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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Compte tes blessures" et de son tournage !

Premier film

Compte tes blessures est le premier long-métrage réalisé par Morgan Simon, jeune cinéaste sorti de la prestigieuse FEMIS en section scénario. Son envie de cinéma a commencé alors qu'il était encore en BTS Communication. Un professeur a projeté 2001, l'odyssée de l'espace et le futur réalisateur a été scotché :

"Tout cela a déclenché quelque chose en moi, ce prof a vraiment changé ma vie. J’ai voulu continuer, j’ai découvert la Fémis, qui était gratuite... J’ai fini par l’intégrer l’année suivante en section scénario. J’ai vu beaucoup de films, ai tenté de rattraper mon retard et construire une cinéphilie", confie le metteur en scène.

À noter que Compte tes blessures était le scénario de fin d'études de Morgan Simon à la Fémis.

Parler de la famille

Morgan Simon voulait parler de la famille monoparentale, des non-dits, de l’incommunicabilité, de l’amour via le personnage de Vincent (Kévin Azaïs) qui vit un paradoxe que la plupart d'entre nous avons ressenti. Le jeune metteur en scène précise : "En tant que chanteur, il est capable de crier sur scène avec charisme devant un public, mais chez lui, face à son père, il subit et se tait. Finalement, une question de cinéma se posait ici : un concert de post-hardcore est-il plus intense qu’une scène de famille autour de la table ? Le deuil maternel me touche et de là est venue l’idée d’un triangle amoureux un peu étrange, entre le fils, le père et la nouvelle petite amie du père."

Pourquoi Compte tes blessures ?

Le réalisateur Morgan Simon explique la signification de son titre, Compte tes blessures :

"J’ai comme souvent débuté l’écriture avec le titre. Il me permet de visualiser l’énergie du film. Ici, c’est un détournement de l’expression anglo-saxonne « Count Your Blessings » qui veut dire « Compte tes bienfaits dans la vie ». Le titre dit finalement l’inverse : la vie reste un combat. « Count Your Blessings » est aussi le nom du premier album du groupe de post-hardcore, Bring Me The Horizon, qui est la référence du genre et qui compte beaucoup pour moi. Vincent porte la tenue emblématique du chanteur, Oliver Sykes : le maillot noir à rayures rouges de Michael Jordan chez les Chicago Bulls…", précise le metteur en scène.

Inspirations

Lors de l'écriture du scénario de Compte tes blessures, Morgan Simon a été notamment influencé par Shotgun Stories de Jeff Nichols, Paranoid Park de Gus Van Sant, Zéro de conduite de Jean Vigo, The Firm d'Alan Clarke et Il était un père de Yasujiro Ozu.

Un mot sur la musique

Morgan Simon s'explique sur son utilisation de la musique sur Compte tes blessures :

"Même si cette musique demeure « underground », elle utilise aussi les codes de la musique « mainstream ». Cela brouille le côté contestataire des débuts du hardcore dans les années 1980. L’aspect politique de cette musique s’est peu à peu dissipé, pour s’orienter vers d’autres formes de revendication comme le véganisme qui est depuis de nombreuses années très présent dans cette scène musicale. Le film questionne ce qu’être alternatif signifie aujourd’hui. Est-ce être tatoué et crier dans un micro, comme le fait le fils, ou est-ce se lever à quatre heures du matin pour aller travailler comme le fait le père (Nathan Willcocks) ?"

Une aide Grave précieuse

Julia Ducournau, la réalisatrice de Grave, a aidé Morgan Simon à peaufiner la dernière version de son scénario.

Acteur fétiche

Nathan Willcocks, qui joue le père de Kévin Azaïs dans le film, est l'acteur fétiche du réalisateur Morgan Simon. Les deux hommes ont travaillé ensemble sur 7 films :

"C’est une gueule, avec un physique atypique, comme Kévin Azaïs. Nathan a ce quelque chose de voyou, mais avec beaucoup d’humanité et d’humour ; Kévin a ce visage anguleux d’une beauté folle, autant masculin qu’angélique", analyse le cinéaste.

Entre hard rock et tatouage

Déjà présent dans les courts-métrages de Morgan Simon, l'univers de la musique hard rock et des tatouages est également de la partie dans Compte tes blessures :

"J’écoute beaucoup de rock alternatif, du hardcore, du post-hardcore et du punk-rock, et tous les styles dérivés, depuis l’adolescence. Ça m’est assez naturel d’en parler, tout comme la culture du tatouage qui est intimement liée à ces milieux, bien que je n’en porte pas. Je suis touché par ce mode d’expression — c’est une façon de marquer des moments de sa vie, des bonheurs ou des blessures, de raconter quelque chose sans avoir à l’exprimer par des mots", explique le réalisateur.

Coach musical

Pour incarner ce personnage de chanteur de hard rock, Kévin Azaïs a dû travailler durant plusieurs mois avec un coach afin de réaliser lui-même ses performances sur scène.

"Cela a duré plusieurs mois, on n’était pas sûr que Kévin en soit capable, mais arrivé en studio pour enregistrer les morceaux, il a grave envoyé ! Kévin est hyper instinctif. Je peux lui donner la scène maintenant et il la fera, parce qu’il connecte tout de suite les choses à lui, c’est impressionnant", précise Morgan Simon.

Percutant !

Morgan Simon cherche à être le plus limpide et le plus percutant dans son écriture ; il va droit au but et se dit très satisfait que Compte tes blessures ne dure "que" 1h20 :

"Je respecte beaucoup un cinéaste comme Alan Clarke parce que ses films vont droit, d’un point A à un point B, et vous mettent K.O. en moins d’une heure trente. Je suis content que le film fasse une heure vingt, je cherche à aller à l’histoire la plus limpide possible, pour creuser les personnages, trouver la complexité des relations. Dans les films de John Cassavetes ou de Maurice Pialat, les sentiments sont plus forts que les histoires, qui sont en fait très simples. Ces réalisateurs aiment à ce point leurs personnages qu’on a l’impression que le monde va mieux après avoir vu leurs films."

Energie et plans séquences

Morgan Simon aime filmer en plans séquences afin de capter une énergie directe et authentique ; c'est également pour cela qu'il s'efforce de tourner dans l'ordre chronologique du scénario :

"J’essaie de donner aux acteurs un sentiment de liberté le plus grand possible, tout en leur donnant un cadre assez ferme. On est allé au-delà que ce que nous pouvions imaginer. Kévin Azaïs n’avait plus de voix après les concerts, Monia Chokri avait trop ri ou trop pleuré, Nathan Willcocks avait trop mangé de homards…"

De plus, le réalisateur, influencé par Cassavetes, aime filmer au plus près des visages : "Julien Poupard, le chef opérateur du film, a un instinct pour cela. On s’est parfaitement compris, j’étais très heureux de notre rencontre et je crois que lui aussi."
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