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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Grave" et de son tournage !

Avant Grave

Avant Grave, premier long-métrage au cinéma pour la réalisatrice Julia Ducournau, il y avait Mange, un téléfilm réalisé pour Canal+ en 2012, et Junior, un court-métrage de 21 minutes. À chaque fois, la cinéaste traite de métamorphose physique :

"Mange était très punk avec beaucoup de sexe, de drogues… Le film a été interdit aux moins de 16 ans sur Canal. C’était l’histoire d’une ancienne obèse qui recroise la personne qui lui a pourri la vie au collège et veut se venger. JUNIOR, c’est la mutation reptilienne d’une ado très garçon manqué en jeune fille. GRAVE s’inscrit dans la continuité de mon court-métrage. Mes héroïnes portent d’ailleurs le même prénom, Justine et sont toutes les deux interprétées par Garance Marillier", confie Ducournau.

Tiens le regard !

La réalisatrice Julia Ducournau précise que ses indications de jeu passent principalement par le corps, c'est de cette manière qu'elle travaille notamment avec son actrice fétiche, Garance Marillier :

"J’ai d’abord demandé à Garance de se tenir très droite, le menton relevé pour suggérer cette sorte d’assurance un peu naïve. Peu à peu, elle modifie son regard, sa façon de se tenir. Le menton de plus en plus baissé pour avoir un regard par en-dessous plus aiguisé, précis et inquiétant", explique la cinéaste.

Pourquoi Grave ?

Selon la réalisatrice Julia Ducournau, elle a intitulé son film Grave car c'est un mot utilisé à tort et à travers et que son utilisation est devenue galvaudée, perdant de sa signification et de sa force. Pour la cinéaste, Grave signifie la gravité, au sens physique du terme, quelque chose qui nous tombe dessus, nous cloue au sol, un poids que l’on porte tous. C’est tangible, concret, important :

"Dans mon film, le mot n’est utilisé que dans une seule séquence, lorsqu’Adrien demande à Justine : « Je veux savoir si tu es dans un délire SM ou si c’est plus grave que ça. » Justine ne dit rien. Elle va dans sa chambre puis revient et lui dit : « C’est grave. » Immédiatement après, ils baisent. C’est parce qu’ils se disent la vérité, qu’ils peuvent faire l’amour."

Pourquoi le prénom Justine ?

Julia Ducournau a choisi de donner le prénom de Justine à son héroïne en référence au livre du Marquis de Sade, Justine ou les malheurs de la vertu, l’histoire d’une jeune innocente qui devient un objet sexuel et va finir par y prendre du plaisir :

"Si le sexe a son importance, le thème de l’atavisme est central. Ma Justine va se construire par rapport à sa pulsion qui est une damnation familiale. Au contact de sa grande soeur, atteinte du même mal, elle va s’affirmer, se découvrir, accepter ou pas, sa différence", analyse la réalisatrice.

Garance, actrice fétiche

La réalisatrice Julia Ducournau raconte sa rencontre avec Garance Marillier et sa complicité avec la jeune comédienne :

"J’ai rencontré Garance Marillier lors du casting de mon court-métrage, Junior. C’est sa mère qui nous a contactés. L’annonce était pourtant chargée. Je ne voulais surtout pas voir débarquer des petites filles toutes sages, j’avais donc insisté sur le côté masculin et brut du personnage. Elle est arrivée, timide, avec un physique de crevette, et puis quand elle s’est mise à jouer elle nous a tous assis par son charisme et sa force. Garance a un physique intéressant, qui tient à la fois de l’enfant et de la jeune adulte. Il y a une forme d’innocence et quelque chose d’inquiétant. C’est facile pour moi de me projeter en elle, car nous avons des caractères assez semblables."

Autobiographique ?

Grave possède une part autobiographique, notamment inspirée par la famille de Julia Ducournau :

"Ma mère est gynécologue, mon père, dermatologue et j’ai une grande soeur. Je sais, ça explique tout ! Pour autant, mes personnages ne ressemblent pas à ma famille. Depuis toute petite, j’ai entendu mes parents parler de médecine, sans tabou. C’était leur quotidien. J’avais mon nez fourré dans leurs livres. Je me souviens d’une photo d’un petit lépreux dont l’oreille a été recollée à l’aide de sangsues ! Cela a eu un double effet sur moi : si la mort, la décomposition étaient normalisées, je suis devenue hypocondriaque. J’ai beaucoup fantasmé sur la maladie.

J’ai vu mon premier film d’horreur par hasard à 6 ans. Mes parents n’étaient bien-sûr pas au courant. J’ai réalisé plus tard que c’était Massacre à la tronçonneuse. J’étais intriguée, pas du tout effrayée, comme préparée à cette imagerie. En plus Leatherface y est montré comme un artiste dans son musée des horreurs, donc qui sait… ? Et puis ma mère est très féministe. Du fait de son métier, elle m’a inculqué son intérêt pour les trajectoires de femmes, le sens de la solidarité, et m’a souvent répété qu’il n’y a rien qu’un homme fasse qu’une femme ne puisse pas faire"
, précise la cinéaste.

Des spectateurs KO !

Présenté lors d'une séance de Minuit au Festival de Toronto, Grave de Julia Ducournau a quelque peu secoué les festivaliers. Selon Ryan Werner, qui s'occupe du marketing du film sur place, certains spectateurs se seraient évanouis lors de la projection ! La dernière fois que Werner a été confronté à cette situation, ce fut pour Antichrist de Lars Von TrierDévoilé au Festival de Cannes à la Semaine de la Critique en mai dernier, le film a fait sensation, mettant certes le spectateur dans un état de malaise profond.

Grave, un film sans genre ?

La réalisatrice Julia Ducournau revendique le caractère protéiforme de son film et n’aimerait pas qu’il se retrouve enfermé dans une case :

"De la même façon que dans la vie, je ne crois ni au genre masculin ou féminin, encore moins à une délimitation claire de la sexualité… Je vois des métamorphoses en permanence. La vie est trop courte pour n’être qu’un", affirme la cinéaste.

Le monde des vétérinaires

Avant de situer Grave dans une école vétérinaire, Julia Ducournau avait imaginé le faire dans une école de médecine. Elle a toutefois vite repoussé l'idée, la trouvant trop simple. De plus, la cinéaste n'était pas à l'aise avec l'idée de filmer des cadavres en permanence :

"Je n’aime pas les films glauques. J’espère que mon film ne l’est pas et qu’il dégage un souffle libérateur", déclare la cinéaste.

Influence Cronenberg

David Cronenberg est un cinéaste qui a beaucoup d'influence sur la réalisatrice Julia Ducournau :

"Dans ses films, on voit beaucoup de corps mutilés, blessés… ça peut paraître violent, mais il ne transige pas avec la mort. Il ne met pas de mots pour essayer de l’intellectualiser, de l’adoucir, mais des images. C’est très concret. J’aime ça. Si une image parle, il n’y a pas de raison de rajouter des phrases pour l’expliquer. Cronenberg, c’est surtout le cinéaste qui a le mieux filmé l’aspect psychanalytique d’une métamorphose", analyse Ducournau.

Une lumière venue de Belgique

Le chef-opérateur de Grave est Ruben Impens, le complice de Felix van Groeningen (Alabama Monroe, Belgica…) :

"J’avais beaucoup aimé son travail sur La merditude des choses, sa lumière brute, très contrastée. Je ne suis pas fan des lumières qui polissent la peau, qui embellissent tout. Je veux voir la sueur, les pores, les cernes… L’image ne doit pas être moche ou glauque pour autant. Il faut que ce soit coloré, que des teintes ressortent. J’ai une approche expressionniste et n’ai pas peur des faux raccords lumière", indique Julia Ducournau.

Un mot sur la musique

La musique de Grave est composée par le britannique Jim Williams. Il a notamment signé plusieurs bandes originales pour Ben Wheatley (Kill List…) :

"La musique devait apporter un contraste par rapport à l’action, être dépouillée. Jim a eu des idées géniales, comme de rajouter de l’orgue à la scène du « doigt » qui ajoute une touche gothique. En revanche, pour la fin, je lui ai dit de ne pas lésiner sur le lyrisme. Je vois en Grave une tragédie antique moderne", relate Julia Ducournau.

Des sacs à vomi dans les salles

Aux Etats-Unis, des cinémas ont eu la bonne idée de distribuer des sacs à vomi aux spectateurs venant voir Grave, au cas où ceux-ci se sentiraient mal devant le film de Julia Ducournau, dont les effets sur l'estomac seraient assez dévastateurs selon l'expérience de certains cinéphiles.
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