Des scènes uniques et inoubliables, loin des poncifs du genre.
Ajoutée le 24 janv. 2010 à 07h30 Signaler un abusEx. : Dark Shadows, UGC Paris, 69001, Marseille...
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Cinquième long métrage de Nanni Moretti, La messe est finie met en scène un curé plein de fougue, d’inexpérience et de foi en son prochain… toutes choses qui vont se modifier au fil de l’avancement de l’histoire. Comme toujours chez Moretti, le scénario est solide, la caméra pertinente et les acteurs bien dirigés. Comme à l’accoutumée aussi, la psychologie des personnages est très travaillée, avec une connotation freudienne indiscutable. Le tout est au service d’un propos louable et qui est au centre de toute l’œuvre de Moretti : l’humanité. Le ton est donné d’emblée dans la scène du catéchisme où est posée aux enfants la question de l’humanité de Jésus. C’est, au-delà de cette humanité divine, celle du prêtre lui-même dont il s’agit, qu’il va devoir révéler et assumer. On va ainsi voir le doux agneau du début qui semble chercher le martyre (cf. : la scène où trois voyous le plongent à plusieurs reprises dans une fontaine publique jusqu’à l’étouffement) se transformer en loup aux colères terribles, allant jusqu’au passage à l’acte (sur les objets d’abord puis sur les gens). Dans le récit de cette assomption de l’homme chez un prêtre à la fausse vocation de saint, deux reproches peuvent être faits à mon sens à Moretti. Un : le propos a du mal à se dégager d’un récit parfois confus et inutilement encombré de personnages secondaires trop nombreux ou insuffisamment mis en valeur (l’ex-curé marié notamment, qui ne fait que laisser entrevoir le problème de la sexualité du prêtre sans le traiter vraiment). Deux : la psychologie des personnages est un peu trop caricaturale, notamment au niveau des rapports du frère et de la sœur, ce qui affaiblit l’ensemble du discours. Tel qu’il est, ce film mérite toutefois plus d’éloges que de reproches, mais il n’est pas au niveau des chefs-d’œuvre que Moretti nous donnera plus tard.
Ajoutée le 14 oct. 2009 à 17h56 Signaler un abus
54 abonnés | Lire ses 1588 critiques |
Moretti affectionne décidément le personnage du grand naïf, qui vit dans le passé, et qui espère pouvoir enrayer à lui tout seul les évolution négatives du monde moderne. Dans "Bianca" c'était le prof, quoi de plus logique de s'intéresser à présent à son adversaire traditionnel c'est-à-dire le prêtre. Mais c'est encore moins drôle, encore plus ridicule, encore plus ennuyeux. Vraiment, Moretti, je ne suis pas fan...
Ajoutée le 18 mai 2009 à 22h27 Signaler un abus
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Le jeune prètre tente vainement d'apporter aux gens qui l'entourent de l'aide pour surmonter les difficultés de leur vie quotidienne. Il montre ainsi le décalage grandissant entre la religion et la vie moderne. On retrouvera un style similaire dans Palombella Rossa, lorsque Nanni Moretti s'interessera à la politique. La touche personnelle de l'auteur, bien connue désormais, consiste à poser des questions existentielles sur le ton léger de l'humour et de la dérision.
Ajoutée le 10 mars 2008 à 01h34 Signaler un abus
33 abonnés | Lire ses 1041 critiques |
La messe est finie est le cinquième film réalisé par Nanni Moretti. Récompensé par l'Ours d'Argent au Festival de Berlin en 1986, Moretti signe une oeuvre balançant entre ironie, comédie et tragédie. Tout ce qui fait le cinéma du cinéaste transalpin se retrouve dans La Messa e finita : la famille tient une place prépondérante et centrale dans le long-métrage ainsi que la filiation, les amis, la confession, la fraternité et le besoin de communiquer. Pas étonnant que l'on retrouve encore une fois chez Moretti une scène de petit-déjeuner, symbole d'une famille unie qui fait écho aujourd'hui à des scènes similaires dans Aprile, La Chambre du fils ou dernièrement dans Le Caïman. Moretti interprète lui-même Don Giulio, jeune prêtre qui, ayant quitté la petite île où il officiait depuis dix ans, vient d'être nommé dans une paroisse de Rome, sa ville natale. Il se retrouve confronté aux confessions de ses amis d'enfance qu'il n'a pas véritablement envie d'écouter surtout quand ils lui parlent de sexe. Il fait alors volontairement la sourde oreille en allant jouer au foot avec des enfants ou en montant le son de la radio plus fort. Ne sachant à quoi se raccrocher face à la tristesse quotidienne de ses amis, il compte alors sur sa famille...qui est aussi névrosée et désunie que ses fidèles. Personne ne veut de son aide mais lui en aurait bien besoin. Moretti passe du rire aux larmes en un clin d'oeil, de l'incompréhension à la révolte, de la colère à la détresse. Moretti est comme d'habitude soutenu par une galerie de personnages hétéroclites aussi réussis que sympathiques et émouvants (Margarita Lozano et Ferruccio de Ceresa). On suit le parcours émotionnel de ce jeune prêtre à travers la vie et le regard de ses amis perdus et de sa famille décomposée. La messe est peut-être finie mais la réussite de Moretti est indiscutable.
Ajoutée le 17 juil. 2006 à 13h51 Signaler un abus- Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
- Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
De Joss Whedon
Avec Robert Downey Jr., Chris Evans
Action
De Roger Allers, Rob Minkoff
Avec Matthew Broderick, Jonathan Taylor
Animation
De Geoffrey Enthoven
Avec Robrecht Vanden Thoren, Johan Heldenbergh
Comédie dramatique
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