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4,1
736 notes dont 97 critiques
16% (16 critiques)
44% (43 critiques)
28% (27 critiques)
9% (9 critiques)
0% (0 critique)
3% (3 critiques)
Votre avis sur Detroit ?

97 critiques spectateurs

Ninideslaux

Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 56 critiques

4,5Excellent
Publiée le 13/10/2017

Décidément, Kathryn Bigelow est une fille épatante! Elle fait des films de mec dans un monde de mec, et ça fait du bien, de ne pas voir des femmes-réalisatrices  confinées à des petites histoires sentimentales et domestiques... Vive Kathryn!          Il est vrai que ce n'est pas n'importe qui. Elle se destinait à la peinture. Elle a suivi les cours de Richard Serra. Elle a fréquenté des intellos comme le compositeur Philip Glass... C'est une fille forte!            Les émeutes de Detroit, 1967. Un petit dessin animé violemment coloré résume en quelques phrases la situation. Les Noirs sont remontés vers les états du Nord, où leur égalité n'était pas constamment remise en question (du moins en théorie...). Les Blancs ont quitté le centre des grandes villes pour les banlieues; Le chômage a commencé à ébranler une région essentiellement industrielle. Et, au milieu de villes comme Detroit, sont apparus des nids de pauvreté, essentiellement peuplés de Noirs, pas de jobs, pas de frics. Mais des flics! Des flics en pagaille, qui cherchent de la drogue, qui embarquent tous les clients d'un dancing plus ou moins déclaré, la colère se met en marche.Le film n'est pas manichéen en ce qu'il montre comment les réactions d'une partie de cette population ont été irrationnelles. Ils brûlent leurs propres quartiers, détruisent leurs propres maisons, et pillent les magasins de leurs "frères de couleur". Le gouvernement débordé fait appel à l'armée, à la garde nationale....        A côté de ça, parce que Detroit c'est aussi la ville de la Motown, il y a des petits jeunes pas du tout politisés qui n'ont qu'un rêve: faire enfin, un disque! En voila cinq et leur groupe, les "Dramatics", sur le mode des "Supremes", et si c'est de la fausse musique noire destinée à faire danser les Blancs: tant mieux!          Kathryn Bigelow a choisi de se polariser sur un fait, particulièrement lamentable. Les événements qui se sont passés au Motel Algiers, essentiellement fréquenté par les Noirs, mais où il y a aussi deux petites putes blanches qui aiment bien la piscine, et puis leurs potes noirs, un peu mauvais garçons,  rigolos. Larry et Fred (Algee Smith et Jacob Latimore), deux des "Dramatics" se retrouvent là un peu par hasard. Les gentils potes noirs ont un peu trop fumé, il y en a un qui s'énerve, qui tire avec un pistolet de stade, et puis il y a des coups de feu qui partent, apparemment de l'Algiers (la justice n'a jamais pu éclaircir ce point là), en direction des troupes qui sont massées un peu plus loin.... et le cauchemar commence; la police débarque, à sa tête il y a Krauss (Will Poulter), un ignoble raciste qui a déjà tiré dans le dos d'un pillard (ben, s'ils s'enfuient, faut bien les arrêter non?). La dizaine d'occupants de l'Algiers passe une nuit d'horreur, frappés, terrorisés -on leur fait croire qu'ils sont supprimés un par un- et parmi eux, trois sont abattus. La garde nationale pense que ça tourne mal et préfère se retirer. (Tout ça, ça regarde la police de la ville, pas vrai?) Parmi eux, il y a l'honnête Dismukes (John Boyega), vigile qui veut protéger son quartier mais qui n'ose pas s'affirmer, et qui est là, témoin hagard...        Il y aura ensuite des gens honnêtes parmi les Blancs qui porteront secours aux victimes. Qui voudront faire éclater la vérité. Mais au procès, face à des témoins qui ont tous un certain nombre d'accrocs à leurs casiers judiciaires et avec un jury parfaitement monocolore, Krauss et ses trois hommes sortiront acquittés...         Cinéma d'action, cinéma choc, mais au service de quelque chose. Comme dans Zero Dark Thirty et surtout Démineurs, montrer la réalité moche dans toute sa mocheté, mais la montrer en accrochant le spectateur pour qu'il n'en oublie rien. Elle reprend les traces d'Oliver Stone, mais avec infiniment moins de tape-à-l'oeil.       Bref, à voir AB-SO-LU-MENT!

alice025

Suivre son activité 355 abonnés Lire ses 725 critiques

4,0Très bien
Publiée le 11/10/2017

Tirée d'une histoire vraie, qui ressemble malheureusement bien à tant d'histoires aussi tristes que celle-ci, « Detroit » traite des tensions raciales aux Etats-Unis en 1967, et plus particulièrement sur une nuit où trois jeunes afro-américains ont perdu la vie, tués par des officiers de police et sans grande raison. Le film se divise en plusieurs parties : l'origine et le déroulement de ces émeutes, le huit-clos dans l'hôtel, puis le procès des meurtres. Le message du film est très clair et c'est tout simplement révoltant. L'interrogatoire n'a rien de légal tant il se déroule dans les coups physiques, dans les insultes et dans la peur. Les policiers profitent de leur statut pour les rabaisser et cracher toute leur haine raciale. L'histoire est captivante et ponctuée par de réelles images d'archives, nous rappelant bien que cela n'est pas une fiction. Le jeu des acteurs est impeccable, mention spéciale à Will Poulter. C'est la première fois que je le vois dans un rôle assez sérieux et il est juste bluffant. Un film poignant dont le thème est encore d'actualité aujourd'hui. cinephile-critique.over-blog.com

BF2070

Suivre son activité 20 abonnés Lire ses 164 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 11/10/2017

Ce nouveau film de Katherin Bigelow traite des émeutes qui ont eu lieu en 1967 à Detroit opposant la communauté afro-américaine et la police en se focalisant plus particulièrement sur le drame qui a eu lieu au motel Algiers. « Détroit » bénéficie d’une parfaite réalisation surtout dans sa première partie. En effet, Detroit est un film en trois parties. La première partie, la plus réussie, concerne les origines des émeutes. On a d’ailleurs l’impression de suivre des images réelles et non un film. La 2ème la plus longue sur le drame à l’hôtel Algiers est la plus difficile, plus d’une heure de tension, d’angoisse et de malaise face à une injustice sur fond de racisme. Enfin la troisième sur le procès est plus anecdotique bien que révoltante sur une nouvelle injustice. Si le film se passe dans les années 60, on se rend bien compte qu’il est le reflet de la société américaine contemporaine, on se rend compte que rien n’a changé sur les tensions entre la communauté afro américaine et une partie de la police américaine en 50 ans. Mon principal reproche à ce film est la manière de traiter du drame à l’hôtel Algiers, trop longue et trop « funny games » au point qu’on se demande si cela ne dessert pas le propos, s’il s’agit de faire bouger les consciences. Avec un peu trop de distance sur les victimes pour créer une empathie, on est surtout bouleversé par cette injustice et révolté contre ces violences physique et psychologique de ces policiers (je ne pense pas que ce film vienne apaiser les tensions aux USA).

lhomme-grenouille

Suivre son activité 784 abonnés Lire ses 2 908 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 15/10/2017

Eh bah ça m’a plu ce « Detroit »… Pourtant le début m’avait laissé plus que sceptique. Parce que oui, par quoi commence ce film ? Il commence par un long carton d’introduction. Or ça, moi, c’est l’annonciateur de la pire des paresses. Quand tu décides de raconter par du texte ce que tu pourrais faire avec du cinéma, ça n’augure rien de bon. Et quand en plus j’ai constaté que ce carton n’avait que pour seul et unique but de me faire une longue leçon de morale visant à justifier dès le départ les actions des uns et à condamner les actions des autres, là j’ai commencé à avoir très peur. Par tous les dieux du septième art ! Katheryn Bigelow allait-elle donc tomber aussi bas ? Allait-elle simplement se contenter de zapper tout l’aspect discursif de son sujet pour simplement l’illustrer avec des images choc ? Franchement, au début j’y ai cru. Et si le rendu visuel des premières scènes d’émeutes se révèle très percutant, tournées caméra au poing en mode « reporter sur le front », le risque de voir le film s’enliser dans la démonstration et la dénonciation faciles était malgré tout bien palpable. Heureusement, Katheryn Bigelow n’est pas née de la dernière pluie, et pour le coup ça se sent assez rapidement dans la manière dont l’intrigue se met à évoluer. En bonne taulière du cinéma d’action américain, l’amie Katheryn joue très vite avec les modulations de rythme pour faire « respirer » son film. Parce que non, une bonne tension au cinéma n’est pas une tension qu’on tient tout du long. Une tension trop maintenue sur le temps long finit toujours par atteindre une phase de plateau ; moment où généralement le spectateur finit par décrocher. Dans le cas de « Detroit », les premières scènes d’émeutes sont vite contrebalancées par des scènes s’intéressant à des parcours individuels apaisés et déconnectés de l’émeute. Pour moi, c’est d’ailleurs là que j’ai commencé à rentrer dans le film. Cette bascule m’a permis de m’impliquer dans des individus et non dans une masse ; elle m’a permis de ressortir d’un discours social prémâché au profit d’enjeux plus personnels et nuancés, et surtout elle m’a permis de saisir différemment toute la violence de ces émeutes. Parce que oui, quand on passe d’une scène où un groupe d’amis à la voix d’or s’apprêtent à exaucer leur rêve en montant sur scène, et que soudainement les émeutes viennent percuter leur destin, en termes d’expérience sensorielle, il se passe quelque-chose. Car c’est aussi ça le talent de Katheryn Bigelow dans « Detroit » : elle sait très vite poser ses atmosphères ce qui donne du coup encore plus d’impact à ses ruptures et ses transitions. Pour le coup, les contrastes instaurés entre ces moments conviviaux et ces moments violents parviennent vraiment à générer cette respiration indispensable au bon fonctionnement du spectacle. Et là, franchement, malgré les 2h20 de spectacle, je trouve que tout cela coulisse à merveille. La tension est merveilleusement entretenue, tout cela au service d’un univers très prenant et très signifiant. Pour le coup, le matraquage discursif de l’introduction se révèle bien superflu au regard de ce que Dame Bigelow est capable de nous faire ressentir grâce à la maîtrise de ses codes formels. En l’occurrence, l’usage des codes du cinéma de guerre pour parler d’une émeute urbaine est très riche de sens. L’association des deux univers génère d’étranges sensations, comme cette impression d’assister à une ville prise d’assaut par une armée ennemie ou bien encore cette impression de voir une population subir les crimes de guerre menés par un occupant. Franchement, rien de mieux pour nous mettre à la place des noirs de Detroit ; pas besoin de carton manichéen pour cela. D’ailleurs, si je devais trouver quelques limites à ce film (parce que je lui en trouve), je les trouverais sûrement dans ces quelques réminiscences de l’esprit du carton d’introduction que l’on retrouve un peu partout le long de l’intrigue. Par exemple, le parti que prend le film de présenter dès l’intro les policiers zélés me paraissait clairement dispensable. Même si j’entends bien que dans les années 1960, des policiers de ce genre devaient être foison, leur présentation contribue clairement à construire l’intrigue de manière binaire et manichéenne entre d’un côté les gentils vraiment gentils et les méchants vraiment méchants. Même si le film nuance souvent cette position en révélant quelques mécaniques systémiques dans cette oppression étatique, se retrouver avec ces personnages vraiment caricaturaux – et cela dès le départ – nous enferme un peu dans un schéma de pensée et de perception de la situation qui est assez pauvre parce que justement binaire. Spoiler: Pour le coup, je trouve que ça aurait été tellement plus intéressant de ne commencer à dessiner la personnalité de ces policiers qu’au moment de la « prise d’otage » dans l’Algiers. D’une part, ça aurait permis de vivre l’assaut comme étant celui d’un ennemi invisible, non personnifié, et donc encore plus effrayant. Ensuite, la singularisation progressive des ennemis aurait pu ouvrir sur cet effroi qu’aurait pu susciter certaines personnalités ; effroi d’autant plus fort que ces gens se seraient révélés au fond que de simples flics assez ordinaires et au fond assez humain. L’autre avantage de choix, c’est qu’il aurait alors été une transition parfaite vers le troisième temps du film qu’est le procès. Pour le coup, dans de telles conditions, j’aurais trouvé le déroulement de l’intrigue absolument parfait. Mais bon, on ne refera pas le film hein… De toute façon, l’un dans l’autre, et malgré ces petites scories qui restreignent parfois notre analyse de l’événement, « Detroit » n’en reste pas moins un film que je trouve diablement efficace dans sa mise en scène et dans son cheminement. Et même si le final se révèle être assez conventionnel, je dois bien avouer qu’il a su conclure un spectacle qui m’a remué émotionnellement parlant, ce qui est pour moi le synonyme d’un pari remporté. Donc oui, « Detroit » est pour moi un film efficace et malin. Alors rien que pour cela : « merci Katheryn Bigelow »

Albator94z

Suivre son activité 15 abonnés Lire ses 231 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 13/10/2017

Un témoignage exceptionnel d'une rare violence où toutes les haines sont cristallisées ... Kathryn Bigelow film en immersion et toujours en mouvement, elle dresse, ici, un état consternant d'une société fracturée et encore bien plombée par le racisme ... j'en suis sorti avec la nausée et complètement rincé !

selenie

Suivre son activité 316 abonnés Lire ses 4 322 critiques

4,0Très bien
Publiée le 11/10/2017

Le premier soucis, alors que les émeutes ont des origines terriblement complexes, et pas de véritables émeutes raciales, elle choisit un fait précis qui fait croire tout le contraire et qui donne un sens très et trop ambigu à ces faits historiques. Sur ce point Kathryn Bigelow signe un film maladroit et manichéen. Heureusement, la cinéaste est talentueuse et sait s'entourer pour compenser le fond par la forme pour un film efficace et particulièrement tendu. En conclusion ce film est puissant sur un récit prenant mais tout est contrebalancé par une ambiguité dommageable sur des évènements à l'origine beaucoup plus complexe qu'une bavure raciste trop commune dans cette société ségrégationniste. Site : Selenie

JFoxx

Suivre son activité 49 abonnés Lire ses 483 critiques

4,5Excellent
Publiée le 13/08/2017

Un grand film qui raconte avec une réalisme presque documentaire et une mise en scène ultra poignante des événements tragiques des tensions raciales aux États Unis qui résonnent encore fortement aujourd'hui. Le film s'étire un peu par moments et veut peut être plus choquer qu'émouvoir mais est impressionnant.

dominique P.

Suivre son activité 136 abonnés Lire ses 1 360 critiques

4,5Excellent
Publiée le 13/10/2017

Ce film raconte un évènement dramatique et meurtrier (en juillet 1967) et ce qui s'en est suivi, aux Etats Unis. C'est une excellente chose d'avoir fait un film sur cette tragédie pour que le maximum de gens soient au courant. Il faut savoir quand même que ce film est très dur, très éprouvant, en particulier la scène très longue dans le motel une fois que les policiers y sont entrés. Ce qui est très bien ce sont des images d'archives mises dans le film (que ce soit les émeutes qui ont sévi ou les protagonistes de l'histoire). Film remarquable !

Justine F.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 12/10/2017

Un film monumental, une tension à la limite du soutenable, on en ressort écœuré, hébété, transformé. Grandiose.

Naughty Dog

Suivre son activité 239 abonnés Lire ses 181 critiques

4,0Très bien
Publiée le 10/10/2017

"Detroit" est une plongée ultra immersive dans le cauchemar qu'à vécu la ville éponyme en 1967,après plusieurs jours d'émeutes où la ville est devenue un vrai no man's land, sur fond de tension raciale et de suprématie d'une police ultra expéditive. Kathryn Bigelow revient avec son meilleur film depuis un très long moment (peut-être depuis Strange Days ou The Hurt Locker), et prouve qu'elle a encore une fois de cojones que beaucoup de réalisateurs. La réalisation caméra à l'épaule style docu-fiction pourra en rebuter certains, il n'empêche que le tout donne un cachet d'authenticité accru au film (agrémenté en plus de vraies vidéos d'archives La reconstitution est donc exemplaire, arrivant à plonger le spectateur dans une Amérique des 60's plus vraie que nature et surtout tangible, pas du tout glorifiée et très réaliste (une vraie fenêtre sur le passé de Detroit).Concernant les acteurs, le casting n'est pas en reste (tout le monde est parfait) : Will Poulter est terrifiant, John Boyega touchant et la révélation Algee Smith, très charismatique. Retraçant principalement l'affaire ultra médiatisée de l'Hotêl Algier, le film trouve vraiment son point culminant dans un huis-clos ultra prenant et immersif de plus de 45 minutes au sein de ce motel, qui sous ses airs de "film d'horreur", nous rappelle que tout ceci s'est réellement passé. On pourra regretter un temps de présence de certains personnages un peu trop restreint et une narration avec certaines ellipses qui auraient mérité à être évitées pour un récit encore plus poignant, mais DETROIT reste un très très bon film,qui fait avant tout réfléchir le spectateur, et qui prendra vraiment une belle importance dans les années à venir.

Christoblog

Suivre son activité 305 abonnés Lire ses 986 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 15/10/2017

Detroit n'est pas un film agréable à regarder. Je suppose que certains seront même profondément dérangés par la tonalité quasi sadique qui colore le film. Nous sommes en 1967, et des émeutes raciales éclatent à Detroit. Quelques jeunes Noirs vont vivre l'enfer le temps d'une nuit, piégés par trois policiers cruels. Le film commence par une mise en place d'une redoutable efficacité. Mêlant images d'archives et prises de vue façon caméra à l'épaule, la réalisatrice nous immerge très efficacement dans le chaos d'une véritable révolution. Le point fort de cette introduction, c'est d'introduire les personnages principaux de l'intrigue à venir sans qu'on les remarque vraiment. Le coeur du film est ensuite un interminable huis-clos (mais s'il est interminable pour nous, imaginons ce qu'il fut pour les victimes !) éprouvant et dérangeant. La caméra réalise des prodiges durant cette partie, et élève Detroit au rang de meilleur film réalisé par Bigelow, à mon sens. On est absolument et tristement dedans. Dans une sorte de symétrie bienvenue, Detroit se termine comme il a commencé : la suite des évènements est esquissée à grand coups de subtiles ellipses. L'ensemble constitue un film coup de poing, et pour une fois, l'expression n'est pas galvaudée tellement la mise en scène nous frappe plusieurs fois au plexus. Le film plaira à ceux qui sont sensible à un type de cinéma maîtrisé, d'apparence rude et pas forcément toujours subtil. C'est mon cas.

henning

Suivre son activité 4 abonnés Lire ses 94 critiques

4,0Très bien
Publiée le 12/10/2017

Film qui retrace un événement qui a eu lieu il y a 50 ans. Une plongée dans les années 60 aux Etats Unis dans la 5ème ville du pays, Detroit. Des émeutes qui commencent suite à des arrestations un peu brutales d'afro américains dans un bar clandestin. Puis le film monte en intensité avec un huis clos dans une annexe d'un motel où des policiers racistes et omnipotents vont faire régner la terreur des occupants. Un film qui utilise les ingrédients d'un film d'horreur pour dénoncer la violence policière; Les spectateurs américains ont été très divisés. Ce qui se comprend car le film ne fait pas dans la nuance. Mais il relate avec plus ou moins d'authenticité des faits réels. Alors on ne peut qu'être choqué par cette violence gratuite et xénophobe. C'était il y a 50 ans et pourtant il semble que les choses n'aient pas beaucoup changé. Les acteurs jouent parfaitement et le jeune Will Pouter est épatant en jeune officier de police ignoble. Après the revenant entre autres, une longue carrière l'attend. Très bon film même si quelques longueurs auraient pu être évitées. 18/20

Ufuk S.

Suivre son activité 136 abonnés Lire ses 500 critiques

4,5Excellent
Publiée le 12/10/2017

" Detroit " de kathryn Bigelow est un film choc sans détour. En effet l'histoire retrace les émeutes de 1967 qui a eu lieu à Detroit et le racisme des policiers blancs envers la communauté noire. J'ai ressenti une profonde indignation et je fus bouleversé par ce film dénonçant tant d'injustice. mention spéciale aux acteurs du film criant de vérité.

thenewchamp

Suivre son activité 0 abonné Lire ses 3 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 10/10/2017

On se retrouve avec ce film, dans les années 60 en plein coeur des emeutes américaines dû notamment aux violences policières faites aux noirs (sujet toujours d'actualité d'ailleurs). Detroit m'a plu de A à Z, l'histoire est touchante avec une pointe d'humour parfois [Spoiler] j'ai trouvé l'avocat des policiers super bon, il aurait pu être celui d'OJ Simpson[/Spoiler] il dure un peu plus de 2 heures mais ça passe en un clin d'oeil.Un seul mot pour résumer ce film : MAGNIFIQUE .

Kinimouchou

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4,5Excellent
Publiée le 09/08/2017

J'ai vu le film en VO au Canada, et je dois dire que c'est un très bon film ! (No spoil) Les acteurs sont supers, je pense surtout à John Boyega vers la fin du film (et pas que). Aucune scène ne semble trop longue ou trop courte. Les points de vue des populations noires, des policiers blancs (noir pour John Boyega), des militaires, des gens en général sont très bien exploités. D'autant plus que la situation est assez mouvementée, donc les erreurs dans les différents "camps" se font vite ressentir. Difficile d'en dire plus sans spoiler. Bon film du début à la fin ! Le film est tiré d'une histoire vraie. Le seule petit manque que j'ai ressenti dans ce film, c'est qu'il aurait parler (vite fait) de la situation actuelle aux Etats-Unis puisqu'il arrive encore que, malheureusement, des policiers tuent des personnes de couleurs par pur racisme.

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