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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "La Tortue rouge" et de son tournage !

Récompensé à Cannes

La Tortue rouge faisait partie de la sélection officielle du 69e Festival de Cannes, dans la catégorie Un Certain Regard. Il a obtenu le Prix Spécial Un Certain Regard.

Collaboration historique

La Tortue rouge a été cosigné par les prestigieux studios d'animation japonaise Ghibli. C'est la première fois que Ghibli collabore avec un artiste extérieur au studio, a fortiori étranger. C'est à leur initiative qu'a eu lieu ce partenariat, après avoir envoyé un mail en 2006 à Michael Dudok de Wit. "Jusque là, je n’avais pas vraiment pensé au long métrage. Certains de mes amis, à qui on a fait des promesses magnifiques, sont partis en Californie pour en revenir déçus après avoir vu leur projet remanié par les producteurs", se souvient le cinéaste. "Mais avec Studio Ghibli, c’est différent. Ils m’ont précisé que l’on travaillerait sous la loi française, qui respecte le droit d’auteur. Ils m’ont donné plusieurs mois pour écrire le scénario".  

Poids lourd de l'animation

Le néérlandais Michael Dudok de Wit a été révélé dans le monde de l'animation grâce à son court-métrage Le moine et le poisson, qui a notamment été récompensé par le César du meilleur court-métrage en 1994 et nommé aux Oscars. La Tortue rouge est son premier long-métrage.

Débuts aux Seychelles

Michael Dudok de Wit se souvient de ses premières réflexions autour de La Tortue rouge : "J’avais en germe le thème d’un homme sur une ile déserte, thème devenu entre temps super présent à la télévision, mais j’aimais cette idée archétypale. Non pas pour raconter comment il survit, car cela a déjà été fait si souvent. Il me fallait plus". Le cinéaste a décidé de partir une dizaine de jours aux Seychelles, lieu de vacances prisé des plus riches, en faisant le choix de loger chez l'habitant. "Je me promenais seul, à tout observer et à prendre des milliers de photos. Il n’était pas question de tomber dans le look « brochure de vacances ». Mon naufragé ne doit pas adorer l’endroit, il veut à tout prix rentrer chez lui, car l’île n’est pas si accueillante que ça. Il y a des dangers, l’extrême solitude, il pleut, il y a des insectes…"

Film muet

Il n'y a pas de dialogues dans La Tortue rouge. Michael Dudok de Wit a ainsi dû se creuser la tête pour trouver d'autres manières d'exprimer les sentiments de ses protagonistes. "Dans les films du Studio Ghibli, par exemple, la présence du mystérieux est très bien utilisée, je trouve. [...] C’est tellement simple d’expliquer les choses par une réplique, mais il y a d’autres moyens, bien sûr. Je pense en particulier aux comportements des personnages, à la musique et au montage. Et, en l’absence de dialogue, les sons des respirations des personnages deviennent naturellement plus expressifs", explique-t-il.

Pourquoi une tortue rouge ?

Le réalisateur explique ce choix : "L’idée de créer une histoire avec une grande tortue est venue assez vite. Il fallait une créature de l’océan impressionnante et respectée. La tortue de mer est solitaire, paisible et elle disparaît pendant des longues périodes dans l’océan infini. Elle donne l’impression d’être proche de l’immortalité. Sa couleur rouge intense lui va bien et la créature ressort visuellement".

Tradition et modernité

La Tortue rouge est un mélange de numérique et d'artisanal. Un crayon numérique a ainsi été utilisé pour le radeau et les tortues ; les décors ont quant à eux été réalisés au fusain, apportant une texture granuleuse à l'image.

Différences de points de vue

Issus de deux cultures différentes, Michael Dudok de Wit et Isao Takahata du Studio Ghibli avaient parfois un point de vue différent sur les éléments de l'histoire. Le cinéaste raconte : "On parlait parfois de détails comme les habits des personnes, par exemple, mais surtout de l’histoire, des symboles et des points philosophiques : ce que le film veut vraiment raconter. Il y avait des occasions où je sentais nos différences culturelles. Pour donner un exemple, à un moment donné il y a un feu dans l’histoire et pour lui, le feu avait une valeur symbolique un peu différente que pour moi".

Laisser le temps au temps

Michael Dudok de Wit a travaillé sur l'histoire de La Tortue Rouge de 2007 à 2013, seul ou avec des collaborateurs, avant de démarrer la production. Un travail de longue haleine nécessaire afin de fournir un scénario et une histoire solides. Deux ans ont ensuite été nécessaires à la douzaine d'animateurs pour mettre en oeuvre le film.

Présentation

Jean-Christophe Lie, chef animateur de La Tortue Rouge, a découvert Michael Dudok de Wit en 1995 et avait voté pour que Le moine et le poisson remporte le Prix du Public ; vingt ans plus tard, il collabore avec le cinéaste. Il a notamment travaillé sur les Triplettes de Belleville et co-réalisé Zarafa avec Rémi Bezançon.

Plus vrai que nature

Des acteurs filmés ont servi de référence pour dessiner le plus justement possible les mouvements des personnages de La Tortue rouge. Tout a ensuite été redessiné. Pour les décors, les nombreuses photos de nature prises par Michael Dudok de Wit ont pu servir de modèles.

Tout pour la musique

En l'absence de dialogues, la musique de La Tortue rouge occupe une place essentielle. Elle a été composée par Laurent Perez del Mar, une fois l'animation terminée et le film monté. Trois impératifs lui ont été transmis : respecter les silences et les bruits de la nature, que la musique et les ambiances de nature se fondent totalement l’un dans l’autre, et créer un rythme dans la narration avec la musique. Le compositeur s'est tout de même octroyé la liberté de proposer de la musique à des endroits inattendus pour le cinéaste. Ce dernier s'est tout de même fortement impliqué, notamment dans le choix des instruments.
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