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    Wind River
    note moyenne
    4,0
    4721 notes dont 361 critiques
    répartition des 361 critiques par note
    32 critiques
    187 critiques
    107 critiques
    23 critiques
    6 critiques
    6 critiques
    Votre avis sur Wind River ?

    361 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

    Suivre son activité 2649 abonnés Lire ses 1 410 critiques

    4,0
    Publiée le 31 août 2017
    "Wind River" est un film âpre, humain et dur tant dans l'univers hostile et glacé, que dans le vécu profond des personnages... C'est une peinture sans concession de laissés pour compte isolés, qui tentent de survivre dans cette réserve indienne du Wyoming. À travers la découverte macabre d'un corps sans vie dans cette neige immaculée, le réalisateur Taylor Sheridan va nous plonger dans un monde où le destin de chacun est ancré à la rudesse de l'endroit et de son climat. Tout n'est que privation, résignation, désillusion et les faits dramatiques qui sont mis en exergue, qu'ils soient passés ou présents ne font que renforcer le malaise que dégage le mal-être de ces personnages... Accepter la douleur, vivre avec, se surpasser pour continuer à exister et faire exister celle ou celui disparu, est ici superbement décrit et même transcendé ! Au delà de l'enquête pourtant bien menée, c'est surtout la dimension humaine, dans tout ce qui concerne le relationnel qui nous touche vraiment... Un film profond, sensible où chaque acteur, en particulier Jeremy Renner, nous révèle une psychologie mise à nu, pour nous atteindre avec pudeur, délicatesse et pertinence. Le sort de cette communauté d'amérindiens est ici un des points essentiels, en étant extrêmement bien montré. Un beau film de à ne pas louper !
    traversay1
    traversay1

    Suivre son activité 918 abonnés Lire ses 3 182 critiques

    4,0
    Publiée le 30 août 2017
    Rêvons un peu : si seulement une grande partie du cinéma américain actuel pouvait posséder les qualités de Wind River ! Une mise en scène classique de thriller, un climat dense plutôt qu'intense, un discours engagé (ici sur le sort des amérindiens) mais point trop appuyé, des scènes d'action brèves mais percutantes, un décor saisissant, une narration sans chichis et sans twists, s'il vous plait, etc. Bref, la quasi antithèse de la plupart des blockbusters qui squattent nos écrans avec un récit qui rappelle de loin le style de Pollack, quand il tournait des westerns, et de Peckinpah pour les flambées de violence. Il y a un côté funèbre dans le deuxième film de Taylor Sheridan (après l'obscur Vile), commun d'ailleurs aux scenarii écrits pour d'autres. La saison du blanc, dans le Wyoming, a quelque chose de sinistre qui invite au deuil et à la déréliction et c'est précisément le thème du film, où dans le silence et la neige, personne ne vous entend pleurer. Alors, oui, on pourra pointer du doigt le manque de conviction du réalisateur pour son enquête criminelle, qui n'est qu'un prétexte, des dialogues parfois pompeux et les plans un peu trop répétitifs de motoneiges lancées à toute allure. Mais les quelques défauts du film ne masquent pas sa richesse. D'autant que les interprétations de Jeremy Renner, d'Elizabeth Olsen et des acteurs amérindiens sont à la hauteur des ambitions. Taylor Sheridan a des choses à dire sur son pays et ses populations oubliées. On attend la suite.
    Chris58640
    Chris58640

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    4,0
    Publiée le 10 septembre 2017
    « Wind River » est le troisième volet d’une trilogie de Taylor Sheridan sur ce qu’il appelle lui-même, « les frontières américaines modernes ». Je n’ai pas vu les deux premiers films, « Sicario » et « Comencheria » mais apparemment, comme il s’agit d’une trilogie thématique, cela ne pose pas de problème en soi. Et « Wind River », sans être un chef d’œuvre du film noir, est malgré tout une très bonne surprise. C’est une très bonne surprise déjà dans sa forme car c’est particulièrement bien filmé, la photographie est magnifique et les somptueux paysages du Wyoming en hiver rendent magnifiquement bien à l’écran. Le Wyoming en hiver, c’est l’Ouest sauvage américain comme on l’imagine, noyé sous la neige, hérissé de montagnes escarpées et de sommets époustouflants, couvert de forets de résineux inhospitalières et truffées d’animaux sauvages en liberté : l’écrin parfait pour un polar « noir sur fond blanc » ! Caméra subjective utilisée quand il le faut, flash back parfaitement bien calé dans le scénario (pour que l’on comprenne ce qu’il va arriver juste quelque secondes avant que cela n’arrive), montage astucieux, Taylor Sheridan connait son sujet et sait placer sa caméra, il sait comment alterner les gros plans sur les visages et les plans immensément larges sur la nature hostile qui les entoure. Le film, qui dure moins de deux heures, passe très vite et c’est le signe d’une réalisation qui ne faiblit pas, d’un rythme soutenu. On entre dans le film en quelques minutes et l’on en ressort sans jamais avoir décroché, on peut juste remarquer ici où là quelques scènes un tout petit peu bavardes, on peut trouver aussi que la toute fin tire un tout petit peu en longueur mais ce n’est vraiment pas grand-chose au regard du reste du film. Et puis il y a quelques scènes fortes, voire très fortes comme la scène surréaliste spoiler: où quatre juridictions (police de l’Etat, FBI, police indienne et police industrielle de l'exploitation gazière) se mettent en joue dans une juridiction mal définie, ou la scène de fusillade spectaculaire de la fin, qui laisse le spectateur un peu tétanisé sur son siège ! « Wind River » est un polar assez violent, je le concède, mais sans violence gratuite et obscène, ce qu’il faut pour un polar crédible qui se déroule dans une région hostile. Au casting, Jeremy Renner, un acteur que je ne connais pas très bien mais que je trouve ici particulièrement bon, tout en sobriété et qui laisse affleurer l’émotion au travers de quelques gestes, quelques regard, pas plus. A ses côtés, Elisabeth Olsen fait de son mieux. Son rôle est plus facile, dans le sens où elle incarne une jeune recrue du FBI inexpérimentée et envoyée seule dans une réserve indienne pour élucider un crime (ce qui en dit long sur la considération de l’Etat Fédéral pour les indiens) et l’un dans l’autre, elle ne s’en sort pas si mal, même si elle fait un peu « light » pour un rôle de flic. « Wind River » est un polar ce qui implique un crime, une enquête, des suspects et un coupable, de ce point de vue le scénario choisit la crédibilité : spoiler: le mobile du crime en question étant d’une atroce banalité et d’une crédibilité malheureusement totale . Mais tout en étant le centre de l’intrigue, le crime et son explication n’est qu’une composante de ce qui fait l’intérêt de « Wind River ». Le contexte autour de ce crime est tout aussi intéressant, et ce contexte c’est celui de la réserve indienne. C’est un sujet qu’en Europe, évidemment, on connait mal mais « Wind River » montre de façon assez crue, sans être misérabiliste ou voyeuriste, ce qu’est la réalité de la vie dans les réserves indiennes dans l’Amérique d’aujourd’hui : minées par l’alcool et la drogue, plombées par la délinquance et le désœuvrement, abandonnées par l’Etat Fédéral, les réserves indiennes sont des endroits où l’on tourne mal ou dont on rêve de s’enfuir à la première occasion. Avoir campé son film dans son contexte est une excellente idée, même si je parie que Sheridan n’est pas le premier ni le dernier l’avoir eu. Le scénario de « Wind River » est assez malin dans le sens où l’on comprend vite et entre les lignes que l’histoire de la mort de Natalie résonne en Cory de façon douloureuse. spoiler: Sans donner toute les clefs, on comprend que sa fille ainée est morte dans des conditions assez similaires 3 ans auparavant. Son ex-femme, indienne, a quitté la réserve et cherche visiblement à s’en éloigner encore davantage sans qu’on sache très bien si c’est pour s’éloigner de la mort de sa fille ou de la réserve et de sa violence endémique, sans doute un peu les deux . Le scénario laisse certaines questions en suspens sur Cory, son passé, son histoire et c’est très bien comme cela. J’ai cru un moment que le film allait mal tourner et qu’on allait « résoudre » comme par magie la mort d’Emily en résolvant celle de Natalie, mais non… Bien-sur, on peut déplorer que « Wind River » fasse la part belle à spoiler: une certaine justice expéditive, qu’elle joue un peu trop sur le refrain « œil pour œil, dent pour dent » mais c’est une vision européenne des choses. Dans le Wyoming, même en 2017, les trappeurs portent des chapeaux de cow-boys, les gamins de 8 ans ont des fusils dans leur chambre, et les comptes de règlent « entre hommes », ce qui semblent convenir parfaitement aux instances fédérales. C’est une autre culture, qui nous est assez étrangère pour ne pas dire « exotique », c’est surtout le sel de ce polar brutal, sauvage comme les Rocheuses enneigées. Dans « Wind River », il y a deux sortes de loups, ceux qui attaquent les troupeaux, et ceux qui attaquent les jeunes indiennes, les premiers étant nettement moins dangereux et bien plus fréquentables que les seconds.
    eduboisgeoffroy
    eduboisgeoffroy

    Suivre son activité 17 abonnés Lire ses 76 critiques

    5,0
    Publiée le 31 août 2017
    Magnifique, juste, à un niveau de tension rarement atteint, un film et des acteurs comme il en existe peu, ceux qui vous parlent à l'âme et au coeur avec une telle finesse et une telle force qu'ils vous accompagneront très longtemps, à jamais, ses pas dans la neige, ses regards de pères de filles assassinées, de mères dévastées, et ses sourires, ses rires, bravo !
    Critik D
    Critik D

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    4,5
    Publiée le 8 septembre 2017
    Une magnifique plongée dans le Wyoming, ses étendues sauvages, son paysage, sa population. On sent assez vite la rudesse de ce climat et ce qu'il impose à sa population : l'isolement notamment. On suit le quotidien de Cory Lambert, chasseur, qui découvre le corps de Natalie, jeune habitante, alors qu'il chasse les Pumas qui sévissent. A partir de ce moment tout va s'enchaîner et on fini par se demander qu'est-ce qui est le plus à craindre : les attaques de pumas ou la folie de l'Homme. Le rythme du film est plutôt lent, pour nous plonger davantage dans cette réalité, on est donc secoué à chaque coup de feu qui rompt ce rythme monotone. Un scénario construit dans les moindres détails, il est juste dommage que l'on devine aussi facilement sa finalité, tellement évidente depuis le début. La magnifique bande originale, vient nous plonger encore plus dans cet univers, avec des mélodies douces et pesantes. J'ai beaucoup aimé le duo d'Elizabeth Olsen et Jeremy Renner, j'aimerais presque les revoir dans une suite (qui n'est toutefois pas envisageable). C'est un très beau voyage que nous offre Taylor Sheridan malgré le côté macabre.
    tupper
    tupper

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    3,5
    Publiée le 10 septembre 2017
    Un thriller calme, angoissant, efficace. L'immersion dans le désert glacé du Wyoming est totale, l'action et la violence rare mais intense et captivante, l'ambiance pesante, les dialogues ciselés. Du très beau boulot de la réalisation et des acteurs.
    Marceau G.
    Marceau G.

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    3,5
    Publiée le 17 septembre 2017
    "Wind River" est, au-delà d'un thriller de qualité, un témoignage important de la détresse actuelle de nombreuses tribus amérindiennes (ravagées par le chômage, la drogue et la violence que cela engendre) ainsi que de la précarité et de l'isolement quasi-total de certaines régions reculées des Etats-Unis. Taylor Sheridan conclut donc sa trilogie sur "les frontières américaines modernes", toujours avec de l'intime, du social, du crime et de la vengeance. Il montre les Etats Unis tels qu'ils sont, sans enjolivures ni caricatures. Certes le Taylor Sheridan auteur brille plus que le Taylor Sheridan réalisateur mais son propre film n'en est pas moins réussi, et se révèle à vrai dire presque plus sincère que les deux précédents "opus". La lenteur, le calme mais aussi la tension du script font que l'on rentre dans le film avec précaution et attention, rendant le long-métrage d'autant plus captivant sur la longueur. Le jeu de piste se déroule à l'aveuglette et dangereusement alors que tout l'environnement (naturel comme social) semble hostile et que le blizzard se déchaîne. Elizabeth Olsen et Jeremy Renner composent sans fausses notes dans un film à la fois crépusculaire et revigorant, porteur d'une lueur d'espoir. "Wind River", malgré un scénario cru et sans concession, se termine sur un beau moment de fraternité : le peau rouge et le blanc se recueillent face au paysage immense et sauvage du Wyoming, réunis par la plus simple et la plus cruelle raison du monde, la perte d'un enfant. Une façon aussi de dire qu'au milieu d'un système pourri, tout le monde est impacté, simplement par malchance de vivre dans un lieu coupé du reste de la société et de ses institutions.
    JoMik
    JoMik

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    4,0
    Publiée le 23 janvier 2018
    Triller bien réussi où la tension monte doucement mais surement. Renner et Olsen jouent vraiment juste. Certaines scènes peuvent choquer car le film est assez réaliste ce qui rend l'histoire plus prenante. Les scènes de moto-neige sont aussi très réussies.
    cortomanu
    cortomanu

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    3,0
    Publiée le 2 septembre 2017
    Le scénariste de Comancheria et Sicario se sort très honorablement de sa 1ere mise en scène. Rien de bien exceptionnel dans cette enquête aux ressorts assez simples. Mais les acteurs trouvent chacun le ton juste. Mêlés aux paysages du Wyoming, dans une utilisation habile du contexte des réserves Indiennes aux USA et dans une atmosphère âpre et en permanence au bord de l'explosion, l'ensemble produit une étrange inquiétude sourde qui capte l'attention du spectateur. Pas le film du siècle mais vaut le déplacement.
    GodMonsters
    GodMonsters

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    5,0
    Publiée le 6 septembre 2017
    Très bon polar ! L'intrigue nous plonge dans cet environnement bestial.. cette Amérique oubliée de tous, où la justice est à peine présente. Dès le début on apprend que ce film est tirée d'une histoire vraie, rien de mieux pour captiver le spectateur, et lui glacer encore plus le sang. Le casting est excellent, ainsi que la réalisation. Techniquement je ne vois pas quoi reprocher à ce film. Au niveau du scénario c'est aussi de très bonne facture.
    Marc T.
    Marc T.

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    4,5
    Publiée le 29 mars 2018
    Dur, sans concession, magnifique visuellement, et terriblement efficace. Wind River sait prendre son temps sans ennuyer le spectateur, mais sait aussi jouer avec la tension et le stress, allant même jusqu'à nous montrer l'abjecte spoiler: (la scène de tabassage et de viol est difficile à supporter) . Les interprètes sont tous impeccables, Jeremy Renner en tête, avec son côté glacial et émouvant à la fois. Et petite mention "coup de cœur" pour Julia Jones, magnifique. Pour un deuxième film (le premier étant très mineur), Taylor Sheridan place dors et déjà la barre assez haut.
    Nyns
    Nyns

    Suivre son activité 136 abonnés Lire ses 749 critiques

    3,5
    Publiée le 4 septembre 2017
    Taylor Sheridan réussi ses premiers pas de réalisateur après l'écriture des scénarios de deux bons films noirs qui posent cartes sur tables les véritables failles de l'Amérique moderne à l'intérieur de ses terres (Comancheria et Sicario), à contre courant d'Hollywood qui a plus l'habitude d'en vanter les exploits de par le monde. Si ça peur aider pour vous donner le ton, et surtout une bonne piste pour découvrir son premier bébé derrière caméra. En abordant la question amérindienne de façon tragique et frontale, Sheridan a un temps d'avance et s'offre le luxe de broder un thriller subtil qui marquera par ses grands plans vertigineux sur les terres glaciales du Wyoming. De grands espaces et pourtant un sentiment d'oppression permanent. La neige a l'inconvénient d'être la même partout, et Wind River imprégnera moins la rétine de paysages de grandes plaines américaines que ses deux aînées, malgré une maîtrise et un dosage du cadre très apprécié. Enfin c'est sur le fond que Sheridan a tout bon et permet une remise en question profonde et juste de certaines données toujours autant aberrantes sur les réserves indiennes. Un féminisme justement dosé et bénéfique qui plus est. J'adore Jeremy Renner mais il andosse son rôle habituel de taciturne bienfaiseur. Amateur des grands espaces et de thriller vous ne pouvez pas être déçu. Glacial et approuvé.
    On regarde quoi aujourd'hui?
    On regarde quoi aujourd'hui?

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    5,0
    Publiée le 6 septembre 2017
    Pour la seconde fois Taylor Sheridan revient derrière la caméra et à l'écriture avec Wind River après son film inédit en France "Vile " sortie en 2011 que je ne connais pas . L'on doit à Taylor Shéridan les scénarios abrupte , complexe et recherchés de "Sicario" de Denis Villeneuve et "Comancheria" de David Mackenzie de quoi bien mettre la puce à l'oreille . En effet , Wind River reste dans la droite ligné de ces derniers en proposant un thriller rude et brutal possédant une perception affûté et déchirant de la narration et un aspect technique adroit et inspiré le tout servie d'une mise en scène impériale . Avec ce long métrage le cinéaste prouve et démontre qu'il ne porte pas qu'une étiquette de scénariste vu qu'il est aussi bon réalisateur qu'écrivain . Avec cet oeuvre il prouve qu'il joue déjà dans la cour des grands . Le scénario n'à rien de vraiment criard , mais c'est dans sa proposition et son traitement qu'il détone un maximum . Taylor Shérindan est un homme ingénieux car avec une histoire d'enquête dans sa plus simple mesure il contourne les clichés du genre et parvient à dégager de son périple une aura malsaine et sous tension d'une efficacité redoutable . Certains décrivent Wind River comme une histoire de vengeance , chose avec laquelle je ne suis pas vraiment d'accord . C'est avant tout une intrigue qui pleure ses morts et qui ce centre sur l'affliction éprouvée à la suite d'un décès , une étape sur l'épreuve du deuil et sur les calamités , le chagrin , la douleur et le déchirement lié à la perte d'un être cher . Une tribulation d'épreuve et de revers d'obstacle qu'il faut surmonté dans le malheur et la souffrance pour pouvoir tourner la page . Les facilités les plus totales sont ici laissé de côté et traité d'une manière très personnel ce qui est assez impressionnant car on nous prouve que finalement même avec une énigme tout ce qu'il y a de plus simple on peut faire une oeuvre d'envergure en partant sur une proposition autre qu'un format de base établis .Par exemple le sentimentalisme est loin d'être à l'honneur et pourtant c'est très touchant , la narration n'a rien de suranbondant et ce révèle même assez mutisme ; néanmoins les dialogues sont pertinent et suffisant et ne se caractérise en aucun cas en un flux de paroles débitées rapidement pour prendre de la place et pour ce besoin de tout devoir décrire et expliquer . Ce besoin irrésistible du cinéaste à vouloir ce démarquer ce caractérise au final par cette faculté assez hors normes ou du moins spectaculaire et rare à faire avec une allégorie moindre , un grand film profond . L'action ce passe dans le Wyoming dans la réserve indienne appelé "Wind Rever" ou le chômage , la solitude , l'ennuie , l’isolement, et surtout le silence prévost sur tout le reste . Les décors sont juste magnifique et la photographie à tomber raid , tout ceci joue un rôle primordial dans cette histoire vu qu'elle se résume à la fatalité et la folie de tous . Un enfer glacée napée de blanc qui offre un cadre sauvage et perdu dans le méandre de long point de vu s'étendant sur de vaste horizon blanc . Ce qui est assez stupéfiant c'est que malgré cet espace spacieux décrit on se sent enfermer et étroit comme dans un huit clos alors que cela n'en n'est pas un ; certainement à cause de ce paysage immobile et insonore et de cette mise en scène qui exploite adroitement cette nature allant jusqu'à lui offrir le premier rôle . Un travail de filmage remarquable qui se focalise sur des immense étendues présentant une nature cruelle , froide et sans pitié qui nous confère un sentiment de malaise et qui n'est pas sans rappeler The Revenant sans pour autant le copié . Mais ne vous y tromper pas , Wind river est un pur thriller noir qui frappe fort et ce révèle choquant et crue à certain moment . La violence ne reste jamais éloigné , elle est partie intégrante du récit et ce traduit de plusieurs façon . L'action se veut plutôt rare laissant avant tout place à l'enquête et au développement des personnages mais d'une sacrée intensité . Une tension extrême savamment maintenue et subtilement mise en avant car c'est auprès de l'héroine que l'on assiste à cela et qu'on s'identifie au mieux et que l'on ressent le plus de chose car elle est la seule à arriver en inconnu dans ce monde hostile , la seule à ne pas être corrompu . S'identifier au second personnage principal est intelligent car sa laisse libre cours au premier concerné . La frontière entre le légal et l'illégal est soutenue et ne ce joue pas à grand chose , entre la loi et la justice personnelle nous plonge en plein doute sur l'état des frontières démocratique en Amérique. La Musique est de Nick Cave et Warren Ellis et ils nous livrent une bande-son époustouflante,franchement bravo c'est très personnel et en corrélation avec les événements . Les divers pistes sonnore sont tendue, nerveuse, grinçante, oppressante, à la hauteur de l'intensité et de la violence de ce monde blanc empreint de noirceur époustouflantes, qui nous conduis en territoires sauvage . Une réussite totale , sa faisait un moment que je ne m'étais pas autant régalé sur des compositions cinématographique , une véritable identité sonore qui ne plaira pas forcément à tout le monde mais qui ce démarque clairement via l'originalité des titres choisi . L'on vient même à retrouver la fameuse bO principale de Sicario qui est également utilisé dans la bande annonce . La démarche du réalisateur ce veut sincère et fort en dénonçant une communauté indienne toujours en souffrance à cause de l'oppression du monde actuel et en démontrant la symbolique du fardeau du communautarisme au frontière américaine qui n'est pas s'en rappeler "Sicario et Comancheria" . Car si le sujet et clairement démontré , l'histoire elle avance et ne s'enlise à aucun moment toujours juste dans ses différents chapitres jusqu'à prendre des allures de western survivor à l'ambiance oppressante qui n'est pas s'en rappeler "Sicario" . D'ailleurs Taylor Shéridan fait clairement honneur à Denis Villeneuve et à bien appris à ces côtés car ces fou comment on croirait assisté à un film de lui . J'ai eu constamment l'impression de regarder un film de Villeneuve à un point ou à un moment donner j'ai vraiment cru que ce fut de lui . On assiste a des séquences de fusillade aussi détonante et marquante que symbolique et à une description claire d'un monde ou seuls les plus forts ont le droit de survivre. Une séquence entre Jeremy Renner et Elizabeth Olsen décrit bien cet élément puisqu'il y dit bien que "seul les prédateurs peuvent survivre dans ce monde" . Une scène qui rappelle clairement le face à face entre Bénicio Del toro et Emylie Blunt mais qui ne se contente pas que de limiter mais de lui insufflé un but autre . Le casting est super ! Jeremy Renner trouve clairement là son meilleur rôle . Habitué aux incarnations secondaire sa prestation démontre clairement que bien dirigé et bien écrit il peut être un acteur de talent . Il incarne un personnage fort , poignant et d'envergure du nom de Cory , un homme détruit par les affres de ce monde qui c'est tourné vers l'exil et la solitude de chasseur de prédateur . Vient ensuite Elizabeth Olsen dont je suis à la base pas vraiment fan car je la trouve très souvent trop effacée dans ces rôles , et pourtant la comédienne détonne un max sous les traits de la jeune agent du FBI Jane . Je découvre pour la première fois son talent et j'avoue avoir été dans l'ensemble très surpris par la qualité des deux acteurs , qui ne sont pas à leur premier union derrière la caméra , vu que lui est "Oeil de Faucon " et elle "La sorcière rouge" de l'écurie MCU . Leur duo fonctionne très bien et arrive à être complémentaire et crédible car il est traité avec beaucoup de maturité , Sheridan décrit une relation tout en nuance et en réserve, mélangeant le lourd passé de Cory Lambert, à celui de la novice Jane Banner , une belle écriture adroite et sans fausse note . Jon Bernthal est également de la partie (décidément il est partout) pour un rôle assez mineur mais d'une importance capitale de la même importance que celui qu'il incarne dans (encore) "Sicario" tient donc , bizarre , bizarre . CONCLUSION: Taylor Sheridan s'élève au rang de réalisateur avec talent , rigueur et une précision qui font mouche . Il dépeint un univers viscéral et violent laissant libre cour au deuil et à sa noirceur si propre à son écriture que l'on retrouve dans Sicario et Comancheria . La direction d'acteurs est brillante et nous permet de voir Jeremy Renner et Elizabeth Olsen sous un autre jour . Il est un réalisateur que je compte à présent suivre avec intérêt .Wind River est une expérience à part qui a obtenu 5 nominations et que je note d'un 5/5 avec plaisir . Je ne le considère pas comme un chef d'oeuvre mais je le trouve juste ... PARFAIT !!!!!
    Alice025
    Alice025

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    3,5
    Publiée le 1 septembre 2017
    Première réalisation réussie de Taylor Sheridan (scénariste de Sicario et Comancheria). Le cadre est très important pour l'histoire : paysages enneigés près d'une réserve indienne où les températures peuvent descendre jusqu'à un point de non-retour pour l'être humain. C'est dans ce lieu qu'une enquête va se dérouler car une femme a été retrouvée morte. Cory, traqueur et connaissant les lieux comme sa poche, va s'allier à une jeune novice du FBI pour tenter de résoudre l'affaire. La première partie du film est assez lente et on a un peu de mal à se mettre dedans. Mais au bout de 45 minutes, l'enquête prend un nouveau tournant et l'intrigue tient en haleine jusqu'à la toute fin de l'histoire. Le climat est à l'image du scénario : rude, froid et dur. La dimension humaine est aussi bien exploitée dans ce scénario : comment continuer à vivre après la perte tragique d'un être cher, comment continuer à le faire exister, à dépasser la douleur ? Amateurs de genre thriller/policier, je vous invite à aller voir « Wind River », premier film largement satisfaisant. Hâte de voir ses prochains films. cinephile-critique.over-blog.com
    Carlos Stins
    Carlos Stins

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    4,0
    Publiée le 18 septembre 2017
    Après avoir brillamment scénarisé "Sicario" et "Comancheria", Taylor Sheridan ne se contente pas cette fois d’être simple scénariste puisqu'il réalise aussi "Wind river". Ce film s’inscrit dans la continuité des deux oeuvres précédemment citées, présentant une nouvelle face de l'Amérique, une face plus sombre, l'histoire d'un territoire perdue relevant de l'autorité d'un Etat qui l'ignore. C'est l'histoire d'une région sauvage, déchirée par un héritage culturel lourd et lieu d'action d'un thriller âpre et sombre. La mise en scène élégante de Taylor Sheridan fait ressortir toute la complexité de ce lieu, d'une beauté certes saisissante mais trompeuse. Les personnages principaux sont tous rendus très attachants par Taylor Sheridan qui choisit de ne pas beaucoup les développer mais de les rendre suffisamment humains pour qu'on s'y attache. Ces personnages en quête de justice vont tenter de tenter d'évoluer dans cet univers hostile qui pousse ses habitants à la folie et à la violence. La narration est un peu classique mais le suspense est maintenu jusqu'au bout, proposant au passage quelques scènes très spectaculaires . "Wind river" est un long-métrage prenant qui dépasse son statut de simple thriller pour nous livrer une fresque sociétale réaliste et impactante. Les acteurs servent à merveille un film très bien mené de bout en bout, qui sait maintenir en haleine le spectateur et en meme temps l'émouvoir. L'une des plus belles surprises de cette année 2017.
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