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La Nuit a dévoré le monde
note moyenne
3,2
318 notes dont 59 critiques
5% (3 critiques)
33% (20 critiques)
40% (24 critiques)
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12% (7 critiques)
5% (3 critiques)
Votre avis sur La Nuit a dévoré le monde ?

59 critiques spectateurs

FredArrow

Suivre son activité 300 abonnés Lire ses 785 critiques

3,5Bien
Publiée le 12/03/2018

Un film de zombies/infectés français, c'est déjà rare mais alors si celui-ci est de qualité et qu'il semble imprégné de l'esprit de la nouvelle de Richard Matheson, "Je suis une Légende", on reste un peu baba devant un tel miracle ! Sam passe récupérer des affaires chez son ex-petite amie alors qu'une fête gigantesque a lieu dans l'appartement parisien de cette dernière. Comme l'hôtesse est trop accaparée par ses invités, il décide de s'en occuper lui-même mais s'assoupit dans une pièce à l'écart. Au petit matin, Sam vit le réveil le plus difficile de tous les temps en réalisant qu'une épidémie a transformé la population en morts-vivants affamés de chair fraîche... La nuit a peut-être dévoré le monde mais la solitude va peu à peu engloutir Sam. Dominique Rocher nous invite donc à suivre le quotidien post-apo de son personnage principal retranché dans un immeuble parisien. Il va en découler un point de vue assez unique dans le sens où les décors créent un sentiment de familiarité instantané par leur architecture très française et forcément commune à bon nombre de villes de notre pays. Le processus d'identification du spectateur à Sam s'en retrouve ainsi immédiatement facilité et la réalité très terre-à-terre et quasiment muette (les infectés n'émettent bizarrement aucun bruit) dans lequel il évolue malgré la situation extraordinaire finit d'achever le travail. De l'exploration sous tension des autres appartements de l'immeuble (et les découvertes macabres qu'elle implique) aux occupations plus légères comme le paintball sur infectés, la vie de Sam pendant cette dangereuse épidémie nous parle sous pas mal d'aspects et quand la solitude devient trop lourde à supporter, la douleur émanant du personnage n'en devient que plus perceptible. Lorsque celle-ci le pousse à se mettre en danger juste pour retrouver un semblant de compagnie, on commence à déceler la dangereuse pente de la folie sur laquelle se trouve Sam, une folie qui atteindra son point culminant lors de la seconde partie dans un rebondissement dont on devine rapidement la finalité mais que le film trouve le moyen de nous faire oublier en cours de route pour réussir à créer un semblant de surprise, très fort ! Traversé de moments très poétiques quand le musicien éclectique qui sommeille en Sam se réveille (la scène magnifique en duo avec Golshifteh Farahani), "La Nuit a dévoré le monde" ferait un parcours presque parfait si son héros ne se mettait pas lui-même souvent des bâtons dans les roues (c'est là où la réussite du travail d'identification trouve ses limites, les actes trop irrationnels restent en travers de la gorge) et n'évitait pas quelques longueurs (là encore, elles sont nécessaires pour mieux nous faire comprendre la lente dégradation dans la solitude de Sam mais il nous faut, nous aussi, les subir) en donnant l'impression que le film dure un peu plus longtemps que sa durée. Mais, allez, oublions ces quelques défauts et ne boudons pas notre plaisir, on parle tout de même d'un film d'infectés français en grande partie réussi, ça n'arrive pas tous les jours ! "La Nuit a dévoré le monde" prouve avec intelligence que le cinéma de genre a encore de beaux jours chez nous, rien que pour ça, il faut s'y ruer !

shadowkiss8

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4,0Très bien
Publiée le 10/03/2018

Réaliser un film de zombis à Paris pour un premier long-métrage c'est un sacré culot. Car c'est ce qu'il manque dans le cinéma Français de nos jours. Et c'est une vraie réussite ! On suit un personnage face à lui-même, piégé dans un immeuble assiégé de zombis. On y découvre comment il ordonne sa nouvelle vie et les conflits auquel il fait fasse. Frayeur, suspens, sursaut, tristesse et mêmes moments décontractés. Ce genre de film manque. Allez le voir !

Erwan O.

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3,5Bien
Publiée le 08/03/2018

La nuit a dévorer le monde est un film sans prétention, pas destiner au grand public mais en qui sommeille une petite graine. On y retrouve un héros seul face à l'effondrement du monde, face à ses peurs, ses angoisses, sa survie. C'est aussi un film sur notre réaction face à l'inexplicable, que ferait-on à sa place? Dancer, crier, inventer des choses, se laisser mourir? Ce film de zombie qui n'en est pas vraiment un parle surtout de la solitude, pire que la peur de mourir manger, il y a la peur de perdre pied. La bonne surprise de Gerardmer 2018.

Scénario Catastrophe

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4,0Très bien
Publiée le 13/02/2018

Au-delà des zombies, La nuit à dévoré le Monde est un film de survie, où le personnage principal réorganise son Île (l'immeuble) en fonction de ses besoins vitaux, donnant ainsi naissance à des idées farfelues et des décors "oniriques" : le toit, les lits, la musique... Notre survivant a même son "Vendredi", dans l'ascenseur, un personnage avec qui les interactions sont vraiment touchantes. Ce film pourra peut-être réconcilier certaines personnes avec les zombies, qui ont ici davantage une posture symbolique plutôt que simplement trash. ( Bien que le réalisateur n'a pas fait l'économie du sang et des bras déchiquetés...) En tout cas, ce long-métrage laisse des portes ouvertes à de nombreuses interprétations, jusqu'au plan final, Spoiler: où quelques questions resteront sans réponses.

Cinéphiles 44

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4,5Excellent
Publiée le 14/01/2018

En adaptant La Nuit a dévoré le Monde de Martin Page, Dominique Rocher signe un film de genre comme on en voit très peu en France. Grave de Julia Ducournau étant le dernier en date. Nous faisons la connaissance d’Antoine, qui après une nuit mouvementée, se réveille seul dans un immeuble aux murs couverts de sang. Il va très vite se rendre compte que tout Paris est envahi de zombies avides de sang et de chair. En avoir les explications n’est pas nécessaire, car La Nuit a dévoré le Monde se concentre sur l’instinct de survie d’Antoine. Garder son sang froid et s’organiser telle est la devise du personnage d’Anders Danielsen Lie qui a fait ses débuts dans Oslo, 31 août. Entre grosses frayeurs et quelques notes d’humour, on le suit s’armer, se nourrir, se protéger et collecter de l’eau lors des pluies. Il sera plus tard rejoint par Golshifteh Farahani et Denis Lavant, mais là on ne vous en dit pas plus. La Nuit a dévoré le Monde est une réussite visuelle, sonore et émotionnelle et nous le conseillons à quiconque n’a pas l’âme sensible. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com

Dandure

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3,5Bien
Publiée le 11/03/2018

Attention, cet avis contient des spoilers tels que: Spoiler: Albert, le premier zombie vegan. C'est bon les gars, on le tient : le premier film français respectable de zombies (en dépit du demi-jubilatoire "goal of the dead"). La Nuit a dévoré le monde se la joue plus Zombinson Crusoé que film d'action, grosses pétoires et répliques viriles et s'avère particulièrement crédible (dans le genre). Ici le spectaculaire est dosé avec parcimonie et le film s'amuse plus de trouvailles sonores que d'attirail visuel. Vivement la suite...dites, il y aura bien une suite, hein ? Hein ? Siouplait....

Laurent C.

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3,5Bien
Publiée le 18/03/2018

Les films de zombies commencent toujours sur le même mystère : brutalement le monde se retrouve envahi de monstres affamés, à l’allure patibulaire, le regard évidé de toute conscience humaine, sans que l’on sache vraiment d’où s’origine le virus follement contagieux. Le pire, c’est que les personnages survivants n’éprouvent pas de véritable surprise et se précipitent dans un combat immédiat contre cette nouvelle barbarie. C’est à peu près ce qui arrive à Sam qui, une fois sorti de son sommeil, constate que les murs sont couverts de sang, ouvre la fenêtre, et sans apparente surprise, découvre que le monde est maintenant conquis par des zombies. Le film de genre zombies est plutôt l’apanage du cinéma américain. John Carpenter en est peut-être le plus illustre des réalisateurs, offrant à ses spectateurs des univers horrifiques qui mêlent humour, aventure et épouvante. Le style du film de Dominique Rocher est sensiblement différent. D’abord parce qu’il se déroule dans un arrondissement de Paris, et particulièrement dans un magnifique immeuble haussmannien qui fait le cachet de la capitale française. Le héros déambule d’un appartement à l’autre, à la recherche autant de protection que de nourriture, à la façon d’un agent immobilier qui s’immisce dans la vie de ses locataires. Cette incursion dans ce qui a fait le monde intérieur des habitants, avant qu’ils ne succombent à la malédiction, est particulièrement intéressante. Par exemple, Sam se perd dans la chambre d’un ado où l’on parvient à rentrer dans le quotidien de ce jeune-homme. Tout le film fait l’éloge des accessoiristes et des décorateurs qui sont parvenus à transformer ce magnifique immeuble bourgeois en un espace à la fois conçu à la mémoire de la vie d’avant de ses habitants, et un territoire digne d’une fin du monde. On découvre avec un plaisir réel combien le hors-champ constitue un art à lui tout seul. Le réalisateur raconte en effet l’existence d’un médecin, d’une famille, sans que jamais les personnages ne prennent vie, ayant été remplacés par les objets qui constituaient leur quotidien. Dans tous les cas, La nuit a dévoré le monde est tout à fait bluffant du point de vue des décors, dans la façon dont les techniciens sont parvenus à transformer ce bout de quartier parisien en un chaos crédible. Autre intérêt du film, la bande-son. En effet, l’acteur principal du film, Anders Danielsen Lie, qu’on connaît particulièrement depuis le premier film incroyable de Joachim Trier Oslo, 31 août, incarne un jeune-homme malgré ses presque 39 ans, doué de rythmique. Régulièrement, le film invite à des incursions musicales absolument délicieuses. Le spectateur se retrouve alors entraîné dans une sorte de clip qui, certes vient un peu comme un cheveu sur la soupe, mais provoque un véritable tourbillon de plaisir. Au-delà de ces incises musicales, comme beaucoup d’œuvres du genre fantastique, les sons saccadés accompagnent la mise en scène pour renforcer les angoisses de situation. On regrettera parfois quelques errances du scénario, voire quelques invraisemblances dans un genre qui a déjà fait le tour du sujet de la question zombie. Pour autant, La nuit a dévoré le monde développe une véritable esthétique de la solitude. Car plus qu’un récit sur l’échappatoire aux affreux zombies, le film est une variation délicate sur la folie qui hante un personnage, confronté certes au chaos du monde, mais surtout face à son propre chaos, devant l’annoncée terrifiante d’une perte totale d’amour et d’humanité.

dominique P.

Suivre son activité 252 abonnés Lire ses 1 584 critiques

3,5Bien
Publiée le 09/03/2018

En général, j'aime bien les histoires de fin du monde, de survie, de zombies etc... Aussi, ce film bénéficie de très bonnes critiques. Je ressors de la séance avec un sentiment positif, j'ai bien aimé. Cette histoire est relativement bien foutue, inquiétante, prenante, crédible. Cependant, j'ai trouvé ce film moins bien qu'un autre film de zombies sorti l'année dernière "Dernier train pour Busan" qui était beaucoup mieux.

jpdeg

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4,0Très bien
Publiée le 05/03/2018

C'est un film de zombies tourné de façon minimaliste. Rien à voir avec Walking dead, quoique, à certains moments... J'ai bien aimé le jeu de l'acteur norvégien Anders Danielsen et toute son ingéniosité pour tenter de survivre. Film vu en avant-première au 35° Festival International du Premier Film d'Annonay.

Min S.

Suivre son activité 12 abonnés Lire ses 140 critiques

4,0Très bien
Publiée le 12/03/2018

Un bon film sur les mort vivants mais surtout sur un homme qui essaie de survivre dans la solitude et qui se bat pour ne pas devenir fou ! Je le conseille vivement

Loic C.

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1,0Très mauvais
Publiée le 10/03/2018

Quel ennui! Amateur du genre, je ne peux être que déçu par ce petit film d’auteur bourgeois parisien, qui se prend sans doute pour ce qu’il n’est pas.. Le projet n’invente rien. Au contraire, il souffre de longueurs remplies par un jeu d’acteur qui se révèle être un défi bien trop ambitieux pour un comédien limité!

axelle J.

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4,5Excellent
Publiée le 14/03/2018

Ce film parle avant tout de la survie en terrain apocalyptique, de la solitude et du possible basculement dans la folie. Le sujet est très bien traité et analysé. Les zombies sont un peu too much mais comme je le disais le traitement de la survie, de la solitude et de la possible folie du protagoniste est bien rendu.

brubruat

Suivre son activité 33 abonnés Lire ses 7 critiques

4,5Excellent
Publiée le 14/03/2018

Bien plus qu’un film de zombie, il ne faudrait pas se fier au pitch très réducteur. Un huit-clos, un personnage d’abord mort dans un monde de vivant, puis vivant dans un monde de mort. Les scènes d’introduction et de conclusion du film laissant envisager la parenthèse psychologique de ce personnage tourmenté sur son île déserte. Une fable quelque part, sortir d’un monde pour en découvrir un nouveau.

cleothelittlecat

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4,5Excellent
Publiée le 25/03/2018

Comme "Grave", le premier film de Dominique Rocher est une belle découverte. Nombreux sont les films de zombies, et beaucoup sont décevants, ou n'apportent rien au genre. Celui-ci sort du lot. Le scénario est efficace, la tension va crescendo, sans pour autant tomber dans le cliché du gore. Pas de décors lugubres, pas de crépuscules effrayants ni de clairs de lune démoniaque; les zombies apparaissent en plein jour, dans les rues de Paris. Et c'est justement ce qui les rend épouvantables. Le son est particulièrement bien exploité, la musique, les bruits, sont vibrants, presque vivants dans un monde éteint.

Adelme d'Otrante

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3,5Bien
Publiée le 19/03/2018

Le film de genre a le vent en poupe en ce moment en France et c'est tant mieux. Ici nous croisons des zombies étonnement silencieux, de joli fantôme, un infesté (joué par un Denis Lavant fantastique) amical, nous entendons de la musique jouée avec les objets du quotidien. Empruntant à plusieurs styles ce film offre une vision différente du "Survival Horror", une oeuvre réussie et prometteuse.

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