Mon Allociné
Comme des lions
Séances Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques Presse Photos VOD
Blu-Ray, DVD Musique Secrets de tournage Box Office Récompenses Films similaires News
note moyenne
3,9 33 notes dont 9 critiques
67% 6 critiques 22% 2 critiques 11% 1 critique 0% 0 critique 0% 0 critique 0% 0 critique

9 critiques spectateurs

Trier par
Critiques les plus utiles
Yohan B.

Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 2 critiques

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 12/03/2016

Vu en avant-première à l'ENS, en présence de Philippe et Nabil, deux salariés parties prenantes de la grève des PSA Aulnay, qui a duré de janvier à mai 2013. Ma critique s'appuie sur les échanges qui ont suivi la projection. Quelques éléments de contexte sont rappelés en préambule : Auparavant implantée Quai de Javel, l'usine Peugeot avait été sortie de Paris pour rejoindre le site d'Aulnay-sous-Bois, en banlieue parisienne, en 1973. Dans cette usine à la pointe de la modernité, les 3000 salariés du site en 2012 (ils étaient 7000 à l'origine) produisaient le modèle C3, le plus vendu de l'histoire du groupe. Le film commence par la divulgation par la CGT d'un document confidentiel de la direction en juillet 2011, qui établit les bases d'un plan social et de l'arrêt complet de la production de l'usine d'Aulnay. Il suit ensuite le combat acharné des salariés grévistes - plus de 600 au plus fort du mouvement -, et s'attarde sur leur manière de s'organiser, de s'épauler et résister aux intimidations, de convaincre, bref, de lutter. La grande réussite de ce film est de donner de nombreux éléments "pratiques", presque clef-en-main, d'une grève durable et réussie. A commencer par la constitution du Comité de Grève, instance véritablement démocratique qui vise à dépasser les guéguerres intersyndicales et à associer tout le monde : 1 salarié gréviste = 1 voix. Le législatif et l'exécutif se confondent : ceux qui décident des actions sont les mêmes qui les appliquent, alors que des comités spécifiques sont créés (alimentation lors des déplacements, service d'ordre, caisse de grève, appels à la solidarité des Maires, etc. Le parti-pris de la réalisatrice est de réserver son regard au collectif, dans l'usine et dans les manifestations successives. Grandes assemblées, discours survoltés, discussions et débats plus intimistes... Le spectateur vit en immersion dans la lutte, de l'intérieur, en ignorant ses conséquences sur la vie de famille des grévistes par exemple, et du même coup le pathos qui aurait pu en découler. On ressent de l'empathie, de la révolte et parfois de la douleur pour ces hommes et ces femmes, mais comme eux, à aucun moment on ne s’apitoie sur leur sort. Le collectif se dépasse, se sublime. Face aux CRS, on forme des chaines de grévistes, et lorsque la chaine se brise et que certains sont embarqués, les copains les suivent volontairement dans le bus, dictent au chauffeur quand fermer le portes, gardant ainsi l'ascendant psychologique. On survole également la volonté d' "extension des luttes" dans une très belle scène où les PSA rejoignent des salariés de Renault, eux aussi en grève. Le portail est forcée ; symboliquement, on doit pénétrer sur le site. « Il y a des gens, ici, je ne les aime pas ; il y a des gens, je les aime trop. Mais maintenant, je vais mettre de côté ma rancœur pour la bagarre ». Cette phrase résume bien la sacralisation du collectif dans le film, et il est en cela complémentaire à Merci Patron! qui se centrait lui sur un combat visant certes à être généralisé, mais individuel. Là ou les Klur ont extorqué 60 000 € à Bernard Arnault, les grévistes en arracheront 10 millions à Philippe Varin. Les basses manœuvres et intimidations de la direction ne les feront jamais craquer, toujours dignes et jamais résignés. Mais de l'aveu de Philippe Julien après la projection, si le "lock-out" décidé par la direction trois jours après le début de la grève n'a pas empêché le mouvement de continuer à rassembler, il l'a empêché d'atteindre la masse critique de 1 000 grévistes qui aurait permis une sorte de point de non-retour et de tout autre rapport de force. On ressort de Comme des Lions la rage au ventre, dotés de clefs de compréhension et d'outils de lutte salvateurs dans un contexte de dénigrement sans précédent du monde ouvrier et du monde du travail en général. Merci Patron! et Comme des Lions tombent à point nommé ; suivons le mot d'ordre de F. Lordon et tâchons d'en faire un événement réel.

Anthony G.

Suivre son activité 0 abonné Lire ses 2 critiques

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 28/03/2016

Film/Documentaire qui nous transporte totalement au coeur d'une lutte d'ouvriers face au grand PSA. Des frissons, des larmes et des émotions pendant deux heures. Un grand bravo à Françoise Davisse et tous les ouvriers de cette lutte. À voir absolument!!!

Leo S.

Suivre son activité 0 abonné Lire sa critique

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 23/03/2016

Mon premier documentaire d'action !! Un film qui donne tout simplement l'envie de se battre, qui donnera du courage à ceux qui en manque, de la joie à ceux qui sont triste et de l'espoir à chacune et chacun. Une leçon de vie courez y demandez le dans votre ville montrez le aux jeunes au vieux aux riches aux pauvres à vos potes à votre belle mère ou à l'épicier du coin ! Ce film doit être vu il peut vous changer et changer les choses !

Yannice C.

Suivre son activité 0 abonné Lire sa critique

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 25/04/2016

Superbe ! "Quelle que soit l’issue du conflit, on est toujours gagnant quand on lutte, car on devient quelqu’un" résume Françoise Davisse, la réalisatrice. Et c'est effectivement la grande victoire de ces hommes et de ces femmes qui sont battu collectivement contre tout un système : une dignité admirable. On ressort de la séance regonflé à bloc. Foncez voir ce documentaire exceptionnel !

anonyme
Un visiteur
5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 25/04/2016

A voir absolument! Pour la dignité retrouvée, pour la fierté de lutter, pour le bonheur de gagner (un peu)!

Aude P.

Suivre son activité 0 abonné Lire sa critique

4,5Excellent • Publiée le 25/04/2016

Il y a des combats, des luttes, rendues toutes petites, aussi petites qu'un écran de télé, qu'une dépeche AFP ou une mini-chronique BFM... Si petites qu'on passe facilement passer à côté, qu'on se dit piteusement: "Une de plus". Il fallait rien moins qu' un grand film pour redonner toute sa grandeur, toute sa valeur à ce grand combat! On voudrait que l'écran soit plus grand encore pour que ces lions prennent toute la place. On a envie de rentrer dans l'écran pour être avec eux, combattre à leur côté tant leur fougue, leur énergie et leur courage sont contagieux. Un grand film qui mérite un grand succès

momo M.

Suivre son activité 6 abonnés Lire ses 109 critiques

3,5Bien • Publiée le 23/04/2016

Allez vite voir ce documentaire avant qu'il ne disparaisse des écrans. Cela nous informe de la violence de ce monde, c'est moins drôle que "merci patron" mais tout aussi efficace

Anais Z.

Suivre son activité 0 abonné Lire sa critique

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 04/04/2016

Un superbe film sur l'intelligence collective. La realisatrice nous embarque au cœur de la lutte des ouvriers de psa, on comprend les enjeux politiques et syndicaux, et l'organisation de la grève autour de purs moments de démocratie.

anonyme
Un visiteur
4,5Excellent • Publiée le 08/03/2016

C’est un film qui remue l’envers et l’endroit d’une grève, ses rapports de force, ses stratégies. Un passionnant jeu d’échecs dans lequel on réaffirme sans cesse les règles pour se respecter un peu. Un bordel tantôt grave tantôt joyeux, dont se dégage un seul objectif : résister. Résister aux chiffres, à la pression médiatique, à la misère, au pessimisme, au j’menfoutisme. C'est un film qui montre que ensemble, on est plus fort. Il faut foncer voir ce film, un grand moment de cinéma, de l'or en barre par les temps qui courent!

Les meilleurs films de tous les temps