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note moyenne
4,0
4401 notes dont 383 critiques
17% (65 critiques)
34% (130 critiques)
28% (106 critiques)
11% (43 critiques)
7% (27 critiques)
3% (12 critiques)

383 critiques spectateurs

Requiemovies

Suivre son activité 108 abonnés Lire ses 1 026 critiques

4,0Très bien
Publiée le 13/01/2017

Au festival de l’indépendance, tout le monde monte maintenant son stand un peu de la même manière. (...) qu’il revient avec « Moonlight », film dont la rudesse n’a d’égal que la tendresse de son récit ; fort, très fort dans la manière. Pourtant, en toute fin, un sentiment mesuré demeure quant à la réelle portée du film tant il est subtil et doté de finesse aussi bien dans son traitement que dans son récit, mais qui parfois, peine à donner une direction claire et évidente de sa démonstration de par son originalité. Si « Moonlight » tire sa force de tous les clichés que le réalisateur évite sur thèmes abordés (homosexualité, drogue, violence…), il semble ne pas se détacher assez de « ses origines », une pièce de théâtre, en scindant en 3 chapitres la vie de Chiron. Il y a une sorte de facilité de l’ellipse qui apporte une légère frustration quant au passage d’un âge à un autre du personnage principal. Cependant, la mise en scène soignée et d’une sensibilité de chaque instant (même dans ses plus durs moments) n’est jamais voyeuriste ; et Barry Jenkins finit par l’emporter avec une réelle subtilité. Ses mouvements de caméra (« personnage » du film par instants) apportent eux un caractère noble et poétique. Jamais un dealer « bad boy » n’aura été filmé et présenté de la sorte. Si « Moonlight » sort autant son épingle du jeu, c’est avant tout par la grâce de son récit, passage à l’âge adulte d’un enfant qui doit survivre dans un Miami jamais filmé comme tel. L’élégance de la mise en scène couplée à la photo magnifique de James Laxton, donne au film cet élan inédit qui semble fabriquer devant nos yeux la grammaire cinématographique d’un auteur en plein naissance, et confirmation. Barry Jenkins réussi à mixer poésie et drame urbain, tout en filmant et racontant les moments durs de la vie de son personnage. Au point de balader le spectateur jusqu’à un final surprenant de clarté et de beauté (le tout en deux phrases et deux plans). Comme évident, « Moonlight » se termine, ne laissant au spectateur que le choix de ressentir ce qu’il vient de voir, ce qu’on vient de lui offrir, comme une ode poétique et d’ouverture d’esprits d’une Amérique qui en a justement, hélas, bien besoin cette année. Si il est difficile de crier au chef-d’œuvre ; d’œuvre et donc d’auteur, il en est par contre bien question ici, et Barry Jenkins nous offre un petit bijou qui procure un impact bien plus puissant après coup, histoire de digérer comme il faut ce film proche de l’expérience cinématographique fait de moments innocents, d’instants aériens, comme d’une animalité pleine de sensibilité jamais filmée comme telle.

https://www.facebook.com/requiemovies/?ref=aymt_homepage_panel

L'Otaku Sensei

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3,5Bien
Publiée le 27/03/2017

« Je n’avoue pas que je suis homosexuel parce que je n’en ai pas honte. Je ne proclame pas que je suis homosexuel parce que je n’en suis pas fier. Je dis que je suis homosexuel parce que cela est » Jean Louis Bory. Comme nous le savons tous, l’homosexualité est une question qui est depuis des années et encore aujourd’hui l’une des préoccupations morales les plus importante. Au cinéma également, cette thématique anime depuis plusieurs décennies des débats sur les mœurs et la liberté de tomber amoureux d’une personne du même sexe. Ainsi, on a pu voir depuis les années 1970, époque de grandes manifestations pour la liberté et la reconnaissance sexuelle, un grand nombre films militant sur la question. De nos jours en 2017, l’acceptation de l’homosexualité dans les évolutions socio culturelles des sociétés reste centrale, quatre ans après les manifestations pour le mariage pour tous en 2013. Après La Vie d’Adèle : chapitre 1 et 2 (2013), Pride de Matthew Warchus (2014) ou encore La Belle saison de Catherine Corsini en 2015, viens Moonlight de Barry Jenkins en 2017. Avec Moonlight, adaptation de la pièce de théâtre de Tarell Alvin McCraney In Moonlight Black Boys Look Blue, le réalisateur et scénariste noir américain Barry Jenkins à qui l’on doit le drame romantique Medicine for Melancholy (2008), nous emmène dans les quartiers mal famés d’un Miami en proie à la drogue dans les années 80 pour nous raconter l’histoire de Chiron, jeune garçon afro américain cherchant à fuir la dureté de son quotidien familiale et, se découvrant en grandissant , une homosexualité naissante. Mais peut-on grandir et s’épanouir librement et sexuellement dans un tel contexte ? C’est l’étoile du moment ; après avoir particulièrement brillé pendant la dernière pleine lune des Oscars et conquis tout un univers de critiques quasi unanimes, raflé l’Oscar du meilleur film devant La La Land de Damien Chazelle, Moonlight n’arrête plus de faire parler de lui. « Un film au sommet » (L’Humanité), « Magnifique » (Télé 7 Jours), « Un choc » (Studio Ciné Live), telles sont les éloges à l’égard de ce Drame. L’histoire de Moonlight est aussi intéressante dans le fond que dans la forme. Tout le récit est écrit avec soin grâce à une narration maîtrisée dans son ensemble qui montre bien que le réalisateur connaît son sujet. Avec ce film, Barry Jenkins, nous livre ici une histoire pleine de vérité dans une atmosphère à mi-chemin entre documentaire et film d’auteur personnel intimiste. Ce n’est pas un hasard si Jenkins a choisi la ville de Miami comme cadre dramatique de son histoire. Etant lui-même originaire de Liberty City à Miami on pourrait supposer que le personnage de Chiron, puisse s’agir d’un double du réalisateur. De cette manière, le scénariste en profite pour nous montrer les tourments et la violence d’un mode de vie d’une cité proche de sa propre enfance sans en faire des tonnes et en prenant garde à ne pas basculer dans le mélodrame tire larmes. Un des points fort majeur de Moonlight réside dans ses choix narratifs. En sauvegardant une structure en actes, le film, sans renier ses origines théâtrales permet d’établir solidement le parcours initiatique et l’évolution de son protagoniste dans les détails. Une évolution des mieux retranscrite pour un personnage dont on a rarement aussi bien insisté sur les idées de « multiples facettes ». Chiron n’est pas une seule entité, mais véritablement trois personnes à la fois. Il est d’ailleurs envisageable d’établir un parallèle avec le centaure éponyme de la Mythologie Grecque, un être composé de deux entités et don Jenkins doit sans doute avoir connaissance. L’investissement de 3 acteurs pour représenter les trois identités rassemblées en une du personnage : Little, Chiron et Black a donc tout son sens dramatique. En additionnant les différents jeux d’acteurs, le réalisateur a su trouver un moyen astucieux et pertinent de rendre crédibles et vraisemblants les changements et prises de conscience du protagoniste et de voir comment l’enfant, l’adolescent et enfin l’adulte, est conditionné par les attitudes, les mœurs et les questions financières de son environnement ? Une façon d’aborder le récit qui ne nous est pas étrangère, on pensera à certains films notamment Slumdog Millionnaire de Dany Boyle (2008) avec Dave Patel pour établir une comparaison. Mais néanmoins, si Moonlight présente en surface une potentielle profondeur dans le sujet qu’il aborde, force est de constater que l’émotion médiatisée, sous entendue n’est pas là. Le personnage aussi attachant soit il ne parvient pas à nous faire éprouver plus qu’un bon sentiment de sympathie, aussi, force est de constater qu’il y a un peu tromperie sur la marchandise quant au traitement de l’homosexualité vendue comme centrale mais qui finalement est très vite réduite à une caractéristique accessoire du personnage que le réalisateur a laissé en suspens pendant les trois quarts du film plutôt qu’un véritable enjeu. Le problème qui se pose vient du fait que le film de Barry Jenkins a été vendu élogieusement comme un film profond et émouvant sur la question…mais ne tient finalement aucun véritable discours dessus et laisse cette question au second plan. Le thème de l’homosexualité en reste à un simple astre indépendant dans la galaxie de Chiron. Du coup, le personnage principal n’est plus aussi creusé et l’intrigue finit, tout restant globalement bien organisée, par se chercher un peu. Le film en plus de ne pas susciter l’impact émotionnel attendu demeure dépourvu de rebondissements. Le pari d’adapter l’œuvre théâtrale de Tarell Alvin McCraney est donc une belle réussite pour Barry Jenkins qui réussit en 1h50 à nous immerger brillamment dans le quotidien de ce Noir Américain grâce à documentaire aux accents intimistes. Un drame réaliste intéressant dans le Miami des années 1980 mais qui aurait pu gagner bien plus en profondeur s’il avait traité de l’homosexualité au premier plan. Une belle pleine lune quelque peu gâché par les nuages, l’émotion ne sera pas au rendez-vous chez tout le monde.

critikamateur

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 14/01/2017

Moonlight est un film qui donne envie d'aimer. Il est à la fois superbe et bouleversant. La musique de Nicholas Britell magnifie certaines scène qui sont touchées par la grâce. Une interprétation de très haut niveau (dont Naomie Harris certainement dans son meilleur rôle) et d'une photogénie rare.

Isabelle E.C.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 12/03/2017

Très beau film, très fort, qui suit la vie difficile d'un jeune homme des quartiers populaires de Miami en trois étapes : l'enfance, l'adolescence et l'âge adulte. Des personnages complexes et attachants, de la violence, les ravages de la drogue, des joies simples comme les bains de mer, et enfin une belle histoire d'amour, ce film nous emporte dans une émotion au delà des apparences.

Naughty Dog

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 07/01/2017

Moonlight de Barry Jenkins est un film qui a fait sensation partout où il a été présenté, et récolte les meilleures notes de la critique depuis bien longtemps. C'était donc avec une grande impatience que j'attendais de voir ce futur bijou (ou pas) donc qu'en est-il réellement ? Une histoire qui se déroule à 3 périodes distinctes de la vie de Chiron, un jeune qui vit dans un environnement défavorisé, le Miami en proie à la pauvreté et la drogue. On suit ce personnage en tant qu'enfant, puis adolescent et enfin adulte, joué par 3 acteurs différents et ce qui est fort avec ce film c'est qu'absolument TOUS les acteurs, et je dis bien TOUS sont parfaits ! Les 3 interprètes de Chiron véhiculent vraiment quelque chose de par leur attitude,leur gestuelle, leur posture et leur regard. Aucune fausse note,avec néanmoins quelques variations à mesure que Chiron avance dans sa vie. Il faut aussi noter 3 performances d'acteurs tout simplement stupéfiantes : Naomie Harris qui joue une mère junkie négligeant son fils,Andre Holland dans le rôle de Kevin (je n'en dis pas plus) et Mahershala Ali, qui pour moi mérite de gagner l'Oscar du meilleur second rôle rien que cela, tant son passage dans le film m'a ému dans le rôle de ce dealeur-père de substitution. Chaque seconde de ce film est d'un niveau rarement atteint dans ce genre de long-métrage, avec une utilisation des "non-dits" absolument stupéfiante, où le silence, le regard et l'expression faciale ont une importance et une maîtrise rare. Le film se passe réellement dans ce qui ne se dit pas et les silences en disent longs dans pas mal de scènes ! Les performances des acteurs sont vraiment touchantes, avec des moments d'émotion intenses, c'est simple le film est vraiment brutal dans certaines scènes, car oui dès son plus jeune âge Chiron se rend compte qu'il est... différent, et cette différence fait qu'il est traité de manière différente par certains, je veux rien spoiler car je pense qu'il faut aller voir ce film sans trop en savoir (comme je l'ai fait) et se prendre un gros coup de poing dans la figure. C'est un film qui m'a ému et énormément touché, avec une OST qui accompagne le film parfaitement et surtout une réalisation incroyable,avec une photographie magnifique, chaque plan est impeccable, que ce soit dans la composition ou les couleurs, une vraie pépite. Je vais pas trop parler du scenar, car ce serait bête de trop en dévoiler, mais vraiment toutes ses critiques dithyrambiques il ne les a pas volé, un film vraiment mature, les interactions entre les personnages semblent tellement réelles que j'ai oublié de matter un film, magnifié par les acteurs et le montage.... Une formidable étude sur la manière dont un individu se construit, les stigmates de la société qui nous donnent une image de ce qu'on doit être, et conditionne l'identité future d'une personne (ici au sein du quartier de Liberty City dans le Miami des années 80 Une énorme claque du cinéma indépendant qui ne peut pas vous laisser indemne de par son caractère brut, prenant, réel et vrai tout simplement !

Guristorion

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 12/02/2017

Ce film met parfaitement en lumière le parcours semé d’embuches d’un homosexuel noir en quête de son identité. Sans maquillage, sans romance, le réalisateur se contente de raconter l’histoire de Chiron sans artifices. Un long métrage poignant qui touche le spectateur tant par la puissance brute de ses faits que par la qualité des divers acteurs. Mahershala Ali, malgré sa brève apparition dans le film, confirme qu’il est l’un des acteurs les plus talentueux du moment. Film vivement recommandé.

Ufuk S.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 19/01/2017

"moonlight" multi récompensé lors de différents festivals et favoris pour les prochains oscars pour lequel j'espère une pluie de prix est un bijoux. En effet nous suivons le parcours de "chiron " de l'enfance à l'âge adulte en quête de son identité sexuelle et sociale. C'est un chef d'oeuvre ce film, les comédiens sont excellent,la bande sonore est envoûtante, les images sublime et surtout "moonlight "touche en plein coeur. à voir absolument.

CineSeriesMag

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4,5Excellent
Publiée le 22/01/2017

A l’heure où le cinéma américain semble de plus en plus se réduire à ses blockbusters franchisés et impersonnels, Moonlight nous rappelle qu’il existe encore des petites productions indépendantes qui ont le pouvoir de marquer les esprits par leur courage thématique autant que leur maîtrise stylistique.

https://www.cineseries-mag.fr/moonlight-un-film-de-barry-jenkins-critique-87826/

Laurent Cambon

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4,0Très bien
Publiée le 08/02/2017

"Moonlight", c'est le récit de ce fascinant personnage, Chiron, à trois moments de sa vie : l'enfance ; l'adolescence ; l'âge adulte. En quelque sorte, c'est une éducation sentimentale mais cette fois, qui s'intéresse aux quartiers populaires américains, a fortiori les populations noires qui habitent ces ghettos. Issus d'une pièce de théâtre, les actes se succèdent à coups de fonds enchaînés, permettant d'avancer dans la psychologie complexe de ce jeune-homme, souvent malheureux, sombre et inhibé, au bord de lui-même. La réussite du film provient de la manière dont le réalisateur est parvenu à dépasser les clichés. Parler d'homosexualité, de drogue, de maltraitance familiale chez des populations noires faisaient courir le risque du cliché. Au contraire, le réalisateur parvient à décrire les doutes qui hantent ce jeune-homme, toujours sur un fil, la culpabilité, la honte d'être soi et le chemin qu'il emprunte pour atteindre sa vérité. Le réalisateur choisit une caméra pudique qui refuse la démagogie ou les propos démonstratifs. Si parfois, elle tournoie un peu trop autour des personnages, on se laisse aller à la douceur amoureuse de ce jeune-homme, à l'amour de ce couple qui l'adopte, aux errements de sa mère, bref à beaucoup d'humanité et de beauté.

Xavier B.

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1,5Mauvais
Publiée le 06/02/2017

Je ne comprends pas les éloges presque unanimes. Certes les sujets abordés sont intéressants, mais leur traitement laisse songeur . Entre la lenteur générale, les invraisemblances, l'absence d'intrigue, les caricatures que sont la plupart des personnages (un dealer auquel on voudrait confier ses propres enfants, sa jeune épouse tellement belle et si accueillante, ...)... . bref à moins d avoir deux heures à perdre mieux vaut passer son chemin.

tony-76

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3,0Pas mal
Publiée le 12/04/2017

Donc Moonlight est le meilleur film 2017 selon l'académie des Oscars ? Pas étonnant, après une polémique l'an dernier pour raison qu'il y avait pas de nomination et de récompense pour les personnes de couleur. Ils se sont dit qu'ils vont se rattraper en offrant plusieurs statuettes (dont celui du meilleur film, meilleur scénario et meilleur acteur dans un second rôle pour ce film). Ou est ce seulement une provocation pour le nouveau président des Etats Unis d'Amérique ? Quoi qu'il en soit, le film reste bon dans l'ensemble, même si on en attendait tellement plus (au vu des critiques élogieuses et de ces prix). Il met en scène un Afro-Américain homosexuel et sans père qui subit les foudres de son entourage. Le réalisateur Barry Jenkins sépare le récit en trois parties distinctes avec un héros qui passe de l'enfance à l'adolescence puis à l'âge adulte comme l'avait fait Derek Cianfrance dans l'éblouissant The Place Beyond the Pines. Dès la première scène du film, le cinéphile assiste à une caméra virevoltante. Elle filme Spoiler: les corps en ébullition, ce qui est intéressant. Esthétiser le milieu est également une bonne idée ! Le premier segment est toutefois le plus fort. C'est là où on découvre un style Spoiler: - la séquence de la plage est très belle - et tous les comédiens s'avèrent convaincants. Mahershala Ali, qui a obtenu l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle campe un viril père de remplacement, il est charismatique. Et Naomie Harris, toujours très crédible dans ses rôles et à contre emploi des James Bond. Arrivé à l'âge de l'adolescence, il y a des passages qui doivent être traités dont Moonlight accomplit son devoir Spoiler: - les intimidations à l'école face à l'homosexualité du garçon - par exemple. La conclusion donne des moments touchants au public. Il est regrettable que Spoiler: la dernière scène nous laisse sur la faim... A noter les trois acteurs qui interprètent Cherion pendant les trois actes sont impeccables ! La bande son demeure honnête, sans être omniprésente pour autant afin de laisser place à des dialogues prenants. Enfin, Moonlight interroge sur la vie. Cela marquera toute une génération américaine !

FreeTHK

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3,5Bien
Publiée le 01/03/2017

Découvrir son homosexualité dans une banlieue noire de Miami, où règnent violence, drogues et homophobie. Un thème osé et assez inédit pour "Moonlight", un film beau et poétique qui suit l'enfance, l'adolescence et la vie adulte de Chiron, un garçon mis à l'écart dès son plus jeune âge qui va peu à peu tomber amoureux de son meilleur ami, Kevin. Les scènes sont éthérées et délicates, pudiques et la musique colle bien avec cette ambiance sereine et souvent touchante. Même si à force de vouloir peut être trop jouer sur la subtilité, le film comprend quelques longueurs et un peu trop de silence et non-dits qui deviennent lassants. "Moonlight" est un beau film donc pour les amoureux du genre mais que je trouve peut être un poil surcoté.

EricDebarnot

Suivre son activité 96 abonnés Lire ses 1 195 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 03/02/2017

Combien de temps depuis que je n'avais pas vécu une telle "expérience" cinématographique ? Depuis les derniers Pialat ? Ou plus loin encore, Cassavetes ? Voilà à quel niveau se situe le cinéma de Barry Jenkins, même si formellement on est très loin de Pialat ou de Cassavetes : point de rudesse ou de brutalité ici, ni même de chaos "naturaliste"... Non, plutôt une étrange douceur, une sorte de flou, d'indétermination dans la description de cette trajectoire humaine, à la fois singulière - un jeune homosexuel dans l'enfer du ghetto black de Miami - et universelle - la recherche de soi même, quand même le sujet le plus "bateau" qui soit. Certes, cette douceur, ce flou, cette indétermination frustreront le spectateur impatient, ou qui goûte le cinéma "mainstream" qui met facilement les points sur les "i" (et les barres aux "t", aussi...). Par contre, pour qui acceptera de se laisser emporter par ce flux d'images tantôt rêveuses, tantôt incroyablement physiques (ah, cette main qui essuie le sperme qui la recouvre sur le sable de la plage !), la récompense émotionnelle qu'offre "Moonlight" est incroyable... L'empathie permanente que Jenkins montre envers tous ses personnages, la justesse de sa description de la douleur qui paralyse (et éteint littéralement la parole de) Little / Chiron / Black à force d'essayer de comprendre ce qu'il est, ce qu'il ressent, ce que son corps recherche, au sein d'un environnement terriblement éprouvant - drogue, violence des mots et des actes, criminalité, tous les poncifs du "récit de ghetto" sont affrontés un à un, sauf que ce sont ici tout sauf des poncifs - hissent "Moonlight" au niveau des plus grands films de ce siècle, pas moins. Magistralement filmé, monté, mis en musique, interprété avec une précision infinie, "Moonlight" traduit une intelligence et une maturité inattendues chez un réalisateur qu'on n'avait pas vu venir. Il reste à ajouter que, malheureusement, ce genre de récit, questionnant l'identité raciale et sexuelle par rapport aux codes de la société, est aussi infiniment nécessaire, et donc brillamment politique, à une époque qui voit les forces réactionnaires triompher sur autant de fronts.

Alexis H.

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3,5Bien
Publiée le 01/02/2017

Avec ses 8 nominations aux oscars autant dire que "Moonlight" me faisait énormément de l’œil. C'est pourquoi j'ai décidé d'aller le voir le jour de sa sortie. Et je dois avouer que ce film a parfaitement comblé mes attentes... Jusqu'à sa 3ème partie. Mais j'y reviendrai plus tard. Commençons par ce qui selon moi fait la force du film, son fond. L'histoire de Chiron est particulièrement touchante et soulève beaucoup de questions sur différents sujets: La délinquance, les ghettos américains, la drogue, le rapport à la mère, la découverte de sa sexualité, l'homophobie ou encore le harcèlement. Ce fond est parfaitement servi par sa réalisation avec pendant une bonne partie du film un coté "caméra à l'épaule" au niveau de la mise en scène qui peut parfois être dérangeant (certaines scènes illisibles car beaucoup trop de mouvements) mais qui nous rapproche du personnage et donc nous touche encore plus. La BO est magnifique et bien utilisée. Et la photographie est impeccable avec un bon travail sur les lumières et les couleurs. Les acteurs sont très bons, aussi bien les 3 acteurs qui jouent Chiron que les seconds rôles. Dans les 2 premières parties Chiron est très touchant en grande partie grâce à la performance des acteurs et le 3ème acteur incarne plutôt bien le Chiron "Badass". Enfin au niveau du scénario, c'est là que le bât blesse. Le film est écrit comme un triptyque qui décrit l'enfance, l'adolescence et la vie d'adulte du personnage. Et autant les 2 premières parties sont très bonnes, autant la 3ème m'a ennuyé jusqu'à la fin. Elle avait pourtant un bon potentiel avec un Chiron plus badass mais n'a pas réussi à me toucher comme les premières. In fine, "Moonlight" est pour moi un gachis. Ce film avec une 3ème partie mieux géré aurait pu me marquer pour des années mais reste juste un bon film à cause de cela. Le film méritait mieux. Dommage. 3,5/5

Axis.fr

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 30/01/2017

Le plus beau film que j'ai vu depuis longtemps. un film qui manquait au cinéma. .. Bouleversant .. je suis sorti les larmes aux yeux.

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