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    Nothingwood
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    velocio
    velocio

    1 177 abonnés 3 038 critiques Suivre son activité

    2,5
    Publiée le 10 juin 2017
    Normalienne et agrégée de lettres, Sonia Kronlund a eu pendant 10 ans une première vie dans le cinéma, avec, en particulier, l’écriture de scénarios et la réalisation de documentaires. En 1995, elle a bifurqué vers la radio et elle anime depuis 2002, sur France Culture, l’émission « Les pieds sur terre ». Depuis une quinzaine d’années, elle montre beaucoup d’intérêt pour l’Iran et l’Afghanistan, deux pays dans lesquels elle a beaucoup voyagé. C’est au cours d’un de ces voyages qu’elle a entendu parler de Salim Shaheen. Cet homme étant un homme d’images, elle a trouvé plus judicieux de parler de lui sous la forme d’un film plutôt que sous celle d’un reportage pour la radio. "Nothingwood" faisait partie de la sélection de la Quinzaine des Réalisateurs lors du dernier Festival de Cannes.

    En Afghanistan, affirme le réalisateur Salim Shaheen, il n’y a pas d’argent pour le cinéma, c’est "Nothingwood" ! Ce manque d’argent n’a pas empêché Salim Shaheen de réaliser plus de 100 films. Il faut dire que ce sont des œuvre « low-cost », tournées à l’arrache, en moyenne en 4 jours, des films dans lesquels le réalisateur joue lui-même ainsi que des membres de sa famille et des comédiens amateurs dont certains vont même jusqu’à payer pour apparaître à l’écran. "Nothingwood" permet, entre autre, d’assister au tournage d’un de ces films et il est vrai que cela ne donne guère envie de se précipiter dans une salle pour visionner le résultat final : à côté, les derniers films tournés par Jean-Pierre Mocky font figure de chefs d’œuvre du cinématographe ! Il n’empêche : quand bien même IMDB ignore complètement le réalisateur Salim Shahhen, ses films trouvent régulièrement leur place dans l’un ou l’autre des 4 cinémas de Kaboul actuellement opérationnels, ils sont vendus en DVD et diffusés sur les très nombreuses chaînes de télévision afghanes.

    Même s’il est plus que probable qu’on ne verra jamais de notre vie un film de Salim Shaheen, on peut s’intéresser à celui qui lui est consacré d’autant plus que la réalisatrice ne se contente pas de dialoguer avec lui et de nous le montrer à l’œuvre sur un lieu de tournage : elle en profite aussi pour nous apprendre pas mal de choses sur l’Afghanistan comme, par exemple, les rapports que certains talibans entretiennent avec le cinéma.
    Yves G.
    Yves G.

    1 298 abonnés 3 300 critiques Suivre son activité

    3,5
    Publiée le 19 juin 2017
    Qui connaît le cinéma afghan ? Personne. Et pour cause : il n'y existe aucune industrie cinématographique. Ni Hollywood. Ni Bollywood. Rien. Rien ... sauf Salim Shaheem, un auteur de série Z qui, avec trois bouts de ficelle filme à la chaîne des romances, des drames, des comédies musicales plus ou moins autobiographiques.

    Un héros "bigger than life". Il suffit de jeter un œil à la bande annonce pour se laisser séduire par ce cinquantenaire ventripotent, par son inépuisable faconde, par sa mythomanie revendiquée, par son optimisme à tout crin. La documentariste Sonia Kronlund y a succombé. Fine connaisseuse de l'Afghanistan, elle a mis ses pas dans les siens le temps d'un documentaire, heureuse de présenter de l'Afghanistan une image plus riante que celle d'un pays saigné à blanc par le fondamentalisme, l'occupation étrangère et les retards de développement.

    Sonia Kronlund a décroché un sujet en or. Elle fait le portrait du héros de l'inépuisable réalisateur, de ses fidèles collaborateurs et aussi, en filigrane, de la société afghane. Celle-ci apparaît moins monolithique qu'on ne l'imagine. Certes, les images de "Nothingwood" révèle une société qui suinte la misère : des routes défoncées, des intérieurs délabrés et - ce qui choque immanquablement l'audience occidentale - des foules exclusivement masculines. Mais l'accueil bon enfant que cette société réserve aux provocations de Salim Shaheen surprend au moins autant : Qurban Ali, l'acteur de la troupe qui endosse systématiquement des rôles efféminés et dont l'homosexualité ne fait guère de doute, ne fait l'objet d'aucune réprobation.

    Sonia Kronlund s'est peut-être laissée aller à la facilité, se bornant à filmer le temps d'un tournage Salim Shaheem à Bamiyan, là où s'élevaient les Bouddhas géants dynamités par les Taliban en 2001. Elle ne creuse pas assez des questions qui auraient mérité de l'être : comment Shaheem finance-t-il ses films ? comment en assure-t-il la distribution ? Quelles relations entretient-il avec les autorités ? avec la censure ? Pour autant, son héros est tellement exotique, tellement euphorisant qu'on se contente volontiers de le suivre pendant une heure vingt-sept sans se poser trop de questions.
    Christoblog
    Christoblog

    745 abonnés 1 618 critiques Suivre son activité

    4,0
    Publiée le 15 juin 2017
    Je suis prêt à parier que vous ne connaissez pas Salim Shaheen.

    Il vous faut donc aller voir ce petit bijou documentaire découvert à la Quinzaine des Réalisateurs 2017. Salim est une gloire du cinéma afghan : sorte de mogul d'un cinéma de série Z, inspiré par Bollywood, mais tourné avec deux accessoires et beaucoup de bonne volonté (d'où le titre).

    La réalisatrice Sonia Kronlund nous intrigue, nous émeut et nous amuse. L'enthousiasme de Salim Shaheen est à la fois risible et admirable : ce qu'il fait est en matière de cinéma en-dessous des minima de toutes les normes esthétiques connues chez nous, mais l'émotion qui nous étreint au vu de sa volonté farouche de tourner est à l'inverse supérieure à ce que la plupart des films peuvent nous procurer. Que Salim soit à la fois colérique, éruptif, démagogue, cabotin et caractériel ajoute au plaisir qu'on éprouve à le regarder travailler.

    A travers ses portraits sobrement esquissés, ses coup d'oeil donnés dans l'intimité de la société afghane, son aspect de road movie improvisé, Nothingwood réussit ce qu'on demande à tout documentaire : donner à voir et émouvoir, notamment quand il apparaît clairement que Shaheen et ses collaborateurs jouent simplement leur vie pour faire du cinéma en Afghanistan.

    A ne pas rater.
    Bernard D.
    Bernard D.

    100 abonnés 604 critiques Suivre son activité

    3,5
    Publiée le 14 juin 2017
    « Nothingwood » est le second film de Sonia Kronlund qui est avant tout une journaliste de radio spécialiste de l’Iran et de l’Afghanistan. C’est un documentaire de 1 h 25 sur un grand inconnu pour nous : Salim Shaheen, acteur et metteur en scène avec pas moins de 109 films à son actif … mais qui est une « star » en Afghanistan. Petit, il allait au cinéma en cachette et se faisait battre par son père et ses frères … mais, il a réussi à s’imposer et ses petits films à l’eau de rose pourtant interdits par les Talibans, s’échangeaient de portable en portable ou sous forme de DVD vendus même par certains Talibans, et sont largement diffusés par les chaines télévisées !
    C’est le portrait d’un metteur en scène très charismatique, bon vivant, grand parleur (alors qu’apparemment il ne sait pas bien lire ni écrire comme le dit son fidèle scénariste), euphorique parfois à l’excès et avec des mouvements d’humeur (« il faut parfois se mettre colère, pour le film avance »). Il tourne ses films avec les moyens du bord en quelques jours avec de fidèles acteurs typés : un nain, un spécialiste de rôles efféminés qui durant l’époque des Talibans a animé à la télévision une série « La cousine » où masqué par une burka il parlait du sort des femmes (?), un jeune acteur qui n’aime pas le cinéma mais veut devenir acteur pour être connu et bénéficier d’avantages … et souvent un de ses 6 fils.
    Sonia Kronlund le suit alors qu’il est en train de tourner pas moins de 4 films en même temps et l’accompagne à Bâmiyân, site classé par l’Unesco où les 3 Bouddha géants ont été détruit par les Talibans en 2001. Ce voyage à risque et sous escorte d’un membre de la sécurité, se fait sans aucune crainte de Salim car « ce qui doit arriver, arrivera » selon le fatalisme propre à l’Islam. De la vie personnelle de Salim, on n’apprend rien sauf qu’il vit dans un immeuble de 3 étages : le premier pour sa première femme qu’il a dû épouser de force sans la connaitre (et lui a fait « 8 enfants parce que c’est ainsi que cela doit être »), le second pour sa seconde épouse choisie et le troisième étage pour lui. La caméra ne montre que ses 6 fils, ses 2 épouses et ses 6 filles étant parait-il absentes lors du tournage !
    Outre le fait que ce film-documentaire est une ode au cinéma, il montre – si besoin en était - l’impact qu’exerce cet art sur la population même dans un pays en guerre depuis 30 ans, et il nous fait découvrir le quotidien de la vie actuelle en Afghanistan et on comprend que nombre de ses jeunes optent pour l’émigration.
    Philippe G.
    Philippe G.

    7 abonnés 169 critiques Suivre son activité

    4,0
    Publiée le 27 juin 2017
    Une autre façon de voir l'Afghanistan👏 Le film sonne juste ,et ne comporte pas trop de temps faibles . Le décalage entre la troupe d'artistes et la situation du pays est saisissant . C'est drôle ce qui est la cerise sur le gâteau .
    Sylwish
    Sylwish

    6 abonnés 79 critiques Suivre son activité

    2,0
    Publiée le 14 juillet 2017
    J'ai découvert l'existence de Salim Shaheen par ce documentaire et je dois avouer avoir trouvé le bonhomme exaspérant. En gros, voilà ce qui se passe : le cinéaste afghan enchaîne les films dans un pays en guerre. Je le précise, car sans ce détail, ses films de série Z à l'amateurisme total n'auraient jamais eu la réputation qu'ils ont aujourd'hui. Salim Shaheen est gueulard, poussif, d'une lourdeur sans pareille, son équipe est composée d'acteurs nombrilistes et indigents. Dans Nothingwood, la réalisatrice décide de filmer sans juger, elle pose sa caméra et laisse le spectateur devant ces images : des animaux salement traités (égorgement de poulets, combats de chien, chevaux et ânes roués de coups), des femmes quasi invisibles à deux-trois exceptions près (Salim refuse de filmer ses femmes et ses enfants filles, mais les garçons ne posent aucunement problème), le nom de Dieu cité dès qu'on n'a pas de réponse satisfaisante... Le film dégage une atmosphère étouffante et dérangeante, on n'éprouve aucune sympathie pour Salim - ses pitreries, qu'on qualifiera objectivement de "ridicules" à défaut de "drôles", prêtent à peine à sourire. On aurait souhaité un parti plus franc de la part de la réalisatrice. On aurait souhaité plus de mordant, plus de répondant, moins de passivité. Un documentaire à l'image de son époque : une envie de gloire (avec un succès complètement démesuré ici) dans un monde en ruines.
    🎬 RENGER 📼
    🎬 RENGER 📼

    6 220 abonnés 7 246 critiques Suivre son activité

    3,0
    Publiée le 2 juin 2022
    Salim Shaheen est un cinéphile passionné et multi-casquettes. Il est producteur, scénariste, réalisateur et acteur de tous ses films. L’un des cinéastes les plus populaires d’Afghanistan s’apprête à tourner son 111ème film (!) et nous entraîne avec lui dans une folle aventure…

    La documentariste Sonia Kronlund nous offre ici un formidable portrait, celui d’un bonimenteur, d’un type incroyablement exubérant, qui a de la gouaille, il est prétentieux et surtout, il ne recule devant rien pour atteindre ses objectifs. Ses films, il les tourne en mode guérilla, quelques jours suffisent, ne vous attendez pas à du grand Art, ses films oscillent entre la Série B et Z, avec un soupçon de films indiens (il aime chanter et danser dans chacun de ses films). Jamais avare pour se mettre en scène, il a un melon pas possible et ne s’en cache pas.

    Nothingwood (2017) c’est le portrait touchant d’un homme d’une cinquantaine d’année avec une part d’enfance enfouit au plus profond de lui-même. Son pays est en guerre depuis près de 40ans et tente tant bien que mal de faire oublier les malheurs des uns et des autres avec ses films. Comme il le dit si bien « Ici, ce n’est pas Hollywood, ce n’est pas Bollywood, c’est Nothingwood ». Car ici, il n’y a rien (nothing), aucune école de cinéma, aucune aide à la création, il faut se débrouiller avec tout et… rien. Ce Ed Wood afghan est d’un éternel optimisme et nous renvoie une toute autre image de son pays en guerre, empli de ferveur et d’un amour immodéré pour le 7ème Art.

    ● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
    Jonathan P
    Jonathan P

    59 abonnés 395 critiques Suivre son activité

    5,0
    Publiée le 26 août 2018
    Énorme Coup de Coeur, terriblement drôle et émouvant un bonheur d'une grande générosité sur la vie et le cinéma.
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

    1 178 abonnés 3 982 critiques Suivre son activité

    3,5
    Publiée le 18 septembre 2017
    L’Afghanistan est un pays en guerre depuis des décennies. C’est un pays où la notion de liberté existe à peine, d’autant plus pour les femmes. Pourtant on trouve dans tout ce chaos Salim Shaheen. Ce cinéaste a tourné plus de cent films et est très connu dans le pays. Réalisant ses films en quelques jours, il est souvent le personnage principal. Il fait jouer sa famille mais également de nombreux non-comédiens. En Afghanistan, ce n’est pas Hollywood, ce n’est pas Bollywood, c’est Nothingwood. Ce manque de moyens se ressent pleinement pour un amateur de cinéma, mais les films de Salim Shaheen font du bien à ceux qui les regardent. C’est avec cette envie de montrer qu’il se passe autre chose que de la misère que la documentariste Sonia Kronlund dresse le portrait de ce mania du cinéma. Non sans crainte, elle suit cet homme un peu barré à travers le pays pour tourner ses films. Il se dégage alors du documentaire beaucoup de joie et de rire bercés par l’amour du cinéma. Nothingwood nous offre un regard nouveau bien loin de ce que les médias nous montrent.
    D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
    Loïck G.
    Loïck G.

    289 abonnés 1 634 critiques Suivre son activité

    3,5
    Publiée le 27 octobre 2017
    A une centaine de kilomètres de Kaboul, Salim Shaheen, l'acteur-réalisateur-producteur le plus populaire et prolifique d'Afghanistan projette quelques-uns de ses 110 films et tourne le 111ème au passage. Il fabrique sans relâche des films de série Z dans un pays en guerre depuis plus de trente ans. Pétulant, dynamique, hâbleur, et menteur, l’intéressé s’intéresse beaucoup à sa personne qu’il met en scène à la moindre occasion. La caméra de Sonial Kronlund lui en fournit de nombreuses, sur sa façon de travailler  ou d’aller à la rencontre de son public qu’il exhorte à s’applaudir. Rien ne lui est impossible ( «  j’arrive à faire parler un muet au cinéma » ) dont un combat de boucs mis en scène pour son prochain film. Son acteur fétiche a droit aussi à la lumière de la réalisatrice, mais depuis son passage à Cannes, il a disparu…
    Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
    isakkk
    isakkk

    14 abonnés 193 critiques Suivre son activité

    4,0
    Publiée le 3 juillet 2017
    Un film incroyable, qui nous emmène à la découverte de l'Afghanistan, un pays qui a l'air sublime et qu'on ne visitera sans doute jamais ! Alors aller à la rencontre de ce type dingue, avec ses contradictions et sa folie est parfaitement jubilatoire ! À ne pas manquer !
    Hortense H
    Hortense H

    11 abonnés 78 critiques Suivre son activité

    2,5
    Publiée le 11 novembre 2017
    Ce documentaire inaugure peut-être une vague d'oeuvres s'accaparant la notion de héros pour rire (sans se moquer) de ceux appris sur les bancs des écoles américaines ou de ceux des franchises hollywoodiennes. Il ne s'agit pas ici de constater l'échec de l'empire américain même s'il est fait partie du présent : il est question de la passion d'un homme pour le cinéma et de sa filmographie amateur reconnue dans les tous les coins de l’Afghanistan. La réalisatrice lui a sans doute proposé de réaliser un biopic où l'on apprend que Shaheen est un héros de guerre en toute exagération peut-être mais avec l'intensité et la fierté d'un homme totalement imprégné des représentations contemporaines de son pays. On mesure l'importance de son cinéma vis-à-vis d'une population vivace et drôle dont beaucoup devraient s'inspirer.
    anonyme
    Un visiteur
    0,5
    Publiée le 22 juin 2017
    mon visionnage a été gaché personnellement par les traits de la réal comme étant L'occidentale impudente et irrespectueuse

    je donne des exemples
    à venir du spoiler tres vague mais que vous pouvez lire

    spoiler: quand il lui parle de lhistoire de la montagne, elle fait des heures de trajet tout ça, pour LUI RIRE AU NEZ???? quand elle va "le chercher " sur ses femmes,elle ne comprend meme pas qu' etre un intellectuel populaire en afghanistan aupres de son peuple sous entend, et ce meme pour un intellectuel, de s'accomoder à certaines visions de la population (meutrie par les guerres d'argent des gdes puissances, à peine évoquées et pourtant responsables de tout ) bref les bombes vont avec le radicalisme, si elle ne sent pas ça faudrait quelle pense à arreter de demander de largent à l'etat pour faire des films sur l'insécurité que pourtant elle partageait avec son equipe je l'ai trouvé irrespectueuse mais bon... je comprends un peu, mais dans ce cas faut pas y aller en afghanistan d'ailleurs le type se permet meme de lui demander si elle se considere plus precieuse que son équipe. .


    elle avait DE L'OR en barre sur ce film,
    et ça ponds ça!

    de toute façon quand à la premiere minute du film elle se vante "d'aller en afghanistan depuis 15 ans" hahahahha depuis le 11 septembre quoi ,
    elle precise bien que c'etait pour faire des articles sur les femmes lapidées HAHAHAHHAAH
    sur commande de paris match pour faire gagner la droite ici en france???

    je precise que je suis sévère car des français qui connaissent l'afghanistan il y en a,
    allez sur la page Afghanistan du site du Routard vous verrez

    allez bon prochain film? : elle ira voir les tribus abandonnées du brésil leur amener la tv ?

    bref tout mon propos se voit dans les yeux des locaux et dans leur façon d'interagir avec elle
    il aurait fallu un peu de respect dans le traitement
    allez y quand meme mais le point de vue gache un peu à quelques moments, et on a honte
    llafaye
    llafaye

    4 abonnés 170 critiques Suivre son activité

    5,0
    Publiée le 27 juin 2017
    L'Afghanistan comme on ne l'imagine pas, un documentaire sur un réalisateur de cinéma à la fois foutraque, génial, hyper optimiste, un peu mégalo, bref un vrai personnage de cinéma. La réalisatrice pose un regard bienveillant sur ce fou de cinéma, vedette incontestée de Nothingwood. A voir absolument!
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 21 juin 2017
    spoiler: Nothingwood n’est pas un lieu mais un homme, illuminé de sa lanterne magique. Une lumière dans un tunnel, mais que les habitants voient comme une aube. Un rôle rêvé pour Shaheen : pitre, gourou, magicien, leader, c’est une vraie sangsue du regard collectif. A la fois éclairant et éclairé, Shaheen récolte plus de gratifications pour son ego que n’importe quelle star d’Hollywood. Il se montre même addict quand, dans une scène douloureuse, des afghans relatent leurs expériences de civils en guerre et qu’il ramène inlassablement le sujet sur lui-même… un brin exaspéré. Mais à la différence de l’histrion commun, Shaheen profite à la communauté. Dans son costume de lumière, il semble évoluer en toute sécurité. Même les talibans s’échangent ses DVD sous le manteau. Le génie du cinéma Low Cost ne prétend à rien en termes de cinéma. Il divertit et le public est à fond, malgré ou grâce aux coutures grossières de son cinéma. À Nothingwood, un acteur peut, sans raison scénaristique, commencer une scène sur ses jambes et la finir sur des cannes anglaises. Des faux-raccords qui touchent les afghans. La voix off un peu fatiguée de Sonia Krondlund (la réalisatrice) contraste avec Shaheen. Comme une occidentale en doute cherchant une voie dans un Orient moins rationnel. Pour Shaheen, Sonia Kronlund est un nouveau moyen de s’éclairer. Il devient visible pour le reste du monde et il fait connaissance avec l’occident. S’établit entre eux une dynamique de compréhension à pas feutrés, de rires/sourires partagés, voire d’affection mutuelle (dans les limites du raisonnable en Afghanistan). Mais plus que le dialogue orient/occident c’est le rapport histrion/observateur qui se dénoue. Au départ, lui joue au centre, elle capte en périphérie. Mais il l’attire, dealant un peu de l’attention absolue de sa Cour pour un bien plus précieux. Amoureux ? Peut-être. Mais attirer à lui celle qui connait le regard excentré peut aussi être une raison. Les secrets de tournage en donne une troisième : « Alexander Nanau [chef op] a un jour pris l’initiative de la mettre dans le cadre, et tous les deux ont alors pensé qu’il s’agissait de la bonne solution ». Presque un hasard donc. Quelles qu’en soient les raisons, elles étaient bonnes, car Sonia Kronlund féconde le film quand elle apparait, rajoutant une strate supplémentaire à ce qui n’en manquait pas. Gage qu’elle finit par aimer son foulard rose flashant sur les tenues sombres et le paysage ocre et blanc.
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