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La Favorite
note moyenne
3,8
1309 notes dont 156 critiques
17% (27 critiques)
36% (56 critiques)
22% (34 critiques)
13% (20 critiques)
8% (13 critiques)
4% (6 critiques)
Votre avis sur La Favorite ?

156 critiques spectateurs

Yves G.

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4,0
Publiée le 07/02/2019
Anne (Olivia Colman) est reine d'Angleterre dans les premières années du dix-huitième siècle. Malade de la goutte, cyclothymique, gloutonne, elle ne prête guère d'attention aux affaires du royaume, notamment à la guerre qui fait rage avec la France, et en a délégué la charge à sa favorite, Lady Sarah (Rachel Weisz). Cousine de Lady Sarah, Abigail Hill (Emma Stone) a été réduite par les revers de fortune de son père à s'employer comme servante à la Cour. Mais grâce à une concoction d'herbes qu'elle prépare pour apaiser la goutte de la reine, la jeune femme entrevoit la possibilité de s'attirer ses grâces et de retrouver son rang. "La Favorite" déboule sur nos écrans précédé d'une flatteuse réputation. La critique l'encense - à l'exception de "Libération" ("un barbouillis d’images qui s’affaissent sous leur propre poids") et des "Inrocks" ("Prostré derrière sa malice dont il se gargarise grassement, [le cinéma de Lánthimos] semble condamné à rester éternellement englué dans l’admiration de son propre génie"), qui prennent méchamment le contrepied de leurs confrères . Le film a raflé une moisson de récompenses à la "Mostra" de Venise et aux "Golden Globes" en attendant sa probable consécration aux "Oscars" dans quinze jours. Yórgos Lánthimos est un jeune réalisateur grec surdoué qui, à l'instar d'un Alfonso Cuarón, d'un Denis Villeneuve ou d'un Alejandro Iñárritu, après avoir fait ses premières armes dans son pays ("Canine" en 2009, "Alps" en 2011), a tapé dans l’œil des studios hollywoodiens ("The Lobster" en 2015, "Mise à mort du cerf sacré" en 2017). Dès les premières images, on reconnaît sa patte. L'image est particulièrement soignée, qui nous plonge dans le même état de confusion que la reine malade : longs travelings, très larges objectifs, effets "fish-eye" refus du champ-contrechamp rapetissent les personnages, les isolent dans des espaces immenses, tordent les lignes droites. La bande son est tout aussi intrigante, mélange de musique baroque et sérielle. "La Favorite" est un titre singulier pour un film pluriel. Il met en scène trois femmes : une reine et deux favorites. Des trois actrices, il est difficile de distinguer la meilleure. Qu'Olivia Colman soit en lice pour l'oscar du meilleur rôle et les deux autres pour celui du meilleur second rôle n'a guère de sens. Bien entendu, c'est pour Emma Stone que j'ai les yeux de Chimène (la bisexualité des personnages m'autorisant cette audacieuse métaphore). Elle joue à merveille la jeune ingénue, moins naïve qu'il n'y paraît. Mais force m'est de saluer aussi la maîtrise de Rachel Weisz, impériale de froideur, de beauté et de rage. "La Favorite" a la cruauté sadique des "Liaisons dangereuses", l'ironie flamboyante de "Amadeus", la sophistication baroque de "Meurtres dans un jardin anglais". Un chef d’œuvre.
Sourd-titre

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4,0
Publiée le 11/01/2019
D'entrée, de jeu, le film donne le ton : un décorticage quasi entomologique des mœurs de la cour anglaise du XVIIIème siècle, oscillant entre prestige et dépravation, le tout basé sur des prises de vue anamorphosiques et des mouvements dynamiques de caméra. L'histoire tisse des liens entre la reine, Anne, chancelante, geignarde, saturnienne, souffrant de la goutte, et deux dames entremêlant jeux de pouvoir et de séduction, sur fond d'enjeux de politique internationale. formant un triangle saphique, réel ou feint. Les messieurs tournent autour, appâtés par l'apparat ou la chair ou les deux à la fois. Le film établit un portrait certainement loin de la réalité historique mais délicieusement irrévérencieux, sans concessions et constellé de moments de drôlerie. Les trois actrices excellent dans leur interprétation,, chacune à leur manière. Elles sont nominées à juste titre pour les Oscars.
dominique P.

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5,0
Publiée le 08/02/2019
Comme quoi on peut détester un film d'un réalisateur et en adorer un autre de ce même réalisateur. Oui j'avais détesté énormément "The Lobster" que j'avais trouvé horrible et glauque. Là il se trouve que j'ai adoré "La Favorite". Déjà j'adore les films qui parlent d'histoire mais aussi j'adore les films en costumes et les querelles féminines. Ce film avait tout pour me plaire. Aussi, ce film est remarquablement réalisé et interprété. C'est un vrai petit bijou et c'est un régal jubilatoire de le visionner.
Maurielle34

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5,0
Publiée le 06/02/2019
Le meilleur film de 2018/2019, enfin du cinéma projeté sur une toile, ça nous change des "filmeurs de scénario" locaux... Tout est maîtrisé, ici, du jeu à l'image splendide, à la lumière, aux décors, bref, ce qui fait d'un film, un Film. On se laisse emporter par l'histoire et on aimerait que ça ne s'arrête pas. Les comédiennes sont sublimes, notamment la Weisz, toujours impeccable.
Chloe Caye

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4,0
Publiée le 06/02/2019
Après Canine, The Lobster et Mise à mort du Cerf Sacré, le réalisateur Yorgos Lanthimos revient cette année avec La Favorite, déjà récompensé par un Golden Globe et nommé pour une dizaine d’Oscars et de Baftas. Le film se déroule dans une Angleterre du 18ème siècle sous le règne de la Reine Anne, soumise à son amante Lady Sarah. Lorsque Abigail, une nouvelle servante fait son arrivée, la relation privilégiée de Sarah avec la Reine est immédiatement mise en danger. Le réalisateur grec, déjà récompensé deux fois au festival de Cannes, possède un style visuel très particulier qui correspond parfaitement au caractère réaliste, presque brute, de l’intrigue. Le film porte son attention sur la cruauté des jeux de pouvoirs de ce milieu, les dénonçant avec un humour grivois revendiqué. Le décalage constant entre la période choisi et les anachronismes de langage crée un aspect comique insolite tout à fait prenant. Ce ton est également soutenu par l’inversion des rôles traditionnellement masculin et féminin. Le trio d’actrices est absolument remarquable, Emma Stone et Rachel Weisz gravitent de manière redoutable autour d’Olivia Colman, qui nous livre probablement sa meilleure prestation jusqu’à présent. La Favorite ramène sans ambiguïté la question de la sexualité et de ses enjeux dans le genre du film d’époque. L’oeuvre possède pourtant quelques longueurs dans sa deuxième moitié et semble un peu plus fragile dans le dénouement et, éventuellement, la fin de l’intrigue. (lire la suite : https://cultureauxtrousses.com/2019/02/05/la-favorite/)
Anas A.

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5,0
Publiée le 04/01/2019
Le dernier Yórgos Lánthimos, The Favourite est un portrait visuellement somptueux,intelligent moralement repoussant et extrêmement drôle du pouvoir politique qui se concentre autour de la cupidité, du narcissisme et de la peur de ses participants.Ce drame délicieusement machiavélique n'offre pas d'horreurs comparables à celles de The Lobster ou de The Killing of a Sacred Deer, mais la misanthropie créative et la cruauté de l'orchestre sont tout aussi frappantes. C'est une pièce d'époque acerbe mettant en scène trois des meilleures performances féminines de l'année, notamment une Olivia Colman toujours brillante, n'a jamais semblé plus divine.Une bande-son baroque du XVIIIe siècle, des dialogues brillants et fragiles, trois performances féminines magistrales dignes des Oscars et un décor de la cour anglaise de la reine Anne, suffisent à faire de ce film un triomphe absolu !! Un chef d'oeuvre ! Lanthimos ne déçoit pas. The Favourite : 10/10
Cinéphiles 44

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4,5
Publiée le 22/10/2018
Après les déconcertants « The Lobster » et « Mise à Mort du Cerf Sacré », le cinéaste grec revient avec une nouvelle fable d’humour dérangeante. « La Favorite » est un film à costume qui se situe dans l’Angleterre du XVIIIème siècle. La reine Anne, OIivia Colman, a la santé fragile et délègue la gestion du pays à son amie Lady Sarah, Rachel Weisz. Un jour Abigail Hill, une nouvelle servante arrive, Emma Stone. Elle est alors prise sous l’aile de Lady Sarah pensant faire d’elle une alliée. Mais la servante voit une occasion de retrouver son titre de Lady et va dangereusement se rapprocher de la reine. Entre situations extrêmement loufoques et mise en scène anxiogène, le film ne nous emmène jamais dans la direction attendue. Il fallait pourtant se douter qu’avec Yórgos Lánthimos aux commandes, le film ne serait pas qu’une simple querelle de titres. Le cinéaste nous fait douter chaque minute sur la méfiance à avoir entre la manipulatrice ou la vipère. Est-ce l’amour et la vérité qui triomphe ou le mensonge et la fourberie ? Les actrices sont sidérantes tellement elles habitent leur personnage avec conviction. Les acteurs secondaires comme Nicolas Hoult apportent également une valeur à cette histoire imprévue, déroutante et jubilatoire. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
zorro50

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4,5
Publiée le 06/02/2019
Ce film est un excellent divertissement très dépaysant et porté par 3 comédiennes absolument phénoménales dans leurs rôles respectifs, pourtant très éreintants à jouer.
Laura L

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1,0
Publiée le 09/02/2019
Un film graveleux, malaisant et très vulgaire. Quel gâchis pour de si talentueuses actrices. Ce film ne transparaît aucune émotion à part du moche, du moche et encore du moche. Des anachronismes sur les coutumes de l'époque... invraisemblable pour un film dit "historique". Je ne recommande pas et surtout pas en famille !
Antoine D.

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4,5
Publiée le 09/02/2019
La favorite est le favori aux Oscars au côté de Roma. Ce film historique clinquant montre tout de suite son orientation, avec des dialogues très crues qui brisent tout de suite les conventions du genre. Le réalisateur de Lobster frappe fort avec cette fresque féminine où l’on voit à l’œuvre Emma Stone, Rachel Weisz (Sarah Jennings) et Olivia Colman (dernière oubliée de la lignée des Stuart). Si on se penche d’ailleurs sur l’histoire de la duchesse de Marlborough, elle est la descendante de la famille Spencer et Churchill. Pour illustrer son film de la plus belle des manières, la composition, bien qu’un peu trop répétitive nous fait instantanément penser à la sarabande de Barry Lindon. On attend donc avec impatience les résultats des Oscars pour voir où va se placer cet excellent film de Yórgos Lánthimos.
SRSL

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4,0
Publiée le 07/02/2019
La reine Anne d'Angleterre, dernière des Stuart, est peu connue dans l'histoire. Ici, elle est l'élément principal car, selon les historiens, elle était facilement manipulable. C'est étonnant qu'il n'existe pas plus de films sur son personnage car il y a de quoi imaginer bien des péripéties. Et c'est ce que réussit très bien "The Favorite", une reine manipulée par des femmes qui lui tournent autour, qui souhaitent tirer avantages de sa naïveté et qui n'hésitent pas à mettre en place des stratagèmes pour arriver à leurs fins. C'est tellement bien ficelé que ça en devient passionnant. La réalisation, très inattendue pour un film en costumes, enchaine des plans à très larges focales pour ne pas perdre un m2 des décors. C'est étonnant mais elle donne un style propre au film beaucoup moins académique et on adhère. La photographie est impressionnante car il y a beaucoup de scènes éclairées au feu de cheminée ou à la bougie ce qui donne un effet confiné et à se demander ce qu'il se cache dans le noir. Les contre-jours sont aussi très présents. La direction artistique nous étonne tout autant car elle est à la fois fidèle à l'époque tout en s'accordant des libertés extravagantes comme avec la séquence du bal. Le trio d'actrices est excellent. L'alchimie fonctionne à merveille et c'est un régal de les voir se donner la réplique. Le son est également très travailler pour accentuer une atmosphère malsaine. "The Favorite" est un film vraiment étonnant qui séduit par ses libertés loin du classicisme du film en costume, qui le sauvent et le portent haut. On n'est pas prêt de l'oublier.
salepub

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5,0
Publiée le 06/02/2019
Mon genre De film: J'adore les grands films avec décors et costumes et là on est au coeur de la splendeur (et miasmes) de la royauté et c'est absolument superbe ...la photographie est également très travaillée chatoyante ou même dans le noir , on se régale des plans visuels. .. la distribution est au top avec 3 actrices qui sont au sommet de leur art ...la réalisation est très audacieuse ...et le montage vigorifie le tout ...La musique est baroque et ne plaira pas à tout le monde mais c'est tout à fait mon genre de musique...le scénario aussi ne plaira pas à tout le monde puisqu'il y a des sujets très dérangeants comme (spoiling ) mais je dois dire qu'il y a vraiment beaucoup de rebondissements dans le film et donc vraiment une histoire très originale... et enfin une Olivia Colman qui à mon avis méritait largement le Golden Globe et qui part "Favorite" pour les Oscars on verra dans 3 semaines. Alors je dois dire qu'il y a un autre film qui a eu beaucoup de nominations pour les Oscars (je ne cite pas de nom) et que j'ai vu et que j'ai adoré( et que peut-être plus de personnes aimeront car il est plus abordable) aussi ce sont mes deux coups de cœur pour l'année et je vous recommande de ne pas rater ce film pour vous faire votre propre opinion en tout cas moi c'est mon style de film et j'adore ...Bien sur l'autre film aussi j'ai adoré
Loïck G.

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3,0
Publiée le 08/02/2019
Je crois comprendre que ce film a les faveurs des pronostiqueurs aux Oscar. Normal, je n’en fait pas parti. Plus sérieusement, sur la filmographie d’un monsieur tel que Yórgos Lánthimos, voir apparaître une film en costumes est une bonne nouvelle, vite réprimée par le trop plein d’effets qui n’en sont pas. L’extravagance tient d’abord dans la longueur de ce très long métrage ( 2 h ) qui joue la théâtralité bouffonne, en surajoutant des tics de mise en scène qui à priori se veulent élégants. Qu’apporte le « fish-eye » dans deux ou trois brèves séquences, et cette musique martelée sans autre raison que de marquer les esprits ? L’anachronisme revendiqué dans les costumes et les accessoires figure la même envie de faire chic, sans pour autant séduire d’avantage. L’affiche relève le niveau et permet de tenir un peu la distance. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
margauxperso

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3,0
Publiée le 07/02/2019
Je crois que j’attendais trop de ce film... J’ai bien aimé le fond et la forme de l’histoire globalement, c’est drôle, bien réalisé, photo sublime, mais j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de longueurs, avec des passages soporifiques et une musique crispante qui n’en finit pas. Sinon, j’ai trouvé les 3 actrices parfaites. Olivia Colman époustouflante dans le rôle de la reine capricieuse, je m’y attendais et je dois dire que j’ai été bluffée, j’adore cette actrice au style bien singulier.
AZZZO

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5,0
Publiée le 07/02/2019
Maniant le cynisme et la misanthropie avec toujours autant d'habileté, Yorgos Lanthimos change un peu de style en s'attaquant à une histoire vraie, celle de la rivalité entre Sarah Churchill et Abigail Masham pour être la favorite de la reine Anne d'Angleterre. C'est donc un film en costumes, différent du Lobster ou de la Mise à mort du cerf sacré, pourtant Lanthimos y décrit l'humanité éternelle ; il profite de la rivalité entre ces deux femmes pour railler la superficialité et le ridicule des prises de décision dans les cercles du pouvoir. La photographie est raffinée et la mise en scène magnifique malgré des personnages au langage cru et aux attitudes sordides. Lanthimos aime faire référence à la mythologie grecque et, après Iphigénie dans le La mise à mort du cerf sacré, c'est cette fois Icare que l'on peut deviner dans la dernière scène extraordinaire, celle de l'héroïne si près du soleil et qui voit fondre ses ailes de cire en étant ramenée à sa condition. Magnifique.
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