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L’autre côté de l’espoir
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note moyenne
4,0
648 notes dont 88 critiques
20% (18 critiques)
43% (38 critiques)
19% (17 critiques)
16% (14 critiques)
1% (1 critique)
0% (0 critique)

88 critiques spectateurs

traversay1

Suivre son activité 308 abonnés Lire ses 2 487 critiques

4,0Très bien
Publiée le 16/03/2017

Si vous cherchez un véritable auteur dans le cinéma mondial, du genre qui possède une constante formelle, film après film, et qui fait passer son message sans recourir à l'outrance ou à la démagogie, inutile de chercher au-delà de la Finlande, Aki Kaurismäki, depuis plus de 30 ans est cet homme. Un signe qui ne trompe pas : alors que la mode dans l'hexagone est de donner des titres anglais à toute oeuvre étrangère d'où qu'elle vienne, par exemple One Kiss pour l'italien Un bacio (ridicule), Kaurismäki n'a jamais subi cet outrage. Respect ! L'autre côté de l'espoir, après l'épisode français de Le Havre, peu concluant, rejoue un air que l'on croit connaître, en ce pays nordique où les vieux rockers ont encore la banane et où une simple lampe éclaire une scène que l'on croirait surgie d'une mise en scène de théâtre. C'est l'art de Kaurismäki, ce minimalisme ironique, cette impassibilité des protagonistes, cet humour qui tend vers l'absurde (moins que dans le passé, c'est vrai), ces décors vintage ... Pourtant, le sujet du film ne peut pas être plus actuel avec son personnage principal, migrant syrien confronté aux autorités locales. La tranche d'humanisme que nous sert le cinéaste finlandais est de celles qui réconfortent et réchauffent, sans donner de leçons, sans appuyer sa démonstration, bref sans tomber dans les défauts criants du dernier Loach. L'autre côté de l'espoir a des allures de conte avec ses méchants grotesques, sa solidarité sans discours superflu et sa bienveillance sans chichis. Un vent frais qui vient du nord et qui donne à penser que de l'autre côté de l'espoir, tout n'est pas encore fichu.

rollioni

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 16/03/2017

un Kaurismaki est par définition un film à ne pas manquer .....C'est un réalisateur qui sait utiliser, l'image, les personnages, les dialogues et l'humour plus que décalé pour partager un univers unique , finlandais, chaplinesque d'une certaine façon (il est pour moi le réalisateur le plus proche de Chaplin) et qui nous parle du monde tel qu'il est dans l'état......C'est bien simple en regardant le film, je me suis senti comme un personnage de Kaurismaki (une tête d'enterrement mais pas mal d'humour enfoui, sans prétention)... Ce film traite de la guerre, des immigrés , du racisme avec toujours ces colorisation naïves, ces décors qui semblent en carton, ces personnages aux visages machinaux, tristes comme nulle part ailleurs, mais qui nous touchent beaucoup plus, qui nous contrecarrent presque dans notre logique....bon , il faut admettre que dans le film, si on est kaurismakien, on se sent plus proche des personnages finlandais que des autres mais le discours universaliste du film et sa mise en scène en font un bijou absolu.....J'ai aimé évidemment, sans que cela soit mon préféré chez le réalisateur........

Maitre Kurosawa

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4,0Très bien
Publiée le 07/04/2017

Quelques jours avant la sortie de "L'autre côté de l'espoir", Aki Kaurismäki a annoncé qu'il s'agissait de son dernier film. Mais celui qui voudrait y trouver une dimension testamentaire serait déçu car le film est on ne peut plus actuel, questionne la crise des migrants en Europe et en Finlande avec une frontalité et une lucidité malheureusement trop rares au cinéma. Il ne s'agit pas seulement de montrer les images d'attentats en Syrie relayées par un journal télévisé mais de voir précisément comment le trajet d'intégration des migrants sur le Vieux Continent se joue, c'est-à-dire comment débarquer, comment faire le choix ou non de demander l'asile, travailler dans le pays, être sous la menace des nationalistes violents ou encore tenter de faire venir sa famille (en l’occurrence, Khaled souhaite retrouver sa sœur). Faire du cinéma politique implique donc de filmer ces étapes mais aussi à travers les éléments de la fiction - les personnages, les dialogues, les situations - de faire émerger des questions et des problèmes sur le rapport de l'Europe aux migrants, sur le traitement de leur accueil et la capacité à les intégrer. Car il faut le dire, Kaurismäki est avant tout un créateur de situations, qui sont dans ce film pour le plupart réjouissantes et drôles; cet humour à froid et cocasse, qui n'est pas sans rappeler celui de Chaplin, écarte d'ailleurs tout esprit moralisateur ou démago. Le cinéaste traite de faits indéniablement graves mais sous un angle humaniste, cela ne signifie pas qu'ils sont infantilisés ou désamorcés mais qu'ils sont vus à travers un regard singulier, bienveillant mais jamais naïf. Avançant dans un rythme indolent qui n'atténue en aucun cas la force du propos et ponctué de chansons rocks transitoires, le film laissera à coup sûr des images en tête : on gardera longtemps en mémoire ce corps qui sort du charbon une fois débarqué sur une terre soit-disant apaisée et un dernier regard évasif, dont on ne sait s'il est tourné vers l'espoir ou la mort.

btravis1

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2,0Pas terrible
Publiée le 27/03/2017

Comme souvent avec Aki Kaurismäki, le thème est fort, la bande-annonce donne envie et finalement on se retrouve devant un film terne et ennuyeux. Sur un scénario humaniste ancré dans la réalité d'aujourd'hui, le réalisateur nous propose encore une fois un univers atemporel, qui ne nous permet jamais de croire à cette histoire (surtout les scènes dans le restaurant) et qui finit très vite par lasser. Au bout du compte seuls les scènes musicales accrochent notre attention, c'est trop peu.

Bobl'éponge

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2,0Pas terrible
Publiée le 10/04/2017

On accroche ou pas avec l'univers de Kaurismaki. Pour ma part ça ne fonctionne pas. Le thème est fort, mais le style de Kaurismaki m'ennuie. Le fait de nous sortir de toute référence temporelle (au delà de l'actualité syrienne) est bien entendu respectable, mais du coup je n'adhère pas du tout. C'est très froid, voire sinistre. Bref pour moi strictement aucun plaisir. Je passe mon tour.

Craoux

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1,5Mauvais
Publiée le 23/03/2017

Je suis décidément bien incapable d'apprécier ce réalisateur. Certes, je lui reconnais son humanisme. Mais Dieu que ce cinéma désincarné (et sophistiqué) est pénible .. pour ne pas dire plus. Oui, désincarné. Qu'il chiade ses cadrages, ses lumières (usage de filtres .. à outrance), bon, admettons sa spécificité. Mais il chiade ses "ambiances" jusqu'à parvenir à une certaine forme d'irréalité .. voire, à glisser dans un registre "bande dessinée" dans lequel les personnages n'ont pas à proprement parler de chair, sont littéralement désincarnés afin que ne soient mis en lumière que des relations et des comportements "sociaux", assez caricaturés au demeurant. On peut aimer cette forme de stylisation. Moi, pas.

soulman

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 18/03/2017

Nouveau chef-d'oeuvre du cinéaste Finlandais, qui va à l'essentiel ; les rapports humains sont comme toujours prodigieusement crus, d'une vérité rare dans le cinéma des 35 dernières années. La mise en scène, à la fois dépouillée et stylisée, fait de "L'autre côté de l'espoir" un des plus beaux Kaurismaki. Le scénario, dramatiquement actuel, traité avec le détachement habituel du metteur en scène, jamais misérabiliste, donne une dimension universelle au long-métrage, qui s'impose d'ores et déjà comme un film de référence sur notre époque, tel "Le Havre" avant lui.

lionelb30

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2,5Moyen
Publiée le 23/03/2017

Deux histoires totalement différentes qui meme si elles se recoupent par la suite en font un film decousu. Deux personnages avec des comportements un peu bizarre et qui laisse un peu pantois. Difficile de voir une vraie coherence dans tout cela.

Carcagno F.

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2,0Pas terrible
Publiée le 19/03/2017

Trop caricatural et manichéen. Toujours le style froid et triste de Kaurismäki. On s'ennuie pas mal même s'il y a de belles scènes, notamment de musique et une mise en scène travaillée

RayManzarek

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4,0Très bien
Publiée le 24/03/2017

Pour son dernier film, le réalisateur finlandais, Aki Kaurismaki a choisi un sujet d'actualité, celui des réfugiés syriens "accueillis" en Europe. "L'autre côté de l'espoir", c'est l'histoire d'une rencontre, celle de Wikhström, la cinquantaine, qui refait sa vie en quittant sa femme alcoolique et en ouvrant un restaurant, et Khaled, syrien quittant les atrocités commises dans son pays pour tenter de trouver une vie meilleure ailleurs. Ou du moins différente. D'une maîtrise formelle quasi-parfaite (effets visuels absurdes et burlesques, images suintant les sous-entendus et faisant le contrepoint parfait avec les visages graves et fermés des finlandais), le dernier film de Kaurismaki se démarque surtout par la subtilité avec laquelle il traite un sujet brûlant et grave. Le cinéaste n'a pas peur de regarder son pays droit dans les yeux et de nous le montrer sous son pire jour comme sous son meilleur. Mais le film est aussi l'histoire d'une rencontre, de deux cultures différentes qui vont se tirer vers le haut lorsque les deux auront compris le bénéfice qu'ils pourront tirer de cette relation. Film au ton solennel avec une touche d'absurde dans sa première partie, il devient beaucoup plus léger et propice à l'humour (sans pour autant qu'il y ait la moindre cassure entre les deux morceaux) lorsque Khaled et Wikhström travaillent main dans la main pour tenter d'assurer la réussite d'un restaurant qui s'apparente plus à une troupe de théâtre comique qu'à une véritable entreprise sérieuse. Profondément humaniste, sachant dire les choses avec fermeté et neutralité tout en nous glissant sous les yeux une réalité que l'on aimerait tout autre, le dernier film de Kaurismaki est un indispensable du moment. Une oeuvre sans jugement qui nous fait comprendre que la société européenne ne s'en sortira que lorsqu'elle aura décidé de s'ouvrir aux autres plutôt que de vouloir assimilé, formaté et intégré à tout prix.

WutheringHeights

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3,5Bien
Publiée le 16/03/2017

Les premières minutes sont muettes, reposant entièrement sur une mise en scène d’une apparente simplicité et d’une grande intelligence. En à peine trois plans, on comprend les enjeux du couple formé par Wikhström et sa femme et pourquoi il la quitte, sans haine ni cris. (...) L’autre côté de l’espoir est une ode à la fraternité dans toute sa complexité (...). En dépit de toutes ces qualités, le film peine toutefois à convaincre autant que Le Havre, peut-être parce que le goût de l’ellipse et de l’épure de Kaurismäki est poussé parfois trop loin LA SUITE :

http://www.hugobrown.net/2017/03/l-autre-cote-de-l-espoir-un-film-de-aki-kaurismaki.html

Yves G.

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2,0Pas terrible
Publiée le 17/03/2017

Khaled a fui la Syrie. Il débarque par hasard en Finlande. Il dépose une demande d’asile qui est bientôt rejetée. Sur le point d’être reconduit vers la Turquie, il s’échappe du centre de rétention. Wikstrôm change de vie. Il quitte sa femme et son emploi et rachète un restaurant dont il entend moderniser la gestion. Le destin de ces deux solitaires va se croiser. Voilà plus de trente ans qu’on connaît les films de Aki Kaurismâki. Cette curiosité et cette fidélité ont probablement deux motifs. Le premier est le snobisme de pouvoir citer et prononcer le nom d’un réalisateur finlandais – je serais bien en peine d’en citer un autre. Le second est l’intérêt que suscite la profonde originalité de son œuvre. Car les films du géant finlandais, qu’il écrit, produit et réalise, sont reconnaissables au premier coup d’œil. Des plans fixes sans aucun mouvement de caméra. Des personnages taciturnes qui ne sourient jamais filmés en plan américain. Un éclairage très puissant accentuant les couleurs et les contrastes. Un décor intemporel évoquant l’esthétique industrielle de l’URSS (ou de la Finlande ?) des années 50. Une quasi-absence de dialogue et de musique extradiégétique ; mais l’omniprésence de musiciens qu’on écoute jouer longuement Un humour cynique cachant un profond humanisme. La marque de fabrique des films de Kaurismäki est désormais solidement établie. Au point de remporter un succès grandissant dans les festivals. « L’Autre côté de l’espoir » lui a valu l’Ours d’argent du meilleur réalisateur au dernier festival de Berlin. « Le Havre » avait emporté le prix Louis-Delluc en 2011. « L’Homme sans passé » avait reçu le Grand Prix au festival de Cannes en 2002. Cette avalanche de récompense est suspecte. Elle consacre un cinéma qui creuse un sillon dans lequel Kaurismäki se sent à l’aise et ne se met plus en danger. « L’Autre côté de l’espoir » ressemble trop à son précédent film, « Le Havre », où un jeune immigré gabonais était recueilli par un cireur de chaussures au grand cœur. Quant aux thèmes qu’il aborde (la dénonciation de la xénophobie, l’indispensable solidarité humaine), ils sont si évidemment admirables que leur candide ressassement finit par lasser.

http://un-film-un-jour.com/index.php/2017/03/17/lautre-cote-de-lespoir/

Caméo

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 13/05/2017

Kaurismäki nous plonge dans notre monde cruel d'aujourd'hui qui ne sait que faire des réfugiés. Le scénario et surtout la mise en scène transcende le réel et délivre au spectateur une fable qui ne donne aucune leçon facile, aucun message convenu. Le grand film humaniste de 2017, d'une profonde légèreté.

Jack L.

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4,5Excellent
Publiée le 10/05/2017

Formidable film finlandais, rétro, drôle, rafraîchissant, réalisation et acteurs impeccables, original. Bijou à ne pas manquer !

hommecinema

Suivre son activité 4 abonnés Lire ses 90 critiques

3,5Bien
Publiée le 04/05/2017

Deux yeux s'ouvrent dans une montagne de charbon. Un homme, un réfugié syrien sort des ombres le moment que son bateau arrive au port de Helsinki. Cet homme demande de l'asile en Finlande, refusé de suite par les autorités. Toutefois, il renoncera pas à l'espoir de retrouver sa sœur après avoir fuie les deux la guerre. Kaurismaki est de retour. Fidèle à son style, il dénonce un sujet d'actualité avec une comédie, la meilleure façon possible. Le finnois fait hommage encore une fois aux origines du cinéma comique, notamment Chaplin: un fil narratif simple, évitant les artifices. Une comédie où les situations absurdes se succèdent sans oublier le drame qui se développe ni la critique qu'on construit. Rien de nouveau chez le réalisateur, on a le chômage de Nuages passagères, la pauvreté de L'homme sans passé ou l'immigration de Le Havre. Maintenant il faut parler des réfugiés. Toute une prouesse le fait d'arriver à attaquer l'apathie des gouvernements au même temps qu'on s'émeus avec la recherche du protagoniste. En plus, sans renoncer aux célèbres martiens de Kaurismaki. Ce sont des personnages joués par des acteurs qui bougent d'une façon manichéenne et qui parlent sans mettre l'intonation, provoquant comme conséquence des sketchs plus drôles sans tomber dans le drame mielleux. S'il y a 90 ans un clochard qui mangeait ses chaussures faisait que les spectateurs éclataient en rire, aujourd'hui c'est pareil. On rigole avec le réfugié qui se batte avec le proprio d'un restaurant pour pouvoir dormir derrière la poubelle. Malgré la cruelle réalité, et sachant que prendre un tel sujet à la légère pourrait être considéré un manque d'empathie ou même une frivolité, le fond du film fait que ces deux scènes marchent. La critique au système sociopathe s’équilibre mettant en face au bas peuple. On connait déjà les bénévoles de L'homme sans passé ou le quartier d'artisans qui cachent l'enfant de Le Havre. Ici on met des gens gris et tristes face au drame international. La solidarité du moindre geste de la part du type lambda le plus banal au monde peut résulter un changement du sort de quelqu'un d'autre. Voici la clé du film. La confraternité face aux pouvoirs inhumains. La couleur et la vivacité du mélange des cultures. Quelque chose si évidente qu'il est impossible de la nier.

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