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Inertia
note moyenne
3,0
10 notes dont 6 critiques
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17% (1 critique)
50% (3 critiques)
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33% (2 critiques)
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Votre avis sur Inertia ?

6 critiques spectateurs

Pulp-Movies.com
Pulp-Movies.com

Suivre son activité 9 abonnés Lire ses 30 critiques

3,5
Commençons par l’esthétique du film, rappelant celle du réalisateur Pedro Almodóvar. Un contraste oscillant entre des couleurs froides et pétillantes, ainsi que des objets symboliques, savamment placés dans le cadre. Dans le rôle principal de Mira et dans celui de sa mère, nous pouvons noter une influence nette et fort utile du réalisateur espagnol pour aider à la cohérence du scénario. Le décor est épuré et la propreté macabre. Une lumière froide et récurrente persiste tout au long du film sans pour autant nous envahir complètement. Des télévisions en guise de chaleur humaine font taire un moment l’angoisse et compensent le manque affectif. L’environnement semble être bloqué dans une sorte d’inertie impalpable et une mystérieuse amnésie a envahi les personnages. Les rues sont vides et le silence domine. Visuellement, nous sommes face à une poésie quasi post-apocalyptique. Une ambiance onirique est installée, entre le rêve et le cauchemar. Le néant, ou bien lorsque le temps a décidé par lui-même de s’arrêter. Inertia se révèle être tout bonnement une critique ouverte et assumée de notre société contemporaine. La suite à lire ici:
ava
ava

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3,5
Sur un point de départ fragile et tenu, Idan Haguel tisse un curieux film qui mêle le thriller à l'introspection et au portrait de femme. Il esquisse ainsi beaucoup de pistes mais donne peu de réponses : au spectateur de lire entre les lignes. Cette ambivalence latente contamine à la fois l'héroïne, dont on ne sait plus si elle espère le retour de son mari, ou si elle le craint, et tous les personnages qu'elle croise, miroirs un peu cruel de sa propre condition. Chaque rencontre brouille un peu plus les pistes, dévoilant au passage la double culpabilité qui ronge Mira : celle d'être peut-être à l'origine de la disparition de son mari, et celle, plus diffuse, de s'organiser une nouvelle vie sans lui. La mise en scène, constituée de scènes assez courtes et de plans très découpés, hache le récit et donne l'impression de ne saisir au vol que des moments de la vie de Mira. Les ellipses, l'interruption précoce de certaines scènes, l'absence d'explications superflues renforcent ce sentiment de dentelle émotionnelle en train de se coudre patiemment sous nos yeux. Peu importent les circonstances et les causes, on assiste à la découverte timide par Mira d'une liberté qu'elle ne soupçonnait pas, d'une vie qu'elle n'avait jamais envisagée. Cela reste très fin, presque implicite, et pourtant joliment amené au gré d'un changement de coiffure ou d'un sourire esquissé. On n'est pourtant pas dans le conte de fées, pas plus que dans le drame d'ailleurs. Inertia dit beaucoup de la solitude, de la violence du chômage, de l'usure du quotidien, mais il le fait avec tact, de manière plus souvent métaphorique que frontale. Et avec cette forme d'humour discrètement noir qui est la marque de fabrique du cinéma israélien et qu'on pourrait résumer en une formule : sourire pour cacher ses larmes. Sans doute est-ce là le sens du conseil donné par la mère de Mira au cours d'une scène à l'intensité presque palpable : "vivre sa vie, et c'est tout", parce qu'au fond c'est tout ce qui importe.
Cinématogrill
Cinématogrill

Suivre son activité 3 abonnés Lire ses 27 critiques

3,5
Dès le titre, on est percuté par un écho au sentiment d’engourdissement anxiogène, d’animation lente distillé par Inertia. On s’assoit et on regarde hypnotisé cette histoire qui se fait autant sur l’écran que dans la tête du spectateur. Une grosse heure, c’est ce qu’il faut au scénariste/réalisateur Adan Haguel pour exprimer un amour vache à la ville portuaire d’Haïfa, rappel de celui que Camus portait à Oran. Une ville laide où l’on s’ennuie, du béton ocre face à la mer où même la mémoire rouille. Dans ce cadre que l’on peut maintenant appeler absurde, une femme égare son mari. Comme ça. Où ? Quand ? Comment ? On ne sait pas trop et ça n’empêche pas le soleil de se lever, du coup on fait avec. Pire, on se rend compte qu’en fait on est bien sans lui. On embrasse l’inertie de la non-réaction à cette disparition, on s’agite mollement puis on laisse couler. Notre héroïne, Mira, suit le courant. La sculpturale Ilanit Ben-Yaakov, dont c’est le premier film, est particulièrement efficace pour incarner le mystère qui plane ici. Difficile de savoir ce qui lui traverse l’esprit d’ailleurs, l’image est avare en symboles et les pistes, quand elles apparaissent, ne font qu’ajouter à la non-compréhension du tout. Ce n’est pas pour ça que le film à première vue aride dans son parti pris épuré est avare en grinçant. Une sorte d’humour noir dosé avec finesse peuple tous les (rares) dialogues. Logé dans un coussin chien mignon en décalage avec l’atmosphère du reste, les remarques de la mère passionnée par les meurtrières, les vagues échanges entre les personnages… Le choix d’une caméra fixe aux couleurs presque délavées lui va bien, on finit par avoir l’impression que certaines images s’impriment sur l’écran. Une sensation d’apesanteur alimentée par ses plans posé aux mouvements de caméra rares. Ennui ? Pas vraiment, engourdissement plutôt mais fascination surtout. Inertia plaît, obsède comme un de ces longs romans graphiques en compétition à Angoulême visant à transmettre une émotion plutôt qu’une histoire. Stylisé, intriguant, piquant parfois pour de tomber dans le drame dépressif qui l’attendait juste en dessous de son numéro d’équilibriste, le film est une bonne pioche tard le soir. Mon seul regret est qu’il n’ose pas embrasser son onirisme noir, mais avoir envie d’en voir plus est peut-être une bonne chose au final.
L'Info Tout Court
L'Info Tout Court

Suivre son activité 235 abonnés Lire ses 745 critiques

1,0
Une monotonie sans faille. Tout est gris, mou, maussade. Le mot triste ne convient même pas, tant ce film est dépourvu de la moindre émotion. On ne ressent rien, si ce n’est le vide intersidéral qui semble habiter « l’héroïne » neurasthénique, interprétée par Ilanit Ben-Yaakov. Son mari a disparu, elle s’en fout. La scène la plus longue du monde. Une table. Deux chaises. Deux verres d’eaux. Un seul et même plan et un silence de mort entrecoupé de phrases brèves et sans intérêt. Les minutes défilent, la caméra ne bouge pas, les acteurs non plus. Inertia rime bel et bien avec encéphalogramme plat.
pierreAfeu
pierreAfeu

Suivre son activité 39 abonnés Lire ses 276 critiques

4,0
Quand Mira se réveille après un rêve étrange, son mari a disparu. Les jours qui suivent vont transformer sa vie. Impassible en apparence, anxieuse à l'intérieur, Mira traverse les soubresauts d'un quotidien chamboulé avec un flegme déconcertant. L'inertie du titre donne à la narration un mouvement de balancier, chaque événement étant plus ou moins précédé de signes annonciateurs. C'est la mère de Mira racontant l'histoire d'une femme ayant cuisiné son mari, c'est le voisin qui dit ne servir à rien, c'est un homme amnésique... Le temps crée un glissement entre deux états proches de telle manière que Mira semble toujours plus ou moins en décalage mais à peine surprise, un peu blasée, amusée parfois. Tourné à Haïfa, cité portuaire du nord d'Israël, le film résume la ville à quelques lieux, l'immeuble de Mira auquel on accède par une longue passerelle, la mer et le port qu'un téléphérique relie aux hauteurs de la ville, des routes, un bateau échoué devenu sanctuaire. De même que l'appartement de l'héroïne est découpé en plusieurs décors (la cuisine, la chambre, le salon), le tissu urbain est morcelé, des îlots sont créés, des itinéraires suggérés. Ainsi, fractionnant le temps et l'espace, le film construit un cheminement mental discontinu dont les repères sont brouillés. Inertia regorge de situations dont l'absurdité tient à un détail, un sourire, une phrase, un grain de sable venant contrarier l'héroïne. Alors que les questions posées sont aussi simples qu'essentielles, le calme constant de Mira est comme pris à partie par une mise en scène venant le contredire. Le film peut sembler cynique parce qu'il est drôle et angoissant sans effets. Le cadre précis, l'écriture fine, le montage net, la superbe musique de Zoe Polanski et l'interprétation subtile de la mystérieuse et charismatique Ilanit Ben Yaakov se conjuguent pour construire un récit qui ne dit pas tout mais donne à voir. C'est en agissant tranquillement mais de manière déterminée que Mira se transforme. Il lui suffit d'un regard ou d'un geste pour que le message passe. Idan Haguel est un jeune cinéaste qui sait être efficace en faisant court. Parfaitement maîtrisé, créant avec peu de moyens une véritable atmosphère, Inertia intrigue, séduit et enchante. Le plaisir du cinéma est précisément là.
Cinéphiles 44
Cinéphiles 44

Suivre son activité 165 abonnés Lire ses 2 651 critiques

1,0
L’inertie est l’absence d’influence extérieure, l’absence de mouvement du corps. Donner ce titre à un film n’est donc pas très attrayant. Un jour, une femme remarque que son mari n’est plus là. Si elle cherche dans un premier temps à savoir ce qui s’est passé, elle commence à ressentir un confort dans le fait d’être seule. Voici un synopsis qui peut résumer l’ensemble de l’histoire, car effectivement il ne se passe rien, nous sommes dans l’inertie. Idan Haguel installe une mise en scène inquiétante dans son intrigue pourtant vide. L’actrice Ilanit Ben-Yaakov peine à nous inviter à participer à sa vie monotone et sans grand intérêt pour nous spectateur de ses pauses cigarettes, épluchures de légumes ou tâches ménagères. Finalement, le film porte fabuleusement bien son titre, car si on s’attend à un retournement de situation jusqu’à la fin, il ne s’est en fait, rien produit. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
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