à la cour d’Anne Stuart ? J’avoue que ça m’a mis la puce à l’oreille. Je me demandais comment l’auteur grec allait pouvoir exprimer son esprit farfelu dans un genre cinématographique aussi codifié. Eh bien – surprise – le bon Yorgos a décidé de s’assagir un peu pour mieux faire coïncider ces deux univers : celui d’Anne Stuart et le sien. Ainsi se retrouve-t-on avec une intrigue assez classique de conspiration de palais et de lutte d’influence mais le tout est clairement imprégné d’une espièglerie, aussi bien dans la forme que dans le fond, qui sait apporter le souffle (et le souffre) nécessaire pour dynamiser le tout. On sent dans la réalisation de Lanthimos l’envie de malmener ses personnages en même temps que de les prendre en pitié. Les lieux et les codes sociaux sont clairement des entraves qui oppriment ces hommes et ces femmes, les poussant régulièrement à l’absurde, au ridicule ou au vice. Aussi, chercher de l’humanité dans ce monde de fou revient à s’exposer. Et ceux (et surtout celles) qui savent jouer de ces faiblesses deviennent les rois et les reines de ce théâtre (politique) de l’absurde. Et avec cette fresque historique Lantimos sait donc se montrer sage, il n’en reste pas moins juste. Par des lentilles de très grand angle il parvient à la fois à apporter une distorsion des lignes suggérant une certaine oppression par le lieu, autant qu’il parvient à apporter de la vitesse et du dynamisme dans la plupart des dépassements opérés. Tout ceci ne traduit que d’autant mieux toutes ces tensions refoulées par chacun, puissant moteur des uns comme des autres. Et j’avoue que j’admire d’autant plus la mesure que l’auteur a su mettre dans son œuvre qu’il est parvenu à insuffler une vraie tension sexuelle aussi malaisante qu’elle est liée à chaque fois à des rapports de pouvoir, de domination et de manipulation, mais tout en sachant s’arrêter là où il faut, sans sombrer dans une sorte de racolage malsain. Bien évidemment, si l’exercice fonctionne aussi bien, c’est aussi parce que l’ami Yourgos a su réunir de l’autre côté de la caméra un trio Weiz / Watson / (et surtout) Colman remarquable d’efficacité. Alors après, certes, cela reste malgré tout, dans l’ensemble, assez classique aussi bien dans le propos que dans la démarche globale, mais ne serait-ce que pour ce dynamisme de forme et l’efficacité de l’interprétation, je dois bien le reconnaitre : j’ai été conquis. Donc bravo Yorgos ! Mais bon, après ça ne reste que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
    btravis1
    btravis1

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    3,0
    Publiée le 14 février 2019
    Esthétiquement maîtrisé, le film nous propose quelques magnifiques plans (grand angle, travellings, scènes éclairées à la bougie...) et des personnages bien trempés. Mais comme à chaque fois avec Yórgos Lánthimos, une fois l'intrigue posée, il ne sait plus trop quoi raconter. Du coup c'est pas mal du tout mais une fois la rivalité établie entre les deux prétendantes au statut de favorite, le film perd de son intensité et la fin est bâclée.
    Anas A.
    Anas A.

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    5,0
    Publiée le 4 janvier 2019
    Le dernier Yórgos Lánthimos, The Favourite est un portrait visuellement somptueux,intelligent moralement repoussant et extrêmement drôle du pouvoir politique qui se concentre autour de la cupidité, du narcissisme et de la peur de ses participants.Ce drame délicieusement machiavélique n'offre pas d'horreurs comparables à celles de The Lobster ou de The Killing of a Sacred Deer, mais la misanthropie créative et la cruauté de l'orchestre sont tout aussi frappantes. C'est une pièce d'époque acerbe mettant en scène trois des meilleures performances féminines de l'année, notamment une Olivia Colman toujours brillante, n'a jamais semblé plus divine.Une bande-son baroque du XVIIIe siècle, des dialogues brillants et fragiles, trois performances féminines magistrales dignes des Oscars et un décor de la cour anglaise de la reine Anne, suffisent à faire de ce film un triomphe absolu !! Un chef d'oeuvre ! Lanthimos ne déçoit pas. The Favourite : 10/10
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    4,5
    Publiée le 22 octobre 2018
    Après les déconcertants « The Lobster » et « Mise à Mort du Cerf Sacré », le cinéaste grec revient avec une nouvelle fable d’humour dérangeante. « La Favorite » est un film à costume qui se situe dans l’Angleterre du XVIIIème siècle. La reine Anne, OIivia Colman, a la santé fragile et délègue la gestion du pays à son amie Lady Sarah, Rachel Weisz. Un jour Abigail Hill, une nouvelle servante arrive, Emma Stone. Elle est alors prise sous l’aile de Lady Sarah pensant faire d’elle une alliée. Mais la servante voit une occasion de retrouver son titre de Lady et va dangereusement se rapprocher de la reine. Entre situations extrêmement loufoques et mise en scène anxiogène, le film ne nous emmène jamais dans la direction attendue. Il fallait pourtant se douter qu’avec Yórgos Lánthimos aux commandes, le film ne serait pas qu’une simple querelle de titres. Le cinéaste nous fait douter chaque minute sur la méfiance à avoir entre la manipulatrice ou la vipère. Est-ce l’amour et la vérité qui triomphe ou le mensonge et la fourberie ? Les actrices sont sidérantes tellement elles habitent leur personnage avec conviction. Les acteurs secondaires comme Nicolas Hoult apportent également une valeur à cette histoire imprévue, déroutante et jubilatoire. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
    Bertille C.
    Bertille C.

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    4,5
    Publiée le 24 février 2019
    Un film qui n'est certes pas grand public mais qui est sans doute le fim le plus accessible de Lanthimos. Toujours dans un ton décalé, il adapte cette époque classique à son imaginaire et à son univers, avec des prises de vue très loin d'être classique, une bande originale qui rajoute de la tension aux images ... Et comment ne pas parler des 3 personnages principaux : les actrices excellent dans leurs rôles, et sont toutes aussi fantastiques les unes que les autres. Féliciation spéciale pour Olivia Colman, qui incarne une Reine à la fois enfantine et criade, mais tout autant manipulatrice que ses 2 comparses, si ce n'est plus ... elle joue avec les 2 facettes de ce personnage avec une facilité déconcertante ! Les rôles masculins sont également bien réussi, notamment le personnage tenu par Nicholas Hoult, excentrique et vicieux. Bref, un excellent film, qu'il faut toutefois aller voir en connaissance de cause, car le cinéma de Lanthimos reste particulier et engagé. Excellent pour découvrir sa filmographie, plus accessible que The Lobster par exemple !
    Serge K
    Serge K

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    4,0
    Publiée le 24 février 2019
    Excellent film, avec un style bien particulier une vraie signature de Yórgos Lánthimos, les plans filmés pour certains en " oeil de poisson" et cerclés de noir font penser aux peintures d'El Gréco, le jeux des acteurs est remarquable et Emma Stone, entre autres, interprète son rôle à merveille, je le recommande vivement...
    Lara Cridlig
    Lara Cridlig

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    4,5
    Publiée le 17 février 2019
    Comme toujours avec Lanthimos, la mise en scène est au cordeau, pour nous présenter ici un trio diabolique de femmes pour accéder au pouvoir ou pour s'en approcher. Exit les hommes ramenés uniquement à leur fonction de soldats, de courtisans de ministre. Ce qui est peint ici c'est la féminité dans toutes ses facettes, de la plus attachante à la plus perverse. Et le tout servi par des dialogues subtils et une photographie qui resserre les plans pour nous en livrer l'essentiel.
    Sourd-titre
    Sourd-titre

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    4,0
    Publiée le 7 février 2019
    D'entrée, de jeu, le film donne le ton : un décorticage quasi entomologique des mœurs de la cour anglaise du XVIIIème siècle, oscillant entre prestige et dépravation, le tout basé sur des prises de vue anamorphosiques et des mouvements dynamiques de caméra. L'histoire tisse des liens entre la reine, Anne, chancelante, geignarde, saturnienne, souffrant de la goutte, et deux dames entremêlant jeux de pouvoir et de séduction, sur fond d'enjeux de politique internationale. formant un triangle saphique, réel ou feint. Les messieurs tournent autour, appâtés par l'apparat ou la chair ou les deux à la fois. Le film établit un portrait certainement loin de la réalité historique mais délicieusement irrévérencieux, sans concessions et constellé de moments de drôlerie. Les trois actrices excellent dans leur interprétation,, chacune à leur manière. Elles sont nominées à juste titre pour les Oscars.
    margauxperso
    margauxperso

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    3,0
    Publiée le 7 février 2019
    Je crois que j’attendais trop de ce film... J’ai bien aimé le fond et la forme de l’histoire globalement, c’est drôle, bien réalisé, photo sublime, mais j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de longueurs, avec des passages soporifiques et une musique crispante qui n’en finit pas. Sinon, j’ai trouvé les 3 actrices parfaites. Olivia Colman époustouflante dans le rôle de la reine capricieuse, je m’y attendais et je dois dire que j’ai été bluffée, j’adore cette actrice au style bien singulier.
    Sabrina S
    Sabrina S

    Suivre son activité 27 abonnés Lire ses 24 critiques

    4,5
    Publiée le 26 mars 2019
    Superbe. Costumes, scénario, jeu des actrices, tout est splendide. L'histoire est retracée avec une certaine véracité mais aussi un peu de poésie, et beaucoup d'humour aussi. Un excellent film !!
    Antoine D.
    Antoine D.

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    4,5
    Publiée le 9 février 2019
    La favorite est le favori aux Oscars au côté de Roma. Ce film historique clinquant montre tout de suite son orientation, avec des dialogues très crues qui brisent tout de suite les conventions du genre. Le réalisateur de Lobster frappe fort avec cette fresque féminine où l’on voit à l’œuvre Emma Stone, Rachel Weisz (Sarah Jennings) et Olivia Colman (dernière oubliée de la lignée des Stuart). Si on se penche d’ailleurs sur l’histoire de la duchesse de Marlborough, elle est la descendante de la famille Spencer et Churchill. Pour illustrer son film de la plus belle des manières, la composition, bien qu’un peu trop répétitive nous fait instantanément penser à la sarabande de Barry Lindon. On attend donc avec impatience les résultats des Oscars pour voir où va se placer cet excellent film de Yórgos Lánthimos.
    dominique P.
    dominique P.

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    5,0
    Publiée le 8 février 2019
    Comme quoi on peut détester un film d'un réalisateur et en adorer un autre de ce même réalisateur. Oui j'avais détesté énormément "The Lobster" que j'avais trouvé horrible et glauque. Là il se trouve que j'ai adoré "La Favorite". Déjà j'adore les films qui parlent d'histoire mais aussi j'adore les films en costumes et les querelles féminines. Ce film avait tout pour me plaire. Aussi, ce film est remarquablement réalisé et interprété. C'est un vrai petit bijou et c'est un régal jubilatoire de le visionner.
    cosette2010
    cosette2010

    Suivre son activité 13 abonnés Lire ses 9 critiques

    5,0
    Publiée le 9 février 2019
    Baroque, magnifique et loufoque: le meilleur film que j'ai vu depuis longtemps ! Rachel Weisz et Emma Stone sont exceptionnelles en courtisanes rivales, avides et sans scrupules, se disputant les faveurs d'une reine vieillissante, affaiblie, malheureuse et trop gâtée. Décors et costumes somptueux, caméra fisheye qui déforme les galeries interminables du château. Crudité des corps, du langage. Sexe marchandé sans états d'âme. Rien de nouveau, mais en version ultra moderne. Captivant ! Allez y !
    Chloe Caye
    Chloe Caye

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    4,0
    Publiée le 6 février 2019
    Après Canine, The Lobster et Mise à mort du Cerf Sacré, le réalisateur Yorgos Lanthimos revient cette année avec La Favorite, déjà récompensé par un Golden Globe et nommé pour une dizaine d’Oscars et de Baftas. Le film se déroule dans une Angleterre du 18ème siècle sous le règne de la Reine Anne, soumise à son amante Lady Sarah. Lorsque Abigail, une nouvelle servante fait son arrivée, la relation privilégiée de Sarah avec la Reine est immédiatement mise en danger. Le réalisateur grec, déjà récompensé deux fois au festival de Cannes, possède un style visuel très particulier qui correspond parfaitement au caractère réaliste, presque brute, de l’intrigue. Le film porte son attention sur la cruauté des jeux de pouvoirs de ce milieu, les dénonçant avec un humour grivois revendiqué. Le décalage constant entre la période choisi et les anachronismes de langage crée un aspect comique insolite tout à fait prenant. Ce ton est également soutenu par l’inversion des rôles traditionnellement masculin et féminin. Le trio d’actrices est absolument remarquable, Emma Stone et Rachel Weisz gravitent de manière redoutable autour d’Olivia Colman, qui nous livre probablement sa meilleure prestation jusqu’à présent. La Favorite ramène sans ambiguïté la question de la sexualité et de ses enjeux dans le genre du film d’époque. L’oeuvre possède pourtant quelques longueurs dans sa deuxième moitié et semble un peu plus fragile dans le dénouement et, éventuellement, la fin de l’intrigue. (lire la suite : https://cultureauxtrousses.com/2019/02/05/la-favorite/)
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